En 2010, pour les 40 ans du mouvement de libération des femmes, nous nous sommes rassemblées de tous les horizons du féminisme. À aucun moment il ne s'est agi d'unité des féminismes, d'une fédération sur un plus petit commun dénominateur, ni encore moins de parler d'une seule voix. Mais au contraire de réveiller toutes nos forces, de confronter les idées, et ensemble d'être plus fortes, visibles pas seulement des politiques ou des médias mais au delà, partout où les femmes sont… De dire que féministes, nous le serons tant qu’il faudra ! Et que les raisons de l’être sont encore trop souvent les mêmes qu’il y a 40 ans.
2011 a commencé dans l’espoir, avec les manifestations des Italiennes contre la dégradation de la place des femmes sous l’ère Berlusconienne. Se non ora, quando ? Et les printemps Arabes avec des femmes en tête parlant de leur liberté… Puis est venu le coup de tonnerre français : le candidat de la gauche aux élections présidentielles est arrêté à New York, soupçonné de viol… Partout, des femmes réagissent et animent le débat dans les médias, et les hommes aussi DIALLO - DSK / OPINIONS DANS LA PRESSE . Jusqu’à la rentrée de septembre où des positions plus hégémoniques se sont fait jour parmi les féministes, annonçant l’habituelle reprise en main, l’hégémonie de la politique sur ce qui est considèrent encore et toujours comme à la marge des grandes affaires : les enjeux de la libération des femmes. • Ne pas aller place des Vosges !
Si non ora quando ? Oui les élections présidentielles sont un enjeu féministe. D’ailleurs, quels que soient les candidats qui ont signé tel ou tel pacte pour l’égalité, on n’entend rien d’une politique plus conséquente qui prendrait la bonne distance avec le réel et parlerait aussi du projet par où la démocratie avance. Les hommes sont entre eux et parlent affaires.
Certaines dont nous faisons partie ont pensé que le moment était venu de poser aussi la question de voter pour une femme.
Évidemment, pas une femme en soi, pas de Marine, pas de Maggy : nous avons étayé cette position dans une publication dans ce blog PrésidentE . Nous ne pouvons cependant pas nous en tenir à cette problématique. Il est temps d'interpeller les candidats en
tant que citoyennes à part entière, préoccupées par les choix poitiques, économiques, environnementaux ou de citoyenneté ordinaire des candidat(e)s pour lesquel(le)s nous votons.
Avancée indiscutable vers une société moins indulgente envers les violences faites aux femmes et aux personnes en général, la position abolitionniste a enfin été adoptée par la France en matière de prostitution. Sans crier victoire (qui le pourrait dans cet éternel recommencement ?), on ne peut que s’en réjouir.
Mais dans nombre d'autres domaines, la vigilance est d’actualité.
Et la question reste : si c’est pas maintenant, alors quand ?
Plus que quelques mois pour le dire haut et fort, ensemble !
Avant les élections, nombre d'entre nous s'attelent à la recherche de cette "politique féministe" encore introuvable. Mais nous ne partons pas de rien : les discussions de ces dernières années doivent alimenter les réflexions qui nous permettront de prendre position, clairement, dans le futur.
Nous publions donc ici deux archives :
• Le texte d'appel à une réunion lancé par le groupe féminisme et politique en juin 1981 : Du pain et des roses : du socialisme pour les cuisinières ? des cuisinières pour le socialisme ?
• Et dans l’attente de l'édition de l'ensemble des actes du Congrès international féministe des 3, 4 et 5 décembre 2010, prévue pour le début de l’année 2012, nous mettons en ligne aujourd'hui les cinq premières interventions décryptées qui ont ouvert les débats et rappelons que toutes les vidéos de ce congrès sont déjà en ligne : ici>>> Le congrès international féministe 2010
• L'appel original à la réunion du 9 juin 1981 à la Mutualité à Paris :
Du pain et des roses :
du socialisme pour les cuisinières ?
des cuisinières pour le socialisme ?
« Du pain et des roses », c 'est déjà ce que demandaient, en 1912, les ouvrières de Lawrence (Massachussets USA), en grève non seulement pour améliorer leurs conditions de travail mais pour transformer profondément leur situation dans la société et changer la vie.
D'elles notamment,parmi des générations de femmes en lutte et dont l'Histoire a si rarement gardé la trace, nous nous revendiquons aujourd'hui.
Quant aux « cuisinières », on sait que Lénine parlait de les mettre à la tête de l'État.
On sait aussi ce qu'il en advint.
Ces deux références définissent les grands axes de nos préoccupations actuelles Femmes en lutte pour notre libération, nous avons accueilli avec joie l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, et nous souhaitons activement la victoire de la Gauche aux élections législatives. En effet, nous nous réjouissons de voir naître une société où les inégalités et les injustices se réduisent, où les hommes ne sont plus décapités, expulsés, bâillonnés. Mais nous aimerions aussi connaître un jour une société dont la règle d'or cesserait d'être l'appropriation, la négation, l'asservissement, en un mot l'oppression des femmes.
