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  • : Re-Belles. Festival FEMMES Appellation d'Origine Incontrôlée. Objectif : 2010 pour fêter le 40ème anniversaire du mouvement des femmes.
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  • : 27/09/2008

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re.belles@free.fr 

 

ECOUTER DE LA MUSIQUE

 

livres, expos, dépêches...

Aujourd'hui

dimanche 5 septembre 2010 à 15h30

sur RFI -  89.0

La marche du monde

"Les femmes s'emparent des médias"

par Valérie Nivelon.

http://www.rfi.fr/aef_player_popup/rfi_player#

 

 

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26 août 1970/ 26 août 2010

Une autre commémoration a bel et bien eu lieu – certes moins rassembleuse et légèrement plus confidentielle...

Elles étaient trois, plus une journaliste locale, ce matin-là à Lescouët-Jugon, doux village de France situé dans les Côtes d’Armor qui arbore fièrement son monument aux… morts très spécifiquement masculins.

 

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Et devinez un peu qui se cache derrière un mort officiellement reconnu ?

Au moins une femme inconnue !


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Ou comment, en voilant, l’artiste dévoile… le pot aux roses : l’invisibilité symbolique des femmes.

 

ZEROSE présente l’avis en rose...

Tablier rose pour monument aux morts

Une action artistique* de valéri.e bouillon le 26 août 2010 à Lescouët-Jugon (Côtes d’Armor)

http://zerose-org.blogspot.com/

 

Pour lire la suite : 

Place des Droits des Femmes et des Hommes

 

 

FR3

Paris - Ile de France

vient d'éditer un site de documentation sur l'histoire du MLF.

Pour cette année des 40 ans du mouvement de libération des femmes et en vue de la manifestation du 26 août 2010 au Trocadéro (Esplanade des Droits de l'Homme) ce site rappelle les étapes, les moments forts et les concepts de la nouvelle vague féministe des années 70.

 http://paris-ile-de-france-centre.france3.fr/info/paris-ile-de-france/les-40-ans-du-mlf-64431718.html 

 

Pour cet automne,

FR3 prépare la diffusion d'un documentaire d'une heure sur le MLF de 1970 à aujourd'hui. 

 

Et ce soir, dimanche 22 août  

Cathy Bernheim 

sera l'invitée de l'édition de 19 h pour évoquer le 26 août 1970, les combats féministes d'alors et ceux d'aujourd'hui.

Pour visionner l'émission (quelques heures après la diffusion) :

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_PARIS_ILE_DE_FRANCE



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Voici le programme de l’édition 2010 ! « Féministes, pour quoi faire » par le FIT et Femmes en résistance, « Viol conjugal, viols à domicile » le dernier film de Carole Roussopoulos, « The Time of Their Lives », et bien d’autres,

à découvrir les 25 et 26 septembre !

Voila, c’est fait, la huitième édition est bouclée.
Les temps forts : 4 séances estampillées « résistance à la bêtise », deux séances-débats autour des violences machistes, verrou de la domination patriarcale… et une séance « Féministes, pour quoi faire », avec le documentaire tourné pour l’association FIT.

 

 

CENTRE AUDIOVISUEL SIMONE DE BEAUVOIR 

Projections au Nouveau Latina :

20 rue du Temple, 75004 paris

 

jeudi 16 septembre 2010 à 20h

« L’Album de Juliette » de Odette Martinez et Jean-Claude Mouton
France, 2002, BDIC, video coul., 18 min

Portrait d’une femme engagée dans les combats antifascistes de la première moitié du XXe siècle, à travers un récit subjectif qui assume la part du hasard et le caractère lacunaire du souvenir. C’est aussi la rencontre d’une femme du présent, vive, émue et ironique, qui se méfie des mises en scènes héroïques de son passé et de la fabrication des mémoires convenues.

&
« L’Ile de Chelo » de Odette Martinez, Ismael Cobo et Laetitia Puertas
France, 2008, PlayFilm, video coul., 57 min

Le film raconte la trajectoire d’une résistante de la guérilla antifranquiste de León- Galice durant et après la guerre civile espagnole (1939-1948) : Consuelo Rodriguez Montes dite « Chelo » de son nom de maquisarde. A partir de sa vie personnelle et à travers le dialogue qu’elle noue avec la fille d’un résistant de cette guérilla, Chelo transmet son témoignage de femme antifasciste et fait exister, en particulier, le destin de ses compagnes de lutte dont l’engagement est souvent rendu invisible dans les rares récits de ce passé. 
Le film montre sa lutte au présent, entre 2004 et 2008, pour parvenir à poser, en Galice, des stèles en hommage à ses parents et à son amant de guérilla assassinés par les troupes de Franco.

 

la projection aura lieu en présence de
Odette Martinez et Jean-Claude Mouton, Ismael Cobo et Laetitia Puertas
et sera suivie d'une rencontre et d'un pot amical.

 

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/  

 

LIBRAIRIE VIOLETTE&CO  

Rencontres avec :

Mercredi 8 septembre à 19h :

Rencontre avec VIRGINIE DESCOUTURES pour son essai Les mères lesbiennes (PUF, Prix  Le Monde de la recherche universitaire).

  

Mercredi 15 septembre à 19h 

Vernissage et rencontre avec LAURE ET MAGALI pour leur exposition et la parution de leur livre Passages. Confidences et transmission (Critères)

Jeudi 16 septembre à 19h 

Rencontre avec l’écrivaine américaine VANESSA PLACE pour la parution de son roman Exposé des faits (e®e). Lecture par la romancière CHLOÉ DELAUME.

 

Vendredi 17 et samedi 18 septembre :

Violette and Co tient une table de vente aux Journées européennes des familles homoparentales à l’Espace Reuilly, Paris 12è. Info : www.apgl.fr

 
Mercredi 22 septembre à 19h
 

Rencontre avec PASCALE MOLINIER, CATHY BERNHEIM et (sous réserve) ELSA DORLIN pour la parution du n° 42 de la revue MULTITUDES “Gouines rouges et virago vertes”

Jusqu’au 12 septembre : Exposition de photos de DANIEL NASSOY “a-PARIS-tions II”. “Des colonnes rongées par le temps naissent des hommes de pierre / Des murs, des palissades, des rideaux de fer, de partout flottent les corps / Les marronniers majestueux, forts et puissants, abritent d’étranges créatures / Saviez-vous que les hommes-fleurs apparaissent dans les tulipes du Palais-Royal ? / La ville change de teinte, le soir tombe, les êtres de la nuit s’éveillent.” Daniel Nassoy fera une permanence à Violette and Co le samedi 11 septembre de 16h à 19h.

Samedi 25 et dimanche 26 septembre :

Violette and Co tient une table de vente au Festival de films documentaires Femmes en résistances à l’Espace Jean-Vilar d’Arcueil. Info : http://resistancesdefemmes.wordpress.com/

Mercredi 29 septembre à 19h :

Rencontre avec CHRISTINE BARD pour la parution de son essai Une histoire politique du pantalon (Seuil). Après la jupe (Ce que soulève la jupe, Autrement), l’historienne dévoile l’histoire du pantalon, représentation de la masculinité et du pouvoir.

http://www.violetteandco.com/librairie/

 

ÉMISSION FEMMES LIBRES

sur Radio Libertaire


Mercredi 1er septembre 18h30/20h30
Avec Laure Magali pour son ouvrage:
“ confidences et transmissions ”  éd Critères
 “14 portraits de femmes, femmes âgées ou jeunes filles qui répondent à 6 questions à propos de leur éducation et de leur sexualité. Leurs réponses montrent autant le fossé entre les générations que la ressemblance de certains de leurs rêves ; photos en noir et blanc et en couleurs.”

Mercredi 8 septembre
Avec le CNDF :
Dans le cadre des 40 ans du MLF, le Collectif national pour les Droits des Femmes, organise un colloque intitulé " Faire et écrire l’histoire : féminisme et lutte de classes de 1970 à nos jours" Ce colloque se tiendra à Paris le samedi 25 septembre 2010 dans la salle des fêtes de la mairie de Paris de 9h à 18h30 .

Mercredi 15 septembre
Sous réserve:
La condition des femmes en RDC avec Elza Vumi



Vous pouvez écouter et télécharger l’émission sur le site de Radio Libertaire pendant 1 semaine

http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php <http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php>

 http://media.radio-libertaire.pog/php/grille.php

et téléphoner pendant l’émission au 01 43 71 89 40


Voir et entendre Louise Bourgeois.

