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  • : Re-Belles. 40 ans du mouvement de libération des femmes , MLF Appellation d'Origine Incontrôlée. Objectif : FÉMINISTES TANT QU'IL FAUDRA !
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livres, expos, dépêches...

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9h30 - 10h00 Introductions
Richard Conte, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’institut ACTE
(Arts-Créations-Théories-Esthétiques) UMR. Sorbonne / CNRS
Hélène Périvier, économiste, OFCE, coresponsable de PRESAGE, Programme de Recherche et d’Enseignement des
SAvoirs sur le GEnre
Françoise Gaill, directrice de recherche émérite au CNRS, ancienne directrice de l’Institut Ecologie et Environnement (INEE), conseillère scientifique à l’INEE
10h00 - 11h00 Dialogue
Jacques Rancière, professeur émérite à l’université Paris 8, département de Philosophie
Geneviève Fraisse, directrice de recherche émérite au CNRS (Philosophie), comité scientifique de PRESAGE
11h15 - 11h45 Excluding politics : For a history of muses and ruses
Penelope Deutscher, professeure au département de Philosophie, Northwestern University, Evanston, IL
11h45 - 12h15 Une histoire émancipatrice
Florence Rochefort, historienne, CNRS (GSRL), présidente de l’Institut Emilie du Châtelet (IEC)
12h15-12h45 Réponse de Geneviève Fraisse
12h45 - 14h15 Déjeuner
14h15 - 14h25 Ménage et remue-ménage dans les concepts
Margaret Maruani, directrice de recherche au CNRS, CERLIS/université Paris Descartes, directrice du Mage et de
Travail, genre et sociétés.
14h25 - 14h55 Les contretemps de la création
Stefania Ferrando, doctorante en Etudes politiques (EHESS/institut Marcel Mauss – LIER)
14h55 - 15h25 Identité, égalité et émancipation
Patrick Savidan, professeur des universités à l’université de Poitiers
15h30 – 15h55 Intermède musique
Artiste invitée: Joëlle Léandre
16h - 17h15 Table ronde l’émancipation créatrice
Présidée par Hélène Périvier
Laure Adler, écrivaine et productrice à Radio France
ORLAN, artiste
Sabine Prokhoris, psychanalyste et philosophe
17h15 - 17h45
Geneviève Fraisse
Intermède musique
Artiste invitée : Joëlle Léandre
Remerciements et pot de clôture

 

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FRANÇOISE HUGUIER

AU DOIGT ET À L'ŒIL

Autoportrait d'une photographe

Sabine Wespieser éditeur


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Mes princesses charmantes à moi sont des petites sorcières qui jetaient leurs poupées au feu dans la cour d'une école de religieuses, et incitaient leurs amies à en faire autant. Sans le savoir, elles rejouaient l'histoire de leurs lointaines ancêtres, les sorcières brûlées jadis par une tradition de part et d'autre du mur d'incompréhension que les religions dressent entre les gens de bonne volonté. Vous remarquerez que je n'emploie pas la formule (con)sacrée : « hommes de bonne volonté »… Car les hommes, parfois, semblent faire preuve d'une singulière mauvaise volonté quand il s'agit de se défaire de leurs habitudes, prérogatives et autres grigris destinés à masquer leur impuissance fondamentale.
Or, tout le monde le sait, seuls ceux qui se croient puissants craignent vraiment l'impuissance. Les autres s'en accommodent ou la contournent.


Ainsi, une petite sorcière de mes amies découvrit très vite la loi du plus fort, ayant crapahuté comme enfant otage dans la jungle vietnamienne (« J'avais huit ans », Actes Sud, 2005). Elle s'en accommoda le temps qu'il fallait et en garda singulièrement une curiosité extrême pour l'humanité dans son ensemble, et particulièrement celle qui vit sous d'autres latitudes que la nôtre.


Armée de sa seule générosité et de son œil curieux, on la vit donc arpenter presque tous les continents, du Japon au Mali et du Détroit de Behring (« En route pour Behring », Maeght, 1993) à St-Pétersbourg (« Kommounalki », Actes Sud, 2008), « Sur les traces de l'Afrique fantôme » (Maeght, 1990) ou dans les coulisses des femmes « Sublimes » (Actes Sud, 1999) de la mode. Car parfois, elle s'arrêtait à Paris* entre deux voyages et trouvait le moyen d'y découvrir des lieux, des histoires, des corps, des visages, le plus souvent de femmes, qu'en général on ne regarde pas de cette manière : avec tendresse et acuité.


Elle raconte ses reportages et bien d'autres choses dans son premier « autoportrait d'une photographe », paru récemment chez Sabine Wespieser. Son livre se lit comme un récit d'aventure, d'aventures au pluriel, dans une prose qui ne perd pas son temps à faire des circonvolutions, qui va droit au but, au plus près de son expérience et de ses rencontres.


C'est un beau livre d'une belle personne : mon amie la petite sorcière mais grande photographe.

 

Cathy Bernheim.


* Un exposition monographique

des œuvres

de Françoise Huguier

aura d'ailleurs lieu à Paris,

à la Maison Européenne de la photographie,

du 4 juin au 31 août 2014.

 

 

 

•  

 

 

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CENTRE AUDIOVISUEL

SIMONE DE BEAUVOIR

Projections

au Nouveau Latina :

20 rue du Temple, 75004 Paris, M°Hôtel de Ville 

Le programme :

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/agenda.html  

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/

   

 

ÉMISSION              

FEMMES LIBRES  

sur Radio Libertaire   

Les mercredis

18h30/20h30

Vous pouvez écouter et ou télécharger l'émission pendant 1 semaine sur: 

http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php

et téléphoner pendant l’émission au 01 43 71 89 40

 

LIBRAIRIE           

VIOLETTE&CO   

102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny 

Livres

- Rencontres

- Atelier d’écriture 

- Expositions  

http://www.violetteandco.com/librairie/ 


 

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 ÉDITIONS  iXe        

un nouveau titre aux Éditions iXe

http://www.editions-ixe.fr/    

 

 

 

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© Catherine Deudon 

 

 

 

 

 

 

 

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Eva Besnyö, 1910-2003 :

"Quand je me déplace avec mon appareil photo, je vois les choses.

Avec un sac à provisions, je passe à côté de tout."

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Eva Besnyö, sans titre, 1976 (Action menée par les Dolle Mina, “Terug naar de Breinaald” / “Retour à l’aiguille à tricoter »)

 

 

LIRE L'ARTICLE DE CATHERINE GONNARD http://lemagazine.jeudepaume.org/2012/07/catherine-gonnard-eva-besnyo-une-femme-de-son-siecle/


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Eva Besnyö, Autoportrait, Budapest, 1929 © Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam

 

 

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Brouiller les cartes. Masculin ? Féminin ? Mais ça dépend des cas. Neutre est le seul genre qui me convienne toujours.


  

Après le passage des footballeuses lesbiennes sud africaines en France le reportage vidéo de TV5 Monde

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Terriennes/Videos/Reportages/p-22210-Lesbiennes-et-footballeuses-en-Afrique-du-Sud-elles-temoignent.htm

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Encore Elles !

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Le DVD

Durée 52 min
Co-production France Télévision
Format PAL
Type Multi Zone DVD 5 Pal DVD-R
Disponible en Français
Prix : 15.00 €

Pour l'acheter et voir la bande annonce :

http://www.lahuit.com/article/fra/encore-elles

Ou 

 http://www.violetteandco.com/librairie/

 

 

26 août 2010

Place du Droit des Femmes et des Hommes…

Au Trocadéro

 

Merci Nelly pour tous ce travail photographique !

 

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26 août 1970/ 26 août 2010

 

Pour lire la suite : 

Place des Droits des Femmes et des Hommes

 

 

 

Sur RFI le 10 avril 2010

9h30-10h30

Valérie Nivelon évoque avec Martine Storti, Cathy Berneim et d'autres les premières années du MLF

ECOUTER :

RFI-10avril10-40-ans-mlf-quand-femmes-prennent-parole

 


Le dossier de TV5 MONDE
pour célébrer les 40 ans du MLF
 

Le dossier sur "Les 40 ans du MLF, Féministes d'hier et d'aujourd'hui"est désormais en ligne sur le site de TV5 Monde, page informations

Pour le consulter, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/MLF-40-ans-feminisme-fevrier-2010

Et pour connaitre le programme spécial que TV5 Monde met en place pour célébrer les femmes, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/8mars-journee-internationale-droits-femmes-2010

  



France Culture

Le 19 octobre 2009, de  9 à10h

LA FABRIQUE DE L'HISTOIRE

d'Emmanuel Laurentin

Thème : CULTE DES GRANDS HOMMES

Invitée Cathy Bernheim 

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Pour écouter :

FCultureFabdelHistoire19-10-9

 

"Avant les grands hommes, les grandes femmes ! A l'occasion d'une série consacrée au culte des grands hommes, nous ouvrons la semaine en évoquant celles qui ont voulu rendre hommage à une anonyme : la femme du soldat inconnu.
C'était le 26 août 1970, une dizaine de militantes se réunissaient place de l'Etoile. Elle veulaient réaliser une action spectaculaire pour soutenir leurs consoeurs américaines qui avaient déclenché une grève. Ce sera la pose d'une gerbe à celle qui est encore "plus inconnue que son mari".
Cette action brève mais médiatisée lancera le mouvement féministe qui va rapidement se structurer.
Cathy Bernheim qui a déjà raconté cette histoire au début des années 1980 dans "Perturbation, ma sœur" (ed. Seuil) , revient sur l'ambiance de cet événement, quand les militantes féministes voulaient faire entrer les femmes dans l'histoire.

 



LIVRES :
Cliquer ici
• Livres et revues 2009/2010
ou • Livres et revues 2011/2012
Des livres que l'on peut trouver, disponibles ou sur commande, dans toutes les libraires de France et de Navarre.

 

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Nous contacter

re.belles@free.fr 

 

ECOUTER DE LA MUSIQUE

 

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Si la liberté était le cri de guerre des femmes des années 70, en ce début d'année 2015, elle est aussi le cri de rassemblement de millions de gens, audible au delà des frontières.

 

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Communiqué de presse

Pintemps 2014

solidarité avec

Najat Vallaud Belkacem
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Depuis sa nomination au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud Belkacem subit une volée d’attaques et d’injures sexistes, racistes, misogynes, émanant à la fois de certains membres du personnel politique, de certains medias, de certains sites internet, de certains individus ou groupes s’exprimant sur les réseaux sociaux.
Elle est attaquée et injuriée sous divers angles : pour ce qu’elle pense, pour ce qu’elle a fait en tant que ministre des droits des femmes, pour ce qu’elle est, une jeune femme française d’origine marocaine. Sont ainsi visés ses idées, son action, son parcours, sa personne.
Nous tenons à affirmer notre entière solidarité avec Najat Vallaud Belkacem, conscientes qu’à travers elle, est aussi gravement mis en cause ce que doit être l’égalité républicaine,  c’est-à-dire l’égalité entre les sexes, entre les origines, entre les personnes.

 

Associations signataires :
Féminisme et géopolitique
40 ans de MLF
Forum femmes méditerranée
Chiennes de garde
Collectif féministe contre le viol
Libres MarianneS
Réussir l’égalité femmes-hommes
Ligue du droit international des femmes
Réseau féministe Ruptures
Fit une femme un toit
Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
Coordination du lobby européen des femmes
Le monde à travers un regard
Femmes solidaires
Planning familial
Elles aussi
Association nationale des études féministes
Assemblée des femmes
Elues contre les violences faites aux femmes
Fédération nationale solidarité femmes
Du côté des femmes
Fédération nationale GAMS
Osez le féminisme
Féministes en mouvements

 

contact : http://www.martine-storti.fr/

 

 

 

« Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen », réclament Marie-Noëlle Bas (Chiennes de garde), Magali De Haas (Osez le féminisme), Sabine Salmon (Femmes Solidaires), Annie Sugier (Ligue du droit international des femmes)... après le récent rejet par le Parlement de l'Union d'un rapport sur l'égalité salariale. A quelques semaines des élections des députés de l'UE, elles proposent d'en faire « un enjeu significatif du vote ».

 

Pour la deuxième fois en quelques mois, le Parlement européen a rejeté un texte qui visait à faire avancer l’égalité femmes - hommes en Europe. Les conservateurs, une fois de plus, se sont mobilisés contre l’égalité salariale, la lutte contre les stéréotypes sexistes ou l’accès des femmes aux responsabilités. Comme à leur habitude et prenant modèle sur leurs collègues américains, ils mènent en Europe un combat systématique contre les femmes au détriment de leur liberté et de leur émancipation. Plus étonnant, ils ont pu compter sur des députés s’affirmant progressistes pour s’abstenir et ainsi permettre le rejet du texte.

 

Ce rejet n’est pas un épisode isolé, il s’inscrit dans une série de reculs et de remises en cause des droits des femmes en Europe. Que l’on aborde la question de la contraception et de l’avortement, que l’on parle de permettre aux femmes d’accéder aux responsabilités ou encore de l’égalité des salaires, on se heurte à un mur de conservatisme qui freine n’importe quelle avancée, même minime. Pendant que l’Europe stagne, l’Espagne, la Lituanie ou la Macédoine font reculer le droit à l’avortement, pourtant clé de voute de la liberté des femmes et de l’égalité entre les sexes.

 

Que se passe-t-il dans les têtes de ces parlementaires ? Sont-ils, hommes et femmes, satisfaits des 18% d’écarts de salaire ? Sont-ils contents de constater que les femmes européennes ne sont que 25% dans les parlements nationaux ? Que parmi les 27 gouverneurs des Banques centrales, on ne compte aucune femme et qu’elles représentent par ailleurs 70% des travailleurs pauvres ? Qu’elles assument 2/3 des heures de travail pour ne toucher que 10% des revenus ? Qu’elles soient 62 millions victimes de violences physiques et sexuelles ? Est-ce cette Europe à laquelle nous aspirons et que nous souhaitons laisser aux générations futures ?

 

La responsabilité de la droite dans ces reculs est majeure. Celle des partis progressistes, qui n’ont pas réussi à mobiliser suffisamment ou qui se sont divisés, doit également nous interroger. Les quelques féministes qui se battent depuis longtemps dans ces organisations politiques le savent : l’égalité femmes - hommes, tout le monde est pour… mais ce n’est jamais la priorité ni le bon moment.

 

Quand les dirigeants de l’UE comprendront-ils qu’il ne sera pas possible de construire l’Europe sans les femmes et sans faire de leurs droits un automatisme des politiques publiques ? Tant que la moitié de la population sera victime de discriminations, d’inégalités et de violences, il ne sera pas possible de construire une Europe de justice et une Europe de paix.

 

Il ne s’agit pas uniquement des femmes elles-mêmes ou de leurs droits : c’est une vision de l’Europe que nous voulons porter. Continuera-t-elle à se construire indépendamment des intérêts de celles et ceux qui la constituent ? Continuera-t-elle à être l’objet de quelques individus blancs, aisés, vieillissants et déconnectés de la réalité des peuples qui depuis Bruxelles décident de l’avenir de millions de personnes, créent des normes dans de multiples domaines, mais relèguent aux Etats le droit de régir les libertés des femmes ? 

 

Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen. Les élections européennes seront une occasion à saisir pour porter ce débat sur la scène européenne, d’en faire un enjeu significatif du vote et d’envoyer un signal clair aux institutions européennes : l’Europe ne se fera pas sans les femmes et ne se fera pas sans l’égalité.

 

Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de garde, Marie Cervetti, directrice du FIT, une femme, un toit, Caroline De Haas, militante féministe, Magali De Haas, Osez le féminisme, Monique Dental, réseau féministe Ruptures, Anne-Cécile Mailfert, Osez le féminisme, Françoise Morvan, Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes, Marie-Christine Lecomte, vice-présidente de Libres MarianneS, Françoise Picq, Association nationale des Etudes Féministes, Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires, Martine Storti, présidente de féminisme et géopolitique, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

 

 

 

 

LE BLOC-NOTES  

de Martine Storti 

(sur son site)

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/

 

Genre : osez la liberté !

… Pour en revenir à ces ABCD expérimentés dans quelques écoles françaises, ils auraient dû s’appeler « ABCD de l’égalité et la liberté ». De les avoir mal nommés n’a pas empêché les cris d’orfraie. Pour la suite, il faudra oser mettre la carte sur la table, c’est-à-dire la carte de l’émancipation réelle qu’il faut concevoir comme Pierre Mendès France concevait la  République, « éternellement révolutionnaire à l’encontre des inégalités, de l’oppression et de la misère, de la routine, des préjugés et éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir ».

… lire le début :

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/


http://blogs.mediapart.fr/blog/martinestorti/140214/propos-du-genre-osez-la-liberte

 

 

 

                                                 

 

 

 

 

Amina.

Portrait par Quentin GIRARD

Libération 5 septembre 2013

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/09/05/amina-un-nouveau-dessein_929693

 

Le blog

http://freeamina.blogspot.fr

 

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le 22 février 2014

Pinar Selek


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L'humanité du 22 février 2014
Pinar Selek: Mandat d'arrêt international annulé
Interpol a annulé le mandat d'arrêt par Ankara qui visait la sociologue turque Pinar Selek, condamnée à la prison à vie en Turquie et réfugiée en France. C'est ce qu'a annoncé le député français  Philippe Bies (PS), membre de son comité de soutien.
"La commission de contrôle d'Interpol a annulé le mandat d'arrêt international qui avait été émis par Ankara et supprimé Pinar Selek de ses fichiers", a indiqué le député PS du Bas-Rhin, Philippe Bies, à l'AFP, se référant à une information officielle du ministère de l'Intérieur. "La sociologue retrouve sa liberté de mouvement" au sein des quelque 190 pays membres d'Interpol, à l'exception de la Turquie où elle reste poursuivie, a relevé l'élu. "La suite du combat, c'est son acquittement en Turquie", a ajouté le député.
Pinar Selek a été condamnée en janvier 2013 à la prison à vie par la Cour pénale d'Istanbul, alors qu'elle avait été acquittée à trois reprises auparavant, en 2006, 2008 et 2011. La sociologue, qui réside à Strasbourg, a réagi avec satisfaction à la levée de son mandat d'arrêt. "C'est une bonne nouvelle", a-t-elle dit, jointe par téléphone. Mais "mon seul but est l'acquittement et de rentrer chez moi", a-t-elle ajouté.
Pinar Selek a été condamnée pour "participation à un attentat à l'explosif contre un site touristique d'Istanbul, qui avait fait sept morts en 1998." Incarcérée peu après, elle a été impliquée dans cette affaire pour avoir refusé de donner à la police les noms de rebelles kurdes qu'elle avait rencontrés dans le cadre de ses recherches.
Elle avait été libérée en 2000 à la suite de la publication d'un rapport attribuant l'explosion en question à une fuite de gaz. Elle a quitté la Turquie en 2009, et obtenu en février 2013 l'asile politique en France. 

 www.pinarselek.fr/

solidaritepinarselek.france@gmail.com  

 

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Éditions iXe 5€

http://www.editions-ixe.fr/

 

 

                                                          

ARCHIVES

 JOURNAUX DU MLF         

 

• le torchon brûle n°0 - intégralité.

• le torchon brûle spécial Fête des Mères
• Chroniques du MLF : premiers articles, premiers journaux


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  Histoire du MLF             

 

• Chronologie des années 1970, 1971, 1972.

• 8 mars, du mythe à la réalité.  

