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  • : Re-Belles. 40 ans du mouvement de libération des femmes , MLF Appellation d'Origine Incontrôlée. Objectif : FÉMINISTES TANT QU'IL FAUDRA !
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  • : 27/09/2008

livres, expos, dépêches...

FRANÇOISE HUGUIER

AU DOIGT ET À L'ŒIL

Autoportrait d'une photographe

Sabine Wespieser éditeur


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Mes princesses charmantes à moi sont des petites sorcières qui jetaient leurs poupées au feu dans la cour d'une école de religieuses, et incitaient leurs amies à en faire autant. Sans le savoir, elles rejouaient l'histoire de leurs lointaines ancêtres, les sorcières brûlées jadis par une tradition de part et d'autre du mur d'incompréhension que les religions dressent entre les gens de bonne volonté. Vous remarquerez que je n'emploie pas la formule (con)sacrée : « hommes de bonne volonté »… Car les hommes, parfois, semblent faire preuve d'une singulière mauvaise volonté quand il s'agit de se défaire de leurs habitudes, prérogatives et autres grigris destinés à masquer leur impuissance fondamentale.
Or, tout le monde le sait, seuls ceux qui se croient puissants craignent vraiment l'impuissance. Les autres s'en accommodent ou la contournent.


Ainsi, une petite sorcière de mes amies découvrit très vite la loi du plus fort, ayant crapahuté comme enfant otage dans la jungle vietnamienne (« J'avais huit ans », Actes Sud, 2005). Elle s'en accommoda le temps qu'il fallait et en garda singulièrement une curiosité extrême pour l'humanité dans son ensemble, et particulièrement celle qui vit sous d'autres latitudes que la nôtre.


Armée de sa seule générosité et de son œil curieux, on la vit donc arpenter presque tous les continents, du Japon au Mali et du Détroit de Behring (« En route pour Behring », Maeght, 1993) à St-Pétersbourg (« Kommounalki », Actes Sud, 2008), « Sur les traces de l'Afrique fantôme » (Maeght, 1990) ou dans les coulisses des femmes « Sublimes » (Actes Sud, 1999) de la mode. Car parfois, elle s'arrêtait à Paris* entre deux voyages et trouvait le moyen d'y découvrir des lieux, des histoires, des corps, des visages, le plus souvent de femmes, qu'en général on ne regarde pas de cette manière : avec tendresse et acuité.


Elle raconte ses reportages et bien d'autres choses dans son premier « autoportrait d'une photographe », paru récemment chez Sabine Wespieser. Son livre se lit comme un récit d'aventure, d'aventures au pluriel, dans une prose qui ne perd pas son temps à faire des circonvolutions, qui va droit au but, au plus près de son expérience et de ses rencontres.


C'est un beau livre d'une belle personne : mon amie la petite sorcière mais grande photographe.

 

Cathy Bernheim.


* Un exposition monographique

des œuvres

de Françoise Huguier

aura d'ailleurs lieu à Paris,

à la Maison Européenne de la photographie,

du 4 juin au 31 août 2014.

 

 

 

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CENTRE AUDIOVISUEL

SIMONE DE BEAUVOIR

Projections

au Nouveau Latina :

20 rue du Temple, 75004 Paris, M°Hôtel de Ville 

Le programme :

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/agenda.html  

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/

   

 

ÉMISSION              

FEMMES LIBRES  

sur Radio Libertaire   

Les mercredis

18h30/20h30

Vous pouvez écouter et ou télécharger l'émission pendant 1 semaine sur: 

http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php

et téléphoner pendant l’émission au 01 43 71 89 40

 

LIBRAIRIE           

VIOLETTE&CO   

102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny 

Livres

- Rencontres

- Atelier d’écriture 

- Expositions  

http://www.violetteandco.com/librairie/ 


 

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 ÉDITIONS  iXe        

un nouveau titre aux Éditions iXe

http://www.editions-ixe.fr/    

 

 

 

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© Catherine Deudon 

 

 

 

 

 

 

 

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Eva Besnyö, 1910-2003 :

"Quand je me déplace avec mon appareil photo, je vois les choses.

Avec un sac à provisions, je passe à côté de tout."

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Eva Besnyö, sans titre, 1976 (Action menée par les Dolle Mina, “Terug naar de Breinaald” / “Retour à l’aiguille à tricoter »)

 

 

LIRE L'ARTICLE DE CATHERINE GONNARD http://lemagazine.jeudepaume.org/2012/07/catherine-gonnard-eva-besnyo-une-femme-de-son-siecle/


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Eva Besnyö, Autoportrait, Budapest, 1929 © Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam

 

 

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Brouiller les cartes. Masculin ? Féminin ? Mais ça dépend des cas. Neutre est le seul genre qui me convienne toujours.


  

Après le passage des footballeuses lesbiennes sud africaines en France le reportage vidéo de TV5 Monde

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Terriennes/Videos/Reportages/p-22210-Lesbiennes-et-footballeuses-en-Afrique-du-Sud-elles-temoignent.htm

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Encore Elles !

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Le DVD

Durée 52 min
Co-production France Télévision
Format PAL
Type Multi Zone DVD 5 Pal DVD-R
Disponible en Français
Prix : 15.00 €

Pour l'acheter et voir la bande annonce :

http://www.lahuit.com/article/fra/encore-elles

Ou 

 http://www.violetteandco.com/librairie/

 

 

26 août 2010

Place du Droit des Femmes et des Hommes…

Au Trocadéro

 

Merci Nelly pour tous ce travail photographique !