 

http://gradivasoup.tumblr.com/post/283160809/otte-chanson-ecrite-et-performee-par-louise

 

 

Le Hall de la chanson
vous présente

LES FEMMES EN CHANSONS

 

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Dans le cadre du feuilleton du Hall de la chanson, le 8ème épisode est consacré aux  « Femmes en chansons ». D'autres épisodes porteront jusqu'à l’automne 2010 sur le féminisme et la chanson.

Hymne du MLF « Debout, debout », chansons détournées, chansons créées telle « La complainte »... Qui les a écrites, quand, pourquoi ?

Auteur(e)s retrouvées, histoire de ces chansons, vidéos et documents de l’époque...

Et puis, quelles étaient les succès de l’heure, dans ces années 70, quelle était l’image du MLF, des féministes et plus largement des femmes dans les chansons, quelles sont les chanteuses et chanteurs qui s’emparent de ces thèmes, que chantent les féministes d’autres pays ?


Partenariat avec :

Hall de la Chanson : http://www.lehall.com/

Le centre audiovisuel Simone de Beauvoir : http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/

L'association 40 ans de mouvement :  http://re-belles.over-blog.com/

 

Logo CASB

 

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Coffret 

Carole Roussopoulos,

pionnière de la vidéo légère et militante féministe : 


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Caméra militante,

luttes de libération

des années 70

Éditions MétisPresses

(Genève, Suisse)


Le DVD réunit six de ses films et un livre (quatre articles - de Nicole Brenez, Jean-Paul Fargier, François Bovier et moi-même -, ainsi qu'un entretien avec Carole Roussopoulos).

Ce coffret est d'ores et déjà disponible en France auprès de l'Association Carole Roussopoulos qui a pour charge la sauvegarde et la valorisation de l'oeuvre de la vidéaste.

 

Pour commander le coffret DVD de Carole Roussopoulos, il vous suffit d'adresser un chèque de 40 euros (35 euros + 5 euros de participation aux frais de port en France) à l'ordre de l'Association Carole Roussopoulos - 24 rue Ferragus - 93300 Aubervilliers - France, en indiquant soigneusement l'adresse d'expédition.

 
Table des matières
 

 

Textes
Nicolas Brenez. Carole Roussopoulos ou « l'attention créatrice »
Jean-Paul Fargier. La vidéo militante contre la télévision
Hélène Fleckinger. Une caméra à soi
François Bovier. Images de Lip
Carole Roussopoulos avec Hélène Fleckinger. Marcher le nez au vent
 

 

Films
Genet parle d'Angela Davis (1970, 7 min)
Le F.H.A.R. (Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire) (1971, 26 min)
Monique (Lip I) (1973, 25 min)
Christiane et Monique (Lip V) (1976, 30 min)
S.C.U.M. Manifesto (avec Delphine Seyrig) (1976, 27 min)
Maso et Miso vont en bateau (avec Nadja Ringart, Delphine Seyrig et Ioana Wieder)
(1976, 55 min)


Pour commander
Carole Roussopoulos
Caméra militante. Luttes de libération des années 1970.
Genève : MētisPresses, 2010
14x19 cm, 136 pages + DVD réunis en trousseau
prix : 35 € / 54 CHF
en Suisse : MētisPresses / www.metispresses.ch
en France : Association Carole Roussopoulos

http://www.carole-roussopoulos.com/

contact@carole-roussopoulos.com

 

 

 

 

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Numéro 8 est paru

 

Le dossier est consacré à la place des femmes dans le domaine de la culture .

Vous y trouverez notamment :
- une interview de Reine Prat, auteure d'un rapport sur la place des femmes dans le spectacle vivant
- un article sur la réforme des retraites
- une présentation de la nouvelle campagne du Mouvement Français pour le Planning Familial
- les chroniques du sexisme ordinaire

http://www.osezlefeminisme.fr/

 

 


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En collaboration avec l'Institut Emilie du Châtelet
nous filmons depuis l'ouverture de l'IEC les conférences.

Écoutez Françoise Héritier, Julia Kristeva, Maurice Godelier, Ginevra Conti-Odorisio,  Nicole Pellegrin… les nouvelles vidéos sont mises en ligne régulièrement.

http://www.dailymotion.com/IEC-MNHN

Écoutez les entretiens filmés pour Genrimages sur les représentations sexuées dans l'audiovisuel Michela Marzano, Didier Roth-Bettoni, Fanny Lignon....

Parcourez nos sites, effectuez des recherches sur  :
 
http://www.centre-simone-de-beauvoir.com
  http://www.genrimages.org

Rejoignez-nous sur Facebook
 
http://www.facebook.com/pages/Centre-audiovisuel-Simone-de-Beauvoir/322512114438

   

 

Sur RFI le 10 avril 2010

9h30-10h30

Valérie Nivelon évoque avec Martine Storti, Cathy Berneim et d'autres les premières années du MLF

ECOUTER :

RFI-10avril10-40-ans-mlf-quand-femmes-prennent-parole

 

 

Nous signalons aussi l'excellent article de Christine Bard, historienne, dans la revue L'Histoire, n°352, intitulé
Été 1970 : la révolution MLF

En vente en kiosques

 

 


Le dossier de TV5 MONDE
pour célébrer les 40 ans du MLF
 

Le dossier sur "Les 40 ans du MLF, Féministes d'hier et d'aujourd'hui"est désormais en ligne sur le site de TV5 Monde, page informations

Pour le consulter, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/MLF-40-ans-feminisme-fevrier-2010

Et pour connaitre le programme spécial que TV5 Monde met en place pour célébrer les femmes, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/8mars-journee-internationale-droits-femmes-2010
 


Dimanche 14 mars

Bye bye Ferrat

« Leur poète était encore rond/ Il s’était gouré d’horizon/ ‘l avait vraiment du vague à l’âââme/ (…) Depuis qu’elles rient de ses chansons/ Les femmes ont retrouvé les fâââmmes ! »

On avait détourné sa chanson adaptant Aragon, « La femme est l’avenir de l’homme »… Mais on l’aimait bien quand même, surtout quand il chantait « La vieille dame indigne ». On espère qu’il est allé rejoindre sa môme, celle qui « n’joue pas les starlettes, ne met pas des lunettes/ de soleil ». Qui « pose pas pour les magazines », qui « travaille en usine/à Créteil »… 

Vient de paraître en librairie


Le 4 mars 2010
Martine Storti
Je suis une femme, pourquoi pas vous ?
1974-1979 : QUAND JE RACONTAIS LE MOUVEMENT DES FEMMES DANS LIBÉRATION…


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De 1974 à 1979, Martine Storti est journaliste à Libération. Jour après jour, elle a suivi l’évolution des idées et des revendications féministes et a participé à leur diffusion dans la société française.
Rassemblés ici, ses articles prennent aujourd’hui force de documents historiques et nous racontent l’histoire d’une émancipation, d’une libération, en restituant les tumultes et l’insolence. Ils disent les manifestations, les luttes, les victoires et les défaites… Ils rappellent les combats pour la liberté de l’avortement, contre le viol ou pour l’égalité dans le travail… Ils ressuscitent les polémiques, les résistances, les injures et les ripostes… Et nous remémorent cette aspiration à une autre manière d’être et de vivre…
Ces années folles et fondatrices sont notre héritage…
Lire la suite en cliquant ici :
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Courrier d'une lectrice à propos du livre
MLF, textes premiers

Écrite en 2010, cette lettre nous a (curieusement) parue directement branchée sur le type d'émotions qu'on éprouvait à l'époque, dans les années 70, au sortir d'une réunion, d'une action, d'une fête ou simplement, d'une rencontre. C'est pourquoi nous la reproduisons, hors tout contexte. Signé : les Re-Belles

Un mot tardif pour vous remercier de m'avoir envoyé l'épatant "MLF//textes premiers", que je n'avais pas eu le temps de regarder à la fin de l'année, agitée par mille préoccupations heureusement fort banales.