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010 - 26 août 1970 ARC DE TRIOMPHE - Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne  

 

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  Presse                              


• Le non-anniversaire d'octobre 2008 + presse 2008/2009  

DIALLO - DSK / OPINIONS DANS LA PRESSE

 

  Livres                               

 

• Livres et revues 2011/2012

• Livres et revues 2010

Rencontre avec deux libraires et une éditrice  

• Françoise Pasquier, éditions Tierce et Deuxtemps-Tierce, 1976-1993  

• Françoise Pasquier, éditrice

 

MernissiMod

 

  Programmes 2010             

  40 ans du MLF                   

 

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010

• LE CONGÈS INTERNATIONAL FÉMINISTE

• LES PROGRAMMES 2010 DÉTAILLÉS

• LE CALENDRIER 2010

• LES PROGRAMMES AUTOUR 


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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 19:58

 

 

S'il te plait, dessine moi un chapeau…       

 

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pas un chameau…     pas un chapchameau,      bon je vais me l'écrire

un chapeau !               un chapeau !                    mon chapeau…

  

euhh……… Chapeau!

 

2010 était une bien belle année pleine de rencontres, de souvenirs, de découvertes et de sorties féministes… et si 2011 a commencé tranquillement, le devoir accompli, la jonction faite entre les générations, le rappel que l'histoire ne doit pas toujours être à recommencer, martelé dans les médias, très vite, le réel nous a rattrapées et la presse en même temps avec une actualité qui s'est de nouveau emballée. Publications, expositions, manifestations passent l'écran…

Le féminisme aurait-il fait bouger les lignes  ? Editoriales ? En tout cas pas toutes les lignes de conduite quand on voit la main dominatrice de DSK  sur l'épaule de Anne Sinclair (enfuis-toi Anne), cette image d'une autre époque qui donne la nausée*. Je me rappelle les mains baladeuses d'autrefois, dans la foule du métro, que l'on attrapait et brandissait au dessus des têtes en demandant : "À qui est cette main?"…


Mais peut-être un peu les lignes politiques alors !

Les lignes politiques de ceux des plus laïques au plus extrêmes multi-culturalistes qui instrumentalisent les femmes voilées ou pas, de ceux qui pensent que la lutte des femmes, "c'est sympathique, il faut le faire, enfin parfois il faudrait qu'on se concentre sur l'essentiel", de ceux qui parlent et n'agissent pas, qui parlent trop vite ou ne parlent carrément pas de ces choses là, de ces choses de l'ancillaire, du subalterne, de ceux qui pensent qu'après le grand soir… et qui rasent gratis.

Et si cette fois le président était une présidente ! I have a dream !

 

* Cette réaction est provoquée par le souvenir d'une petite fille, d'une adolescente qui voit les rapports de ses parents, père et mère, oncles et tantes, les rapports hommes-femmes dans les années cinquante/soixante et qui se demande comment s'identifier "aux femmes", comment aborder cette grande inconnue, la sexualité, sans se trouver prisonnière à vie… Donc nul moralisme à l'égard de l'un ou l'autre des protagonistes, la nausée provient de la persistance du modèle dans des sommets où on ne pensait plus le voir transparaître. Modèle que le mouvement de libération des femmes a décrypté et doit donc continuer à combattre. 

 

 

En attendant de savoir,

cette page sera augmentée tout cet été.

Sur la colonne de gauche, grâce à votre collaboration nous recenserons les spectacles, expos,… inattendus d'un peu partout (il y en a déjà deux le monologue de la femme rompue Simone de Beauvoir

et  Sculpture'ELLES Les sculpteurs Femmes du XVIIIe siècle à nos jours)

Sur la colonne de droite (prochainement) des livres. 

Et ci-dessous un peu de tout…

 

 

 


 

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Discours de conclusion des Rencontres d’été 

« Féministes en mouvements ». 

2 et 3 juillet 2011, Evry 

 

Prononcé par Caroline De Haas, militante d’Osez le féminisme. 

 

Un grand merci à nos partenaires, aux 44 associations ayant organisé cet événement comme aux nombreuses intervenantes et intervenants de ce week-end. 

                                                                                                                                  

Avant d’en venir à l’objet de nos rencontres, je voudrais revenir sur un événement dont nous n’avons pas beaucoup parlé ici mais qui a beaucoup occupé les médias depuis quelques jours. 

  

Sur cette affaire, nous continuerons à faire ce que nous avons dit depuis le début : « nous ne savons pas ce qui s’est passé ou non à New-York ». Je tiens à rajouter que s’il ne s’est rien passé, c’est une bonne nouvelle. 

 

Si nous nous sommes mobilisées depuis 1 mois et demi, c’est parce que cette affaire a ouvert les vannes en France à un déferlement machiste sur nos écrans, réseaux sociaux et postes de radios. Si nous nous sommes mobilisées depuis 1 mois et demi, c’est pour rappeler la réalité des violences faites aux femmes en France. Réalité méconnue, notamment par celles et ceux qui détiennent aujourd’hui les pouvoirs. Si nous nous sommes mobilisées depuis 1 mois et demi, c’est enfin car des citoyennes, des citoyens, des femmes et des hommes vivant, travaillant, s’engageant dans ce pays ont exprimé un ras-le-bol du sexisme. Nous avons été un de leur porte-voix pour faire entendre leur exaspération et leur volonté d’atteindre l’égalité.

 

Nous avons donc été là depuis 1 mois et demi comme depuis des années pour dénoncer les inégalités et le sexisme dans lequel elles prennent racine.

 

Je le dis aujourd’hui : nous sommes toujours là et nous serons encore là demain.

 

Quelques soient les conclusions de l’affaire de New-York, si, dans les jours qui viennent, la tentation existait d’instrumentaliser un cas individuel pour décrédibiliser la parole de centaines de milliers de femmes qui en France, sont victimes de violence, nous serons là à nouveau pour le dénoncer.

 

Au moins 75 000 femmes adultes sont violées chaque année dans notre pays. Leur CV, leur passé, leur statut social ou leur couleur de peau importent peu. Il n’y a pas de mauvaise ou de bonne victime. Il y a en France 75 000 femmes qui vivent chaque année un acte sexuel forcé, une tentative de déshumanisation intolérable. Au moins 75000 femmes sont violées chaque année dans notre pays : lorsqu’on remet en cause leur parole, c’est notre parole à toutes qu’on dénigre. AU moins 75 000 femmes sont violées chaque année dans notre pays : c’est la démonstration flagrante que nous vivons encore dans une société patriarcale, dans laquelle le contrôle sur le corps des femmes reste un enjeu de pouvoir.

 

J’en viens maintenant à l’objet de nos rencontres.

Cet événement s’inscrit dans la lignée de plusieurs années de mobilisations féministes. Depuis 1 an, nous avons manifesté contre la réforme des retraites, les fermetures de centres IVG, le démantèlement du service public de la petite enfance. Dans tous les domaines, les mobilisations féministes ont été nombreuses : service droit des femmes, défense des maternités, défense des associations ou adoption d’une loi contre les violences.

 

Les femmes, l’égalité femmes – hommes et les féministes ont fait irruption sur la scène publique. Avec des rencontres « Féministes en mouvements », nous voulons dire : nous y sommes, nous y resterons.

 

Nous y resterons pour porter les exigences des femmes et des hommes engagés pour une autre société. Nous voulons adresser un message clair à toutes celles et ceux qui aspirent à diriger ce pays. N’envisagez pas un seul instant que vous pourrez venir au devant des citoyennes et citoyens présenter un programme politique de transformation de la société et réclamer leurs suffrages sans intégrer à chaque niveau l’égalité femmes – hommes : ça ne fonctionnera pas.

 

Si les droits des femmes restent un sous-paragraphe d’une note de bas de page, nous sommes condamnés à nous retrouver à nouveau avec les mêmes exigences dans 10, 20 ou 30 ans.

 

Pour atteindre l’égalité, le seul moyen est qu’elle devienne une priorité politique nationale. Cela passera par la création d’un ministère des Droits des femmes doté d’une administration dédiée. Cela passera par l’application des lois et l’adoption de mesures ambitieuses dans tous les domaines : égalité professionnelle, éducation, violence, parité… Nous ne nous satisferons pas de mesures cosmétiques. Les symboles (comme le nombre de femmes dans les CA du CAC40) sont certes importants mais si l’on pense que l’on va changer la société avec ce genre de mesures, on se trompe lourdement. En matière d’égalité professionnelle, la priorité n°1 doit être de s’attaquer à la précarité dans laquelle sont cantonnées des millions de femmes salariées. Enfin, pour atteindre l’égalité, il faudra donner des moyens aux associations qui se battent au quotidien sur le terrain et subissent de plein fouet à la fois les reculs du service public comme les restrictions budgétaires.

 

Nous le disons haut et fort : 2012 ne se fera pas sans nous !

 

Nous souhaitons adresser deux messages aux responsables politiques.

 

Le premier, à l’actuelle majorité et aux partis qui ont soutenu sa politique, l’UMP comme les partis du Centre. Depuis 2002, vous n’avez cessé de détricoter les droits sociaux collectifs, notamment les droits des femmes. Vous avez voté la réforme des retraite qui va faire basculer des milliers de femmes dans la précarité. Vous avez réformé l’hôpital public et fait reculer le droit à disposer de son corps. Vous avez refuser d’augmenter les salaires, notamment le SMIC, et maintenez ainsi délibérément des millions de femmes dans une situation de dépendance économique. Vous avez fait reculer les services publics et laisser faire la loi du marché, la loi du plus fort, la loi de la domination.

 

Nous serons présentes dans la campagne pour le rappeler à chaque instant : vos politiques ont été une catastrophe pour les droits des femmes et pour l’égalité. Si vous revenez au pouvoir en 2012, nous nous mobiliserons pour vous imposer un changement de politique.

 

Le second message s’adresse à l’opposition progressiste : le Parti Socialiste, Europe-Ecologie Les Verts, le Front de Gauche, le Nouveau Parti anticapitaliste, le Parti Radical de Gauche et tous les autres.

Il existe une attendre très forte dans notre pays d’une alternative réelle aux politiques actuelles. Vous souhaitez l’incarner : très bien. Nous commençons à lire vos programmes : dans la plupart, l’égalité femmes – hommes est présente, avec des mesures ambitieuses.

Nous voulons vous dire que nous ne nous satisferons pas d’une série de mesurettes ou de promesses. Nous attendons, nous exigeons un changement radical et immédiat. Nous refuserons d’entendre « nous n’avons pas les moyens, cela prend du temps ». Cela fait des millénaires que nous attendons : nous en avons assez. Les moyens sont là. Ce qui peut manquer, c‘est uniquement la volonté politique. Rassemblées aujourd’hui à Evry, nous vous le disons fermement : nous ne vous lâcherons pas.

 

Nous rendons public un texte qui a vocation à être lu, discuté, débattu, critiqué le plus largement possible. Utilisons-le, diffusons-le pour convaincre, recruter interpeller.

 

Il s’est passé quelque chose ce week-end à Evry : les nombreuses féministes présentes ici ont exprimé une détermination sans faille à transformer radicalement la société et la volonté de continuer à travailler ensemble, dans l’unité pour porter toujours plus haut la voix des femmes et de l’égalité.

 

 

TEXTE DE SORTIE DES RENCONTRES

 

L'égalité, c’est maintenant ! 

  

Nous, femmes et hommes engagé-e-s dans la lutte pour l’égalité, exigeons de passer du constat récurrent, des lois non appliquées et de l’absence de volonté politique, aux actions de transformation réelle de la société, inscrites dans la durée. 

  

Après 40 ans de mouvements de libération des femmes et de droits conquis par les mobilisations féministes,  les droits des femmes stagnent, voire régressent. Les inégalités entre les femmes et les hommes, enracinées dans le système patriarcal, minent notre société et notre démocratie : elles empêchent l’émancipation des individus. L’égalité est une condition indispensable du progrès social pour faire avancer l’ensemble de la société ! La construire, c’est lutter à tous les échelons contre les stéréotypes et normes sexistes. C’est aussi combattre l’oppression, la domination, toutes les formes de discriminations et les atteintes à la laïcité. 

  

Il est urgent de prendre en compte les effets inégalitaires de l’action publique. Contrairement aux politiques libérales actuelles, la construction de l’égalité passera par des politiques garantissant et élargissant les droits sociaux conquis. 

  

Assez ! Nous exigeons l’égalité maintenant ! 

  

Dans la perspective de 2012, les programmes des partis doivent en tenir compte, détailler et chiffrer leurs propositions, et non se contenter de recopier les promesses des campagnes précédentes : les électrices et électeurs jugeront sur pièce ! 

  

Rassemblé-e-s à Evry les 2 et 3 juilet 2011, pour les rencontres d’été « Féministes en mouvements », nous exigeons : 

  

 

1.       La création d’un ministère d’Etat des droits des femmes et d’une administration dédiée, dotés de moyens d’intervention conséquents et appropriés. 

  

2.       Que l’égalité professionnelle et salariale devienne une priorité nationale : en contraignant les employeurs et employeuses à mettre en place l’égalité réelle sous peine de sanctions, en développant le service public de la petite enfance et en créant celui des personnes dépendantes. 

  

3.       Que l’éducation à l’égalité entre les femmes et les hommes fasse partie intégrante de la formation des actrices et acteurs éducatifs, comme des programmes d’enseignement, de la petite enfance à l’université.

 

4.       Que la lutte contre toutes les formes de violenceset de discriminations envers les femmes se traduise notamment par la mise en œuvre des dispositifs existants et l’affectation de moyens adaptés.

 

5.       Que l’accès libre et gratuit à la contraception et à l’IVG soit garanti sur l’ensemble du territoire et que l’éducation à la sexualité devienne une priorité.

 

6.       Que la parité dans les instances de décision politiquesoit effective à tous les niveaux de représentation dès les législatives de 2012 et que la réforme territoriale soit profondément revue sous cet angle.

 

7.       Que les droits des personnes soient les mêmes pour toutes et tous quelle que soit leur identité ou leur orientation sexuelle.

 

8.       Que l’Etat impose à l’échelon européen une harmonisation par le haut des droits des femmes.

 

9.       Que l’Etat favorise toutes les politiques en faveur des droits des femmes dans le monde et accorde le droit d’asile aux victimes de violences sexistes ou sexuelles, dont les femmes victimes du système prostitueur. Il faut enfin régulariser les travailleuses et travailleurs sans papiers.

 

10.    Que l’Etat reconnaisse comme essentiel le travail mené par les associations féministes et leur affecte des financements pluriannuels conséquents, indispensables à la mise en oeuvre d’actions pérennes.


Evry, 2 juillet 2011.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 18:37

 

Compte rendu de l'assemblée générale 

 

Eh oui, on avait promis de m'envoyer le compte rendu, tout chaud tout beau et j'attends toujours… Problème d'intérim au secrétariat ?

En effet, le Conseil d'Administration élu ne se réunira que le 30 juin (même endroit mais à 19h) pour élire le bureau.

En attendant, quelques impressions de cette AG :

Nous étions 21(une), en partie celles qui avaient participé aux premières réunions d'organisation depuis 2008 mais aussi d'autres qui avaient suivi les événements 2010 attentivement.

Françoise Picq a dressé un rapport d'activité exhaustif (ci dessous) et une discussion s'en est suivie :

 

Où sont les jeunes? Et les jeunes qui étaient là ont répondu de façon dithyrambique des effets de 2010 :  cela a été un réveil, des "lieux" nouveaux créés, des repaires, dans la logique de transmission, la culture du savoir a changé les pratiques. Une nouvelle carte de la diversité féministe…

 

Il a été noté :

- que l'association ne s'était pas suffisamment structurée : par exemple si on veut envoyer  des photos d'archives à qui faut-il les envoyer en particulier ?

- que l'histoire du mouvement de libération des femmes n'a pas suffisamment été resituée dans l'ensemble des mouvements de femmes survenus dans le monde, par exemple en Italie, Allemagne, Belgique, aux États-Unis…

 

Est-ce qu'on continue ? OUI à l'unanimité.

Des propositions de prolongements :

1) Aboutir les actions engagées : Yes We Scan et le sauvetage des archives photographiques… continuer un ou des blogs ou site(s), communiquer…

2) Se positionner par rapport à 2012…

3) Développer les questions internationales.

Ce qui suppose :

des financements + des moyens humains + de la communication.

 

Est-ce qu'on garde le nom de l'association 40 ans de mouvement ? OUI

Plusieurs propositions ont été faites notamment : Féminisme et Politique, Le féminisme est politique, 40 ans du MLF ou du mouvement de libération des femmes

A quoi il a été répondu que "40 ans de mouvement" avait été un pont entre le passé et le présent, une identité. Que le MLF ou mouvement de libération des femmes n'appartenait a aucun groupe en particulier. Que l'expression le féminisme est politique était une sorte de pléonasme…

 

Pourquoi toujours passer à autre chose ? Ne pas garder nos repères ? C'est un problème !

 

Il y a eu en 2010 une manière particulière d'agir qui a ressurgi et que nous avons envie de conserver, celle du mouvement…

(Michèle)

(Cathy développe un peu plus ce dernier paragraphe)

… Celle que "le mouvement" (de libération des femmes, MLF) d'alors a introduit dans la politique, au lendemain et à la suite de mai 68. Des objectifs clairs et partagés par toutes, des luttes transversales, des pôles d'intervention spécifiques, des décisions prises en AG, pas d'organe central, en dehors des AG et du journal, et encore, eux-mêmes accessibles à toutes les "tendances", toutes les versions d'un mouvement qui était en train de se définir.

Le Torchon brûle, par exemple, était préparé à chaque numéro par une équipe dfférente qui, dans les premiers temps du moins, n'avait aucune ligne éditoriale fixe mais se contentait de mettre l'outil "journal" en (dés)ordre de fonctionnement. Ce qui n'empêchait pas d'avoir des opinions diverses sur tel et tel sujet, tel ou tel papier et d'en refuser certains après discussion.

Ce n'était pas la même époque, ni tout à fait la même histoire, mais nous avons prouvé ensemble(es) que nous pouvions aujourd'hui encore compter sur certaines valeurs nées pour nous en ce temps là : la sororité, la politique de l'expérience et la certitude que la liberté de toutes passe par la liberté de chacune.

 

Election du Conseil d'Administration

Se sont présentées et sont élues

Corinne App

Cathy Bernheim

Pascale Cayous

Monique Dental

Sandrine Goldschmidt

Françoise Picq

Danielle Prévôt

Nicole Fernàndez Ferrer

Michèle Revel

Martine Storti

Josiane Szymanski

 

Le 30 juin, le conseil d'administration a élu le bureau

Présidente : Martine Storti

Vice-Présidentes : Françoise Picq et Sandrine Goldschmidt

Secrétaire : Monique Dental

Secrétaire adjointe : Pascale Carayon

Trésorière : Cathy Bernheim

Trésorière adjointe : Michèle Revel

Communication : Josiane Szymanski

 

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Association 40 ans de mouvement

Rapport d’activités Juin 2009 - juin 2011

 

De juin à Décembre 2009 préparation des projets

Projet de célébrer les quarante ans du MLF a émergé en 2008 à la suite des rencontres organisées par Ruptures « Le Mai des féministes ». Réunions préparatoires, projets pour l’année 2010. Blog re-belles. Contacts avec associations partenaires. Constitution de dossiers, demandes de subventions (Mairie de Paris, Conseil régional d’Ile de France, autres...

Recherches d’archives (textes, livres, photos, documents écrits, films vidéos, enregistrements...).

 

Le blog re-belles, créé en octobre 2008 pour se faire l’écho des initiatives liées aux 40 ans du MLF : annoncer les événements organisées dans ce cadre et donner plus de visibilité à ce mouvement. Y a ajouté un aspect documentation historique en reproduisant textes, photos, tracts, articles de presse.

« Parce que le mouvement de libération des femmes des années 70 ne s’est jamais arrêté pour nous. Parce que les choix faits de « mouvement » et de « liberté » ne se sont pas démentis dans nos vies de femmes… Parce que ce lien avec l’histoire, nous voulons contribuer à le raconter, l’analyser, le partager, le transmettre mais aussi le prolonger dans les combats nouveaux et toujours recommencés ».