 

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26 août 1970/ 26 août 2010

 

Pour lire la suite : 

Place des Droits des Femmes et des Hommes

 

 

 

Sur RFI le 10 avril 2010

9h30-10h30

Valérie Nivelon évoque avec Martine Storti, Cathy Berneim et d'autres les premières années du MLF

ECOUTER :

RFI-10avril10-40-ans-mlf-quand-femmes-prennent-parole

 


Le dossier de TV5 MONDE
pour célébrer les 40 ans du MLF
 

Le dossier sur "Les 40 ans du MLF, Féministes d'hier et d'aujourd'hui"est désormais en ligne sur le site de TV5 Monde, page informations

Pour le consulter, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/MLF-40-ans-feminisme-fevrier-2010

Et pour connaitre le programme spécial que TV5 Monde met en place pour célébrer les femmes, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/8mars-journee-internationale-droits-femmes-2010

  



France Culture

Le 19 octobre 2009, de  9 à10h

LA FABRIQUE DE L'HISTOIRE

d'Emmanuel Laurentin

Thème : CULTE DES GRANDS HOMMES

Invitée Cathy Bernheim 

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Pour écouter :

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"Avant les grands hommes, les grandes femmes ! A l'occasion d'une série consacrée au culte des grands hommes, nous ouvrons la semaine en évoquant celles qui ont voulu rendre hommage à une anonyme : la femme du soldat inconnu.
C'était le 26 août 1970, une dizaine de militantes se réunissaient place de l'Etoile. Elle veulaient réaliser une action spectaculaire pour soutenir leurs consoeurs américaines qui avaient déclenché une grève. Ce sera la pose d'une gerbe à celle qui est encore "plus inconnue que son mari".
Cette action brève mais médiatisée lancera le mouvement féministe qui va rapidement se structurer.
Cathy Bernheim qui a déjà raconté cette histoire au début des années 1980 dans "Perturbation, ma sœur" (ed. Seuil) , revient sur l'ambiance de cet événement, quand les militantes féministes voulaient faire entrer les femmes dans l'histoire.

 



LIVRES :
Cliquer ici
• Livres et revues 2009/2010
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Des livres que l'on peut trouver, disponibles ou sur commande, dans toutes les libraires de France et de Navarre.

 

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Nous contacter

re.belles@free.fr 

 

ECOUTER DE LA MUSIQUE

 

Lundi 21 avril 2014 1 21 /04 /Avr /2014 15:45

 

 

 

 

 

 

Entretien avec Martine Storti dans JOL

 

Propos recueillis par Marine Tertrais pour JOL Press 

Féministe pour une Europe solidaire. Voici le nom du nouveau mouvement de militants féministes qui portent le projet de construire une Europe des droits des femmes. Profondément révoltées par les reculs des droits des femmes observés ces derniers temps en Europe, elles souhaitent que l’Europe puisse garantir de bonnes conditions de vie à toutes les femmes et fasse progresser l’égalité entre les femmes et les hommes. Découverte de ce mouvement avec Martine Storti, candidate sur la liste du mouvement en Ile-de-France.


JOL Press : Qu’est-ce qui vous a conduite à présenter des listes aux européennes ? 

Martine Storti : Nous considérons que l’Europe est un projet du présent et de l’avenir. Nos listes sont politiquement européennes car nous pensons que nous ne souffrons pas de trop d’Europe mais plutôt de pas assez d’Europe. Une grande partie de la classe politique se défausse sur l’Europe à la moindre occasion, comme si c’était Bruxelles qui décidait de tout, alors que la plupart des décisions émanent des gouvernements des différents Etats. Ce sont les citoyens qui font l’Europe, c’est acte civique d’avoir un point de vue européen.

 

Nous voulons aussi dire que les questions du droit des femmes, de l’égalité entre les hommes et les femmes et plus généralement du féminisme, sont des questions éminemment politiques qui obligent à rebattre les cartes et à revoir le fonctionnement des sociétés. La place des femmes dans nos sociétés n’est pas un produit du hasard. Quand on constate que les femmes ont un salaire inférieur à celui des hommes cela fait partie d’un fonctionnement économique. Le travail des femmes comme variable d’ajustement a un sens économique, social et politique.

 

Il ne faut pas prendre le féminisme comme un catalogue de revendications, le féminisme n’est pas une sorte de syndicalisme mais une vision politique du monde.

 

JOL Press : Comment justifiez-vous votre présence aux européennes en particulier ? 

Martine Storti : Les élections européennes sont une formidable occasion de faire passer notre message. C’est une manière pour nous de nous exprimer dans le fonctionnement démocratique institutionnel. Cette liste est née à la suite de la mobilisation des Espagnols face au projet de loi du gouvernement de Mariano Rajoy, visant à interdire l'IVG…

 

LIRE LA SUITE :  http://www.jolpress.com/elections-europeennes-feministe-europe-avortement-espagne-parite-salaires-hommes-femmes-egalite-article-825467.html

 

 

 

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Un occasion certaine pour exprimer comment féminisme et politique ont historiquement partie liée, que sans le féminisme c'est la démocratie qui n'avance plus, tant le point aveugle des pouvoirs est le non-partage…

 … Justement au moment même où l'idée de politique est mise à mal par les pratiques de pouvoir…

 

Le féminisme, un nouvel âge politique ?