J'ai beaucoup parcouru le volume quant à le lire in extenso, cela me paraît à peine possible, presque absurde. Ce serait à peu près comme rentrer dans une de ces pièces enfumées (enfin je suppose, j'ai moi même oublié ce qu'était une pièce enfumée, en dépit de mes efforts de persévérance personnelle), pleines de bruit et de fureur, de corps et de visages, de rires, de cris, d'agitation, et d'essayer d'embrasser en un seul moment tout ce qui se trame, se dit et se vit. Expérience vertigineuse et intenable. Pourtant le chaos est dense, nourri, pensé, il construit et il avance --  c'est phénoménal. L'effet est physique, captivant, et aussi d'une incroyable étrangeté. Je ne me l'explique toujours pas: pourquoi tout semble si "différent", jusqu'au sens des mots, à l'articulation des phrases? Comme si nos cerveaux, notre langue, notre façon d'appréhender le réel et la pensée n'étaient plus les mêmes. A cause de tout l'acquis, justement, qui rend cette formidable énergie obsolète? Ou des oublis, des reculs, des tabous? Ou d'une perte généralisée de dynamique intellectuelle et activiste? Je ne sais pas, mais l'effet est curieux, entre cette étrangeté troublante, voire gênante, comme s'il y avait là-dedans un débordement presque... obscène à mes yeux de petite-bourgeoise-bobo etc, et la fascination envieuse pour cet inlassable mouvement des neurones et des corps, des concepts et des affects. (…) Juliette Joste


  



France Culture

Le 19 octobre 2009, de  9 à10h

LA FABRIQUE DE L'HISTOIRE

d'Emmanuel Laurentin

Thème : CULTE DES GRANDS HOMMES

Invitée Cathy Bernheim 

radiofrancefrance-culturefabriquenew/fiche

Pour écouter :

FCultureFabdelHistoire19-10-9

 

"Avant les grands hommes, les grandes femmes ! A l'occasion d'une série consacrée au culte des grands hommes, nous ouvrons la semaine en évoquant celles qui ont voulu rendre hommage à une anonyme : la femme du soldat inconnu.
C'était le 26 août 1970, une dizaine de militantes se réunissaient place de l'Etoile. Elle veulaient réaliser une action spectaculaire pour soutenir leurs consoeurs américaines qui avaient déclenché une grève. Ce sera la pose d'une gerbe à celle qui est encore "plus inconnue que son mari".
Cette action brève mais médiatisée lancera le mouvement féministe qui va rapidement se structurer.
Cathy Bernheim qui a déjà raconté cette histoire au début des années 1980 dans "Perturbation, ma sœur" (ed. Seuil) , revient sur l'ambiance de cet événement, quand les militantes féministes voulaient faire entrer les femmes dans l'histoire.

 



Mouvements de presse

Michèle Laroche et Michèle Larrouy

Édité par les ARCL

sur la presse féministe et lesbienne des années 1970 à nos jours.

Sur commande : 

Commander le livre




Ce livre propose de vous faire découvrir la richesse de la presse lesbienne et féministe francophone parue des années 1970 à nos jours. Au premier regard, une diversité graphique, une richesse inventive des couvertures, une diversité des formats : revues, magazines, bulletins ou bulletines, menstruelles, feuilles d’infos, fanzines... Des journaux se revendiquant du Mouvement de libération des femmes aux journaux des divers courants des mouvements féminste et/ou lesbien ; des journaux d’informations culturelles aux feuilles de liaisons entre groupes lesbiens... La lecture des éditoriaux témoigne de la formidable diversité politique de tous ces courants. Ces journaux, ces revues, qui foisonnent dès 1974, sont, en effet, pratiquement tous élaborés dans la non-mixité et sortis des presses d’imprimeries souvent associatives et militantes, certaines même tenues par des imprimeuses. Ils ont permis la cirulation de pensées contradictoires ou croisées, lesbiennes, féministes, politiques "classiques", comme des entités entièrement élaborées.


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Nous avons lu :
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Des livres que l'on peut trouver, disponibles ou sur commande, dans toutes les libraires de France et de Navarre et en particulier à Paris à la librairie :
Violette and Co 
102 rue de Charonne, Paris 11ème
tél 01 43 72 16 07
  http://www.violetteandco.com/librairie/
 
CouvMerci

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Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /2010 18:50

 

 

 

 

 

De l'Arc de Triomphe (26 août 1970) à la place du droit des Femmes et des Hommes (actuelle esplanade du Trocadéro ou "des droits de l'Homme"), le 26 août 2010, les filles et petites filles de la femme du soldat inconnu fêtent les 40 ans du MLF, Mouvement de libération des femmes et rappellent que le féminisme est un combat de tous les temps…

 

 

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Photographies DR Blog Re-Belles

 

Lecture de la déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne

 

 

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Par Marie Gouze, dite Olympe de Gouges

A décréter par l’assemblée nationale dans ses dernières séances ou dans celle de la prochaine législature.


Préambule

 

Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes moeurs, et au bonheur de tous.

 

En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.

 

Article I.

La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

 

Article II.

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la Femme et de l'Homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et surtout la résistance à l'oppression.

 

Article III.

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation qui n'est que la réunion de la Femme et de l'Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

 

Article IV.

La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

 

Article V.

Les lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société : tout ce qui n'est pas défendu par ces lois, sages et divines, ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elles n'ordonnent pas.

 

Article VI.

La Loi doit être l'expression de la volonté générale ; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation ; elle doit être la même pour tous : toutes les citoyennes et tous les citoyens étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emploi publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

 

Article VII.

Nulle femme n'est exceptée ; elle est accusée, arrêtée et détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse.

 

Article VIII.

La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une Loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux femmes.

 

Article IX.

Toute femme étant déclarée coupable, toute rigueur est exercée par la Loi.

 

Article X.

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune : pourvu que ses manifestations ne troublent pas l'ordre public établi par la Loi.

 

Article XI.

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers les enfants. Toute Citoyenne peut donc dire librement, je suis mère d'un enfant qui vous appartient, sans qu'un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

 

Article XII.

La garantie des droits de la femme et de la citoyenne nécessite une utilité majeure ; cette garantie doit être instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de celles à qui elle est confiée.

 

Article XIII.

Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses de l'administration, les contributions de la femme et de l'homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toues les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l'industrie.

 

Article XIV.

Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes, ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l'admission d'un partage égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l'administration publique, et de déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée de l'impôt.

 

Article XV.

La masse des femmes, coalisées pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son administration.

 

Article XVI.

Toute société, dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution : la Constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation n'a pas coopéré à sa rédaction.

 

Article XVII.

Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés ; elles sont pour chacun un droit inviolable et sacré ; nul ne peut en être privé comme vrai patrimoine de la nature, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

 

Postambule.

 

Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers ; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n'est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l'usurpation. L'homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. Ô femmes ! Femmes, quand cesserez-vous d'être aveugles ? Quels sont les avantages que vous avez recueillis dans la révolution ? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n'avez régné que sur la faiblesse des hommes. Votre empire est détruit ; que vous reste-t-il donc ? La conviction des injustices de l'homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature ; qu'auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise ? le bon mot du législateur des noces de Cana ? Craignez-vous que nos Législateurs Français, correcteurs de cette morale, longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui n'est plus de saison, ne vous répètent : femmes qu'y a-t-il de commun entre vous et nous ? Tout, auriez-vous à répondre. S'ils s'obstinaient, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes ; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité ; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie ; déployez toute l'énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampant à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l'Être suprême. Quelles que soient les barrières que l'on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n'avez qu'à le vouloir. Passons maintenant à l'effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société ; et puisqu'il est question, en ce moment, d'une éducation nationale, voyons si nos sages Législateurs penseront sainement sur l'éducation des femmes.

 

Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse leur a rendu ; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis ; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernent français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l'administration nocturne des femmes ; le cabinet n'avait point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profané et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l'ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.