 

Association fondée le 5 juin 2009. « 40 ans de mouvement »,

Objet « Impulser des recherches, des débats et des événements, et de prendre toute initiative, de toute nature, ayant trait à l’histoire et à l’actualité du mouvement de libération des femmes »

Bureau : Martine Storti Présidente, Françoise Picq et Suzy Rojtman vice-présidentes, Claudie Lesselier secrétaire, Cathy Bernheim Trésorière, Michèle Revel Trésorière adjointe.

Réunion ouverte le 19 novembre 2009 pour présenter les projets, y associer d’autres femmes.

(Plus de cent, mais pas adhésions formelles)

 

Lancement public autour du 8 mars 2010 :

Conférence de presse10 mars : (contacts presse, dossiers de presse, programme des manifestations du premier semestre, Affiches, flyers, brochures, animation régulière du blog). cocktail).

Participation aux différentes manifestations du 8 mars (Centenaire de la JIF).

Colloque de la Mairie de Paris «Combats d’hier et d’aujourd’hui : les enjeux du féminisme au 21 ° siècle ».

« 8 mars du CNRS », et Journal du CNRS sur l’histoire de la Journée internationale des femmes.

Manifestation du 8 mars (CNDF, MMF)

Expositions de photos de Catherine Deudon : vernissage le 8 mars mairie du 4eme,

Puis 10eme (« Ensemble nous sommes le 10ème »), 11eme, 20°.

Exposition d’affiches et publications des années soixante-dix (ARCL Archives féministes et lesbiennes), Mairie du IXX°, Mairie du XX°.

Projection « Une grève de femmes à Troyes », 1971

11 mars : Participation aux Journées intersyndicales, Formation Débat « Quarante ans de mouvement féministe ».

11 au 14 mars, Forum des images, (projections, rencontres, colloque) « Je suis une femme, pourquoi pas vous ? ».

18 mars : A l’Archipel, projection de « Louise l’insoumise », de et avec Charlotte Silvéra ; Jazz et musiques ethniques de Dominique Poggi.

 

Les activités de l’association des quarante ans en 2010 :

 

Expos, Photos

-Catherine Deudon « Photos en mouvement, 40 ans de libération des femmes »

-«Histoire du mouvement féministe et lesbien » Autour du livre et de l’expo des Archives féministes et lesbiennes, rencontres organisées par Michèle Larrouy

-FIAP Jean Monnet, autour du journal Histoires d’Elles

-Yes we scan Recherches de photos d’amatrices sur les 40 années de mouvement des femmes et scanerisation de ces photos (opération Yes we scan). Montage vu notamment à la fête de la Flèche d’or.

-Fabrication de matériel : badges, T shirts.

 

Projections de Films

-Grève des femmes à Troyes (premier film du MLF, 1971 par Cathy Bernheim, Annette Lévy-Willard, Suzanne Fen et Ned Burges

-11-14 mars : « Je suis une femme, pourquoi pas vous ? » : projections de 10 films et vidéos au Forum des Images. Et Colloque « Quand les femmes s’emparent de la caméra »

-18 mars : cinéma « L’archipel », projection de films de femmes : « Louise l’insoumise » de Charlotte Silvéra, débat avec l’auteure. Musique (Dominique Poggi)

-Sisterhood is powerfull du 7 au 10 octobre Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir au Latina. Le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir a été partie prenante de toutes les actions des 40 ans.

 

Les colloques et réunions publiques

Plusieurs colloques, journées d’études ou rencontres portés par des groupes différents montrent la variété des démarches militantes, historiques, culturelles…issues du mouvement féministe des années soixante-dix, accompagnés d’événements festifs, célébrant des décennies de mobilisations issues du féminisme.

-10 mai : Les lundis de la BDIC (Bibliothèque Nanterre), présentation des fonds de la BDIC sur le MLF, par Anne-Marie Pavillard (avec Liliane Kandel, Françoise Picq, Nadja Ringart).

-20-22 mai : Colloque international « Les féministes de la deuxième vague, actrices du changement social », Maison des sciences humaines, Université d’Angers Christine Bard et Archives du féminisme).

(Le 2° volet a eu lieu en 2011, à Sciences po Paris, « Féministes de la première vague »)

-5 juin : « 40 ans de pratiques féministes en Île de France », Auditorium de la Grande Galerie de l’Evolution (avec l’Institut Emilie du Chatelet).

-Septembre à novembre en partenariat avec le FIAP Jean Monnet : expositions de photos, projections, débats (presse féminine, presse féministe ; Conférence de Nairobi ; Enjeux internationaux du féminisme aujourd’hui).

-25 septembre : « Faire et écrire l’histoire : féminisme et lutte de classes », Salle des fêtes de l’Hôtel de Ville.

-23-24 octobre : « Mouvement des lesbiennes, lesbiennes en mouvement », à l’Hôtel et ville et à la Maison des femmes de Paris.

-18 novembre : « Les engagements féministes face aux intégrismes et aux pouvoirs politico-religieux : solidarités, acquis et limites » (Réseau féministe Ruptures et groupe transversal « Laïcité, lutte contre les intégrismes religieux »).

-3-4-5 décembre : Congrès féministe international « Le féminisme à l’épreuve des mutations géopolitiques », Palais de la femme.

 

Manifestations

-Manif du 8 mars (CNDF, MMF)

-Participation à la Gay pride « Re-belles, re-gouines et re-belote »

-12 et 13 juin Marche Mondiale des femmes : Forum, débats, manifestations, fête.

-26 août : Il y a quarante ans à l’Arc de Triomphe « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu, sa femme » : rassemblement sur l’esplanade des Droits de l’Homme, à rebaptiser « Esplanade des droits des femmes et des hommes », animations ludiques, slogans, hommage à des femmes qui ont fait avancer la cause des femmes.

(A été le moment le + médiatisé de l’année: sur France info, RTL, France 2, et des articles notamment dans l’Huma « 1970-2010 : Quarante ans, le bel âge du féminisme », Libé, J.Joste « Où sont passées les filles du Soldat inconnu ?». Le Journal du Dimanche « Les « anciennes » du MLF passent le relais

 

Les publications des quarante ans :

- À tire d'elles, itinéraires de féministes radicales des années 70, Françoise Flamant, Presses Universitaires de Rennes.

-Mouvements de presse, Michèle Laroche et Michèle Larrouy (ARCL juin 2009)

-Séverine, vie et combats d’une frondeuse, Evelyne Le Garrec, (L’Archipel, novembre 2009)

-MLF textes premiers choisis et présentés par Cathy Bernheim, Liliane Kandel, Françoise Picq, Nadja Ringart (Editions Stock, décembre 2009). (10 février : Présentation à la librairie Violette and co).

-Nouvelle encyclopédie politique et historique des femmes, Christine Fauré (s/s dir), Les belles lettres, février 2010.

-Je suis une femme, pourquoi pas vous ?1974-1979 Quand je racontais le mouvement des femmes dans Libération par Martine Storti (Editions Michel de Maule, mars 2010).

-Les femmes et leur histoire, Geneviève Fraisse, (Folio Histoire n°90 Gallimard, avril 2010).

-Service ou servitude, Geneviève Fraisse (Le bord de l’eau éditions).

-Perturbation ma sœur, Naissance d’un mouvement de libération des femmes, Cathy Bernheim, (réédition, Le Félin, octobre 2010).

-L’amour presque parfait, Cathy Bernheim, (réédition Le Félin, octobre 2010).

-Libération des femmes, 40 ans de mouvement, Françoise Picq, (Editions-dialogues.fr, mars 2011).

-Chronologie des mobilisations féministes contre l’extrême droite et pour la laïcité, du réseau féministe Ruptures

Il y a eu deux numéros de ProChoix :

-n° 46, hiver 2008, « MLF : le mythe des origines »

-n°50-51, printemps 2010, « Mouvement de libération des femmes + 40 ».

Il faut aussi citer, en résonance avec le quarantième anniversaire :

Merci les filles ! tout ce qu’il faut savoir sur le féminisme pour être ravissante et pas idiote, Valérie Ganne, Juliette Joste, Virginie Berthemet, (Hors collection, mai 2010)

« Encore elles ! » film de Josiane Szymanski et Constance Ryder (diffusion huit production)

Les publications attendues :

-Les actes du Colloque d’Angers « féministes de la deuxième vague, actrices du changement social » (Coll « Archives du féminisme » aux PURennes.

-Mouvement des lesbiennes, Lesbiennes en mouvement, suivi de la Chronologie lesbienne, (dans le cadre des 40ans du M.L.F.)

-40 ans de slogans féministes

-Le Congrès féministe international : « Le féminisme à l’épreuve des mutations géopolitiques »

-Et la suite des montages de photos « Yes we scan ! »

 

Fêtes

-6 juin à la Flèche d’or : Fête Liberté, Egalité, Sororité (débats, spectacles, expositions photos, projections diaporamas, affiches...)

-17 octobre « On danse au Tango »

 

Et autres :

En partenariat avec le Hall de la chanson : Les années MLF en chansons.

Forum des associations du X°, jardin Villemin (stand de l’association des quarante ans, rencontre autour des livres inscrits dans la démarche féministe des 40 ans (voir liste).

Plusieurs émissions « Femmes libres » sur Radio libertaire (dont le 4 avril  les 40 ans du MLF).

Au-delà des initiatives des membres de l’Association, Impulsion donnée par les quarante ans. –Dans le cadre du 32° Festival international de films de femmes (Créteil, 2 au 11 avril), une Soirée pour les « 40 ans du MLF ».

-13 avril, Les Rendez-vous de L’Histoire, « Y’a qu’à pas baiser ! » : les combats du MLF (projection film Carole Roussopoullos, débat autour du numéro de l’Histoire

-FNAC Forum, « Les 40 ans du MLF : la lutte continue ? (avec Juliette Joste, Michelle Perrot, Christine Fauré, le 29 septembre 2010)

-Assises de l’IEC « Vous avez dit féministe ? » lundis 4, 11, 18, 25 octobre 2010

-Exposition photos Bibliothèque Marguerite Durand, « Femmes et Féminisme » et rencontres autour de l’exposition.

-Séminaire Rose-Marie Lagrave, EHESS 2010-2011 : « Ce que célébrer les 40 ans du MLF veut dire »

N° de revues consacrés au féminisme :

L’Histoire

Hérodote : Femmes et géopolitique

Réfraction : des féminismes en veux-tu en voilà !

Agone : Ce que le genre fait à la classe

On peut dire que le bilan est satisfaisant.

On a réussi à faire sortir le MLF de l’oubli

Presse (AFP, Libération, Le Monde Magazine, 20 mars 2010, « Les premiers combats du MLF », L’Humanité, Elle, Clara Magazine, Ouest France, Vosges matin, Politis.) Audio-visuel (TV5monde, FR3, Teva, TV Sri lankaise, France Culture, RFI (la marche du monde, 3 émissions,), invitations à des débats (Librairie Violette, Libralire, Ombres blanches (Toulouse), bibliothèque de la Part Dieu à Lyon, et aussi à Limoges, Brive… différents sites Internet Café pédagogique, Tout pour les femmes, Obiwi, OLF, Thetapres… J’en oublie sans doute.

Cela a été aussi l’occasion de prendre ou d’approfondir des contacts avec des associations féministes actives : comme le Centre audio-visuel Simone de Beauvoir.

Et chez les jeunes « Osez le féminisme », qui nous a donné un coup de main pour chacune de nos initiatives. L’association des quarante ans participe aux rencontres « Féministes en mouvement dont OLF a pris l’initiative les 2 et 3 juillet.

Nous nous sommes inscrites dans des réseaux  en (Ile de) France : Centre Hubertine Auclerc et à l’étranger (reprise de contacts avec des sites italiens).

 

 

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L'association 40 ans de mouvement 

a été créée en juin 2009 dans l'idée de renouer les liens entre le mouvement de libération des femmes des années 70 et le féminisme actif d'aujourd'hui, soustendre et rendre visible toute initiative ayant trait à l'histoire et à l'actualité de la libération des femmes. Tout cela, bien sûr, quarante ans après l'émergence du MLF, dans des temps où les codes politiques et sociaux bougent mondialement : une sorte d'anniversaire, en 2010.

Un an après,

l'association vous invite à débattre de son avenir et de la suite : faut-il arrêter ou continuer ? Changer de nom ? Quels sont les enjeux, locaux, politiques ou internationaux ? Quels projets ? Qu'est-ce qui peut être encore fait en commun ?

Et pour le blog Re-Belles qui s'est investi dans cette action 2010 dès le début, quelles perspectives, quels objectifs, quelles ouvertures ?

Bien sûr nous finirons la discussion par un pot accompagné d'un buffet.

 À jeudi.

 

Quelques photographies des événements de 2010 

 

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ASSEMBLEE GENERALE

DE L’ASSOCIATION 40 ANS DE MOUVEMENT
le jeudi 16 juin 2011 à 18h30
A la Maison des associations du 10e
206, Quai de Valmy, M° Gare de l’Est ou Jaurès

Chères amies,
Puisque nous ne sommes plus en 2010 mais en 2011, l’association
« 40 ans de mouvement » se doit de réfléchir à la suite.

Ainsi l’actuel bureau (Cathy Bernheim, Claudie Lesselier, Françoise 
Picq, M. Revel, Suzy Rojtman, Martine Storti) présentera, comme 
il convient, sa démission.

L’ordre du jour comprendra donc :
Un rapport financier (Cathy Bernheim et M. Revel)
Un rapport d’activités (Françoise Picq)
Un rapport moral (Martine Storti)
Une discussion sur l’avenir de l’association (changement de nom ? 
perspectives, actions, financements...)
Suite à ce débat :
Un nouveau conseil d’administration, composé de 11 personnes, 
devra être élu, lequel CA élira le nouveau bureau pour un an.

Cotisations : ne pourront prendre part aux votes que les adhérentes à  jour de leur cotisation annuelle de 15 euros. Cette cotisation pourra être versée le jour de l’assemblée  générale ou envoyée quelques jours avant à l’adresse suivante :
Association 40 ans de mouvement
C/0 M. Revel
7 rue des Récollets 75010 Paris
En précisant bien :
Nom : .............................………… 
Prénom………………………………
adresse ………………………
et adresse mail ……

 

 

>>>>

 

et aussi  début juillet  

Ne pas oublier dans le calendrier l'événement initié par Osez le féminisme, auquel 40 ans de mouvement s'est associée avec plus d'une trentaine d'associations et dont nous publions le programme :

 

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Samedi 2 et Dimanche 3 juillet 2011

à l'université d'Evry,

>> Participez aux rencontres d'été"Féministes en mouvements" << 

>> Inscrivez-vous dès maintenant sur http://rencontresfeministes.fr  << 

 

> TARIFS d'INSCRIPTION :
L'inscription comprend l'accès aux rencontres et les repas (déjeuners, diner). Le tarif réduit (étudiantes, étudiants, précaires) est 10€, le tarif standard de 25€. Vous pourrez payer sur place le jour des rencontres en espèces ou en chèque.
Si vous souhaitez bénéficier d'un hébergement, c'est possible. Le tarif dans ce cas est de 40€ et comprend l'entrée, les repas et une place dans une chambre d'hôtel à partager à deux.

> IMPORTANT - CONFIRMATION HEBERGEMENT :
Pour celles et ceux qui ont choisi ou qui sont intéressées par la formule "HEBERGEMENT", merci de CONFIRMER votre souhait ici : http://www.emailmeform.com/builder/form/OQ18kd11snhSqeJy7gei. Seules les personnes ayant confirmé leur nuitée par ce formulaire AVANT LUNDI 27 JUIN 12h seront certaines d'être hébergées

> IMPORTANT - CONFIRMATION GARDERIE
Pour celles et ceux qui ont demandé à bénéficier d'une garderie pour des enfants, merci de CONFIRMER votre souhait ici : . Seules les personnes ayant confirmé leur demande par ce formulaire AVANT LUNDI 27 JUIN 12h pourront bénéficier de la garderie. 

 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 13:52

Avec les beaux jours, voilà que votre blog préféré se prend à rêver de vacances Il faut dire qu'ensemble(es) c'est toute une histoire et Quelle histoire! Mais comme toujours avec l'histoire, voilà qu'il nous faut revenir sur les chemins plus personnels de nos propres histoires.

Évaluer, réfléchir, imaginer la suite… Si "le 19° siècle est terminé" comme dit Brigitte Fontaine, il semble que dans notre vieille société un peu essoufflée, tout le monde ne s'en est pas encore aperçu. Nous ne ferons pas cette erreur. Ni celle qui consiste à ne jamais se retourner sur ses pas. Entre les deux extrêmes, il y a ce que nous avons fait ensemble(es), jusqu'au beau sursaut de 2010. Ce n'est qu'un début, continuons les combats.

Bien sûr, en attendant (…) le blog continuera à vous tenir au courant du fil des événements et essaiera de tenir cette page à jour : …

 

Et qu'il  nous plaise ou pas ce mois de mai, il nous ramène au sexisme, à la question de la domination violente comme séculaire des hommes sur les femmes, et plus vite encore que nous ne l'aurions imaginé.

Aujourd'hui, nous avons manifesté contre le sexisme à Beaubourg place Stravinsky (la place avec les statues de Niki de Saint Phalle et Tinguely), à l'appel d'Osez le féminisme, la Barbe, Paroles de Femmes et beaucoup d'autres associations, groupes ou collectifs.

Il n'empêche que plus l'actualité se fait pressante, plus il nous semble important de repousser ses avances pour choisir le tempo et l'heure de notre parole et de nos actes. C'est pourquoi on a pu voir, longtemps après la dispersion, autour de Beaubourg, des groupes de femmes discutant passionnément pour envisager de nouvelles interventions publiques.


Sur France 3 dimanche 22 mai 2011 Contre le sexisme

 

Les signatures continuent : 

http://www.osezlefeminisme.fr/article/sexisme-ils-se-lachent-les-femmes-trinquent


Les informations resteront par ordre chronologique : il faut donc descendre dans cette page pour trouver votre date ou celle d'aujourd'hui…

 

Mai 2010

 

30 ans 

10 mai 1981 : Mitterrand Président

   

"...On est montés, lui devant, nous - Danielle Mitterrand, Christine Gouze-Renal et moi - derrière, il a ouvert le sac où étaient les sandwiches préparés par l'hôtel du Vieux Morvan, il n'y en avait que quatre, forcément, je n'étais pas prévue - mais au dernier moment Mitterrand m'a dit "si vous voulez vous pouvez rentrer à Paris avec nous" - quatre gros sandwichs, le Président m'a donné un morceau du sien, je l'ai pris, merci, mais je n'avais pas très faim, heureusement, parce que le jambon était très salé, je me demandais comment j'allais m'en sortir quand justement le Président a dit : "ce jambon, il est vraiment trop salé", ouf ! sauvée. On a remis les sandwichs dans le sac, puis Pierre, le chauffeur, a allumé la radio et pendant un certain temps, nous n'avons fait que cela, écouter la radio, avec les télégrammes de félicitations qui arrivaient du monde entier, et les commentaires et les déclarations des uns et des autres, et quand on a entendu Pierre Juquin, alors membre du Parti communiste, affirmer qu'il était vraiment heureux que Mitterrand soit élu, le Président a lâché "quelle comédie!", puis il est reparti dans son silence… "


Extrait de l'article de Martine Storti dans F Magazine, commenté ultérieurement dans son livre Un chagrin politique (Editions L'Harmattan Mars 1998). Nous essaierons de publier l'article intégral prochainement.

 

 

F Magazine est un mensuel féministe lancé par le Groupe-Expansion le 1er janvier 1978, paru jusqu'en février 1982.

 

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- Couverture du N°1 de F Magazine.

- Séance de prises de vues pour la photo de la rédaction à paraître dans ce numéro. On reconnaît : (de gauche à droite) au premier rang Anne Sinclair (1ère en bas à gauche), Claire Clouzot (2ème rang à gauche), Claude Servan-Schreiber (2ème rang au centre, cheveux frisés), puis Benoîte Groult, dernière du troisième rang Claudine Maugendre, directrice de la fabrication transfuge d'Actuel.