À condition sans doute de savoir se départir des idéologies éculées… et éviter ainsi de laisser filer le bébé dans les eaux troubles du bain.

Re-Belles

 

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le site

http://www.feministespouruneeuropesolidaire.eu/

 

les soutiens et les listes

http://www.feministespouruneeuropesolidaire.eu/nos-soutiens/

 

les besoins : pour que dans chaque mairie les bulletins féministes soient un choix

http://www.feministespouruneeuropesolidaire.eu/faire-un-don/

 

 

 

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Samedi 1 mars 2014 6 01 /03 /Mars /2014 17:01

Que ce soit Claire Chazal, jounaliste qui nous relate la mort, la vie et l'œuvre d'Antoinette Fouque, ou bien Élisabeth Roudinesco, intellectuelle qui le fasse dans un lyrisme retenu presque murmuré, ou encore Martine Aubry, politicienne avec une petite phrase d'identification idéologique et compassionnelle, l’unanimité à enterrer était inattendue… Comme s'il fallait en finir, clore un cycle et refermer la boîte du MLF. Le déclarer forclos. En exclure le mouvement (de libération des femmes) au profit d’un seul block identitaire. 

Point final !  

 

 

Cette boutique qui n’a rien d’obscur…

 

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Le MLF a-t-il été fondé comme l’Eglise catholique sur une pierre devenue papesse au féminin, gardienne d’un nouveau dogme, celui du sexe qui se divise en deux, comme l’un d’après Mao Tsé Toung ? Les femmes en mouvement s’intéressent à l’ébranlement des  fondations, à la multiplication des rôles, à la dispersion des fonctions, à l’exploration du monde. La volonté réitérée de reprendre le pouvoir de la représentation par des voies psychanalytiques et éditoriales blesse certes celles qui ont donné un moment de leur vie à la construction de cette même histoire. Sur l’ensemble des femmes cette prétention glisse comme l’eau sur les plumes d’un canard. Transformer le mouvement de libération des femmes en capital symbolique à exploiter pour en extraire la plus-value dont se dorera l’identité d’une seule mère est un projet dérisoire. Les femmes ont de nombreuses boutiques pour acheter de l’essence de féminité. Une de plus, comme toutes à l’enseigne quelque chose des femmes, ou ici rien des femmes, n’est jamais qu’une boutique. Cette boutique qui n’a rien d’obscur n’a rien de désirable.

Anne 

 

 

Texte paru dans ce blog le 20 octoble 2008  http://re-belles.over-blog.com/article-23906200.html

Puis dans PROCHOIX N° 46, Janvier 2009 - MLF Le mythe des origines télécharger tout le numéro  http://www.prochoix.org/pdf/Prochoix.46.interieur.pdf

 

 

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http://www.prochoix.org/pdf/Prochoix.46.interieur.pdf

 

 

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Quand on réécrit

l'histoire du féminisme avec Antoinette Fouque

ANNETTE LÉVY-WILLARD 22 FÉVRIER 2014 À 19:04

 

 

BILLET

Quelle étrangeté que d’entendre, ce samedi 22 février 2014, les grandiloquents hommages à Antoinette Fouque, disparue jeudi à l’âge de 77 ans. Sans elle, si l’on croit ce qu’on nous répète en boucle, les Françaises ne seraient ni libérées, ni indépendantes. Horreur, sans Antoinette Fouque nous serions encore, malheureuses, toujours sans le droit à la contraception, à l’avortement, à la parité, harcelées sexuellement dans les ascenseurs... ? Ainsi de la ministre des Droits des femmes qui a donné le ton : «Sa contribution à l’émancipation d’une génération de Françaises est immense», affirme sans hésiter et sans modération Najat Vallaud-Belkacem, qui a l’excuse d’être née dix ans après le début d’un mouvement de femmes en France. Et c’est de ma génération qu’elle parle.

 

«Merci ! Merci !», tweetent les unes après les autres, les ministres femmes qui semblent dire qu’elles lui doivent leurs postes dans le gouvernement socialiste. Et même Valérie Trierweiller qui nous confie, dans un tweet aussi, qu’Antoinette Fouque est, pour elle, un «modèle d’indépendance pour nous toutes». Et vice-versa ?

L’histoire n’est pas aussi rose que «La belle et grande voix du féminisme» que salue Najat Vallaut-Belkacem, qui n’imagine pas, bien sûr, que Fouque détestait le mot «féminisme». Encore sur France Info, dans sa dernière interview en février, elle voyait dans le féminisme «la servitude volontaire que font certaines pour s’adapter au journal Elle ou à d’autres». Féminisme , Beauvoir... aux poubelles de l’histoire vue par Fouque.

A LIRE AUSSI : L’héritage féministe détourné

En France, on n’a pas eu de chance. On avait un mouvement joyeux, bordélique, excessif, multiple, périssable et impérissable, un mouvement, et non une organisation politique, ou un parti, et surtout pas une marque privée, «MLF», qui fut un jour déposée légalement, dans le secret, par Antoinette Fouque et ses deux amies, pour leur usage politique et commercial. Une «captation d’héritage», c’était bien ça.

Quarante-quatre ans après qu’une dizaine de copines – sans elle - a fait l’acte fondateur de mettre une gerbe de fleurs sous l’Arc de Triomphe à la mémoire de «la femme encore plus inconnue du soldat inconnu», la vie d’Antoinette Fouque est une success-story : elle s’est construit sa propre légende.