Dans cette sorte d'antithèse, que de remarques n'ai-je point à offrir ! Je n'ai qu'un moment pour les faire, mais ce moment fixera l'attention de la postérité la plus reculée. Sous l'ancien régime, tout était vicieux, tout était coupable ; mais ne pourrait-on pas apercevoir l'amélioration des choses dans la substance même des vices ? Une femme n'avait besoin que d'être belle ou aimable ; quand elle possédait ces deux avantages, elle voyait cent fortunes à ses pieds. Si elle n'en profitait pas, elle avait un caractère bizarre, ou une philosophie peu commune, qui la portait aux mépris des richesses ; alors elle n'était plus considérée que comme une mauvaise tête : la plus indécente se faisait respecter avec de l'or ; le commerce des femmes était une espèce d'industrie reçue dans la première classe, qui, désormais, n'aura plus de crédit. S'il en avait encore, la révolution serait perdue, et sous de nouveaux rapports, nous serions toujours corrompus ; cependant la raison peut-elle se dissimuler que tout autre chemin à la fortune est fermé à la femme que l'homme achète, comme l'esclave sur les côtes d'Afrique. La différence est grande ; on le sait. L'esclave commande au maître ; mais si le maître lui donne la liberté sans récompense, et à un âge où l'esclave a perdu tous ses charmes, que devient cette infortunée ? Le jouet du mépris ; les portes même de la bienfaisance lui sont fermées ; elle est pauvre et vieille, dit-on ; pourquoi n'a-t-elle pas su faire fortune ? D'autres exemples encore plus touchants s'offrent à la raison. Une jeune personne sans expérience, séduite par un homme qu'elle aime, abandonnera ses parents pour le suivre ; l'ingrat la laissera après quelques années, et plus elle aura vieilli avec lui, plus son inconstance sera inhumaine ; si elle a des enfants, il l'abandonnera de même. S'il est riche, il se croira dispensé de partager sa fortune avec ses nobles victimes. Si quelque engagement le lie à ses devoirs, il en violera la puissance en espérant tout des lois. S'il est marié, tout autre engagement perd ses droits. Quelles lois reste-t-il donc à faire pour extirper le vice jusque dans la racine ? Celle du partage des fortunes entre les hommes et les femmes, et de l'administration publique. On conçoit aisément que celle qui est née d'une famille riche, gagne beaucoup avec l'égalité des partages. Mais celle qui est née d'une famille pauvre, avec du mérite et des vertus ; quel est son lot ? La pauvreté et l'opprobre. Si elle n'excelle pas précisément en musique ou en peinture, elle ne peut être admise à aucune fonction publique, quand elle en aurait toute la capacité. Je ne veux donner qu'un aperçu des choses, je les approfondirai dans la nouvelle édition de tous mes ouvrages politiques que je me propose de donner au public dans quelques jours, avec des notes.

Je reprends mon texte quant aux moeurs. Le mariage est le tombeau de la confiance et de l'amour. La femme mariée peut impunément donner des bâtards à son mari, et la fortune qui ne leur appartient pas. Celle qui ne l'est pas, n'a qu'un faible droit : les lois anciennes et inhumaines lui refusaient ce droit sur le nom et sur le bien de leur père, pour ses enfants, et l'on n'a pas fait de nouvelles lois sur cette matière. Si tenter de donner à mon sexe une consistance honorable et juste est considéré dans ce moment comme un paradoxe de ma part, et comme tenter l'impossible, je laisse aux hommes à venir la gloire de traiter cette matière ; mais, en attendant, on peut la préparer par l'éducation nationale, par la restauration des moeurs et par les conventions conjugales. "

 

 

 

 

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AU PAYS DES HOMMES-ROIS

 

Arc de Triomphe : en portant une gerbe « À la femme inconnue du soldat », nous avons souligné que les femmes aussi, traversaient l’histoire d’un pays. Mais leur disparition  de l’Histoire officielle, de ses symboles et de ses récits, nous amenait à constater qu’il y avait  une guerre aussi pour les femmes, contre les femmes. C’est pour faire face à cette guerre des sexes que les féministes des années 70 se sont rassemblées. Mais aujourd’hui, nous dit-on, les femmes ont obtenu tout ce qu’elle veulent : liberté, égalité, sexualité… Ah bon ? Vraiment ? Alors, pourquoi sommes-nous ici ce matin ? Vous qui luttez au quotidien pour vous faire entendre, vous le savez bien. Vous êtes ici, je suis ici, parce qu’être femme, ça n’est pas tout à fait normal au pays des hommes-rois. Ça ne va pas encore de soi.

Femmes, quand on regarde autour de ce soi si controversé, si surveillé, si balisé, on se rend compte que partout, les hommes sont toujours rois.

Oh bien sûr, pas chaque petit bonhomme, individuellement, si prompt pourtant à défendre l’ordre des hommes-rois. Lui, le petit homme, il sait tout juste encore qui il est, donneur de sperme ou fils éprouvette, chair canon ou poil au menton. Cet homme là a vacillé sur son socle comme toutes les idoles des siècles précédents avant de s’écraser dans la poussière. Il n’a plus de royaume où exercer, seul et souverain, sa tyrannie sur ses sujets, sa famille et ses terres. Mais il a encore tous ses frères avec qui jouer au plus fort. Car ensemble, les hommes sont rois d’un pays plus vaste que le monde. Partout, ils décident ce qui est bon et bien, ils dictent les lois de la vie en commun. Démocratiquement ou autoritairement mais toujours, entre hommes. Rois de la terre, des mers et des cieux. Du travail, des loisirs et du pieu. Des assemblées, des commissions et des nations. Des cultures, de l’élevage et des religions. Ce n’est pas une accusation, c’est un fait. Une multitude de faits innombrables et multiples qui tous se rejoignent. En convergeant, ces faits forment une toile dans laquelle s’empêtrent tous les insectes, femelles et mâles, qui tentent de partager l’ espace des maîtres. Encore rares sont celles et ceux qui s’en plaignent. Car sous prétexte d’intimité, une foule immense de serfs et serves consentent à leur emprise, confortent leur empire.

C’est sur ce terrain, l’intimité, que nous avions choisi de frapper en déclarant la grève des femmes à la suite des Américaines. Comme le dit Virginia Woolf dans « Trois guinées » : « L’univers de la vie privée et celui de la vie publique sont inséparables. Les tyrannies et les servilités de l’un sont aussi les tyrannies et les servilités de l’autre. »

Cathy Bernheim

 

 

26 août 2010

Pour les quarante ans du MLF,

hommage à des femmes qui ont fait avancer la cause des femmes

 

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Olympe de Gouges (1748- 1793)

« Article premier : La femme nait et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ») (GF, p.183) Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne, 1791.

            Les femmes ont droit à l’échafaud, elles doivent avoir droit à la tribune.

 

Flora Tristan (1803-1844)

« Tous les malheurs du monde proviennent de cet oubli ou mépris qu’on a fait (1818-1902),  jusqu’ici des droits naturels et imprescriptibles de l’être femme » (-Flora Tristan L’Union ouvrière, 1834) ;

« La loi qui asservit la femme et la prive d’instruction vous opprime vous, hommes prolétaires […] affranchissez les dernières esclaves […] proclamez les Droits de la Femme » (Flora Tristan L’Union ouvrière, 1844).

 

Hubertine Auclert, (1848-1914)

« Femmes de France, je vous le dis du haut de cette tribune. Ceux qui nient notre égalité, dans le présent, la nieront dans l’avenir. Comptons donc sur nous-mêmes, n’abandonnons pas nos revendications. Nous sommes depuis des siècles trop victimes de la mauvaise foi, pour nous oublier nous-mêmes et croire qu’en travaillant pour le bien-être général, nous aurons notre part du bien général ». Hubertine Auclerc, Discours au Congrès ouvrier socialiste de Marseille, 1879.

 

Elisabeth Cady Stanton et Suzan B. Anthony  (1820-1906)

"Nos hommes aux idées larges nous ont conseillé le silence pendant la guerre [civile] et nous avons gardé le silence en nourrissant un sentiment d'injustice ; il nous ont conseillé le silence à New York et au Kansas pour ne pas compromettre le "suffrage des nègres"; ils ont menacé, au cas où nous ne suivrions pas ce conseil, de nous laisser mener toutes seules notre combat. Nous avons lutté seules et nous avons essuyé une défaite. Mais seules, nous avons pu mesurer notre force : nous avons renoncé à tout jamais aux conseils des hommes; et nous avons fait le vœu solennel que plus jamais il n'y aura de silence, tant que  les femmes n'auront, partout sur cette terre verdoyante, les mêmes droits que les hommes. "  (Elisabeth Cady Stanton et Suzan B. Anthony "Message aux générations futures":The history of women suffrage, t. II, 1882),

 

Nelly Roussel (1878-1922)

Que les femmes posent leurs conditions pour enfanter : « Plus d’enfants pour le capitalisme qui en fait de la chair à travail que l’on exploite ou de la chair à plaisir que l’on souille ». Posons nos conditions  « Et si elles ne sont point acceptées…, faisons ce que font tous les travailleurs conscients et dignes, lorsqu’on les exploite, les maltraite et les bafoue : Faisons la grève ! Faisons la grève, Camarade ! la grève des ventres » (Génération consciente, décembre 1919-mai 1920)

 

Simone de Beauvoir (1908-1986)

« On ne naît pas femme, on le devient. C’est l’ensemble de la civilisation qui élabore ce produit intermédiaire entre le mâle et le castrat qu’on qualifie de féminin »

« Quand sera aboli l’esclavage d’une moitié de l’humanité et tout le système d’hypocrisie qu’il implique, […], le couple humain trouvera sa vraie figure. […] C’est au sein du monde donné qu’il appartient à l’homme de faire triompher le règne de la liberté ; pour remporter cette suprême victoire il est entre autres nécessaire que par delà leurs différenciations naturelles hommes et femmes affirment sans équivoque leur fraternité » (Le Deuxième sexe, 1949).