© Cathy Bernheim (incapable de mettre un nom sur les autres visages).

 

Merci de nous avoir envoyé ces documents scannés :

 

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Quelques dates repaires en mai, juin, juillet 2011, que nous complèterons au fur et à mesure

 

>>  le 1er mai 2011

 

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>> Le 10 mai à 18h30

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Le Magic Cinéma & Cinémas 93 vous proposent le rendez-vous :
Questions de cinéma : Je, tu, il, elle ? La construction de l’identité sexuelle des enfants
Intervention de Cathy Bernheim après la projection du film.

Tarif unique : 3 euros - Informations et réservations au 01 48 10 21 26
Magic Cinéma / Rue du Chemin Vert - 93000 Bobigny / 01 41 60 12 34
Métro, bus, tram : Métro Bobigny - Pablo Picasso / Parking Centre commercial Bobigny II, niveau 0 / www.magic-cinema.fr

 

 

 

 

>> Le 11 mai à 19h 

Projection débat

Organisé par : RAJFIRE.

Remue–ménage dans la sous-traitance en présence de la réalisatrice Ivora CUSACK.

Maison des ensembles, 3-5 rue d’Aligre 75012 Paris (métro Ledru Rollin, Gare de Lyon)

 

Ce film présente la lutte des ouvrières de la société Arcade à Paris.

Entrée libre

 

Programme complet colonne de droite >>>>

 

 

 

 

>>  le 12 mai 2011

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Invitation
à l’assemblée générale
du Laboratoire de l’égalité
À partir de 18 heures au Centre des Récollets, à Paris
suivie d’un cocktail
 

 

 

>>   Vie de meuf, le livre en librairies le 19 mai !
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Quelques mois après l'ouverture du site  http://www.viedemeuf.fr , Osez le féminisme fait paraître le 19 mai chez JBz & Cie un ouvrage tiré des commentaires du blog. Intitulé "Vie de Meuf" et organisé autour de différentes thématiques, ce livre aura pour objectif de souligner la persistance du sexisme ordinaire en 2011. Il sera vendu au prix de 12,5 €.

Une soirée de lancement, animée par le magazine Causette, aura lieu à Paris le mercredi 18 mai en présence d'Audrey Pulvar, Brigitte Grésy, Maryse Dumas, Marie-Christine Saragosse et Catherine Vidal.

Attention, la salle est annoncée complète.

 

 

 

>>

19 mai 2011 de 16 à 19h

Dans le cadre de la Semaine de l’Egalité

organisée par la Région d’Ile-de-France,

Le Collectif Handicap, Sexualité, Dignité initié par le Réseau Féministe « Ruptures » qui s’est constitué récemment pour s’opposer au projet de loi instituant des assistant-es sexuel-les pour les personnes en situation de handicap.
Vous invite à :
Réunion publique
Centre Hubertine Auclert (Centre francilien de ressources pour l'égalité femmes-hommes)
7, impasse Milord
75018 Paris. Métro Porte de Saint-Ouen.
Table ronde : « Assistant-es sexuel-les : le cheval de Troie de la professionnalisation de la prostitution ».
co-organisée par : CATW (Coalition contre la Traite des Femmes) – Commission Violences de la CLEF - CPL (Comité Permanent de Liaison des Associations Abolitionnistes) - Emission Femmes Libres de Radio Libertaire - FDFA (Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir) - Mémoire Traumatique et Victimologie - Mouvement du Nid - OLF (Osez le Féminisme !) - Réseau Féministe « Ruptures ».
Entrée libre. Contacts et inscriptions : monique.dental@orange.fr

 

 

>>

19 mai 2011 à 19h

RAJFIRE

organise une 

Soirée solidaire

à la Maison des ensembles, 3-5 rue d’Aligre 75012 Paris.

Buffet, musique, expo, stands d’associations, vidéo réalisé par le groupe « Combats ordinaires » avec les femmes sans papiers actives dans l’occupation de la rue Baudelique, diaporama sur l’histoire des mouvements de femmes de l’immigration, débat sur la situation et les luttes des femmes migrantes sans papiers ou en situation précaire…

 

 

>>

19 mai 2011 à 19h

à la Librairie du Québec - 30, rue Gay-Lussac, Paris Ve.

I N V I T A T I O N
Les Éditions iXe et la Librairie du Québec
sont heureuses de vous inviter à la présentation de
l ’e n c h i l a d a ,
en présence de Danielle Charest, auteur du texte,
et de Christine Aubrée, auteur des photographies.

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>>

19-20 mai 2011

Centre d'histoire de Sciences Po

Colloque international organisé par le Centre d'histoire de Sciences Po, le

CERHIO (Université d'Angers) et les Archives du féminisme, avec le

concours financier de l'Institut Emilie du Châtelet, de la Région Ile-de-

France et du Muséum National d'Histoire Naturelle.

Les féministes de la 1ère vague :

actrices du changement social

à Sciences Po (28 rue des Saints Pères, amphithéâtre Caquot)

Voir le programme dans la colonne ci contre (à droite)

Inscription obligatoire.

 

Programme complet colonne de droite >>>>

 

 

>>

dimanche 22 mai 2011 à 17h

RASSEMBLEMENT CONTRE LE SEXISME
Place Igor Stravinsky, près de Beaubourg à Paris.

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Pour signer ce texte : http://www.osezlefeminisme.fr/article/sexisme-ils-se-lachent-les-femmes-trinquent

 

>>

25 mai 2011

 

GALA. MDF 25mai

 

 

 

 

>>

30 mai 2011

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Des choses à transmettre ? Des tonnes ! Du temps ? On est toujours pressées et débordées mais on le prendra.

 

Le Collectif National pour les Droits des Femmes organise de janvier à juin une session de formation qui s’adresse à toutes celles et ceux qui veulent mieux comprendre les enjeux de l’égalité femmes-hommes aujourd’hui. Mais pas n’importe comment : dans un sens résolument « féminisme et lutte de classes ». Parce que c’est notre parti pris et que les 40 % de femmes dans les Conseils d’administration des entreprises du CAC 40 par exemple, c’est pas vraiment notre combat !

Session 5 : Sexisme, racisme, homosexualité, handicap : les femmes sont-elles une catégorie parmi d’autres ? : Lundi 30 mai 2011

Les inscriptions sont très fortement conseillées, merci de bien vouloir nous écrire à collectifdroitsdesfemmes@gmail.com ou nous téléphoner au 06 72 01 88 85.

http://www.collectifdroitsdesfemmes.org/

 

 

 

>>

 11-12 et 13 juin 2011

RENCONTRE LESBIENNE 2011
à Saint-Marc sur Mer (44)

Comment se repérer dans ce monde complexe où TOUT NOUS CONCERNE. Avons-nous envie de lutter ? Les lesbiennes réinventent-elles encore le monde ? La remise en question de l'hétérosocialité est-elle suffisante pour avancer ? Avec qui s'unir, pour analyser, réfléchir, constituer un rapport de forces et agir ?

Donc quelles alliances ? Pour quelles actions ? Et quelles stratégies ?

Les 3 jours de cette rencontre sont là pour avancer dans ces questionnements,
Nous avons pu nous assurer de l'exclusivité , si bien que ce domaine au bord de la mer à quelques kilomètres de Saint-Nazaire, nous sera entièrement réservé.
L'hébergement en pension complète dans des chambres avec salle de bain et toilettes sera de 35 à 60 € par jour en fonction du nombre d'inscrites et des revenus. Si certaines ne peuvent s'inscrire du fait que même le tarif minimum est trop élevé, nous leur demandons de le signaler à Monique Blachon. Vous pouvez vous inscrire en utilisant le bulletin de réservation ci-joint.
Toutes les informations pratiques concernant le déroulement de cette rencontre vous parviendront dans les prochains jours.

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>>

2-3 juillet 2011

Premières rencontres  d'été* du mouvement féministe

en juillet, à Evry !

A l'initiative d'Osez le féminisme, trente associations féministes ont décidé d'organiser les premières "Rencontres d'été du mouvement féministe". Cet événement aura lieu les 2 et 3 juillet 2011 à Evry et sera ouvert à toutes et tous : militantes et militants féministes ou curieuses et curieux intéressés par la bataille pour l'égalité femmes-hommes. Au programme : débats, projections, rencontres, échanges, village associatif, librairie féministe, expositions, soirée festive et interpellation des responsables politiques en vue des élections présidentielles. L'objectif est de permettre aux associations de se connaître, de travailler ensemble et de faire entendre la voix des féministes dans le débat public et d'exiger l'égalité maintenant !

Pour télécharger le programme, voir la liste des associations participantes et s'inscrire à cet événement, rendez-vous sur le site des rencontres :
http://www.rencontresfeministes.fr

Vous pouvez également diffuser l'information sur Facebook, via l'événement créé à cette occasion.

*note de la blogueuse : de la deuxième décennie du troisième millénaire !

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 12:57

Le féminisme à la Une du journal Libération ! + pages 2, 3, 4.

ou

L'ÉTERNEL MASCULIN… 

http://www.liberation.fr/societe/01012329402-le-nouveau-manifeste-des-feministes

 

L'égalité maintenant ! 343 femmes s'engagent.

C'est sous ce titre que nous avons signé un texte, à l'initiative d'Osez le Féminisme, en hommage aux signataires du manifeste des 343.
Et pour rappeler que "nous voulons l'égalité femmes-hommes dans les têtes et dans les faits."
On sait que les faits sont dramatiquement en retard dans beaucoup de domaines.
On espérait que les têtes, elles, avaient mesuré l'ampleur du problème.
Ben non. Si on en croit la Une de Libération, qui se sent obligé de titrer obligeamment sur le féminisme, pour mieux lui accoler un qualificatif tout droit venu du fond des temps… Et d'une soirée avinée qui inspira il y a 40 ans les rédacteurs d'un journal satiriste (Charli[e] Hebdo) la formule de "343 salopes".

Allez, Libé, encore un effort pour être libéré… de la politique du mâle!

La blague du jour : Salaud : nom masculin. (NB : au féminin, s'utilise au pluriel précédé de 343)

Cathy Bernheim, signataire du manifeste des 343 (1971) et du nouveau manifeste des 343 (2011).

 


 

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Le 5 avril 1971, 343 femmes bravaient la loi, signant un manifeste pour dire haut et fort qu’elles aussi, parmi des milliers d’autres, avaient avorté. Elles revendiquaient un droit fondamental : celui des femmes à disposer de leur corps. Parmi elles, quelques-unes d’entre nous et d’autres qui auraient pu être nos sœurs, nos mères ou nos grands-mères.

Ce texte éclata comme un coup de tonnerre dans le ciel déjà troublé de la domination masculine. Trop longtemps ignorées, méprisées, écrasées, les femmes s’organisaient, se révoltaient, revendiquaient. Aux côtés des militantes du mouvement de libération des femmes, les 343 ont forcé la porte de l'émancipation qui tardait trop à s’ouvrir. Elles ont contribué à ce que les générations suivantes puissent  décider de leur vie. S’inscrivant dans un mouvement pour l’émancipation, elles on,t avec les féministes de nombreux autres pays, soulevé une onde de choc. Ce mouvement pour se débarrasser de toute forme d’oppression est vivant aujourd’hui dans l’engagement des femmes aux avants-postes des révoltes qui font souffler un vent de liberté en Tunisie, en Egypte, ou dans d’autres pays.

Nous sommes le 5 avril 2011. Des progrès importants ont été réalisés depuis 40 ans. Les femmes travaillent, endossent des responsabilités, s’engagent, prennent la parole dans l’espace public, choisissent leur vie, et leurs sexualités. Et pourtant, comme en 1971, parce que nous sommes nées femmes, nous demeurons assignées à notre sexe, maintenues en position subalterne, pendant toute notre vie.

Nous avons parfois la sensation cruelle de nous réveiller avec la gueule de bois. Nous touchons des salaires ou des retraites largement inférieurs à ceux des hommes. Nous assumons l’immense majorité des tâches ménagères. Nous sommes continuellement renvoyées à la sphère privée : notre corps, notre apparence, notre fonction éventuelle de mère. Beaucoup d'entre nous, parce qu'elles vivent en milieu rural, dans des quartiers défavorisés ou parce que les hôpitaux ferment, n'ont toujours pas accès à la contraception ou à l'avortement, libres et gratuits. Les portes des responsabilités politiques, économiques ou culturelles nous sont pour la plupart fermées. 75 000 d’entre nous sont violées chaque année en France et une d’entre nous meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon ou ex-compagnon.

Une société ne peut avancer lorsque plus de la moitié de celles et ceux qui la composent est victime au quotidien de violences et de discriminations. Nous sommes devenues femmes sous le joug du patriarcat. Nous en avons assez.

Nous avons des droits. Nous nous sommes battues, à toutes les époques, pour les faire inscrire dans les lois et les faire avancer. Ces droits ne sont pas respectés. Les inégalités femmes - hommes persistent, moins visibles peut-être et plus insidieuses, mais tout aussi prégnantes et injustifiées.

Nous voulons atteindre l'égalité femmes - hommes dans les têtes et dans les faits. Nous exigeons aujourd’hui que nos droits fondamentaux deviennent réalité. Des mesures doivent être prises rapidement pour garantir l’égalité dans l’emploi, en faisant reculer la précarité du travail des femmes et en imposant l’égalité salariale. Il est temps de prévoir une éducation dès le plus jeune âge pour comprendre et remettre en cause les mécanismes de domination. Nous demandons que chaque femme puisse accéder à une contraception libre et gratuite, puisse avorter dans de bonnes conditions, être mère si elle en fait le choix. Il faut en finir avec les violences sexistes qui pèsent sur chacune d’entre nous.

Il est plus que temps de faire sauter le verrou ouvert par le manifeste des 343. 

Nous ne demandons pas la lune. Nous exigeons juste l’égalité.

  343 pour l'égalité maintenant-facebook

 

Catherine Achin, Frédérique Aït-Touati, Zineb Akharraz, Yasmina Ali Oulhadj, Samia Allalou, Armelle Andro, Marie-Pierre Anglade, Monique Antoine, Corinne App, Sophia Aram, Stéphanie Arc, Clémence Armand, Elodie Arroyo, Hélène Assekour, Isabelle Aubret, Isabelle Aubry, Colette Auger, Marie-Anne Bachelerie, Nathalie Bajos, Gaëlle Bantegnie, Christine Bard, Brigitte Bardet-Allal, Françoise Basch , Claudie Baudino, Simone Bauer, Michèle Bedos, Fatima Benomar, Alix Beranger, Emmanuelle Bercot, Cathy Bernheim, Amandine Berton-Schmitt, Karine Bertrand, Lucille Besombes, Sophie Bessis, Agnès Bihl, Sophie Binet, Chris Blache, Viriginie Boff, Armelle Boivin, Oristelle Bonis, Marie-Josèphe Bonnet, Brigitte Boucheron, Valérie Bouillon, Carole Bouquet, Danièle Bousquet, Pascale Bousquet Pitt, Claudy Bouyon, Nataly Breda, Thalia Breton, Genevieve Brisac, Marie-Laure Brival, Bénédicte Brocard, Charlotte Brun, Marielle Burkhalter, Alice Butaud, Isabelle Cabat-Houssais, Marlaine Cacouault, Ariane Calvo, Stéphanie Caradec, Pascale Carayon, Martine Cerf, Florence Cestac, Chahla Chafiq, Liliane Chalon, Anne Chantran, Sylvie Chaperon, Naïma Charaï, Véronique Chassatte, Sophie Chauveau, Natacha Chetcuti, Alice Chocheyras, Martine Chosson, Carole Chotil Rosa, Murièle Cidalise-Montaise, Monique Cintract, Alice Coffin, Annie Cohen, Isabelle Colet, Françoise Collin, Marie-Françoise Colombani, Josée Contreras, Monique Coornaert, Irène Corradin, Danièle Cotterau, Annick Coupé, Geneviève Couraud, Josée Couvelaere, Teresa Cremisi, Nicole Crépeau, Marine Creuzet, Eva Darlan, Ingrid Darroman, Laure Daussy, Kéthévane Davrichewy, Anne-Sophie de Faucigny, Caroline De Haas, Magali De Haas, Cécile de Kervasdoué, Marie-Pierre de la Gontrie, Alice Debauche, Catherine Decastel, Mélanie Decourt, Hélène Delebecque Benquet, Christine Delphy, Sylvette Denèfle, Monique Dental, Catherine Deudon, Stéphanie Deville, Marie-Jo Dhavernas, Régine Dhoquois-Cohen, Rokhaya Diallo, Nathalie Donnini, Geneviève Doulsan, Bernice Dubois, Typhaine Duch, Tanja Duhamel, Paula Dumont, Patricia Duthion, Sylvie Duverger, Lydia Elhadad, Marie Enclos, Annie Ernaux, Mercedes Erra, Basma Fadhloun, Laurence Faron, Nicole Fauchart, Christine Fauré, Jeanne Favret-Saada, Jacqueline Feldman, Nicole Fernandez Ferrer, Michèle Ferrand, Ana Ferreira Adão, Léa Filoche, Liliane Fiori-Astier, Marianne Fischman, Erika Flahault, Françoise Flamant, Helène Fleckinger, Caroline Flepp, Giulia Foïs, Brigitte Fontaine, Florence Foresti, Esther Fouchier, Caroline Fourest, Geneviève Fraisse, Françoise Francioli, Michèle Frangeul, Catherine Frot, Béatrice Gamba, Valérie Ganne, Laurence Garcia, Françoise Gaspard, Juliet Gavison, Violaine Gelly, Elsa Genève, Isabelle Giordano, Catherine Glasman, Valentine Goby, Michèle Gonin, Catherine Gonnard, Céline Grisoni, Bernadette Groison, Claude Groussin, Lucie Groussin, Jacqueline Guénin, Cécile Gueret, Marie-Caroline Guérin, Agnès Guérin-Battisti, Sarah Guettaï, Laure Guggenheim, Yvonne Guichard-Claudic, Elisabeth Guigou, Rachel Guimbaud, Christine Guionnet, Françoise Guyot, Ouerdia Hamiche, Jacqueline Heinen, Françoise Héritier, Alice Heyligers, Gabrielle Houbre, Annik Houel, Sarah Jane Sauvegrain, Maryse Jaspard, Juliette Jourdan, Laure Jouteau, Cy Jung, Marie-Anne Juricic, Juliette Kahane, Liliane Kandel, Annie Kensey, Danièle Kergoat, Cherifa Kheddar, Stéphanie Kucharski, Laurence Laborde, Rose-Marie Lagrave, Sophie Lalanne, Fatima Lalem, Aurore Lambert, Bernadette Laurent, Marie-Ange Le Boulaire, Jocelyne Le Boulicaut, Clémence Le Cœur, Michèle Le Doeuff, Evelyne Le Garrec, Marie-Hélène Le Ny, Armelle Lebras-Chopard, Brigitte Lech, Rafaele Leger, Audrey Lehont, Gaëlle Lenfant, Claudie Lesselier, Brigitte Lhomond, Marie-Noëlle Lienemann, Anne-Marie Lizin, Alice Loffredo, Margot Loizillon, Michèle Loup, Sheila Malovany-Chevallier, Hélène Marquié, Christiane Marty, Margaret Maruani, Michela Marzano, Nicole-Claude Mathieu, Delphine Mayrargue, Maïa Mazaurette, Sandrine Mazetier, Dominique Méda, Loubna Méliane, Anna Melin, Mar Merita Blat, Blandine Métayer, Danielle Michel-Chich, Caroline Mignot, Françoise Milewski, Laurence Milon, Juliette Minces, Janine Mossuz-Lavau, Liane Mozère, Julie Muret, Véronique Nahoum-Grappe, Iris Naud, Rayhana Obermeyer, Christine Ockrent, Véronique Olmi, Orlan, Noémie Oswalt, Samira Ouardi, Christine Passevant, Sonia Pavlik, Marie-Josée Pépin, Patricia Perennes, Hélène Périvier, Michelle Perrot, Françoise Picq, Sophie Pierre, Emmanuelle Piet, Maudy Piot, Maria Poblete, Frédérique Pollet Rouyer, Chloé Ponce Voiron, Sophie Pons, Bérengère Portalier, Danièle Prévôt, Laetitia Puertas, Léna Quer-Riclet, Anne Querrien, Soudeh Rad, Linda Ramoul, Danièle Restoin, Michèle Revel, Michèle Richer, Nadja Ringart, Michèle Riot-Sarcey, Yannick Ripa, Evelyne Rochedereux, Justine Rochederieux, Florence Rochefort, Marie-Sabine Roger, Frédérique Rolet, Roseline Rollier, Laurence Rossignol, Yvette Roudy, Perrine Rouillon, Constance Ryder, Lucie Sabau, Mélodie Saillard, Marie-Josée Salmon, Sabine Salmon, Muriel Salmona, Christine Salomon, Michele Sarde, Marion Sarraut, Marie-Laure Sauty de Chalon, Nicole Savey, Marlene Schiappa Bruguiere, Marie-Ange Schiltz, Lise Schmitt, Colombe Schneck, Geneviève Sellier, Macha Sery, Agnès Setton, Laura Silimbani, Charlotte Silvera, Catherine Simon, Claire Simon, Isaline Sivret, Elsa Solal, Joy Sorman, Charlotte Soulary, Hannah Stein, Martine Storti, Frédérique Strzalka, Anne Sylvestre, Murielle Szac, Josiane Szymanski, Fany Taccoen, Wassyla Tamzali, Emilie Teyssedre, Josy Thibaut, Elise Thiebaut, Alexandra Tkaczynski, Elisabeth Trétiack Franck, Sarah Trichet-Allaire, Olga Trostiansky, Nelly Trumel, Adela Turin, Fiammetta Venner, Eliane Viennot, Claude Viguié, Hélène Vincent, Anne-Marie Viossat, Laurence Volbart, Corinne Welger-Barboza, Iona Wieder, Joëlle Wiels, Annette Wieviorka, Barbara Wolman, Mercedes Yusta, Chantal Zabus, Soumia Zahir, Valérie Zenatti, Arlette Zilberg…

 

 

5 avril 1971 Le manifeste des 343 

Dans l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur


 

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© M. Revel - Blog Re-Belles. Quelques unes des 343 femmes qui ont déclaré avoir avorté en avril 1971, réunies à nouveau par le journal Le Nouvel Observateur, en mars 2006, pour une photo. On peut reconnaître : Micheline Presle, Françoise Fabian, Antoinette Fouque, Bulle Ogier, Marie France Pisier… tout en haut à droite, Cathy Bernheim.