Au commencement, donc, dans la vague de mai 68 et inspiré par le Women’s Lib américain, les Françaises ont, elles-aussi, voulu parler de leur libération. Et ce fut l’année 1970, appelée assez maladroitement si l’on y pense, «Année zéro du mouvement de libération des femmes». Rappelons que nous étions filles et petites filles naturelles de celle qui fut, elle, la véritable inspiratrice de l’émancipation des femmes, en France, et dans le monde : Simone de Beauvoir, qui avait déjà écrit Le Deuxième Sexe en 1949...

A LIRE AUSSI : MLF : 1970, année zéro

Antoinette Fouque, enseignante devenue psychanalyste, entreprend sa marche vers le pouvoir en créant son propre groupe «Psychanalyse et Politique». Moderne, elle comprend la force du transfert freudien et n’hésite pas à prendre en analyse les jeunes militantes qui la rejoignent. Parmi elles, Sylvina Boissonnas, héritière d’une grosse fortune. Antoinette Fouque vivra dorénavant comme une milliardaire, de l’hotel particulier du VIe arrondissement aux magnifiques demeures en France et aux Etats-Unis, elle pourra financer sa maison d'éditions des Femmes et ses librairies Des femmes .

De drames en psychodrames, le MLF, devenue propriété commerciale estampillée Fouque, se réduira à une petite secte mais le sigle et les éditions serviront à l’ascension sociale et politique de la cheftaine dont nous racontions déjà le culte hystérique de la personnalité, dans un article de Libération («Visite au mausolée du MLF», 9 mars 1983 !) : «Sortant de cette exposition sur l’histoire du MLF on a l’impression d’avoir fait un court voyage dans la Corée du Nord de Kim Il-sung.»

Antoinette Fouque fera une carrière politique en se faisant élire députée européenne sur la liste de Bernard Tapie sans qu’on voit très bien le lien entre cet homme d’affaires et l’émancipation des femmes. Elle deviendra ainsi vice-présidente de la commission des femmes à Strasbourg. Elle conseille les ministres spécialisées ès-femmes, elle parle partout au nom du MLF.

Et maintenant, si on écoute les hommages qui répètent «A Antoinette Fouque, les Françaises reconnaissantes», on risquerait d’en oublier la vraie histoire, le courageux «Manifeste des 343 salopes» - du «star-system» dira une méprisante Fouque - la loi Veil sur l’avortement, les formidables travaux d’historiennes telles que Michelle Perrot, qui vient d’avoir le prix Simone de Beauvoir, justement. Et toutes les lois sur la parité et l’égalité. Un oubli passager.

Annette LÉVY-WILLARD

 

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Interview

«Antoinette Fouque détestait le mot "féminisme"»

Par Annette Lévy-Willard

 

Geneviève Fraisse, philosophe et historienne de la pensée féministe, nuance l’importance de la militante pour l’émancipation, décédée jeudi.

 

Présentée comme cofondatrice du Mouvement de libération des femmes (MLF), la «papesse» de l’émancipation, Antoinette Fouque, disparue jeudi à l’âge de 77 ans, avait créé et dirigé les Editions des femmes (1973) et les Librairies des femmes. Animatrice du groupe «Psychanalyse et politique», l’un des courants du féminisme en France, elle avait été députée européenne (sur la liste radicale de Bernard Tapie) de 1994 à 1999. Son livre, Il y a deux sexes, a été réédité en 2004. Quelle a été sa place dans l’histoire récente du mouvement des femmes ? Geneviève Fraisse, philosophe, historienne de la pensée féministe, auteure, entre autres, de la Fabrique du féminisme (éd. le Passager clandestin, 2012) et de A côté du genre, sexe et philosophie de l’égalité (éd. le Bord de l’eau, 2010) revient sur le débat autour du féminisme français.

Sur le même sujet

     

Antoinette Fouque a été saluée, depuis sa disparition, comme une «grande et belle voix du féminisme». Quel a été son rôle dans le mouvement en France ?

 

Puisqu’on parle de grande voix, je remarque que cette même semaine, on a évincé une vraie grande voix du féminisme, Olympe de Gouges, l’auteure révolutionnaire, en 1791, de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Elle avait été plébiscitée par les internautes pour entrer au Panthéon, mais n’a pas été choisie par le président de la République. Or, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, salue, au contraire, une autre «grande voix féministe» qui s’est tue, celle d’Antoinette Fouque. Intéressante coïncidence, superposition gênante. Et cela pose la question : une femme seule fait-elle l’histoire ? Une femme qui fait l’histoire est-elle une «voix» ? Comme toujours, on veut des héroïnes, le mythe perdure, alors que la question de l’émancipation des femmes est depuis longtemps un «plurielles», et cela depuis la rupture de la Révolution française.


Il n’y a pas de fondatrice dans les mouvements féministes ?