Nous avons lu l'Histoire. Nous savons q ue le socialisme n 'a pas toujours favorisé la libération des femmes et même qu'il s'y est, parfois dramatiquement, opposée et que des femmes socialistes elles-mêmes ont pu refuser le féminisme. Rares en effet sont, dans l'Histoire de la Gauche et du mouvement ouvrier, les moments où les luttes des femmes ont été réellement prises en compte. Et d'ailleurs les femmes, conscientes de ne pouvoir compter que sur leurs propres forces, ne se sont-elles pas, à plusieurs reprises, organisées en mouvement autonome ?
Le groupe féminisme et politique, créé à I'initiative de militantes qui, depuis dix ans et plus, participent au mouvement de libération des femmes (et se sont opposées au dépôt récent de la marque commerciale M LF), s'inscrit dans cette perspective.
Groupe issu à l'origine du Collectif de la marche du 6 octobre 79, il est constitué de femmes ayant participé à un grand nombre de projets et d'initiatives du Mouvement : des journaux et revues (Le torchon brûle, Les femmes, s 'entêtent, Parole! , Histoires d 'Elles, la Revue d 'En face, etc) aux manifestations (depuis celle de I'Arc de Triomphe en août 1970 jusqu'à la manifestation des femmes contre I'intervention soviétique en Afghanistan en mars 1980); des groupes d'étude et de réflexion (Groupe féministe de Paris VII, le Collectif femmes-avocates) aux campagnes politiques pour l'avortement, contre le viol, etc. S 'il nous est arrivé le plus souvent de nous retrouver ensemble sur ces actions, nous avons été parfois en désaccord, voire en conflit les unes avec les autres. Mais aujourd'hui, cette diversité d'itinéraires, d 'intérêts et de pratiques constitue à nos yeux l'atout essentiel de ce groupe.
La victoire de la Gauche peut ne rien changer à l'ordre patriarcal. Elle peut aussi être une chance, si les femmes veillent à ce que leur libération ne soit pas une fois de plus différée, subordonnée à d'autres priorités, oubliée - ou bien dévoyée, réduite à quelques annexes de loi, à quelques mesures-alibi.
Nous faisons le pari que dans la nouvelle dynamique sociale instituée en France depuis le dix mai, les luttes anti-patriarcales continuent de se développer de façon autonome et indépendante tout en ayant droit de cité dans la société plus juste que nous souhaitons. Pour gagner ce pari, pour ne pas être une fois de plus les flouées du changement, il nous paraît aujourd'hui important de mettre en commun nos expériences, nos réflexions, de « faire le point » de nos engagements et de nos espoirs.
Quelle place le socialisme a -t-il, par le passé, accordé aux femmes dans ses projets de société ? Et dans les faits ? La notion de « vote des femmes » est-elles existe ? Comment s'arrange-t-on d 'apporter sa voix et son soutien à un parti dont l'hymne proclame virilement : « Libérons la femme, libérons l'école »? Quels rapports le féminisme entend-il a voir avec les institutions (étatiques, patriarcales ?) Le féminisme est-il un syndicalisme de plus ? La société proposée par la Gauche changera-t-elle la division sexuelle du travail ? les rapports de production ? les structures de désir ? Autant de questions qui se posent à nous, parmi beaucoup d 'autres, et dont nous nous proposons de débattre, le
MARDI 9 JUIN 1981
à la Mutualité
24 rue St. Victor 75005
à 20 heures précises
Réunion non mixte
Entrée 20 F
Organisée par I'Association féminisme et politique, du Mouvement de Libération des Femmes
Sièges ocial2 rue des C olonnes 7 5001 Paris. Pour messages répondeur : 329.83.07
• Extraits du livre
à paraître des actes du Congrès international féministe des 3, 4, 5 décembre 2010
Le féminisme à l'épreuve des mutations géopolitiques
î © Quatre photographies de Catherine DEUDON 2010 - Intervention dans la salle - Paula Banerjee, Sheela Saravanan, derrière: Cathy Bernheim, Janice Raymond - Rose-Myrlie Joseph, Helena Hirata, Tania Angeloff - Léna Lavinas, Nicole Fernàndez Ferrer -
Le féminisme comme facteur de transformation sociale
Fatima Lalem
Je veux remercier toutes les militantes de l’association des 40 ans du MLF qui ont pris de multiples initiatives tout au long de cette année. Pour le Maire de Paris et pour moi-même, c’était une évidence de soutenir ce combat. Plus qu’une évidence, une nécessité. Je voudrais dire merci à : Martine Storti, Françoise Picq, Liliane Kandel, Monique Dental, ainsi que Chahla Chafiq, Wassila Tamzali avec lesquelles j’ai eu le plaisir de participer à la préparation de ce congrès . Comme à l’image du Mouvement, cette préparation s’est faite dans une ambiance de sororité, de gaîté, et de vivacité mais aussi dans une ambiance où l’analyse et la réflexion se sont accompagnées d’un dialogue critique.