 


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L'historique du manifeste des 343 est précisé dans le livre de Francoise Picq :

Libération des femmes,

quarante ans de mouvement

Françoise Picq

Editions Dialogues.fr,  mars 2011

Couvertures V5 (2)-1

• Livres et revues 2011

 

 

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 08:35

Cette année, pour le 8 mars, Fatima Lalem, adjointe au Maire de Paris, chargée de l'égalité Femmes/Hommes, a remis la médaille de la Ville de Paris à Simone Iff.

 

Militante du Mouvement Français pour le Planning Familial dès 1961, présidente de ce même mouvement de 1973 à 1981, conseillère d'Yvette Roudy au ministère du droit des femmes en 1981 et femme du mouvement de libération des femmes de la première heure, Simone Iff nous a rappelé le 7 mars à la Mairie de Paris que le mouvement des femmes était politique en soulignant l'importance d'un mouvement des femmes autonome. Puis elle nous a parlé de sororité.

Merci Simone Iff.


 

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© Farida Hamak - Simone Iff

 

 

 

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© Cathy Bernheim - Liliane Kandel et Simone Iff

 

 

Ces deux photographies de Farida Hamak et Cathy Bernheim ont été collectées et numérisées à partir de négatifs grâce au groupe Yes We Scan et à l'association 40 ans de mouvement, avec l'aide de la Mairie de Paris.

 

 

 

 

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© Agnès Iff - Simone Iff et Memona Hinterman - 7 mars 2011

 

 

Lire dans le journal Libération du 15 janvier 2005 :

http://www.liberation.fr/evenement/0101515562-la-meneuse-des-343-salopes 

PORTRAIT

Simone Iff, 80 ans, présidente du Planning familial en 1973.

Il n'y a pas son nom dans la liste des 343 salopes qui ont signé le manifeste dans le Nouvel Observateur. Il aurait pu y figurer, Simone Iff a eu cinq enfants et  “un certain nombre d'avortements“. Mais, cette semaine de 1971, elle l'a passée “accrochée au téléphone“ pour faire signer les autres. Qui a eu cette idée de manifeste ? A quel moment ? Elle dit ne plus savoir, que tout était collectif, elle dit “on“, mais sans doute que, sans elle, rien n'aurait bougé. “Ça bouillonnait, les idées jaillissaient, il fallait employer toutes les armes“…

 

Lire dans Prochoix n°50-51 - Le MLF À 40 ANS - mars 2010

http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2010/04/25/2279-prochoix-n50-le-mlf-a-40-ans

Itinéraire d'une militante, propos receuillis par Nadja Ringart - Non disponible en ligne.

 

 

 

 

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 11:29

40 ans + 1

 

UNIVERS-ELLES

 

Il y a un an, à l’occasion du 8 mars 2010, la célébration des 40 ans du mouvement de libération des femmes commençait. Il n’était pas écrit d’avance que les 40 ans du MLF serait objet et sujet d’un anniversaire. A-t-on fêté les 10 ans, les 20 ans, les 30 ans ? Non, tandis qu’à chaque décennie revenait la célébration de mai 68.

 

Donc il n’y a pas eu les 10 ans, les 20 ans, les 30 ans du MLF, mais il y a eu les 40 ans. Pourquoi ? Parce que quelques-unes l’ont décidé. Les 40 ans furent avant tout le fruit d’une décision. Elle aurait pu ne pas être prise. Elle l’a été. C’est ainsi : quelque chose arrive parce qu’on le décide. Et parce que cette décision a été prise, d’autres, nombreuses, multiples, ont suivi : décisions de faire des expositions de photos, ou de projeter des films, ou d’organiser des débats, ou de réaliser des documentaires, des émissions de radio et de télés, ou de créer un blog, ou de tenir des journées d’études, ou de rassembler sur une esplanade, ou de faire des fêtes, ou de se réunir en congrès... Oui des décisions multiples, prises par celles qui avaient lancé cette idée des « 40 ans » ou par d’autres, au fil des semaines et des mois de cette année 2010.

 

Ces multiples initiatives, qu’ont-elles produit ? D’abord, une plongée dans les années 70, sans nul doute, faisant remonter du passé des visages, des noms, des textes, des analyses, des slogans, des luttes, des mots, des sentiments, des rires et des larmes. Non pour transformer ce passé en modèle, non pour le répéter, juste pour dire – mais ce « juste » n’est pas rien – qu’il a existé, et qu’ayant existé il n’est pas étranger au présent. Le dire, le raconter à celles et ceux qui l’ont oublié, ou ont voulu l’effacer ou ne l’ont jamais connu. Il y avait, dans les « 40 ans », un désir et un devoir de transmission. Cet objectif, partiellement atteint, doit être poursuivi.

 

Mais ces « 40 ans » n’ont pas été qu’un retour sur le passé. Ils furent aussi ancrés dans le présent, par le rôle de passerelle intergénérationnelle qu’ils ont joué ainsi que par leur conséquence paradoxale. En effet, dans la foulée des sexagénaires célébrant les « 40 ans du MLF », les questions ont surgi : qu’en est-il du féminisme aujourd’hui ? Qui sont les jeunes féministes ? Que pensent-elles ? Que veulent-elles ? Que font-elles ? Et du coup, une réalité est apparue : oui des jeunes femmes qui se qualifient de « féministes », eh bien, faut s’y faire, elles existent. Ce n’est pas, me semble-t-il, un moindre effet de ces « 40 ans » que d’avoir obligé à ouvrir les yeux sur le présent, au point d’ailleurs de parler d’un renouveau du féminisme et de considérer ce mot, ringard il y a peu, comme moderne et à la mode.

 

Moderne, actuel, il l’est en effet. En scansion finale de la célébration, fut organisé le congrès international Le féminisme à l’épreuve des mutations géopolitiques. C’était les 3,4 et 5 décembre 2010, à Paris. Quels effets pour les femmes des changements du monde, demandions-nous ? Ou encore : face à ces changements, qu’est-ce qu’une politique féministe ? Sont venues parler des femmes du Nord et du Sud, de l’Est et de l’Ouest. En réponse aux marquages et aux instrumentalisations identitaires de tous ordres, elles ont dit que l’égalité et la liberté étaient des valeurs universelles. Universelles, c’est-à-dire qui valent pour toutes, par delà les cultures, les religions, les nations, les communautés, les histoires. Et qui méritent qu’on se batte pour elles.

 

Nous étions pleinement conscientes de la pertinence des thématiques inscrites en fil conducteur de ce congrès. Nous savions aussi que nous étions en prise avec le présent et l’avenir. Je ne vais pas dire que ce congrès annonçait ce qui allait se passer quelques semaines plus tard, d’abord en Tunisie, avant même la fin de l’année 2010, puis en Egypte puis dans d’autres pays de ce qui s’appelle le « monde arabe », ces révoltes, manifestations, révolutions même contre l’oppression, l’injustice, les inégalités, la corruption, la misère, l’enfermement. Mais enfin, en affirmant l’universalité de certaines valeurs, à l’encontre de celles et ceux qui veulent les assigner à résidence, nous savions que partout dans le monde, des femmes et des hommes pouvaient s’en emparer pour se mettre en mouvement.

 

Emotion devant les images venues de l’autre côté de la Méditerranée, femmes et hommes au coude à coude dans les rues et places, devant ces visages heureux et fiers de montrer que oui l’égalité et la liberté sont bien leurs valeurs et leur cause. Dégoût et honte aussi devant la frilosité de l’Europe et singulièrement de la France, qui ne salue que tardivement et du bout des lèvres ces luttes contre dictateurs et prédateurs mais agite rapidement la menace d’immigrés envahisseurs comme s’il s’agissait d’une conséquence inéluctable des libertés conquises.

 

Cette joie de voir des êtres debout ne fait pas oublier ce que nous savons, que rien n’est jamais gagné pour les femmes si elles ne constituent pas en mouvement autonome, s’affirmant du même coup actrices de leur histoire et de l’histoire et montrant les articulations entre démocratie et droits des femmes. Cette autonomie, les mouvements féministes l’ont toujours portée, sur des scènes nationale et internationale. On peut même ajouter qu’il y a un internationalisme féministe, pour ne pas dire une internationale féministe informelle, heureusement informelle.

Alors, en ce 8 mars 2011, pourquoi ne pas envisager une rencontre féministe internationale, par exemple en Tunisie, par exemple à la fin de l’été ?

 

Martine Storti,

présidente de l'association 40 ans de mouvement

 

 

Sur le site nonfiction un dossier : Où en sont les féministes ?

Paru le 9 mars 2011

… En cela, il est sans doute péremptoire d’affirmer que ce dossier est consacré aux "nouvelles féministes" : les 40 ans du MLF ont consacré la mémoire des luttes féministes, les appels messianiques à une "année zéro" du féminisme sont étouffés, les liens entre les générations militantes continuent à se nouer. Le féminisme n’est ni juvénile ni sénile, il entre dans la force de l’âge…

 

 http://www.nonfiction.fr/article-4346-ou_sont_les_feministes_.htm  

 

 

Manifestation du 8 mars 2011 (le samedi le 5 mars)

Quelques photographies d'une manifestation pas tout à fait comme les autres…

 

 

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Fatima Lalem, Chahla Chafiq, Marie Geoges Buffet © Catherine Deudon 5 mars 2011

 

 

 

 

 

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© Catherine Deudon 5 mars 2011

 

 

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Photographies et photomontages Nelly Trumel

 

Nous publierons les photographies au fur et à mesure que nous les recevrons.

Voir le diaporama réalisé par Sandrine Goldschmidt http://sandrine70.wordpress.com/2011/03/06/photos-dune-tres-belle-manif/

 

•  

 

Un 8 mars 2011 sous le signe de l'emploi des femmes

Dans le cadre des initiatives de la Marie de Paris, autour de la thématique de l'insertion socioprofessionnelle et de l'emploi des femmes.

13e arrondissement 

www.mairie13.paris.fr - 01 44 08 13 13 - 1, place d’Italie 

9 mars 14h-18h

En présence de Fatima Lalem, adjointe au Maire en charge de l'Égalité Femmes/Hommes et Christian Sautter, adjoint au Maire de Paris, chargé de l’Emploi, du Développement Économique et de l’Attractivité Internationale

Forum débat "Création d’entreprises et d’activités des femmes" Dans le cadre des initiatives de la Marie de Paris, autour de la thématique de l'insertion socioprofessionnelle et de l'emploi des femmes 

 

18e arrondissement 

www.mairie18.paris.fr - 01 53 41 18 18 - 1, place Jules Joffrin 

10 mars 14h-18h

En présence de Fatima Lalem, adjointe au Maire en charge de l'Égalité Femmes/Hommes et de Seybah Dagoma, adjointe au Maire de Paris, chargée de l’Économie Sociale et Solidaire

Forum-débat "Economie sociale et solidaire et emploi des femmes" Dans le cadre des initiatives de la Marie de Paris, autour de

la thématique de l'insertion socioprofessionnelle

et de l'emploi des femmes (voir pages 4-5)

Mairie - entrée libre

 

19e arrondissement

www.mairie19.paris.fr - 01 44 52 29 19 Place Armand Carrel

8 mars 14h-18h

En présence de Fatima Lalem, adjointe au Maire en charge de l'Égalité Femmes/Hommes et de Gisèle Stievenard, adjointe au Maire de Paris, chargée de la Politique de la Ville et de l’Engagement Solidaire

Forum-débat "Insertion professionnelle des femmes - particulièrement celles en

situation de monoparentalité" Dans le cadre des initiatives de la Marie de Paris, autour de la thématique de l'insertion socioprofessionnelle et de l'emploi des femmes.

 

à la Bellevilloise 

Le 11 Mars rendez-vous avec les associations

à la Bellevilloise (14h-18h)

19 -21, rue Boyer 75020

Une après-midi à la rencontre des associations dans un lieu convivial et inattendu.

En présence de Florence Aubenas (à confirmer), dans une ambiance festive les associations et les personnalités pourront, sous la houlette d’un animateur échanger, débattre, réfléchir, se rencontrer.

Quatre débats rythmeront cette après-midi :

- Emplois et retraites des femmes : état des lieux et perspectives

- Articulation des temps de vie pour la femme, comment changer la donne ?

- Bénévolat/volontariat, quelle réalité aujourd’hui ? L’implication des jeunes femmes – une organisation inégalitaire ?

- Orientations et stéréotypes professionnels.

 

 

Ce matin, 8 mars 2011 sur RFI

Il était aussi question de l'emploi des femmes

 

 

 

 

Le 8 mars continue…

 

Dimanche 6 mars de 15 à 18h

Join Me on the Bridge – Evénement organisé par Women
for Women International - à Paris le 6 mars 2011
Comptoir Général, 80, quai de Jemmapes, 75010 Paris, France (Métro: République, Goncourt, Jacques Bonsergent) et gare de l'est.

Inscription : http://www.facebook.com/pages/Join-Me-on-the-Bridge-Women-for-Women-International-Paris/196771780338774

Voir aussi le tract plus loin dans cet article.

 

 

 

Mercredi 9 mars 2011, à 19h 

Mairie du 10e, salle des mariages

72, rue du Faubourg Saint-Martin

Rencontre-Débat : "Les femmes dans la révolution tunisienne"
Avec la participation de :
Sophie Bessis : Historienne
Najet Mizouni : Universitaire
Nadia Chaabane : militante féministe
Débat clôturé par un moment musical
avec le groupe "Tighri Uzar" (La voix des racines)
Rencontre organisée par les associations :
ATF (Association des Tunisiens en France), le CNDF (Collectif national pour les droits des femmes), Ensemble nous sommes le 10e, le Manifeste des libertés et l'Association Traversée, avec le soutien de la Mairie du 10e

Voir et écouter : l'intervention de Sophie Bessis

au Congrès international féministe des 3,4,5 déc 2010 Paris

Le Congrès International Féministe en vidéo


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Vendredi 11 mars à 19h

Mairie du 20e - Pavillon Carré de Baudouin

121 rue de Ménilmontant

Regards sur l'évolution de l'accueil des femmes en difficulté au cours des 25 dernières années

Projection des documentaires

Une fille comme moi de Sandrine Goldschmidt (avec les résidentes de l'association FIT, une femme, un toit, 2010)

Pourquoi les oiseaux chantent de Hélène Châtelain (sur la Maison des femmes de Cergy gérée par l’association Du côté des femmes, 1986).

Suivi d’un débat en présence des réalisatrices, Nadja Ringart (qui a fait l'enquête pour le film d'Hélène Châtelain), Hélène de Rugy (ex-directrice de l'association Du côté des femmes), Hélène Fleckinger (historienne du cinéma féministe) et Viviane Monnier (directrice de Halte aide aux femmes battues).
fit


 
Du 7 au 18 mars 2011,                                                                                        
Mairie du 14e - Avec le FIAPcultureS

40 ans du MLF - EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE
2, place Ferdinand Brunot
M° Mouton Duvernet
Le vernissage a lieu en mairie du 14ème le mercredi 9 mars à 19h ,
visuel vectorisé

 

 

 
Jusqu'au 13 mars 2011

L'exposition

PHOTO FEMMES FEMINISME 1860-2010

COLLECTION DE LA BIBLIOTHÈQUE MARGUERITE DURAND

À la Galerie des bibliothèques,

22 rue Malher, 75004 Paris 

A l’occasion de la célébration des 40 ans du MLF

Dans le cadre du Mois de la photo à Paris

La bibliothèque Marguerite Durand, présente sa collection de plus de 200 photographies retraçant 150 ans d’histoire des femmes et du féminisme … Lire    40 ans du MLF et le Mois de la Photo


FEMMES 40x60 BATOKOK 

 

 

  


VOIR TOUS LES PROGRAMMES AVEC LES MAIRIES PLUS BAS DANS CET ARTICLE

 

 

 

L'HISTOIRE DU 8 MARS

Journée internationale des femmes

… de Clara Zetkin aux années 70 décryptée par les historiennes du féminisme Liliane Kandel et Françoise Picq et publiée en début d'enquête dans le journal Histoires d'Elles  N° 0  paru le 8 mars 1977 avec, en pages 22-23 un dossier sur les origines de la Journée Internationale des Femmes signé par : La boîte d'allumettes : Josée Contreras, Anny Desreumaux, Christine Fauré, Liliane Kandel, Françoise Picq. Enquête complète publiée ensuite dans la revue d'en face La Revue d’En face, n° 12, automne 1982 le mythe des origines, à propos de la journée internationale des femmes.

 

 

Suivre le lien ici :

8 mars, Journée Internationale des Femmes

 

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NOUVELLE EDITION

mars 2011

du livre de Françoise Picq, Libération des femmes, les années mouvement (paru en 1993 aux éditions du Seuil). Texte revu et augmenté analysant aussi l'histoire du renouveau féministe des années 90 et les débats d'aujourd'hui : parité, prostitution, voile islamique et toujours universalisme et différence des sexe…

Editions Dialogues.fr, distribution Sodis.