 

Oublions l’héroïne et parlons de la «fondatrice» : avec Antoinette Fouque, on construit une figure historique à partir de deux notions problématiques, celle d’«origine» et celle de «fondation» d’un mouvement. Olympe de Gouges est remarquable, notamment comme auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Mais on ne la place pas à un point de départ historique ou politique, on «date» son intervention historique et c’est cela qui compte, ce n’est pas une fondation. En revanche, Antoinette Fouque a toujours prétendu être la fondatrice du MLF, donc en être son origine. Tous les hommages la présentent aujourd’hui comme une «cofondatrice». Or, le MLF, geste collectif d’émancipation des femmes, s’inscrit dans l’histoire longue du féminisme ; n’en déplaise au courant «Psychanalyse et politique». Comme l’a dit Michel Foucault, il n’y a que de la «provenance» : quand on parle d’origine ou de fondation, on évacue l’histoire en train de se faire. L’historicité du féminisme est très mal reconnue. Ainsi, on se trompe quand on le fait commencer avec une «première vague» contemporaine à l’époque de la IIIe République en France, alors que les années 1830 et la Révolution de 1848 sont des temps très forts de mobilisation et de subversion féministes.

Quelle était la singularité du courant dirigé par Antoinette Fouque ?

 

Les hommages qu’on lui consacre aujourd’hui font malheureusement l’impasse sur le plus original, ce qu’elle a énoncé en tant que théoricienne. Personne ne parle de sa pensée, avec laquelle de nombreuses féministes sont en désaccord, mais dont il faut reconnaître la singularité : Antoinette Fouque a proposé un ordre symbolique à partir de la mère. A ne pas comprendre seulement comme une insistance sur le féminin, et par là même sur la différence des sexes, mais comme une nouvelle construction, une filiation symbolique qui passerait par la transmission du maternel et du féminin. Antoinette Fouque détestait le mot «féminisme» parce qu’elle y voyait un désir d’assimilation à l’ordre existant, patriarcal. La psychanalyse, revisitée, joue un rôle-clé dans sa pensée. Le Dictionnaire universel des créatrices, récemment publié par les Editions des femmes, souligne cette volonté de transmission.

Et ce qui restera de son action ?

 

Je pense qu’on retiendra peut-être sa proposition théorique sur l’importance de la mère et du féminin et qu’on oubliera qu’elle a voulu, en s’appropriant légalement le sigle «MLF», opérer une tentative d’hégémonie politique, symbolique et commerciale sur l’un des plus grands mouvements historiques de la fin du XXe siècle : le Mouvement de libération des femmes.

Recueilli par Annette LÉVY-WILLARD

 

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Extrait du livre de Martine Storti, Un chagrin politique, éd. L'Harmattan 1996 pages 139 à 144

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Lire aussi dans ce blog :

http://re-belles.over-blog.com/pages/_Le_nonanniversaire_doctobre_2008_presse_20082009-981984.html 

 

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Nous enrichirons progressivement ce dossier notamment en constituant un lexique de décryptage des concepts récurrents à propos du groupe "psych et po".


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« Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen », réclament Marie-Noëlle Bas (Chiennes de garde), Magali De Haas (Osez le féminisme), Sabine Salmon (Femmes Solidaires), Annie Sugier (Ligue du droit international des femmes)... après le récent rejet par le Parlement de l'Union d'un rapport sur l'égalité salariale. A quelques semaines des élections des députés de l'UE, elles proposent d'en faire « un enjeu significatif du vote ».

 

Pour la deuxième fois en quelques mois, le Parlement européen a rejeté un texte qui visait à faire avancer l’égalité femmes - hommes en Europe. Les conservateurs, une fois de plus, se sont mobilisés contre l’égalité salariale, la lutte contre les stéréotypes sexistes ou l’accès des femmes aux responsabilités. Comme à leur habitude et prenant modèle sur leurs collègues américains, ils mènent en Europe un combat systématique contre les femmes au détriment de leur liberté et de leur émancipation. Plus étonnant, ils ont pu compter sur des députés s’affirmant progressistes pour s’abstenir et ainsi permettre le rejet du texte.

 

Ce rejet n’est pas un épisode isolé, il s’inscrit dans une série de reculs et de remises en cause des droits des femmes en Europe. Que l’on aborde la question de la contraception et de l’avortement, que l’on parle de permettre aux femmes d’accéder aux responsabilités ou encore de l’égalité des salaires, on se heurte à un mur de conservatisme qui freine n’importe quelle avancée, même minime. Pendant que l’Europe stagne, l’Espagne, la Lituanie ou la Macédoine font reculer le droit à l’avortement, pourtant clé de voute de la liberté des femmes et de l’égalité entre les sexes.

 

Que se passe-t-il dans les têtes de ces parlementaires ? Sont-ils, hommes et femmes, satisfaits des 18% d’écarts de salaire ? Sont-ils contents de constater que les femmes européennes ne sont que 25% dans les parlements nationaux ? Que parmi les 27 gouverneurs des Banques centrales, on ne compte aucune femme et qu’elles représentent par ailleurs 70% des travailleurs pauvres ? Qu’elles assument 2/3 des heures de travail pour ne toucher que 10% des revenus ? Qu’elles soient 62 millions victimes de violences physiques et sexuelles ? Est-ce cette Europe à laquelle nous aspirons et que nous souhaitons laisser aux générations futures ?

 

La responsabilité de la droite dans ces reculs est majeure. Celle des partis progressistes, qui n’ont pas réussi à mobiliser suffisamment ou qui se sont divisés, doit également nous interroger. Les quelques féministes qui se battent depuis longtemps dans ces organisations politiques le savent : l’égalité femmes - hommes, tout le monde est pour… mais ce n’est jamais la priorité ni le bon moment.