 

Christiane Rochefort (1917-1998)

Il y a un moment où il faut sortir les couteaux.

C'est juste un fait. Purement technique. 

Il est hors de question que l'oppresseur aille comprendre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souffrir: mettez-vous à sa place.

Ce n'est pas son chemin.

Le lui expliquer est sans utilité.

L'oppresseur n'entend pas ce que dit son opprimé comme un langage mais comme un bruit. C'est dans la définition de l'oppression.

En particulier les plaintes de l'opprimé sont sans effet, car naturelles. Pour l'oppresseur il n'y a pas oppression, forcément, mais un fait de nature.

Aussi est-il vain de se poser comme victime : on ne fait par là qu'entériner un fait de nature, que s'inscrire dans le décor planté par l'oppresseur.

[…]

Au niveau de l'explication, c'est tout à fait sans espoir. Quand l'opprimé se rend compte de ça, il sort les couteaux. Là on comprend qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Pas avant.

Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé. La seule communication audible.

Peu importent le caractère, la personnalité, les mobiles actuels de l'opprimé.

C'est le premier pas réel hors du cercle.

C'est nécessaire. 

Christiane ROCHEFORT. (Préface à Scum Manifesto)

 

Monique Wittig (1936-2003)

« Nous, depuis ce temps immémorial, vivons comme un peuple colonisé dans le peuple, si bien domestiquées que nous avons oublié que cette situation de dépendance ne va pas de soi. C’est pour l’homme que nous sommes nourries et élevées, c’est par l’homme que nous vivons, il peut acheter notre corps et quand il est rassasié, il peut s’en débarrasser.  […]

Nous sommes la classe la plus anciennement opprimée. En tant que telle, nous voulons commencer la lutte contre le pouvoir qui maintient cette oppression. […]. La lutte commence pour nous. […] Maintenant que nous avons théoriquement les mêmes droits que les hommes, ce qui nous apparaît clairement, c’est cette monstruosité : il existe dans les sociétés modernes une sorte de travail qui n’a pas de valeur d’échange, c’est le travail que nous faisons à la maison […]. Nous l’appelons ce travail, travail servile. […] nous disons que tant qu’il restera dans ce pays une femme opprimée, serve dans sa famille, victime de discrimination dans son travail public, nous les femmes, nous ne serons pas libérées et c’est pour toutes que nous voulons la libération » (« Combat pour la libération de la femme, L’Idiot International, mai 1970)

 

 

 

 

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Cathy Bernheim et Emmanuelle de Lesseps,

toutes deux présentes à l'Arc de Triomphe le 26 août 1970

 

 

 

 

 

Mais aussi

26 août 1970/ 26 août 2010

Une autre commémoration a bel et bien eu lieu – certes moins rassembleuse et légèrement plus confidentielle...

Elles étaient trois, plus une journaliste locale, ce matin-là à Lescouët-Jugon, doux village de France situé dans les Côtes d’Armor qui arbore fièrement son monument aux… morts très spécifiquement masculins.

 

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Et devinez un peu qui se cache derrière un mort officiellement reconnu ?

Au moins une femme inconnue !

 

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Ou comment, en voilant, l’artiste dévoile… le pot aux roses : l’invisibilité symbolique des femmes.

 

ZEROSE présente l’avis en rose...

Tablier rose pour monument aux morts

Une action artistique* de valéri.e bouillon le 26 août 2010 à Lescouët-Jugon (Côtes d’Armor)

“L'action artistique de ce 26 août 2010 a pour but de commémorer l'action militante du 26 août 1970 à Paris où 9 femmes avaient déposé une gerbe à la mémoire de "la femme inconnue du soldat inconnu".

Ce geste ayant plus ou moins marqué le début de la renaissance du féminisme en France, aujourd'hui, 40 ans plus tard, devant le monument aux morts de ce village de France, un parmi d'autres, qui ne reconnaît que la valeur des hommes, par ce tablier rose symbole de leurs tâches quotidiennes, je rends hommage au courage non reconnu de toutes les femmes, d'ici et d'ailleurs, de maintenant comme de jadis.

Je dédie mon geste aux femmes qui, partout, ici comme ailleurs, poursuivent la lutte contre la domination masculine et, en particulier, aux femmes indiennes du gang des saris roses (Gulabi Gang).”

Merci à Marie-Noëlle Milteau et Caroline Widehem (dite Théophraste Merlot) pour leur soutien.

Le film de la performance sera disponible fin septembre sur le site web de la très prochaine TéléDebout.

*Technique d’expression artistique, la performance est la mise en œuvre ou en espace d’une création. C’est une action symbolique par laquelle l’artiste rend visible l’invisible avec des moyens esthétiques : formes, couleurs, matières…

 

ZEROSE promeut les artistes plasticiennes et les arts plastiques auprès des femmes. Elle défend un art social propre à faire évoluer les mentalités dans le sens du respect et de l’égalité de tou.te.s et propose des ateliers visant à créer du lien social entre femmes et à favoriser le partage des connaissances.

 http://zerose-org.blogspot.com/

 

 

Dans la presse

Nous complèterons cette revue de presse au fur et à mesure…

 

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Pour voir les journaux de FR3 du 26 août suivre ce lien :

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_PARIS_ILE_DE_FRANCE

Pour voir le site de FR3 consacré aux 40 ans du mouvement de libération des femmes suivre cet autre lien :

 http://paris-ile-de-france-centre.france3.fr/info/paris-ile-de-france/les-40-ans-du-mlf-64431718.html 

 

 

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Pour voir le 20h de France 2 du 26 août suivre ce lien :

http://info.francetelevisions.fr/?id-categorie=JOURNAUX

puis cliquer sur JT > 20h > éditions > Nationale

 

Les 40 ans du MLF - Libération vidéo
26 ao&ucirc;t 2010. A l'occasion des 40 ans du Mouvement de Lib&eacute;ration des Femmes (MLF), des militantes f&eacute;ministes ont rebaptis&eacute; le Trocadero en &quot;Place des droits des femmes et des hommes&quot;. Tout comme en 1970, elles avaient d&eacute;pos&eacute; une gerbe &agrave; la femme du soldat inconnu.
Mots-clés : mlf féminisme militant

 

 

france  >  société

Actualités- Une centaine de militantes fêtent les 40 ans du MLF ( France Info - 26 août 2010 )

Le MLF (Mouvement de libération des femmes) commémorait aujourd’hui ses 40 ans. Une centaine de militantes se sont réunies aujourd’hui sur le Parvis des Droits de l’Homme, au (...)

 


 

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http://www.lejdd.fr/Societe/Social/Actualite/Les-anciennes-du-MLF-passent-le-relais-216630/

 

Social  |   28 Août 2010  |  Mise à jour le 30 Août 2010

Les "anciennes" du MLF passent le relais

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Il y a quarante ans, une dizaine de militantes se ruaient sur la tombe du soldat inconnu pour honorer... sa femme! Cathy Bernheim était là.

Debout sur son estrade de fortune, plantée au milieu de l’esplanade du Trocadéro, Cathy Bernheim*, 64 ans, joue des cordes vocales pour demander que le parvis des Droits-de-l’Homme soit rebaptisé "place des Droits-des-Femmes-et-des-Hommes". Ce jeudi 26 août 2010, pour les

40 ans du Mouvement de libération des femmes, les oratrices et les références aux illustres pionnières se succèdent. Ici, Olympe de Gouges et sa déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Là, Flora Tristan et sa lutte pour le droit au divorce. Plus loin, Simone de Beauvoir et son célèbre "On ne naît pas femme: on le devient".

La sono a lâché. Le public reste clairsemé. L’enthousiasme, lui, est présent. Les pancartes avec les slogans d’époque – "Je suis une femme, pourquoi pas vous", "Une femme sans homme, c’est un peu comme un poisson sans bicyclette" – retrouvent une nouvelle jeunesse. "Le combat continue" semble être le mot d’ordre que ces militantes aux cheveux parfois grisonnants se seraient passé.