 

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LA MANIFESTATION 

Samedi 5 mars
RDV à 14h30 au Trocadéro Parvis des droits de l’Homme…

PARCOURS MANIFESTATION DU 5 MARS 2011
14h30 Rassemblement au Trocadéro, Parvis des droits de l'homme, Avenue du Président Wilson-
Place d'Iéna : arrêt à proximité de l'ambassade d'Iran, Avenue d'Iéna - Place des Etats-Unis :
arrêt à proximité de l'ambassade d'Egypte- remonter l'Avenue d'Iéna en direction de la Place
Charles de Gaulle, Avenue de Presbourg, Avenue de Friedland, place Rio de Janeiro, rue de
Lisbonne : arrêt à proximité de l'ambassade d'Algérie - Dispersion au métro Courcelles.

La manifestation pour les Droits des Femmes aura lieu samedi 5 mars et sera placée sous le signe de la solidarité internationale. Nous manifesterons en organisant des rassemblements devant les ambassades d’Iran, d’Egypte et d’Algérie. Avec des prises de parole en soutien à la Tunisie ... sans oublier l’Afghanistan.


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LE SOIR DU 5 MARS (et non du 8 mars comme annoncé précédemment, donc après la manif).

avec

n90184653762 8690

organise une soirée féministe ouverte à toutes et tous : projections, jeux, chants, musique, danse... Il y en aura pour tous les goûts. Nous mangerons sur place (repas offert par les militantes d'Osez le féminisme qui se chargent de réaliser quiches, gâteaux et salades). La soirée commencera à 18H, au bar O'Kubbi, 219 rue St Maur (métro Belleville ou Goncourt).

http://www.osezlefeminisme.fr/

 

 

LE 6 MARS 2011

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Lundi 7 Mars à 19h


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Rencontre autour des auteurs de la bande dessinée "En chemin elle rencontre" tome2

au siège d'Amnesty International France + concert d'Agnès Bihl cocktail. 

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LE 8 MARS 2011 (du 5 au 11 mars)

à Paris

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 14:13

TREMATE, TREMATE ! LE STREGHE SON TORNATE ! *

 * Tremblez, tremblez ! les sorcières sont de retour !

 

" L'Italie a eu le plus grand mouvement féministe d'Europe, explique Francesca Comencini, mais il n'y a pas eu de transmission aux générations suivantes. "" Les féministes historiques n'ont pas assuré la maintenance des droits conquis. Tout le monde est retourné chez soi, croyant la partie terminée, regrette Nicoletta Dentico, responsable de l'association Filomena. Nous payons le prix fort de cette absence de mobilisation. "

 

" En Italie, la politique sociale repose sur les femmes, explique Mme Dentico. Quand il faut sacrifier quelqu'un pour s'occuper des enfants ou d'un parent âgé, c'est vers elles qu'on se tourne. Nous avons obtenu la parité, mais tout le reste manque. Il faut faire émerger les femmes normales, qui travaillent, réussissent sans se vendre. " " Maman ou putain, ce n'est pas un choix, mais un double piège ", s'indigne Michela Marzano.

 

Re-Belles :

Avec le soulèvement des femmes aujourd'hui en Italie, l’engagement féministe est au cœur de la politique pour dire Basta !  aux régressions imposées par le potentat berlusconien qui s’appuie sur les méthodes les plus archaïques du pouvoir, la domination par le mépris et la haine des femmes.

BASTA !

SE NON ORA, QUANDO ?


A Toulouse

Manifestion de solidarité ce dimanche 13 février 2011

 

BASTA !

Dimanche 13 février, toutes solidaires

du soulèvement des Italiennes.

 

Les femmes et les lesbiennes italiennes disent BASTA !

Et nous avec elles.

Et avec elles on va le crier haut et fort

à Toulouse comme dans toute l’Italie,

comme dans toutes les capitales d’Europe

ainsi que plusieurs métropoles du monde,

même jour, même heure.

 

BASTA à l’omertà de la domination masculiniste.

Se taire, subir encore n’est simplement plus supportable.

Se non ora, quando ? Si pas maintenant, alors QUAND ?

C’est cette urgence posée par la colère des femmes qui va rassembler dimanche des centaines de milliers d’Italiennes, exaspérées de voir leur Italie pliée sous la gouvernance d’un potentat qui impose sa loi du mépris et la haine des femmes.

QUAND dire une fois pour toutes BASTA à ce fascisme du sexisme et de l’homophobie, revendiqués comme valeurs morales et raison d’État ? Mieux vaut baiser des belles filles que d’être un pédé, profère le mâle chef en mal de virilité, approuvé par les hiérarques du Vatican, obsédés, eux, par leur chasse aux homos, par leur haine des lesbiennes et des féministes.

BASTA ! hurlent les femmes à cette violence quotidienne, étatique, universelle de la virilité. 

MAINTENANT - ou jamais.

 

En solidarité avec le soulèvement des Italiennes

soyez toutes place du Capitole à Toulouse,

dimanche 13 février à 14 h 30.

Apportez vos panneaux et banderoles,

vos chansons et vos hurlements.

 

Mais il y aura aussi une minute de silence, au même moment, en Italie et partout où se tiendront nos manifestations, minute dédiée à notre rage de femmes et à la mémoire de celles qui ont refusé d’être des victimes et en sont mortes.

À l’appel de Bagdam Espace lesbien

et des principales organisations et réseaux féministes et lesbiens de Toulouse.

Italiennes de Toulouse et amantes de l’Italie sans Berlusconi, retrouvons-nous, faisons connaissance !

 

 

 


 

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Re-Belles :

En ces temps  européens, nous nous souvenons de la proximité des mouvements féministes, italien bien sûr, portugais, espagnol, allemand… et par delà, les échanges avec les mouvements américains, brésiliens, québécois… dans les années 1970…


Tribunal international des crimes commis contre les femmes

Bruxelles 1976 - © Cathy Bernheim

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Dans la foule, Liv Ullman - Tribunal international des crimes commis contre les femmes

Bruxelles 1976 - © Cathy Bernheim

 

Pour continuer le voyage :

Un livre, écrit par Louise Vandelac, féministe et intellectuelle québécoise, édité en France par Françoise Pasquier, a inspiré le titre de cet article : "L'Italie au féminisme",  Éditions Tierce, 1978.

Louise Vandelac :  http://sisyphe.org/article.php3?id_article=203

• Le catalogue des éditions Tierce

 

Dans la presse internet italienne :

Un compte rendu du Congrès international féministe des 3, 4, 5 décembre 2010, dans la presse féministe italienne. http://www.ifeitalia.eu/spip.php?article70

http://www.altritaliani.net/

40 ans du MLF - Congrès international féministe

Le congrès international féministe 2010


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Ce soir

En direct de La piazza Del Populo à Rome :

http://tv.repubblica.it/dossier/caso-ruby-donne-dicono-basta/ragonese-sono-una-donna-e-scendo-in-piazza/61978?video=&pagefrom=1&ref=HREA-1

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 18:56

 

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Anti-chronophotographie d'une bougie 

ou La flûte de pan du temps 

Photographies DR Blog Re-Belles

 

 

Au blog Re-Belles, nous ne sommes pas très portées sur les "bilans et perpectives" du genre que l'on trouve dans les journaux. En une année, alors qu'on s'agitait beaucoup, le monde n'a pas eu l'air de bouger énormément pour faire entendre nos paroles, nos chansons, nos cris de colère. Mais peut-être quand même imperceptiblement, l'écho de tout ce bruit a-t-il fini par parvenir aux oreilles de quelques-un(e)s? Dans les médias, pourtant, la question des femmes est toujours aussi absente (ou presque, on nous a signalé une émission ce matin du 2 janvier sur RFi). 

 

Pour nous, cette année passée a été d'abord l'occasion de rencontres, de plaisirs partagés et d'initiatives dont nous avons pu, tout au long , mesurer la créativité et la combativité. 

 

Que votre année 2011 soit donc riche en événements, projets et bonheurs de toutes sortes, dans le prolongement de ce que nous avons fait ensemble jusqu'à présent. L'anniversaire est passé, mais il reste les bougies! Celle que nous ajoutons à la désormais mémorable année 2010 est pour nous le symbole de tous les possibles. En guise de cadeau, nous vous avons concocté une petite galerie de suggestions… A vous et nous d'en ajouter d'autres. 


 

Le blog Re-Belles vous souhaite une Bonne Année 2011 

Photographies DR Blog Re-Belles 

 

 

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Photographies © M.Revel et blog Re-Belles 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 08:21

Deux livres pour fêter la fin de l'année 2010…

 

1°Couv Chantier def   Couevrture Photo-femmes-féminisme SMALL

 

1. Parution du premier livre des éditions iXe,

Le chantier littéraire MONIQUE WITTIG.  

 

2. Exposition et catalogue PHOTO/FEMMES/FÉMINISME

Bibliothèque Marguerite Durand

 

 

HASARD, LITTÉRATURE, HISTOIRE 

La pensée n’a pas d’âge, bien qu’elle ait une histoire. Mais le privilège de la pensée vivante sur celle émise par des personnes qui ne sont plus de ce monde, se situe peut-être dans sa disponibilité vis a vis de ce qui a lieu dans l’instant où elle se formule. Le poète Mallarmé le disait d’une autre manière : « Un coup de dé jamais n’abolira le hasard ». Le hasard veut qu’en cette fin d’année 2010, deux événements culturels nous renvoient aux questions que nous n’avons pas cessé de (nous) poser sur le sens que cela pouvait avoir de fêter, célébrer, raconter « 40 ans de mouvement ».

Ce deux événements sont :  d’une part, l’apparition d’une nouvelle maison d’édition féministe, iXe, à l’occasion de l’arrivée en librairie de son premier titre « Le chantier littéraire » de Monique Wittig.[1] Et d’autre part, l’exposition « Photo/Femmes/Féminisme (1860-2010) » qui a lieu à Paris jusqu’au 13 mars 2011, assortie d’un catalogue publié par Paris bibliothèques.[2] Catalogue dans lequel on peut lire aussi les contributions de Michelle Perrot, Catherine Gonnard, Christine Bard, Venita Datta, Laure Murat, Françoise Thébaud, Michelle Zancarini-Fournel et Bertrand Tillier.

L’exposition se visite, mais le catalogue s’emporte, et le livre aussi. Nous les emportons donc sous notre bras pour les feuilleter, les regarder, les lire, en soupeser le poids présent et futur dans nos vies quotidiennes, l’influence sur notre façon de voir les choses. C’est notre privilège de roseaux pensants chers à Pascal. Et de pensées vivantes, par contraste avec toutes ces voix silencieuses qui nous parlent encore aujourd’hui.

 

1. LE CHANTIER LITTÉRAIRE est un texte que Monique Wittig termine en 1986, à Gualala, en Californie, « en vue d’obtenir le diplôme des Hautes Études en Sciences sociales de Paris » (Avant-propos de Sande Zeig dixit). Sa publication est une longue histoire de contretemps, marquée à deux reprises par la disparition des protagonistes du texte : celle de Nathalie Sarraute qui en est le sujet central en octobre 1999, et celle de son auteur en janvier 2003. La préfacière  de la présente édition précise : « Durant les derniers mois de sa vie, Monique, Wittig, préoccupée par certaines questions relatives à la publication du manuscrit, reprend la rédaction du Chantier littéraire. » C’est donc un texte qui émerge de près de vingt années de réflexion. Avec sa clarté de langage habituelle, Wittig se penche sur la double question des rapports de l’écrivain à l’histoire littéraire et à l’histoire tout court. « J’appelle chantier littéraire l’espace chaotique où se fabriquent les livres », dit-elle. Et c’est de ce chaos qu’elle tente d’extraire du sens pour cet être à la fois solitaire et historique qu’est tout écrivain. Qu’elles aient ou non fait leur la remarque de Virginia Woolf sur le fait qu’ « il est néfaste,  pour un écrivain, de penser à son sexe », Nathalie, Monique et les autres sont aussi des écrivains femmes (ou des femmes écrivains, comme on veut). Son texte semble tout entier travaillé par cette fracture, ou pourrait-on dire, par la difficulté qu’il y a pour l’individu écrivain à se servir d’un outil a priori collectif : le langage. Surtout quand celui-ci est véhicule d’une oppression que l’on subit –ou combat. Pour résoudre cette énigme, Monique Wittig suggère toutes sortes de stratagèmes qui sont la matière même du livre, et se déplace autour de son sujet afin de mieux en examiner toutes les facettes. C’est une enquête intérieure passionnante et complexe, écrite dans une langue précise dont la clarté, pourtant, ne parvient jamais à dissiper toutes les ombres. « On est aveugle dans le blanc de la page », rappelle-t-elle avec son bonheur d’expression habituel. C’est pourquoi sans doute LE CHANTIER LITTÉRAIRE est un texte en tension. Il part d’une utopie, celle du « langage premier  (…), celui où le sens n’est pas encore advenu », pour aboutir à une autre utopie : « La solution finale est bien évidemment de supprimer le genre (en tant que catégorie de sexe) de la langue, une fois pour toutes, décision qui demande un consensus et qui demande forcément un changement de forme ».

Ce consensus, ce changement, sont les deux territoires que l’œuvre de Monique Wittig, tant littéraire que théorique, arpente inlassablement tels, osons l’image, les péripatéticiens de la philosophie antique. Mais ce périple d’une utopie à l’autre rehausse son caractère imaginaire. Comme si pour elle, la vie n’avait été qu’un rêve (« La vida es sueño », selon Pedro Calderòn de la Barca) et l’histoire (qu’elle soit littéraire ou des femmes), un cercle vicié par la question du genre.

 

2. Dans PHOTO/FEMMES/FÉMINISME, beaucoup plus linéaire et sans détours apparaît le projet de mettre en valeur la collection de la Bibliothèque Marguerite Durand et à travers elle, l’histoire des femmes qui nous ont précédées au cours de ces deux derniers siècles. De « la création par les saint-simoniennes des clubs et journaux défendant les droits des femmes » (1830)  à  « la célébration des 40 du MLF » (2010), les documents et leur présentation s’attachent à retracer la diversité des approches. Marguerite Durand, la fondatrice du journal féministe « La Fronde »[3] et les femmes qui ont travaillé ou défilé avec elle, y ont évidemment une place de choix. Celles qui ont œuvré et lutté pour la libération des femmes ont enfin un visage pour nous : Maria Deraisme, Clémence Royer, Hubertine Auclair, Nelly Roussel et sa fille Mireille Godet, Madeleine Pelletier et bien d’autres. « Leurs visages sont autant d’armes pour contrecarrer la caricature habituellement diffusée. Non, elles ne sont pas laides et difformes et elles ne manifestent pas avec des armes mais des fleurs à la main », souligne Florence Rochefort. On y rencontre aussi des célébrités de la Belle Époque, certaines plus connues pour leur émancipation (des courtisanes comme la Belle Otero aux « femmes habillées en homme » comme Marc de Montifaud) que pour leur féminisme. Des actrices et artistes (musiciennes, peintres, comme la magnifique Rosa Bonheur). Quesques-unes ont été amplement photographiées, comme Sarah Bernhardt, Loïs Fuller ou Polaire, la copine avec qui Colette a fait les 400 coups. Il y a des écrivains en veilles dames, Colette bien sûr et George Sand, ou en jeunes insoumises façon Sagan le goulot d’une bouteille de bière aux lèvres. Mais aussi des portraits et autoportrait de femmes photographes, à qui l’exposition fait la part belle, nous faisant découvrir ou redécouvrir les photographies de Berenice Abbott, Margaret Bourke-White, Germaine Krull, Gisèle Freund, Jeanine Niepce, Marie-Laure Dedecker, Catherine Deudon. Et surtout Sabine Weiss, dont le travail aperçu ici nous donne une certaine envie de voir une exposition qui lui soit entièrement dédiée. Mise en perspective par Catherine Gonnard, leur présence à à côté de celle d’un Nadar, prend un sens évident dans ce combat pour la visibilité des femmes, ici doublement engagées comme sujets et regards. Des femmes politiques, enfin, apparaissent ça et là, des communardes aux suffragettes… Jusqu’à quelques contemporaines dont le choix nous paraît évidemment plus aléatoire, puisqu’il s’agit d’une collection. Et discutable, puisqu’on se retrouve alors confrontée à la question de l’histoire « officielle », des actions symboliques, des témoins toujours partials, des personnalités oubliées ou omises, des choix politiques  et autres insondables problèmes que l’approche historique nous pose. On remarque, par exemple, que la section consacrée aux femmes au travail n’apporte pas grand chose de nouveau –sinon la pertinence de ses commentaires. Enfin, terminer ce remarquable tour de manège sur une manifestation de Ni putes Ni Soumises, unique photo en couleur, est un choix qui ne paraît pas tout à fait évident. Au mieux, cette option donne à penser qu’en matière d’acquisitions photographiques récentes, la Mairie de Paris a encore des efforts à faire. On regrette aussi qu’une bibliothèque de cette envergure n’ait pas profité de l’occasion pour mieux faire connaître, via ce catalogue, les écrits qui ont jalonné cette histoire et l‘ont portée jusqu’à nous. Une bibliographie plus étoffée et un échantillon de ces textes rares aurait sans doute aidé à poursuive la réflexion amorcée par l’exposition.

Qu’elle soit engendrée ou construite, désirée ou octroyée, décidément, la postérité, ne va pas de soi. Pour les femmes en tout cas.

 

Et l’Histoire, moins encore.

« Nous qui sommes sans passé, les femmes/ Nous qui n’avons pas d’Histoire » : ce sont les premières paroles de « L’hymne du MLF », chantées au tout début des années 1970.

« Pas d’Histoire ». Il s’est trouvé, depuis, de nombreuses voix d’historiennes, de chercheuses ou de simples qui-dames pour regretter ce regrettable oubli, qu’il leur a semblé urgent de réparer. Ce qui fut fait, texte par texte, portrait par portrait, image par image, pièce par pièce. Un patchwork de l’histoire des femmes assemblé au fil des ans, à la manière des ouvrages dits de dames. Patiemment, obstinément et plus ou moins dans l’ombre. Il semblerait que ces dernières années, l’ombre soit un peu moins épaisse et que certaines initiatives aient même trouvé le chemin de la lumière. C’est à dire un peu d’écho dans la cacophonie culturelle ambiante. Et ces bouquins que nous avons sous le bras, là, au moment où ils viennent de paraître, en témoignent Regardons-les de plus près. Nous avons d’un côté un texte collage qui nous donne les clefs d’au moins deux œuvres littéraires (celle de Sarraute et celle de Wittig) : la littérature. De l’autre, des articles biographiques ou analytiques expliquant le contexte de documents historiques. Des patchworks dans le patchwork, en quelque sorte. Ensemble, ils forment les deux extrêmes d’un même motif. Chaque fois, un assemblage de textes inséré dans la mosaïque de la pensée des femmes. Qui, elle, ne meurt jamais.

 

Cathy Bernheim



[1] Une parution due notamment à Oristelle Bonis, créatrice des Éditions iXe, en coédition avec les Presses universitaires de Lyon. Le projet, surgi au colloque « Lire Monique Wittig aujourd’hui » qui s’est déroulé à Lyon en novembre 2009. L’appareil critique et les notices qui l’accompagnent sont l’œuvre de Benoît Auclerc (Université Jean Moulin Lyon 3), Yannick Chevalier (Université Lumière Lyon 2), Audrey Lasserre (Université Sorbonne Nouvelle Paris 3) et Christine Planté (Université Lyon 2).

[2] Sous la direction d’Annie Metz, conservatrice en chef de la bibliothèque Marguerite Durand, et de Florence Rochefort, historienne.