 

Quand les dirigeants de l’UE comprendront-ils qu’il ne sera pas possible de construire l’Europe sans les femmes et sans faire de leurs droits un automatisme des politiques publiques ? Tant que la moitié de la population sera victime de discriminations, d’inégalités et de violences, il ne sera pas possible de construire une Europe de justice et une Europe de paix.

 

Il ne s’agit pas uniquement des femmes elles-mêmes ou de leurs droits : c’est une vision de l’Europe que nous voulons porter. Continuera-t-elle à se construire indépendamment des intérêts de celles et ceux qui la constituent ? Continuera-t-elle à être l’objet de quelques individus blancs, aisés, vieillissants et déconnectés de la réalité des peuples qui depuis Bruxelles décident de l’avenir de millions de personnes, créent des normes dans de multiples domaines, mais relèguent aux Etats le droit de régir les libertés des femmes ?

 

Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen. Les élections européennes seront une occasion à saisir pour porter ce débat sur la scène européenne, d’en faire un enjeu significatif du vote et d’envoyer un signal clair aux institutions européennes : l’Europe ne se fera pas sans les femmes et ne se fera pas sans l’égalité.

 

Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de garde

Marie Cervetti, directrice du FIT, une femme, un toit

Caroline De Haas, militante féministe

Magali De Haas, Osez le féminisme

Monique Dental, réseau féministe Ruptures

Anne-Cécile Mailfert, Osez le féminisme

Françoise Morvan, Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes

Marie-Christine Lecomte, vice-présidente de Libres MarianneS

Françoise Picq, Association nationale des Etudes Féministes

Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires

Martine Storti, présidente de féminisme et géopolitique

Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

 

 

En marge du 6 octobre 1979 

 

Le mouvement féministe d’après 68 en France est une histoire atypique et houleuse qui a laissé des traces… Pour moi, encore aujourd’hui, écrire en majuscules “MLF“ est une épreuve, une émotion et une interrogation. 

Pour comprendre, il faut revenir à la journée du 6 octobre 1979. Une Marche des Femmes est prévue pour que la loi Veil de 75, légalisant provisoirement l’avortement, soit confirmée lors de sa révision, prévue à la session parlementaire de l’automne 79. 

Boulevard Raspail (?), à l’heure dite, la foule des femmes est impressionnante et quand la manifestation a démarré nous sommes 40 à 50.000. Nous n’avions jamais vu ça. Je savais que des collègues à moi, institutrices en Seine-Saint-Denis, avaient prévu de venir… Mais là, ces milliers de femmes de tous horizons, c’était le bonheur d’un aboutissement : “toutes les femmes“, sans drapeaux ni signes distinctifs. Elles sont dans la rue pour leur Liberté.

Mais voilà que des galopades bizarres se font sur les côtés. Un petit groupe habillé en vert et blanc. Certaines portent d’immenses lettres (une par une) M, L, F, vertes aussi, d’autres distribuent des tracts, elles tentent de prendre la tête de la manifestation sans y parvenir, ouf ! C’est Psyképo pour les initiées ; le groupe psychanalyse et politique, librairie des femmes, éditions des femmes, Antoinette et ses groupies, on a l’habitude… Si ce n’est que… 

 

...Quelques jours plus tard nous apprenons que “Mouvement de Libération des Femmes – MLF“ a été déposé comme marque commerciale à l’Institut National de la Propriété Industrielle. 

Les tentatives d’Antoinette Fouque pour s’approprier le mouvement des "femmes" et du même coup de "les" déposséder de ce qu'"elles" viennent de conquérir ont commencé bien avant l’automne 1979 et continuent encore aujourd’hui. La dernière offensive était en octobre dernier. Pour en connaître les détails, les méthodes et les déjouer, vous pouvez lire les articles parus dans la presse nationale du mois d’octobre 2008.

Michèle Dublog


• Le non-anniversaire d'octobre 2008 + presse 2008/2009

 

 

 

LE BLOC-NOTES  

de Martine Storti 

(sur son site)

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/

 

Genre : osez la liberté !

… Pour en revenir à ces ABCD expérimentés dans quelques écoles françaises, ils auraient dû s’appeler « ABCD de l’égalité et la liberté ». De les avoir mal nommés n’a pas empêché les cris d’orfraie. Pour la suite, il faudra oser mettre la carte sur la table, c’est-à-dire la carte de l’émancipation réelle qu’il faut concevoir comme Pierre Mendès France concevait la  République, « éternellement révolutionnaire à l’encontre des inégalités, de l’oppression et de la misère, de la routine, des préjugés et éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir ».

… lire le début :

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/


http://blogs.mediapart.fr/blog/martinestorti/140214/propos-du-genre-osez-la-liberte

 

 

 

                                                 

 

 

 

 

Amina.