Les années 1970 ont été marquées par une mobilisation des femmes sans précédent, qui s’est caractérisée par un foisonnement d’idées, la constitution de groupes et d’espaces de débats multiples, d’actions nombreuses, spontanées ou organisées. Tout cela dans une même convergence fondamentale : celle d’une volonté farouche de remettre en cause de façon irréversible le rapport de domination, dans toutes ses composantes, d’un sexe sur l’autre. Voila ce qui constituait ce que l’on a appelé le Mouvement de libération des femmes qui voulait ériger les revendications féministes au rang de lutte politique avec une remise en cause radicale de l’oppression à tous les niveaux : du corps à l’insertion professionnelle en passant par la famille et la sexualité.
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Pourquoi ce congrès
Martine Storti
Ce congrès se tient dans le cadre des « 40 ans du MLF », anniversaire célébré au long de cette année 2010. Il n’était pas écrit à l’avance que les 40 ans du MLF serait objet et sujet d’un anniversaire. A-t-on fêté les 10 ans, les 20 ans, les 30 ans ? Non, tandis qu’à chaque décennie revenait la célébration de mai 68. Il y a eu les « 40 ans du MLF » parce que quelques-unes l’ont décidé. C’est ainsi : les « 40 ans » furent avant tout le fruit d’une décision. Et parce que cette décision a été prise, d’autres, nombreuses, multiples ont suivi : décisions de faire des expositions de photos, de projeter des films et des vidéos, d’écrire des livres, de réaliser des documentaires, des émissions de radio et de télévision, d’organiser des débats, des journées d’études, des rencontres, de se rassembler dans les rues ou sur une esplanade, de créer un blog, de faire des fêtes ou, nous y sommes, de se réunir en congrès.
Nourris d’abord d’un désir et d’un devoir de transmission, les « 40 ans » ont été un regard sur le passé, faisant remonter des années 70 des visages, des noms, des rires et des larmes, des slogans, des événements, des textes, des analyses, des luttes. Ils n’ont cependant pas eu qu’un enjeu rétrospectif, d’abord parce que ce passé pouvait, par ses thèmes et ses combats, avoir une incidence sur le présent. Il y a en effet une sorte d’actualité du passé, j’ai envie d’ajouter hélas, par exemple en constatant qu’un manifeste a été lancé contre le viol en 2010 alors que nous avions, en 1976, c’est-à-dire il y a 34 ans, déjà rédigé un tel manifeste. Par ailleurs, cette célébration s’est ancrée dans le présent parce qu’elle a permis et favorisé l’établissement de contacts et de liens avec les générations suivantes. Placé en décembre, ce congrès ne clôt pas cette année fertile, car rien ne se termine jamais, et surtout pas ce mouvement des femmes qui vise une libération sans cesse inachevée ; il vient plutôt en scansion finale, car il nous a paru nécessaire de terminer l’année 2010 avec une initiative délibérément tournée vers le présent et l’avenir, de surcroît internationale puisque la libération des femmes ne peut se déployer dans un seul pays.
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Le féminisme : quarante ans de changements
Françoise Picq
Quarante ans c’est bien l’âge des bilans. Et puisque nous avons décidé de célébrer les quarante ans du MLF, l’occasion de revenir sur ce qu’a été le mouvement des femmes ; de le regarder avec le recul, comme phénomène historique international, avec ses particularités nationales. De rappeler les espoirs qu’il a portés, les changements qu’il a impulsés dans la vie des femmes, dans les rapports entre les femmes et les hommes. De voir comment il a changé les représentations, les modèles sociaux… Et de l’autre côté, de souligner les obstacles qu’il a rencontrés, les écueils dans lesquels il est tombé.