[3] Voir dans notre section « Livres » le compte rendu de la biographie de Marguerite Durand par Élizabeth Coquart. • Livres et revues 

 

 

 

L'exposition

 

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Photo / Femmes / Féminisme

1860-2010 Collection de la bibliothèque Marguerite Durand

du 19 novembre 2010 au 13 mars 2011

Galerie des bibliothèques / Ville de Paris

22, rue Malher Paris 4e / Métro : Saint-Paul 

Du mardi au dimanche, de 13h à 19h

Nocturne les jeudis jusqu’à 21h

Tarif 6 € / 4 € tarif réduit / 3 € demi tarif

Commissaires de l’exposition :

Florence Rochefort, historienne et Annie Metz, conservatrice en chef de la bibliothèque Marguerite Durand

Bibliothèque Marguerite Durand

 

A l’occasion de la célébration des 40 ans du MLF.

Dans le cadre du Mois de la photo à Paris, novembre 2010.

La bibliothèque Marguerite Durand, présente sa collection de plus de 200 photographies retraçant 150 ans d’histoire des femmes et du féminisme.

 

Le parcours de l'exposition

- Marguerite Durand (1864-1936) et la Belle Epoque du féminisme

- Célébrités du monde des arts, du spectacle et des lettres

- Profession photographe côté femmes

- Métiers féminins, territoires masculins ?

- Femmes engagées, de la Commune aux années MLF

 

 

 

 

Le livre/catalogue

En écho à cette exposition le livre est édité sous le même nom

Photo / Femmes / Féminisme
1860-2010 Collection de la bibliothèque Marguerite Durand
par Annie Metz, Florence Rochefort
Préface de Michelle Perrot

Contributions : Christine Bard, Venita Datta, Catherine Gonnard, Annie Metz, Lare Murat, Michelle Perrot, Florece Rochefort, Françoise Thébaud, Bertrand Tillier.

Paris bibliothèques
www.paris-bibliotheques.org
Diffusion Actes Sud
Format 19 x 27 cm, 208 pages – 170 photos en noir et blanc
En librairie le 17 novembre 2010 - 39 €

 

 

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La couverture du livre

Photo Berenice Abbot : La princesse Marthe Bibesco (1886-1973), aristocrate d'origine roumaine, connait dès son premier roman en 1908, Les Huit Paradis, le succès littéraire…

Berenice Abbot : Américaine à Paris, assistante de Man Ray, ouvre en 1926 un petit studio : une chambre, un tabouret lui suffisent…

 

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Deux photographies de Sabine Weis qui avec Édith Guérin et Janine Niepce fait partie de ce courant de la photographie d'après-guerre que l'on a appelé "humaniste" : l'être humain est au centre du propos…

Homme dans le brouillard à Paris, 1950.

Clochard sur les bords de la Seine, 1949.


 

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© Catherine Deudon, la manifestation du 6 octobre 1979 pour la défense du droit à l'avortement.

 

 

On ne sait rien de l’admirable activité des femmes, et même les féministes

ignorent les trois-quarts de ce qu’ont fait, dans tous les ordres de préoccupations

humaines, leurs aïeules, leurs mères... ou leurs contemporaines”.

MARGUERITE DURAND, 23 janvier 1932, Le Quotidien.

 Ainsi s’exprimait Marguerite Durand dans les colonnes du journal Le Quotidien quelques

jours après l’acceptation par la Ville de Paris des collections dont elle lui faisait don,

fondant ainsi la première bibliothèque féministe officielle. “Celles qui nient la production

intellectuelle de la femme ou la valeur de son activité (...) trouveront là les preuves de leur

erreur”, déclarait-elle aussi à L’Intransigeant.

 

 

Deux autres livres…

La frondeuse

Marguerite Durand, patrone de presse et féministe

Élizabeth Coquart

Payot, janvier 2010

 

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Catherine Deudon

Un mouvement à soi

Images du mouvement des femmes 1970 - 2001

Éditions Syllepses 2003

 

"Depuis 30 ans, Catherine Deudon a suivi, l’appareil photo à la main, les mouvements de femmes en France . Elle en a saisi les moments collectifs. Elle a aussi capturé les portraits de ses figures les plus connues comme des plus anonymes. De ces photos qu’elle a accumulées, elle nous propose aujourd’hui une sélection qui trace les chemins d’un des mouvements qui ont le plus marqué la société française de l’après-Mai 68. Je suis tombée dans les révélateurs, les bains d'arrêts, et les fIxateurs d'images vers 16 ans, j'ai lu Simone de Beauvoir vers 17, j'ai rencontré mai 68 vers 28, le reste va comme de soi : mettre ensemble photographie et Simone de Beauvoir à 30 ans ajoute-t-elle dans son introduction qui ouvre ce recueil de photos.
Un livre d’histoires et d’Histoire".


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• Livres et revues  

 

 

 

Le livre

 

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Le Chantier littéraire, un livre de Monique Wittig coédité par les Editions iXe et les Presses universitaires de Lyon

 

« Tout travail littéraire important est au moment de sa production comme un Cheval de Troie, toujours il s’effectue en territoire hostile dans lequel il apparaît étrange, inassimilable, non conforme. Puis sa force (sa polysémie) et la beauté de ses formes l’emportent. La cité fait place à la machine dans ses murs. Il faut qu’elle soit adoptée pour accomplir son travail de minage et de sapage des conventions littéraires et sociales et les dévoiler comme périmées, incapables d’opérer des transformations. »

Dans Le chantier littéraire, livre longtemps resté inédit, Monique Wittig pense ce qui a toujours été au centre de sa pratique et de son engagement : le travail même de l’écrivain, le processus de fabrication qui à partir du matériau brut des mots transforme le corps solide, opaque, du langage en œuvre conçue comme une machine de guerre. L’analyse à laquelle elle se livre rend à Nathalie Sarraute un hommage éclatant, tout en faisant une part importante à la nouvelle critique (les Formalistes russes, Jakobson, Todorov, Bakhtine, Genette) et au Nouveau Roman.

Qui a lu La pensée straight reconnaîtra dans Le chantier littéraire les textes ailleurs intitulés « Le cheval de Troie », « A propos du contrat social » et « La marque du genre », mais sous une forme pour partie modifiée, et présentés dans un ordre qui place au premier plan la littérature et les enjeux politiques du langage. 

Langage, dit encore Monique Wittig, qui est à la fois matériel et abstrait, telle la lumière à la double nature corpusculaire et ondulatoire. « Les mots sont bien, chacun d’entre eux, comme le Cheval de Troie s’il était une statue, des choses matérielles et en même temps ils ont un sens. Et c’est parce qu’ils ont un sens, c’est dans leur sens, qu’ils sont abstraits. »

Sous sa forme originale, Le Chantier littéraire fut d’abord un mémoire présenté en 1986 à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales. Maintes fois repris ensuite par Monique Wittig en vue de sa publication, il s’accompagne dans la présente édition d’un appareil critique (préface, notes et notices) qui, en éclairant le contexte littéraire et intellectuel dans lequel il a été écrit, en précisant la portée de ses audaces formelles et stylistiques, invite à (re)découvrir l’ensemble de l’œuvre wittigienne.

 

L’auteur

Lauréate du Prix Médicis en 1964 pour L’Opoponax, Wittig est de celles qui dès avant 1970 ont joué un rôle important dans l’apparition du mouvement de libération des femmes : le roman Les Guérillères est paru en 1969, Le Corps lesbien en 1973. En 1976, Wittig écrit Brouillon pour un dictionnaire des amantes avec Sande Zeig et quitte la France pour les Etats-Unis. Elle publie Virgile, non (1985), et se consacre à l’écriture, en français et en anglais, de courts textes de fiction ou théoriques recueillis dans Paris-la-politique et dans La Pensée straight.

Féministe matérialiste, Wittig a très tôt dénoncé la construction idéologique qui, en présentant la différence sexuelle comme fondamentalement naturelle, légitime de fait la subordination du féminin au masculin, i.e. la domination de la classe des hommes sur la classe des femmes, i.e. l’assujettissement et l’appropriation des femmes par les hommes.

Se revendiquant logiquement d’un lesbianisme matérialiste, c’est en tant qu’écrivain qu’elle s’emploie dans ses romans et ses essais à dénoncer le régime politique de l’hétérosexualité et le statut de serves, d’esclaves qu’il assigne aux femmes. Seules les lesbiennes, parce qu’elles le fuient, s’en affranchissent. D’où la formule retentissante : « la-femme n’a de sens que dans les systèmes de pensée et les systèmes économiques hétérosexuels. Les lesbiennes ne sont pas des femmes ».

 

 

Les éditions iXe

 

http://www.editions-ixe.fr/  

IXE2 Noir

 

 

PAGE DE PRESENTATION (¿ iXe ?)

Structure légère et indépendante, iXe est une maison d’édition dont la création, délibérément décidée en temps de crise économique, sociale et politique, trouve fortuitement à se concrétiser au terme de l’année 2010, riche en manifestations et commémorations autour des 40 ans du mouvement de libération des femmes.

iXe s’inscrit dans le paysage d’un féminisme contemporain traversé de lignes de force et de lignes de faille qui dessinent ses perspectives et orientent ses points de vue. Elle s’est formée au cours d’une expérience longue d’une vingtaine d’années, entamée aux éditions côté-femmes avec la publication de grands textes du féminisme matérialiste (Nicole-Claude Mathieu : L’anatomie politique ; Colette Guillaumin : Sexe, race et pratique du pouvoir), poursuivie ensuite à « La Bibliothèque du féminisme » (L’Harmattan).

Au début des années 1990, l’envie d’éditer reposait sur un double constat : les maisons traditionnelles avaient sacrifié leurs « collections femmes », et la production théorique encouragée par l’apparition des cursus d’études féministes ne trouvait pas de diffusion. Les choses à cet égard ont changé – en mieux, sous la menace du pire. Il se publie aujourd’hui beaucoup de livres, et beaucoup d’excellents, alors que nous vivons une époque inquiétante, brutale et régressive. Les catastrophes qu’elle produit et celles qu’elle annonce sont pour beaucoup, c’est sûr, dans ce regain d’activité éditoriale, intellectuelle et critique et dans les nouvelles mobilisations militantes.

iXe se crée pour participer à ce mouvement à sa manière, pour aider à consolider les lignes de force du paysage où elle habite et à en baliser les lignes de faille, signaler les intersections des formes multiples de l’oppression, tracer des tangentes dont les lignes de fuite dégageraient l’horizon des utopies.

La lettre sous laquelle elle s’affiche exprime la clandestinité, l’anonymat, le classé secret ou classé obscène, l’indifférenciation et la multiplication, le sexe, la sexualité, la potentialité de la sexuation. iXe endosse cette polysémie troublante en se plaçant par jeu sous le signe neutre de l’algèbre [iXe = l’inconnue de l’équation]. Elle s’attribue la marque du genre pour la poser en question.

 

 

Minuscule ou majuscule, x/X aux multiples significations dit le secret, l’anonymat, l’indifférenciation, et paradoxalement aussi le sexe, la sexuation, la sexualité.

Ecrite en toutes lettres, i-X-e, s’attribue la marque du genre pour en jouer sérieusement et la poser, à son image, en inconnue  de l’équation, variable d’un langage algébrique idéalement neutre, universel.

iXe se décline en cinq collections, imaginées pour prolonger et élargir le travail accompli à « La Bibliothèque du Féminisme », dont elle est directement issue :

racine de ixe pour des textes radicalement féministes

xx-y-z sur les glissements du genre, leurs effets de brouillage ou de surdétermination des catégories de sexe 

ixe prime pour la fiction et pour l’imaginaire 

fonctions dérivées pour les récits de vie et les bouts de parcours, biographiques ou autobiographiques

la petite ixe pour des curiosités de toute nature, lettres, discours, tracts ou chansons

 

http://www.editions-ixe.fr/


 

 


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Published by Re-Belles
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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 10:20

 “L’univers de la vie privée et celui de la vie
publique sont inséparablement liés.
Les tyrannies et les servilités de l’un sont
ausssi les tyrannies et les servilités de l’autre”
Virginia Woolf, Trois guinées

 

Les 3, 4 et 5 décembre 2010, près de 600 personnes se sont rencontrées au "Palais de la femme" (!) pour partager et prolonger la question féministe à l'échelle mondiale.

En attendant de pouvoir publier quelques pages décryptées de ce moment en voici quelques images…

 

Toutes

les vidéos

du Congrès :

 

Toutes les vidéos du Congrès seront publiées dans cette page au fur et à mesure de leur fabrication :

 

Fatima Lalem
• 
Martine Storti
Françoise Picq
Barbara Loyer
Sana Ben Ashour
Helena Hirata

Sophie Bessis

 

Léna Lévinas
Rose-Myrlie Joseph
Michèle Ferrand

 

Janice Raymond
Jules Falquet
Monique Dental
Monique Sélim
• 

 

Liliane Kandel

 

Chahla Chafiq

 

Wassyla Tamzali

 

Geneviève Fraisse
Ioanna Cirstocea
• 

Sheela Saravanan

Paula Benerjee

 


L9988080 L9988073

Rose-Myrlie Joseph, Helena Hirata, Tania Angeloff - Léna Lavinas, Nicole Fernandez - © photographies de Catherine DEUDON 2010

 

 

Présentation des intervenantes

 


Tania Angeloff

Sociologue, maître de conférences à l'Université Paris-Dauphine, membre de l'Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO) et du laboratoire Enquête- Terrains-Théories (ETT) au Centre Maurice Halbwachs. Spécialiste des questions de genre et d'emploi dans une perspective comparative internationale. Travaille actuellement sur la société chinoise et les rapports de genre au travail sur plusieurs générations. Membre du comité directeur du GDRE-MAGE (Marché du travail et genre) ainsi que du comité éditorial de la revue Travail, Genre et sociétés. A publié en 2010, Histoire sociale de la Chine : 1949-2009 (La Découverte, collection Repères, Paris) et, en 2000, Le temps partiel : un marché de dupes ? (Syros, Paris).

Paula Banerjee

Historienne, professeur à l'Université de Calcutta (Inde). Vice-présidente de l'Association internationale d'études des migrations forcées. Spécialisée comme chercheuse et comme militante dans l'étude des conflits frontaliers en Asie du Sud et du Sud-Est, de leurs effets pour les femmes, du rôle des femmes dans la paix et la guerre.

Publications récentes : Borders, histories, existences (Sage, New Delhi, 2010), Women and peace politics (Sage, New Delhi, 2008).

Sana Ben Ashour

Agrégée, professeur de droit à l'université tunisienne et militante pour les droits humains des femmes. Quatre principaux champs d'étude : l'urbanisme et la protection du patrimoine culturel immobilier, l'histoire du droit tunisien en période coloniale, la condition juridique des femmes en pays d'islam, la question démocratique et des libertés publiques dans l'aire maghrébine, arabe et musulmane. Actuelle présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates. Son implication dans le mouvement autonome des femmes l'a conduite à participer à la fondation et à l'animation de plusieurs espaces de lutte des femmes : la Commission femmes de l'Union générale des travailleurs tunisiens, l'Association des femmes universitaires pour la recherche et le développement, le Collectif 95 Maghreb-Egalité, l'Université féministe Ilhem Marzouki de l'ATFD, le Réseau Aîsha des associations des femmes arabes.

Cathy Bernheim

Ecrivain et journaliste, traductrice des autobiographies d'Angela Davis et Emma Goldman, auteure de biographies (Mary Shelley, Valentine Hugo), de romans et d'essais. Le 26 août 1970 à l'Arc deTriomphe, à Paris, elle a déposé avec une dizaine de femmes une gerbe « À la femme inconnue du soldat », acte fondateur du mouvement de libération des femmes (MLF). Elle est l'auteure de nombreux textes et photos parus dans les ouvrages collectifs féministes des année 70. Elle a raconté cette « naissance d'un mouvement de femmes » dans Perturbation, ma soeur (Le Félin), réédité en poche cette année en même temps que son essai autobiographique : L'amour presque parfait. Sous le nom de Catherine Crachat, elle a participé à la création de la rubrique du Sexisme ordinaire parue dans les TempsModernes de1973 à 1983.Co-fondatricede l'association « 40 de mouvement », du blog Re-Belles, des groupes Yes We Scan et Est-ce ta fête ?, elle a contribué activement aux actions de l'année 2010. Notamment la fête de la "Liberté, égalité sororité" du 6 juin 2010 à la Flèche d'Or, et la manifestation au Trocadéro le 26 août 2010 pour réclamer que le place des droits de l'homme soit rebaptisée place des droits des femmes et des hommes.

Sophie Bessis

Sophie Bessis a la double nationalité tunisienne et française. Agrégée d'histoire. A été journaliste, notamment à l'hebdomadaire Jeune Afrique. Spécialiste des questions liées aux relations Nord-Sud et au développement, et de la question des femmes, essentiellement dans le monde arabe et en Afrique. Actuellement chercheuse associée à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS, Paris). Secrétaire générale adjointe de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH). Publications récentes : L'Occident et les autres, histoire d'une suprématie (Paris, La Découverte, 2001). Las emergencias del mundo : economia, poder, alteridad (Ediciones Nobel, Oviedo, Espagne 2005). Les Arabes, les femmes, la liberté (Paris, AlbinMichel, 2007). Mujeres y familia en las sociedades arabes actuales (co-direction, Ed Bellaterra, Barcelone, 2010).

Chahla Chafiq

Ecrivaine et sociologue, a été amenée à s'exiler en France en 1982 suite à la répression massive des opposant-e-s par le pouvoir islamiste d'Iran. Est aussi une militante féministe des droits humains. Est l'une des cofondatrices du Réseau international de solidarité avec les féministes en Iran (2007). Auteure d'essais et de nouvelles, elle écrit en français et en persan. Parmi ses ouvrages publiés en français, citons : Chemins et Brouillard(Metropolis, Genève, 2005) ; Le Nouvel Homme islamiste : la Prison politique en Iran. (Le Félin, Paris, 2002). Sa thèse Islamisme et société : religieux, politique, sexe et genre. A la lumière de l'expérience iranienne a reçu en 2010 le Prix Le Monde de la recherche universitaire. Elle paraîtra aux Presses universitaires de France en 2011. Site : www.chahlachafiq.com.

Ioanna Cirstocea

Chargée de recherche au CNRS, membre du PRISME-GSPE, Strasbourg depuis 2006. Ancienne élève de l'Ecole doctorale en sciences sociales (Bucarest) et de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris) où elle a obtenu son doctorat en sociologie en 2004, elle enseigne à l'Institut d'études politiques de Strasbourg et elle a publié un livre (Faire et vivre le postcommunisme. Les femmes roumaines face à la 'transition', (Bruxelles, Editions de l'université de Bruxelles, 2006) et plusieurs articles qui interrogent les recompositions sociales et politiques en Europe de l'Est par le biais du genre.

Monique Dental

Monique Dental a été ingénieure d'études et de recherches à l'Université de Paris 7-Denis Diderot à la direction du Centre d'études, de documentation et de recherche pour les enseignements féministes et a coordonné le Réseau inter-universitaire et interdisciplinaire national sur le genre (RING). Militante associative de longue date, elle a fondé notamment le Collectif de pratiques et de réflexions féministes Ruptures qui organise actuellement ses activités en deux structures : un collectif non mixte et une structure mixte qui travaille en réseau pour l'intégration de l'égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les questions d'actualité et de société. Publications de Ruptures : une lettre-agenda bimensuelle parmail, un bulletin mensuel de 34 pages et des dossiers d'études thématiques.

Jules Falquet

Jules Falquet est féministe et maîtresse de conférences en sociologie à l'Université Paris Diderot. Elle a vécu au Mexique et au Salvador. Elle s'intéresse particulièrement aux mouvements sociaux de résistance à la mondialisation néolibérale, dans une perspective féministe, antiraciste et anti-capitaliste. Elle a analysé le poids des institutions internationales, du complexe militaro-industriel et de l'Etat dans l'imposition du néolibéralisme, sous couvert de "développement", dans son récent ouvrage : De gré ou de force. Les femmes dans la mondialisation (Paris, La Dispute 2008). Elle a également co-coordonné Le Sexe de la mondialisation. Genre, classe, race et nouvelle division du travail (avec Helena Hirata, Danièle Kergoat, Brahim Labari, Nicky Lefeuvre et Fatou Sow, Paris : Les Presses de Sciences Po, 2010).