Portrait par Quentin GIRARD

Libération 5 septembre 2013

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/09/05/amina-un-nouveau-dessein_929693

 

Le blog

http://freeamina.blogspot.fr

 

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le 22 février 2014

Pinar Selek


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L'humanité du 22 février 2014
Pinar Selek: Mandat d'arrêt international annulé
Interpol a annulé le mandat d'arrêt par Ankara qui visait la sociologue turque Pinar Selek, condamnée à la prison à vie en Turquie et réfugiée en France. C'est ce qu'a annoncé le député français  Philippe Bies (PS), membre de son comité de soutien.
"La commission de contrôle d'Interpol a annulé le mandat d'arrêt international qui avait été émis par Ankara et supprimé Pinar Selek de ses fichiers", a indiqué le député PS du Bas-Rhin, Philippe Bies, à l'AFP, se référant à une information officielle du ministère de l'Intérieur. "La sociologue retrouve sa liberté de mouvement" au sein des quelque 190 pays membres d'Interpol, à l'exception de la Turquie où elle reste poursuivie, a relevé l'élu. "La suite du combat, c'est son acquittement en Turquie", a ajouté le député.
Pinar Selek a été condamnée en janvier 2013 à la prison à vie par la Cour pénale d'Istanbul, alors qu'elle avait été acquittée à trois reprises auparavant, en 2006, 2008 et 2011. La sociologue, qui réside à Strasbourg, a réagi avec satisfaction à la levée de son mandat d'arrêt. "C'est une bonne nouvelle", a-t-elle dit, jointe par téléphone. Mais "mon seul but est l'acquittement et de rentrer chez moi", a-t-elle ajouté.
Pinar Selek a été condamnée pour "participation à un attentat à l'explosif contre un site touristique d'Istanbul, qui avait fait sept morts en 1998." Incarcérée peu après, elle a été impliquée dans cette affaire pour avoir refusé de donner à la police les noms de rebelles kurdes qu'elle avait rencontrés dans le cadre de ses recherches.
Elle avait été libérée en 2000 à la suite de la publication d'un rapport attribuant l'explosion en question à une fuite de gaz. Elle a quitté la Turquie en 2009, et obtenu en février 2013 l'asile politique en France. 

 www.pinarselek.fr/

solidaritepinarselek.france@gmail.com  

 

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Éditions iXe 5€

http://www.editions-ixe.fr/

 

 

                                                          

ARCHIVES

 JOURNAUX DU MLF         

 

• le torchon brûle n°0 - intégralité.

• le torchon brûle spécial Fête des Mères
• Chroniques du MLF : premiers articles, premiers journaux


Torchon2couvL

 

  Histoire du MLF             

 

• Chronologie des années 1970, 1971, 1972.

• 8 mars, du mythe à la réalité.  

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010 - 26 août 1970 ARC DE TRIOMPHE - Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne  

 

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  Presse                              


• Le non-anniversaire d'octobre 2008 + presse 2008/2009  

DIALLO - DSK / OPINIONS DANS LA PRESSE

 

  Livres                               

 

• Livres et revues 2011/2012

• Livres et revues 2010

Rencontre avec deux libraires et une éditrice  

• Françoise Pasquier, éditions Tierce et Deuxtemps-Tierce, 1976-1993  

• Françoise Pasquier, éditrice

 

MernissiMod

 

  Programmes 2010             

  40 ans du MLF                   

 

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010

• LE CONGÈS INTERNATIONAL FÉMINISTE

• LES PROGRAMMES 2010 DÉTAILLÉS

• LE CALENDRIER 2010

• LES PROGRAMMES AUTOUR 


MF0911029

Discussions, Rencontres, Colloques

 

 

 

/ séminaire

« VIDÉO DES PREMIERS TEMPS »

dont l'Association Carole Roussopoulos est partenaire et qui s'intéressera cette année aux

« Politiques de la vidéo : revendication d'autonomie et inscription institutionnelle ».    

Le séminaire aura lieu un lundi par mois, entre 17h30 et 20h, à la BnF, site Richelieu, en salle des commissions (5 rue Vivienne, 75002 Paris – Rez-de-chaussée – Métro : Bourse, Pyramides ou Palais-Royal).

 

 

/ séminaire

TRAVELLING FEMINISTE 

"PENSÉES ET USAGES CRITIQUES DES IMAGES"

Travelling Féministe est un laboratoire de recherche et d'expérimentation sur les usages féministes, queer, postcoloniaux des archives audiovisuelles, travaillant autour des ressources du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, fondé en 1982 par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder.

programme en attente 

 

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http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

 

/ Cycle de conférences : « Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre »

 

/ Séminaire Sexe et Genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines 

 

/ Le Café de l’Institut Émilie du Châtelet

18h30 à 20h30 : Jardin des Plantes, Restaurant La Baleine, 47 rue Cuvier 75005 Paris

    

/ Conférence 

 

/ Assises de l'IEC 2012  


/ Colloque 

 

/ Journée Jeune recherche
de l’Institut Émilie du Châtelet

 

http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

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Le Centre Hubertine Auclert

Centre francilien de ressources pour l'égalité femmes-hommes
7 impasse Milord, 75018 Paris

Centre de ressources

Causeries

Séminaires

Agendas/Actualités…

http://www.centre-hubertine-auclert.fr/

 

 

 

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/ ACTUS / OPINIONS /

 

MANIFS / ACTIONS         

 

Le 8 mars c'est toute l'année!


 

 

 

 

 

 

 

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Figaro, ici, Figaro, là, Figaro en haut, et Figaro en bas !