D’ailleurs, rendez-vous est pris pour la manifestation samedi en faveur de Sakineh, cette Iranienne condamnée à mort par lapidation.

Les rebelles en pantalon sont conduites au poste de police

De l’Arc de Triomphe, où le premier coup d’éclat médiatique a eu lieu, au Trocadéro, les phallocrates diront certainement qu’en quarante ans le chemin parcouru par les militantes du MLF dépasse à peine le kilomètre. Contraception, droit à l’avortement, lutte pour disposer de son corps, leur répondront ces dernières. Même s’il est vrai que les années 1980 et 1990 ont été une période de reflux. Et que les actions un brin provocatrices, comme celle du 26 août 1970, ne sont plus au programme. Ce jour-là, à peine sortie de la voiture de son frère, Cathy Bernheim fond sur ses amies. Elles sont une dizaine, tentent de se frayer un chemin vers la tombe du soldat inconnu. Les policiers de l’Arc de Triomphe découvrent, interdits, une des banderoles que ces militantes déploient: "Il y a plus inconnu que le soldat inconnu, sa femme". Les hommes au képi font barrage. Et appellent, devant cette menace, deux cars de police en renfort. Les rebelles en pantalon sont conduites au poste et chantent à tue-tête tout le long du chemin.

"L’idée était de faire savoir que des femmes se réunissaient, que des groupes existaient, que la révolution était en marche", s’emballe Cathy Bernheim. Emmanuelle de Lesseps en était, elle aussi. "Nous n’arrêtions pas de rire. Il régnait un esprit de révolte et d’euphorie. Enfin, nous pouvions nous exprimer. Depuis, il y a eu des progrès, mais les luttes de libération ne finissent jamais", note cette femme discrète qui n’aime pas prendre la parole en public. Cathy Bernheim acquiesce. "Il reste encore beaucoup à faire. Par exemple dans le domaine du travail. Aujourd’hui, quand on parle des “familles monoparentales”, ça veut dire des femmes seules avec enfants. Et pour les nourrir, elles doivent accepter n’importe quel boulot précaire", s’offusque-t-elle.

Elles, les "anciennes", voient ces célébrations comme autant d’occasions de rencontres avec les "nouvelles" dont le collectif La Barbe ou Osez le féminisme. La sociologue et spécialiste de l’histoire du Mouvement de libération des femmes Françoise Picq relève qu’"il a fallu du temps à la nouvelle génération pour qu’elle se dise que tout n’était pas gagné. Aujourd’hui, elle tâtonne.

Un certain nombre de thèmes ont émergé, comme les violences, l’égalité des salaires ou la place des femmes dans la vie politique. Mais pas encore vraiment de thèmes mobilisateurs et qui unifient". Dans les années 1920, l’égalité des droits était le mot d’ordre. Cinquante plus tard, les femmes voulaient pouvoir disposer de leur corps. Et le militantisme repartait.

Aujourd’hui, l’époque de Mai-68 et du plein-emploi semble bien loin. « On ne peut plus prendre deux ans de notre vie pour militer », explique Caroline de Haas, d’Osez le féminisme. Ce qui n’empêche pas de mener des combats. Au rang des priorités, l’égalité professionnelle. "A poste égal, les femmes touchent toujours des salaires inférieurs de 27 % à ceux des hommes. Quant aux postes précaires, ils sont occupés à 80 % par des femmes", souligne l’animatrice de ce réseau né en 2009. Et de s’alarmer aussi contre les milliers de viols dont on ne parle pas.

A côté de ces luttes, "anciennes" et "nouvelles" restent conscientes qu’il faut aussi défendre leurs acquis, comme le droit à l’avortement. "En 2009, le gouvernement a voulu supprimer les subventions au Planning familial. Il a reculé et, au moins, ça nous a réveillées", affirme Caroline de Haas. Le 6 novembre prochain, plusieurs associations défileront pour défendre ce droit conquis en 1975. Sans doute l’occasion de retrouver Cathy Bernheim et ses amies. Pour l’heure, celles-ci ont quitté la place du Trocadéro pour aller refaire le monde au Café de l’Homme… Décidément.

* Une nouvelle édition du livre de Cathy Bernheim, Perturbation, ma sœur, paraît le 2 septembre aux éditions du Félin, 240 p., 11,50 euros.

Arthur Nazaret - Le Journal du Dimanche

Samedi 28 Août 2010

 

 

 

 

AFP

 

 

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http://www.francesoir.fr/politique/aujourd-hui-le-mot-feministe-sonne-comme-une-grossierete.12780

 

“Aujourd’hui le mot féministe

sonne comme une grossièreté”

Juliette Demey et Sarah Lévy 26/08/10 à 11h15

Le 26 août 1970 marque l’acte fondateur de ce qui deviendra le Mouvement de libération des femmes. Quarante ans plus tard, les combats restent nombreux.


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Un clin d’œil ? Pas seulement. Pour l’écrivain Cathy Bernheim, le rendez-vous a un goût spécial : il y a quarante ans, le 26 août 1970, elle était l’une des dix femmes qui brandissaient la banderole proclamant : « Un homme sur deux est une femme », sur les Champs-Elysées. Sous l’Arc de Triomphe, elles avaient déposé une gerbe « à la femme du soldat inconnu », avant d’être interpellées. Ce 26 août, « pour la première fois, la volonté politique des femmes de se faire entendre apparaît sur la place publique », explique Cathy Bernheim aujourd’hui.

Toujours des inégalités

Le mouvement de libération des femmes prendra ensuite son réel essor en France. Il a ses figures de proue : Simone de Beauvoir, Antoinette Fouque, Monique Wittig, Anne Zelensky ou Jacqueline Feldman. Quarante ans après, les acquis sont nombreux, de l’avortement à la pilule en passant par la parité…

Mais selon un sondage « Elle-Ifop », 75 % des femmes estiment que leur situation reste moins enviable que celle des hommes. Malgré 7 lois depuis 1972, elles gagnent toujours 27 % de moins que les hommes en moyenne. L’Assemblée nationale ne compte que 18 % de députées.

Sans parler des violences domestiques… Aujourd’hui, des mouvements comme Osez le féminisme, La Barbe ou les Chiennes de garde rappellent, chacun à leur façon, que ce combat pour l’égalité est d’actualité. « Chaque génération invente “son” féminisme », selon Christine Bard, historienne et sociologue. « Les jeunes femmes d’aujourd’hui sont confrontées à un monde plus dur et anxiogène que celui de leurs aînées. Elles ont besoin d’être soutenues, et non culpabilisées pour leur éventuel engagement. » Les aînées ont répondu présentes.

“Aujourd’hui le mot féministe sonne comme une grossièreté”

Porte-parole de la cause féministe dans le monde culturel et médiatique, l’ex-chroniqueuse de Laurent Ruquier n’a pas sa langue dans sa poche quand il s’agit de défendre les droits des femmes. Actuellement, elle prépare même un spectacle sur ce thème.

France-Soir. Qu’évoque pour vous le MLF ?

Isabelle Alonso. Le MLF n’est pas de mon temps ni de ma génération, pourtant c’est le mouvement par lequel tout est arrivé.

F.-S. Que représente le mot féministe pour vous aujourd’hui ?

I. A. C’est une partie de ma panoplie d’humaniste et de démocrate. Quelque chose de fondamental pour un meilleur équilibre dans le monde.

F.-S. Pensez-vous que les jeunes filles soient assez sensibilisées à la cause féminine de nos jours ?

I. A. Ce serait un miracle si elles l’étaient. Il y a une telle entreprise de démolition de l’idée du féminisme que c’est mal vu de militer pour les droits des femmes. Aujourd’hui le mot « féministe » sonne comme une grossièreté. Les hommes ont immédiatement l’image d’une femme frustrée. Beaucoup pensent que je ne les aime pas. C’est faux ! Je ne déteste pas les hommes. Au contraire…

F.-S. Comment la passion du féminisme vous est-elle venue ?

I. A. Quand j’étais enfant, les différences entre les filles et les garçons me gonflaient déjà. Je ne trouvais pas normal qu’on doive jouer à la poupée tandis qu’eux avaient tous les jouets téléguidés. Et puis mon père et ma mère n’ont jamais considéré comme légitime la différence faite entre filles et garçons. J’ai toujours été traitée comme mes frères.

F.-S. Pensez-vous qu’il y ait encore des raisons de se battre aujourd’hui en France ?