Tout au long de cette année 2010, de nombreux colloques ont fait revivre cette histoire : Il y a eu le Colloque international d’ « Archives du féminisme » du 20 au 23 mai à Angers : « les féministes de la 2° vague, actrices du changement social . » Il y a eu le 5 juin celui de l’Institut Emilie du Châtelet : « Quarante ans de pratiques féministes en Ile de France » ; le 25 septembre celui du Collectif national pour les Droits des femmes (CNDF) : « Faire et écrire l’histoire : féminisme et lutte de classes de 1970 à nos jours » ; les 23 et 24 octobre le colloque de la Coordination lesbienne de France (CLF) : « Mouvement des lesbiennes, lesbiennes en mouvement ». Chacun d’entre eux a remémoré l’histoire et les problématiques des différents courants d’un mouvement des femmes qui était divers et contradictoire. Il y a eu le 18 novembre la réunion, à l’initiative du réseau féministe Ruptures : « Les engagements féministes face aux intégrismes et aux pouvoirs politico-religieux : solidarités, acquis et limites. » Et je n’oublie pas les rencontres et débats autour du cinéma et de la vidéo (« Quand les femmes s’emparent de la caméra » au Forum des images du 11 au 14 mars), ni les expositions, projections et débats au FIAP Jean Monnet de septembre à novembre .
L’objectif du congrès féministe international : « Le féminisme à l’épreuve des mutations géopolitiques » est de prendre en compte les grands changements du monde depuis la belle époque du MLF et d’y confronter la pensée féministe. Pour avancer dans la reconstruction d’enjeux féministes par rapport au monde tel qu’il est devenu. Pour redéfinir les bases politiques du féminisme aujourd’hui.
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40 ans de mutations géopolitiques
Barbara Loyer
Comment et pourquoi les mutations géopolitiques de ces dernières années doivent-elles être articulées avec l’analyse des enjeux des combats féministes ? Géopolitique est un mot de plus en plus utilisé aujourd’hui pour désigner des phénomènes très divers. On parle de géopolitique du pétrole, géopolitique de la mondialisation, il y a des atlas géopolitiques sur des thèmes et des régions très variées. Associer le mot géopolitique au féminisme ne va pourtant pas de soi.
Il est utile de préciser que par géopolitique nous entendons, dans l’équipe qui anime la revue de géographie et de géopolitique Hérodote et l’Institut Français de Géopolitique, une méthode d’analyse des stratégies de pouvoir sur des territoires précis dans des contextes où la possibilité de s’exprimer permet des débats et des polémiques entre citoyens. La géopolitique est une méthode d’analyse des stratégies mises en œuvre par des acteurs politiques pour élargir leur influence ou s’emparer du pouvoir. De ce point de vue, plus les États sont autoritaires moins on parle de géopolitique. Toutefois, avec les nouveaux médias et la mondialisation de la diffusion des idées, ces débats se déroulent parfois hors du territoire de l’Etat : c’est le cas pour Cuba ou l’Iran dont les dirigeants doivent prendre en compte l’influence des exilés qui s’organisent pour agir dans les forums et les assemblées internationales. Les lieux de la politique se sont diversifiés. Désormais, la question de l’égalité des femmes fait partie des débats au sujet de la nature des gouvernements et des formes du pouvoir et c’est pourquoi il faut aussi l’aborder par la méthode géopolitique.
Il me faut brosser un tableau des quarante ans de mutations géopolitiques qui entre en résonance avec les enjeux de ces débats, et faire un tour du monde permettant de situer l’exposition des grands enjeux du féminisme qui vont occuper les trois prochains jours. J’ai choisi trois thèmes, des événements qui ont marqué l’évolution de ces débats, qui sont aussi trois lieux, et trois époques.
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Les femmes, enjeu renouvelé du conflit Nord-Sud
Sophie Bessis
Quel est aujourd'hui l'instrument par lequel on mesure avec le plus d'exactitude l'intensité du fameux choc des civilisations dont tous les tenants de la théorie huttingtonienne veulent nous persuader de l'existence : les femmes. C'est à leur condition que se décrète le caractère « civilisé » ou « barbare » d'une société, d'une culture, d'un régime : jamais comme aujourd'hui, elles n'ont été aussi présentes dans les discours apologétiques ou stigmatisants sur les «valeurs» des uns et des autres, qui représentent une des principales arènes des affrontements nord-sud. Il peut même arriver qu'on fasse la guerre pour elles, afin de les défendre contre la barbarie de l'Autre, commode alibi de quelques entreprises guerrières occidentales des dernières années.
Il n'y a donc plus une conférence internationale, une prise de position publique sur les enjeux de société, qui ne prennent en compte la question des femmes et/ou du genre. Pourquoi cette omniprésence ? Quand cela a-t-il commencé ? Est-ce un phénomène nouveau, ancien ? La question des femmes s'est durablement installée de façon officielle au centre des controverses Nord-Sud depuis au moins 1975, date de la première conférence des Nations unies à Mexico. A partir de 1979, date de la révolution islamiste iranienne et de ses effets de contagion hors d'Iran, elle est brandie en Occident pour stigmatiser la barbarie misogyne censée être inhérente à l'islam.
Pourquoi, au lieu de diminuer d'intensité, l'enjeu femmes se fait-il de plus en plus important dans l'affrontement N/S, après une relative accalmie dans les années 60 et dans la première moitié des années 70 ?
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