 

Ce n’est pas le fameux air du Barbier de Séville,  mais la présentation tout aussi virile de la saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris, que 10 activistes de la Barbe ont brièvement interrompue aujourd’hui.
Pour ne prendre que les opéras, sur 19 oeuvres programmées, 19 compositeurs, 19 virils librettistes, 19 metteurs en scène, et, 18 chefs d'orchestre masculins sur 19.
Depuis là scène où elles avaient rejoint Mr Christophe Ghristi directeur de la dramaturgie et la directrice du Ballet sortante Mme  Brigitte Lefevre (bientôt remplacée par Mr Benjamin Millepied), les barbues se sont félicitées de la bonne tenue virile du programme:
« Comme Rodolphe sut sacrifier Mimi à son art, de même vous savez faire place nette et ne laisser que le mâle talent s’exprimer et s’épanouir lorsqu’il s’agit de diriger.  A la baguette comme à la tête de votre noble établissement. "Riez" donc Messieurs – à l’instar de  la Marguerite de Faust - "de vous voir si beaux en ce miroir" que vous tend La Barbe".
 "à part Werther, les femmes sont pourtant à l 'honneur dans le répertoire" a bravement tenté Mr Ghristi alors que les barbues regagnaient les coulisses guidées par le service d'ordre.

Quelques chiffres :
 
Saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris
    •    Opéras (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 19 hommes librettistes / 19 hommes metteurs en scène / 18 hommes chefs d'orchestre
    •    Ballets (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 15 hommes chorégraphes
    •    Concerts symphoniques (sur 8) : 8 hommes compositeurs / 8 chefs d’orchestre
 
Chiffres Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, 2012 :
    •    96% des opéras sont dirigés par des hommes
    •    70% des centres chorégraphiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    85% des centres dramatiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    95% des concerts sont dirigés par des hommes 

 

www.labarbelabarbe.org

 

labarbelabarbe@gmail.com


fb : groupe d’action féministe la barbe
tw : @labarbelabarbe

 

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DR-Simone de Beauvoir et Alice Schwarzer

 

 

OPINIONS                         

L'écho des actes

Dans le feu de l’action, il arrive que les actes dépassent la pensée. Évaluer la portée des événements et des actions entreprises pour leur répondre, prendre son temps, préciser son opinion. : autant de moyens de sortir de l’urgence de l’actualité pour s’éclaircir les idées.

+ ici > • Ne pas aller place des Vosges !  

 

INTERNATIONAL              

Yabiladies le magazine des maghrébines

  ici > http://www.yabiladies.com/articles/details/9448/femmes-arabes-annees-lumieres-liberte.html

 http://www.yabiladies.com/

Le plus.Nouvelobs

Révolutions arabes : la démocratie, incompatible avec le droit des femmes ?

Réminiscence de notre propre histoire, les révolutions arabes ?

Geneviève Fraisse nous livre son analyse :

 ici > http://leplus.nouvelobs.com/contribution/210393;revolutions-arabes-la-democratie-incompatible-avec-le-droit-des-femmes.html

Sur Radio Canada 

 ici > le-feminisme-musulman-nexiste-pas-Wassyla Tamzali 

  Toutes les vidéos du Congrès du 2, 3 et 4 déc 2010

 ici >  Le congrès international féministe 2010

 

MÉDIAS                                

> EGALITÉ-info

les femmes et les hommes font l'info

> Un nouveau blog

Feministes en tous genres

qui publie des entretiens et des articles sur le genre et la sexualité 

http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/

 > Une nouvelle émission

sur France Inter consacrée aux femmes

Désormais tous les vendredi à 9h

Les femmes, toute une histoire-F-Inter-dim16h-17h

 Présentée par Stéphanie Duncan

LES NOUVELLES news • , l'autre genre d'info

 

En marge du 6 octobre 1979

Le mouvement féministe d’après 68 en France est une histoire atypique et houleuse qui a laissé des traces… Pour moi, encore aujourd’hui, écrire en majuscules “MLF“ est une épreuve, une émotion et une interrogation. 

Pour comprendre, il faut revenir à la journée du 6 octobre 1979. Une Marche des Femmes est prévue pour que la loi Veil de 75, légalisant provisoirement l’avortement, soit confirmée lors de sa révision, prévue à la session parlementaire de l’automne 79. 

Boulevard Raspail (?), à l’heure dite, la foule des femmes est impressionnante et quand la manifestation a démarré nous sommes 40 à 50.000. Nous n’avions jamais vu ça. Je savais que des collègues à moi, instits. en Seine-Saint-Denis, avaient prévu de venir… Mais là, ces milliers de femmes de tous horizons, c’était le bonheur d’un aboutissement : “toutes les femmes“, sans drapeaux ni signes distinctifs. Elles sont dans la rue pour leur Liberté.

Mais voilà que des galopades bizarres se font sur les côtés. Un petit groupe habillé en vert et blanc. Certaines portent d’immenses lettres M, L, F, vertes aussi, d’autres distribuent des tracts, elles tentent de prendre la tête de la manifestation sans y parvenir, ouf ! C’est Psyképo pour les initiées ; le groupe psychanalyse et politique, librairie des femmes, éditions des femmes, Antoinette et ses groupies, on a l’habitude… Si ce n’est que… 

...Quelques jours plus tard nous apprenons que “Mouvement de Libération des Femmes – MLF“ a été déposé comme marque commerciale à l’Institut National de la Propriété Industrielle. 

Les tentatives d’Antoinette Fouque pour s’approprier le mouvement des "femmes" et du même coup de "les" déposséder de ce qu'"elles" viennent de conquérir ont commencé bien avant l’automne 1979 et continuent encore aujourd’hui. La dernière offensive était en octobre dernier. Pour en connaître les détails, les méthodes et les déjouer, vous pouvez lire les articles parus dans la presse nationale du mois d’octobre 2008.

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