I. A. Bien sûr, on stagne en ce moment, il reste la lutte contre les inégalités salariales, les violences faites aux femmes, la question du port de la burka. Certes, les femmes se considèrent davantage comme les sujets de leur propre vie mais au niveau social et politique, on recule.

F.-S. Quelle solution s’offre-t-elle alors aux femmes ?

I.-A. Si on faisait toutes ensemble des actions plus radicales, comme celles de José Bové, peut-être qu’on se ferait mieux entendre… Dans tous les cas, il faut se sentir belle et rebelle par principe car c’est toujours plus constructif que de dire « oui papa », « oui chéri » ou « oui mon fils » comme le disaient les féministes des années 1970.

 

 

La suite des publications prochainement et :

pour voir toutes les publications dans le web :

MLF+Trocadero+Google

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 14 août 2010 6 14 /08 /2010 17:37

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- L'Arc de Triomphe le 26 août 1970

- Début 2010, le retour à l'Arc de Triomphe de Namascar et Cathy Bernheim, accompagnées d'Evelyne Rochedereux et Catherine Deudon.

 

AUJOURD’HUI PLUS QUE JAMAIS,

DÉCLARONS NOTRE FLAMME À LA LIBERTÉ DES FEMMES.

 

Le rassemblement aura lieu le 26 août 2010 à 11 heures sur l’esplanade des Droits de l’Homme (esplanade du Trocadéro). Une nouvelle plaque y sera apposée, pour la rebaptiser :

Place du Droit des Femmes et des Hommes

 

- Des banderoles seront déployées.

- Lecture sera faite de la Déclaration des Droits de la Femme d’Olympe de Gouges.

- Des textes féministes rappelleront le combat des femmes pour leur libération à travers l’histoire.

- Un rappel de l’action du 26 août 1970 à l’Arc de Triomphe nous permettra de faire le lien entre la renaissance du féminisme en France dans les années 1970 et notre action présente.

- Nous célébrerons et citerons un certain nombre de nos contemporaines qui sont poursuivies à travers le monde pour avoir réclamé leur liberté : liberté de circuler, de s’associer, de faire de la politique mais aussi de s’habiller comme elles veulent ou d’aimer qui elles veulent. Nous avons pensé bien sûr à Aung San Suu Kyi ou Taslima Nasreen, dont les combats nous sont connus depuis longtemps, mais d’autres seront évoquées.

Diverses animations auront lieu. Nous les souhaitons plus ludiques que solennelles. Nous espérons que l’imagination sera au pouvoir et que nombreuses seront celles qui se joindront à nous pour rappeler que la lutte des femmes pour leur libération est l’affaire de tous.

 

À l’issue de la manifestation, une demande officielle sera déposée auprès de la Mairie de Paris pour obtenir le changement d’appellation de cette place jusqu’ici consacrée aux seuls droits des hommes.


 

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LES FÉMINISTES ONT DE LA SUITE DANS LES IDÉES

26 août 1789 : « Tous les hommes naissent libres et égaux en droit. » Premier article de la Déclaration des Droits de l’Homme, ce beau principe est adopté officiellement par la nation ce jour-là. Mais les femmes s’y retrouvent-elles ? Ce n’est pas évident.

La citoyenne Olympe de Gouges, auteure d’une Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, fera remarquer quelques temps plus tard que si les femmes ont le droit de monter à l’échafaud, elles devraient bien avoir celui de monter à la tribune.

Le suffrage universel masculin sera institué en 1848.

Les femmes attendront encore près d’un siècle pour avoir le droit de voter.

 

26 août 1970 : Mais que font ces quelques femmes réunies devant la flamme du soldat inconnu, à Paris, sous l’Arc de Triomphe ? Elles sont une dizaine. L’une d’entre elles porte une gerbe de fleurs où l’on peut lire : « À la femme inconnue du soldat ».

Huit autres déploient des banderoles :

-  Un homme sur deux est une femme

-  Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme

- Solidarité avec les femmes en lutte aux USA

- Libération des Femmes.

Autour d’elles virevoltent quelques photographes et journalistes prévenus pour l’occasion. Le lendemain, leurs articles paraissent dans les journaux souvent à la Une.

Le mot de désordre est lâché : LIBÉRATION DES FEMMES.

Il va courir tout au long des décennies, parfois ouvertement, souvent en sourdine,

pour passer, tel un furet, d’une vie à l’autre.

 

Libération des femmes. C’est une exigence par laquelle elles réclament que les situations de violence dans lesquelles elles se sont retrouvées parce que femmes, ne se reproduisent pas à l’infini.

C’est aussi un vœu, suffisant pour que chacune y trouve son compte et cherche les moyens de se libérer de ce qui, disent-elles alors, l’opprime. Et en ces temps d’après Mai-68 qui remettent en question l’ordre établi, nombreux sont celles et ceux qui se lèvent pour défendre l’opprimé.

L’opprimée, elle, attendra encore un peu.

 

MAIS NOUS, NOUS N’ATTENDRONS PAS UN SIÈCLE DE PLUS !

 

La liberté de toutes et tous reste l’exigence première des démocrates.

- Rappelons une fois encore que dans une démocratie, il ne peut y avoir de citoyens de seconde zone, déclarés tels parce qu’ils sont étrangers, voyageurs, venus d’ailleurs ou d’un autre genre humain.

- Et réclamons que cette esplanade soit désormais appelée ainsi :

PLACE DU DROIT DES FEMMES ET DES HOMMES… du monde entier.

 

 

En ce 26 août 2010, pour fêter les 40 ans du mouvement de libération des femmes et de sa première apparition publique à l’Arc de Triomphe,


AUJOURD’HUI, PLUS QUE JAMAIS,

DÉCLARONS NOTRE FLAMME À LA LIBERTÉ DES FEMMES.

 

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Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /2010 12:07

LE 26 AOÛT 2010 SE RAPPROCHE

 

(De nos honorables correspondantes)

 

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Ou comme on disait du temps du KGB : nos taupes réactivées préparent le 26 août…

- Désolée, j'ai décapité la Tour Eiffel !

 

 

Après une première réunion, début juillet, on a déposé sur la page Facebook du groupe « Les 40 ans du MLF » la chronologie suivante :

- 26 août 1789 : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

- 26 août 1970 : À la femme inconnue du soldat inconnu.

- Que ferez-vous le 26 août 2010 ? »

Suivait ce commentaire : UNE DATE À NE PAS MANQUER.

 

Le blog Re-Belles a ensuite relayé l’info. Il a reçu quelques commentaires qui tous disaient : Oui, que fait-on ?

Nous nous sommes retrouvées pour décider ensemble de la suite à donner à ce projet.

La question était : « ALLONS-NOUS FAIRE UNE ACTION PUBLIQUE LE 26 AOÛT 2010 ? »

La réponse a été : « Oui. »

 

Le rassemblement aura lieu le 26 août en fin de matinée à Paris, dans un lieu que nous dévoilerons plus tard.

 

Une ou des banderoles seront déployées, portant les mentions : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, SORORITÉ et/ou UN HOMME SUR DEUX EST UNE FEMME, ou d’autres à choisir.

Une lecture (peut-être mise en musique) sera faite d’extraits de la Déclaration des Droits de la Femme d’Olympe de Gouges.

Des textes féministes rappelleront le combat des femmes pour leur libération à travers l’histoire.

Un rappel du dépôt de la gerbe « À la femme inconnue du soldat » le 26 août 1970 à l’Arc de Triomphe nous permettra de faire le lien entre la renaissance du féminisme en France et notre action présente.

Nous célébrerons et citerons un certain nombre de nos contemporaines qui sont poursuivies à travers le monde pour avoir réclamé leur liberté : liberté de circuler, de s’associer, de faire de la politique mais aussi de s’habiller comme elles veulent ou d’aimer qui elles veulent. Nous avons pensé bien sûr à Aung San Suu Kyi ou Taslima Nasreen, dont les combats nous sont connus depuis longtemps, mais d’autres seront évoquées.

Diverses animations auront lieu. Nous les souhaitons plus ludiques que solennelles. Nous espérons que l’imagination sera au pouvoir et que nombreuses seront celles qui se joindront à nous pour rappeler que la lutte des femmes pour leur libération est l’affaire de tous.

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Initiatives

Septembre 2010

Le programme

 

 

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A partir du 15 septembre

Le FIAP Jean Monnet

s'associe au quarantième anniversaire du Mouvement de Libération des Femmes, de septembre à novembre 2010, expositions, discussions, projections, concerts.

• Début le 15 septembre

avec trois exposition photographiques :

Vernissage

le 15 septembre à 19h

En musique avec le groupe EVASION

- Dominique Doan, Autour du journal Histoires d'elles.

"…Regarder le monde avec d'autres lunettes comme le proposait la couverture du numéro un, confronter nos histoires singulières à l'Histoire avec un grand H, telle était la formule. Créer une actualité à partir des histoires individuelles et collective des femmes, telle était l'ambition". Martine Storti

- Situation internationale avec entre autre l'institut für Stadtgeschichte (Frankfurt / Main)

- Catherine Deudon et Armand Borland, Le féminisme hier et aujourd'hui.

Voir le programme complet cliquer ci-dessous : 

LES PROGRAMMES 2010 DÉTAILLÉS

 

 

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Les 18 et 19 septembre 2010

L'association 40 ans de mouvement

participera au forum associatif du 10e arrdt à Paris.
"Durant ces deux jours, l'ancien couvent des Récollets et le Jardin Villemin vivront au rythme de vos pratiques culturelles, artistiques ou sportives de vos débats, de vos performances (près de 70 animations),  de vos présences sur les stands". 

Notre stand sera situé à proximité du kiosque, entre l'AFEV et l'UNICEF et la ligue des droits de l'Homme.

 

 

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22 septembre à 20h30

Discussion

La presse féministe et féminine avec Dominique Doan, Martine Storti, Liliane Kandel, des journalistes d'Osez le Féminisme…

 

 

 

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Samedi 25 septembre

Colloque :

Faire et écrire l'histoire : féminisme et lutte de classes, de 1970 à nos jours

de 9 heures à 18h30, salle des fêtes de l'Hôtel de Ville de Paris, entrée par le 3 rue Lobeau, 75004 Paris.

Inscriptions, indispensables pour entrer à la Mairie :

envoyer un mail  à  feminismeluttedeclasses@gmail.com
Merci de préciser : nom, prénom, organisation, adresse.

 

En 2010, nous « célébrons » les 40 ans du Mouvement de Libération des Femmes. L'écriture de l'histoire du MLF est un  chantier tout juste défriché.  Dans cette vaste entreprise,  l'histoire du lien entre féminisme et lutte de classes relève quasiment de l'impensé.
Restituer cette histoire dont nous sommes les héritières, la faire émerger, lui donner corps et vie à travers les paroles de ses actrices est une nécessité impérative pour la compréhension de  la situation actuelle. Impérative pour la continuité  de notre combat, pour en assurer la transmission.  Mais impérative aussi pour la véracité de cette histoire.
Nous souhaitons, à travers ces paroles plurielles et diverses, poser des jalons pour cette écriture. Que ces mémoires rassemblées étayent ce que nous fûmes, ce que nous sommes et ce que nous serons et suscitent le désir de cette aventure.

Voir tout le programme : COLLOQUES 2010

 

Prochainement les programmes d'octobre, novembre, décembre…

Voir aussi LE CALENDRIER

et LES PROGRAMMES 2010 DÉTAILLÉS

 


 

Et aussi vos annonces et recherches :

 

15 février

Depuis des années je suis sans nouvelles de Paule Claude que j'ai rencontrée dans le train de retour de Toulouse! Il y a un bail! Cela avait suffit à l'epoque pour qu'elle m'aide, je voudrais la retrouver et lui dire merci! Femmes qui ont animé Femin'autres, peut-etre avez-vous une piste?
Merci ,
stella ovadia
istanbul

 

Le 13 janvier 2010

bonjour,
je faisais partie d'un groupe du MLF à Aix en Provence dans les années 70.
Y a t il quelqu'un qui s'en souvienne? Des participantes,
j'étais une des plus jeunes du groupe à l'époque.
Ghis


Le 4 janvier 2010

"Question pour une journaliste de France Culture : qui a participé à l'occupation de l'hôtel maternel au château du plessis Robinson pour dénoncer le situation des mères célibataires ?"

Annie

Le 1er janvier 2010

"J'aimerais retrouver Claire qui était formatrice en mécanique auto à Comdom dans le Gers en 1982".

Joss

Nous transmettrons vos réponses  re.belles@free.fr


 
 
Notre adresse électronique 
40ansdumouvement@live.fr
Notre adresse postale : 40 ans de Mouvement, c/o M. Revel, 7 rue des Récollets 75010 Paris
Consultez et enrichissez le blog : 
http://re-belles.over-blog.com/

En marge du 6 octobre 1979

Le mouvement féministe d’après 68 en France est une histoire atypique et houleuse qui a laissé des traces… Pour moi, encore aujourd’hui, écrire en majuscules “MLF“ est une épreuve, une émotion et une interrogation. 

Pour comprendre, il faut revenir à la journée du 6 octobre 1979. Une Marche des Femmes est prévue pour que la loi Veil de 75, légalisant provisoirement l’avortement, soit confirmée lors de sa révision, prévue à la session parlementaire de l’automne 79. 

Boulevard Raspail (?), à l’heure dite, la foule des femmes est impressionnante et quand la manifestation a démarré nous sommes 40 à 50.000. Nous n’avions jamais vu ça. Je savais que des collègues à moi, instits. en Seine-Saint-Denis, avaient prévu de venir… Mais là, ces milliers de femmes de tous horizons, c’était le bonheur d’un aboutissement : “toutes les femmes“, sans drapeaux ni signes distinctifs. Elles sont dans la rue pour leur Liberté.

Mais voilà que des galopades bizarres se font sur les côtés. Un petit groupe habillé en vert et blanc. Certaines portent d’immenses lettres M, L, F, vertes aussi, d’autres distribuent des tracts, elles tentent de prendre la tête de la manifestation sans y parvenir, ouf ! C’est Psyképo pour les initiées ; le groupe psychanalyse et politique, librairie des femmes, éditions des femmes, Antoinette et ses groupies, on a l’habitude… Si ce n’est que… 

...Quelques jours plus tard nous apprenons que “Mouvement de Libération des Femmes – MLF“ a été déposé comme marque commerciale à l’Institut National de la Propriété Industrielle. 

Les tentatives d’Antoinette Fouque pour s’approprier le mouvement des "femmes" et du même coup de "les" déposséder de ce qu'"elles" viennent de conquérir ont commencé bien avant l’automne 1979 et continuent encore aujourd’hui. La dernière offensive était en octobre dernier. Pour en connaître les détails, les méthodes et les déjouer, vous pouvez lire les articles parus dans la presse nationale du mois d’octobre 2008.

Au pas de course

… quand l'actualité nous rattrape et nous dépasse…

22 mars 2009 : le prix Anna Politkovskaia du documentaire a été décerné à "Kommunalka", de la photographe et réalisatrice Françoise Huguier. Ce film retrace et enregistre la vie dans un appartement communautaire de St Pétersbourg, à travers des images (filmées ou photographiées) toujours poétiques, Katel Djian étant la chef-op sur ce projet de Françoise Huguier. Françoise, qui  s'est rendue pendant de nombreuses années dans cet appartement pour partager le quotidien de ses habitants, publie par ailleurs les photos issues de ce travail aux Éditions Actes Sud sous le titre "Kommunalki" (avec un i, nuance linguistique qui doit avoir un sens). Et ce n'est pas parce que c'est une amie qu'il faut s'interdire de le dire : c'est très beau.
http://www.francoisehuguier.com/   




• 19 jan. 09 : assassinat de l'avocat Stanislav Markelov et de la "journaliste pigiste" de Novaïa Gazeta (celui où travaillait Anna Politkovskaïa), qui l'accompagnait, en pleine rue de Moscou, à la sortie d'une conférence de presse. "Il a été abattu d'une balle dans la nuque. La journaliste, Anastasia Babourova s'est mise à courir derrière le tueur pour l'attraper. (…) L'assassin a alors tiré sur la jeune femme qui est décédée quelques heures après son admission à l'hôpital." (Libération, 20 jan. 09).
Notre conseil aux jeunes journalistes, surtout pigistes : QUOIQU'IL ARRIVE, NE COUREZ PAS DERRIÈRE LE TUEUR POUR L'ATTRAPER.

Chroniques du MLF : 2. Femmes contre totalitarismes


• 17 nov. 08 : ouverture à Moscou des assassins présumés d'Anna Politkovskaïa.
Chroniques du MLF : 2. Femmes contre totalitarismes 

• 24 oct. 08 : Dim (voir photo) annonce la fermeture de son dernier site de fabrication en France, à Autun.
Que faire?
en mouvement, debout  

 

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