Michèle Ferrand

Directrice de recherche en sociologie, rattachée au laboratoire du CNRS CRESP PACSU, et chercheure associée à l'unité "Démographie genre et société" de l'INED. Elle a été l'une des actrices du développement des recherches sur le genre et a appliqué cette problématique à plusieurs champs de la sociologie : famille (avortement, paternité maternité), travail, éducation et sexualité. Ses recherches récentes ont porté sur les inter relations entre sexualité et procréation, et notamment sur la place de l'enfant, tant en France que dans quatre pays en Afrique : Burkina Faso, Ghana, Maroc et Sénégal.

Publications : L'IVG (Que sais-je ? PUF ,1987), Féminin, masculin (Paris, la Découverte, 2004), L'excellence scolaire, une affaire de famille (en collaboration avec F. Imbert et C.Marry, Paris, L'Harmattan, 1999, reparution en 2010).

Geneviève Fraisse

Philosophe, directrice de recherche au CNRS, a été déléguée interministérielle aux droits des femmes et députée européenne. A publié de nombreux ouvrages, citons parmi les plus récents : A côté du genre, sexe et philosophie de l'égalité (Le Bord de l'eau 2010), Les femmes et leur histoire, (1998-Folio-Gallimard, 2010), Service ou servitude, essai sur les femmes toutes mains, (1979-Le Bord de l'eau, 2009), Le privilège de Simone de Beauvoir (Actes Sud, 2008), Du consentement ( Seuil, 2007).

Caroline de Haas

Diplômée d'un master d'histoire à l'université de Nanterre. A été secrétaire générale de l'Union Nationale des Etudiants de France de 2006 à 2009. Collaboratrice d'un élu régional dans la vie professionnelle, elle est l'animatrice du réseau Osez le féminisme, fondé en 2009. Cette association a vocation à faire monter l'engagement féministe dans la société, notamment auprès des nouvelles générations. Elle a entre autres lancé le site internet http://www.viedemeuf.fr en réaction aux inégalités professionnelles.

Helena Hirata

Sociologue, directrice de recherche au CNRS, GTM-CRESPPA. Thèmes de recherche : théories et pratiques du care dans une perspective comparée ; division sexuelle du travail ; subjectivité et travail. Publications : Dictionnaire critique du féminisme, (Paris, PUF, 2004, dir. en coll.) ; Travail et genre. Regards croisés France, Europe, Amérique Latine, (Paris, la Découverte, 2008, dir. en coll) ; Le sexe de la mondialisation, (Presses de Sciences Po, Paris, 2010, dir. en coll.).

Rose-Myrlie Joseph

Doctorante FNS en Etudes genre à l'Université de Lausanne et en sociologie à l'Université Paris 7. Sa thèse a pour titre L'articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de race dans la migration et le travail des femmes haïtiennes. Elle est membre du Centre d'études féministes LIEGE de l'Université de Lausanne, du Centre d'enseignement de documentation et de recherche pour les études féministes (CEDREF) de l'Université Paris 7, et de l'Association française de sociologie (AFS -RT24). Elle a travaillé avec des organisations locales et internationales pendant 5 ans en Haïti, et milite avec des associations féministes et/ou minoritaires en France depuis 3 ans. Ses recherches portent sur la sexualité des filles adolescentes dans les quartiers pauvres (2006), le féminisme dans les politiques de développement (2009), le travail des femmes du Sud dans la migration interne et internationale (depuis 2007).

Liliane Kandel

Sociologue, a participé dès 1970 au mouvement de libération des femmes et, par la suite, à la mise en place et au développement des études féministes à l'Université. Elle a été co-responsable du Centre d'Etudes et de Recherches féministes (CEDREF) à l'Université Paris 7 -Denis Diderot, où elle a organisé plusieurs séminaires et colloques de recherche sur les femmes et le genre, et a activement participé au séminaire de Rita Thalmann : Sexe et race :Discours et formes nouvelles d'exclusion au 20ème siècle. Par ailleurs elle a participé aux Chroniques du sexisme ordinaire, publiées sous la direction de Simone de Beauvoir dans les Temps Modernes de 1973 à 1983 ainsi qu'à nombre de revues et ouvrages collectifs. Elle a publié Féminismes et nazisme (Odile Jacob 2004) et, en collaboration, Textes premiers-Mouvement de libération des femmes (Stock 2009). Elle est membre du comité de rédaction des Temps modernes.

Anousheh Karvar

Chercheure en sciences sociales et syndicaliste CFDT. Actuellement responsable de la politique de la formation tout au long de la vie, de cadre de vie et de lutte contre la ségrégation urbaine, elle a été en charge jusqu'en juin 2010 des questions internationales à la CFDT. En juillet 2010, elle a co-organisé la 21e édition de la Conférence internationale des études féministes iraniennes à Paris.

Mama Koite Doumbia

Présidente du Réseau de développement et de communication des femmes africaines (FEMNET) jusqu'en octobre 2010. Vice-présidente de Genre en Action depuis novembre 2008. Membre du Conseil économique social et culturel de l'Union africaine (ECOSOCC). Syndicaliste, activiste et responsable de plusieurs organisations de femmes au Mali, en Afrique et dans le monde. A publié notamment : Livret sur les droits des femmes travailleuses au Mali et Genre et politiques neo-libérales (Genre et OMD, Rabat 2006.)

Fatima Lalem

Après un parcours de militante féministe, enseignante/chercheure et de responsable au Planning familial, est adjointe au maire de Paris, chargée de l'égalité femmes/hommes et de la planification familiale. En tant que telle, elle mène une politique autour de quatre axes : la lutte contre les violences faites aux femmes, la promotion de l'égalité professionnelle, le développement d'un réseau territorial des centres de planification et la généralisation des actions de prévention et d'éducation à l'égalité et à la sexualité en direction des jeunes, filles et garçons. Elle assume également la présidence de la commission de surveillance de l'hôpital HEGP. Site : http://fatimalalem.blogspot.com.

Lena Lavinas

Professeur d'économie à l'Institut d'économie de l'Université fédérale de Rio de Janeiro, où elle détient la chaire de politique sociale. Ses domaines de recherche sont les études féministes, inégalités et systèmes de protection sociale, dynamique du marché du travail, évaluation des politiques publiques. Elle a fondé la revue Estudos Feministas, en 1992, au sein d´un collectif de féministes liées à la recherche et à l´enseignement de troisième cycle. Et elle l'a dirigée jusqu'en 1996. Entre 2002 et 2010 elle était membre du comité éditorial de Feminist Economics.

Barbara Loyer

Professeur et directrice de l'Institut français de géopolitique de l'Université Paris 8, membre du comité de rédaction de la revue Hérodote. Ses recherches portent sur le rapport entre langues et territoires, entre démocratie et géopolitique, ainsi que sur l'apport spécifique de l'analyse territoriale des différents systèmes de pouvoir. Elle rédige actuellement un livre sur la géopolitique de la question des femmes. Publications : Géopolitique du Pays basque. Nations et nationalismes en Espagne (Harmattan 1997) Géopolitique de l'Espagne (Colin 2006). A participé à Nouvelle géopolitique des régions françaises (Fayard 2005) au Dictionnaire des banlieues (Larousse 2009), ainsi qu'au récent numéro de Hérodote Femmes et géopolitique (1er trimestre 2010).

Malka Marcovich

Historienne et féministe, a travaillé depuis une vingtaine d'années avec de nombreuses institutions internationales, régionales etnationales, ainsi que des ONG droits humains et droits des femmes tels que Amnesty International, la FIDH, la LICRA, le Lobby européen des femmes, la Coalition contre la traite des femmes, le réseau Les femmes aussi, le collectif Article premier, le Réseau international des droits humains, Femmes solidaires, la Ligue du droit international des femmes, le Mouvement pour la paix et contre le terrorisme, le Comité laïcité république... A publié de nombreux articles et rapports autour des questions relatives aux droits universels et aux droits des femmes. Son dernier ouvrage, Les Nations désUnies, comment l'ONU enterre les droits de l'homme (Jacob Duvernet 2008), retrace les dérives de l'organisation internationale contre les droits universels depuis une dizaine d'années.

Sarah Oussekine

Sarah Oussekine est française (née à Issy les Moulineaux en 1962) d'origine algérienne. Fondatrice de l'association féministe Voix d'Elles Rebelles, qui veille dans l'ombre depuis 1995 sur le destin de jeunes filles et femmes victimes de violences dans une cité à Saint-Denis.

Françoise Picq

Françoise Picq est docteure d'Etat en science politique, maître de conférences à l'université Paris-Dauphine (retraitée). A participé au Mouvement de libération des femmes et au développement des études féministes depuis les années 1970 (organisation de colloques, revues, séminaires, associations de chercheuses (ANEF : Association nationale des études féministes), réseaux d'études féministes, en France ou en Europe). Vice présidente de l'association 40 ans de mouvement. Ses travaux portent sur le féminisme, son histoire, ses théories, ses relations avec le mouvement ouvrier, le socialisme. A notamment publié : Libération des femmes : les années mouvement (Paris : Seuil. 1993. Réédition en cours.) Textes premiers-Mouvement de libération des femmes, avec Cathy Bernheim, Liliane Kandel et Nadja Ringart, (Stock 2009), Vous avez dit queer ? La question de l'identité et le féminisme (Réfraction, n°46)

Janice Raymond

Janice Raymond a été professeur, notamment d'études de genre et d'éthique médicale à l'université du Massachusetts à Amherst. Militante féministe active contre les violences subies par les femmes et l'exploitation sexuelle, elle a été co-directrice de la CATW (Coalition Against Trafficking in Women) de 1994 à 2007. En 2007, a reçu l'International Woman Award, du Zero Tolerance Trust, à Glasgow (Ecosse). Auteure de cinq livres, elle a aussi écrit de nombreux articles, traduits dans plusieurs langues, relatifs aux violences contre les femmes, la santé, le féminisme, la prostitution...

Sheela Saravanan

Sheela Saravanan est docteure en géographie et en Development Planning from India. A fait sa thèse à l'Ecole de santé publique de l'Université de technologie de Queensland (Australie). Participe actuellement au projet Social Construction of Transnational Commercial Surrogacy in India du centre Karl Jaspers de l'Université de Heidelberg (Allemagne). Est spécialisée dans des questions liées au genre en Asie du Sud depuis dix ans et a écrit de nombreux articles et rapports sur l'infanticide des filles, la violence contre les femmes, le commerce de la maternité de substitution.

Monique Selim

Monique Selim est anthropologue, directrice de recherches a l'Institut de recherches pour le developpement (IRD) et responsable de l'axe Travail et mondialisation dans l'UMR Développement et sociétés paris1/IRD. Ses recherches ont d'abord porté sur la France urbaine puis se sont déplacées en Asie (au Bangladesh, au Laos, au Vietnam, en Ouzbékistan et en Chine). La globalisation sous ses formes multiples et sexuées est au centre de ses intérêts.

Publications récentes : La crise vue d'ailleurs, Phélinas P., Selim M. (L'Harmattan 2010), Anthropologie politique de la globalisation, Hours B., Selim M. (L'Harmattan 2009), L'Ouzbékistan à l'ère de l'identité nationale, Bazin L., Hours B., Selim M. (L'Harmattan 2009)

Magdalena Sroda

Professeur à l'Institut de philosophie de l'université de Varsovie depuis 1982, membre de l'European Gender Equality Institute (Vilno). Travaille sur l'histoire des idées, la philosophie politique et morale, les gender studies. A été de 2004 à 2005 secrétaire d'Etat dans le cabinet du Premier ministre Marek Belka, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes. Principales publications : The idea of Dignity in Culture and Etics (1994), History of moral ideas (1996), Individualism and its Critics. Contemporary debates between Comunitarians, Liberals and Feminists about Subject, Community and Gender (2003) et Women and Power (2009).

Martine Storti

Professeur de philosophie, journaliste, inspectrice générale de l'éducation nationale, présidente de l'association 40 ans de mouvement. Ouvrages publiés : Je suis une femme, pourquoi pas vous ? 1974-1975 Quand je racontais le mouvement des femmes dans Libération (Michel de Maule. 2010), L'arrivée de mon père en France (Michel de Maule), 32 jours de mai (Le bord de l'eau), Cahiers du Kosovo (Textuel), Un chagrin politique(L'Harmattan). Site : http://www.martine-storti.fr/.

Wassyla Tamzali

Wassyla Tamzali a été avocate, directrice des droits des femmes à l'UNESCO. Membre fondateur du Collectif Maghreb Égalité crée à Rabat en 1992, et en 1993 fondatrice et vice-présidente du Forum international des femmes de la Méditerranée. Anime le Parlement des femmes sous les lois islamiques à la Conférence mondiale de Pékin en 1995. A mené un long combat pour faire condamner par la communauté internationale, la prostitution des femmes comme une violation des droits de la personne humaine ; en 1999, à Dhaka, au Bangladesh, a reçu en reconnaissance de ce travail, par les associations féministes abolitionnistes, le Lifetime Achievement Award. Publications récentes : Une femme en colère, lettre d'Alger aux Européens désabusés, (Gallimard 2009 ), Burqa ? (Chèvre feuille étoilée, 2010). El burqa como excusa (Saga éditorial, Espagne, 2010.

 

Quelques photographies…

 

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î © Photographies Cathy Bernheim 2010 

 

 

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î  © Six photographies de Catherine DEUDON 2010 - Paula Banerjee, Sheela Saravanan, derrière: Cathy Bernheim, Janice Raymond - Intervention dans la salle - Rose-Myrlie Joseph, Helena Hirata, Tania Angeloff - Léna Lavinas, Nicole Fernandez - Sheela Saravanan - Rose-Myrlie Joseph.

 

 

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î © Photographies Cathy Bernheim 2010  

 

 

Coup de feu et discussions au bar

 

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î © Photographies Cathy Bernheim 2010  

 

 

Quelques échos sur le web…

 

Pour ses 40 ans, le féminisme est en congrès au...

"Palais de la femme"

 

lemonde_source.jpg pour Le Monde.fr | 04.12.10 | 08h43

 

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Des militantes féministes derrière une banderole, pour les 40 ans du mouvement féministe, à Paris, le 26 août 2010.

2010.AFP/THOMAS COEX

 

Elles sont quelques centaines à se réunir depuis vendredi 4 décembre et pendant trois jours pour un "congrès international féministe" au "Palais de la femme" – cela ne s'invente pas – à Paris, à l'initiative de "40 ans de mouvement", une association créée en 2009 par quelques "historiques" du Mouvement de Libération des Femmes (MLF) dont la chercheuse en sciences politiques Françoise Picq, l'ancienne journaliste Martine Storti ou encore la sociologue Liliane Kandel.

 

Placé sous le signe "des mutations géopolitiques", ce congrès fait la part belle à la thématique internationale, avec les interventions de nombreuses chercheuses et militantes américaine, malienne, indiennes, maghrébines, etc.

 

Entre cheveux grisonnants et trentenaires de l'association "Osez le féminisme" prêtes à assurer la relève, l'objectif n'est pas de se raconter des histoires d'anciennes combattantes mais de tenter de confronter les mots d'ordre, les analyses, les revendications des années 1970 à la réalité des années 2010.

 

"Notre volonté n'est pas d'entamer un grand lamento ou de présenter un quelconque livre noir de la condition des femmes, résumait Martine Storti en ouverture des travaux du Congrès, vendredi, mais d'examiner les effets pour les femmes du monde tel qu'il est devenu". Rien de tel pour cela que de tirer le fil des combats des féministes d'hier et de les confronter à aux réalités du monde d'aujourd'hui.

 

"NOTRE CORPS NOUS APPARTIENT"

 

Les militantes de "40 ans de mouvement" ont choisi pour cela de centrer leurs débats sur les deux "fondamentaux du féminisme que sont le travail et la maîtrise du corps", a indiqué Mme Storti. Que reste-t-il du slogan "notre corps nous appartient" à l'heure du retour du religieux et de la "marchandisation" des corps, lisible à travers les mères porteuses par exemple ? Que reste-t-il des revendications féministes exigeant d'être libérées du travail domestique quand celui-ci est effectué par des migrantes ?

 

L'émancipation des femmes du nord est-elle en train de se réaliser sur le dos des femmes du "sud" ? Comment analyser le fait que les institutions internationales placent comme jamais la question des femmes au premier plan ? S'agit-il d'une avancée ou d'une instrumentalisation ?

 

Ces questions seront au cœur des débats de ce congrès qui veut relancer la discussion entre les militantes à un moment où le féminisme, "après le creux de vague des années 1980 semble saisi d'un renouveau à la faveur de la prise de conscience que tout n'est pas gagné", estime Mme Picq.

 

FÉMINISTES LAÏQUES ET FÉMINISTES MUSULMANES

 

Très présente, la question de l'islam promettait, dès vendredi matin, d'occuper une large part des discussions. Sana Ben Ashour, qui préside l'association tunisienne des femmes démocrates, a mis les pieds dans le plat en évoquant les divergences de fond qui opposent, dans tous les pays où l'islam est religion d'état, "les féministes laïques et universalistes" et "les féministes musulmanes".

 

 

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Une militante féministe a été arrêtée le 15 octobre 2008 à Téhéran. Ici, des femmes assistent à un match de football dans la capitale iranienne le 10 octobre.AFP/BEHROUZ MEHRI

 

Les premières sont accusées par les secondes, d'une part d'importer une vision occidentale, d'autre part de s'être alliées avec des pouvoirs autoritaires et enfin d'être élitistes. Un mauvais procès, infondé de surcroît, que cette juriste s'est appliqué à réfuter.

 

En France même, la loi sur le voile a mis les féministes à rude épreuve. Les divergences entre deux figures du mouvement féministe, Christine Delpy qui défend un féminisme aux côtés de l'islam et Anne Zelensky qui collabore à Riposte laïque, une association aux positions contestées, planent sur les débats.

 

Le Congrès international féministe ne s'en plaindra pas, au contraire, ses organisatrices estimant nécessaire de comprendre, comme le soulignait Mme Storti, "ce qui est arrivé au féminisme français".

 

Brigitte Perucca

 

 

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l'Humanité des débats. Féminisme

http://humanite.fr/10_12_2010-o%C3%B9-en-est-le-f%C3%A9minisme-dans-le-monde-459768  

Où en est le féminisme dans le monde ?

Rappel des faits Le congrès international féministe s’est tenu les 3, 4 et 5 décembre 2010, à Paris.

Un congrès au sens de lieu d’expression, de réflexion, de débat, où tous les continents étaient représentés, où la parole de sociologues, philosophes et autres expertes se mêlait à celle de militantes – et quelques militants – associatives pour interroger « le féminisme à l’épreuve des mutations géopolitiques ».

Le congrès clôturait le quarantième anniversaire du Mouvement des femmes. Une célébration qui, tout au long de l’année, s’est penchée sur le passé, le présent et le futur, à travers une multitude d’initiatives aussi bien culturelles que politiques. Un foisonnement non pour ressasser et énumérer les sempiternelles inégalités subies par les femmes, mais pour dépasser le constat et se « poser les bonnes questions afin de trouver les bonnes stratégies », selon l’expression de Chahla Chafiq, sociologue. D’autant que, selon la sociologue Françoise Picq, les féministes ont « peu pensé les mouvements géopolitiques des années 1980-1990 », peu mesuré « les conséquences du libéralisme » qui avait triomphé sur « le socialisme réel ». Des changements économiques, sociaux, sociétaux, des déplacements idéologiques ont « façonné un « monde mondial » conjuguant paradoxalement uniformisation et quêtes identitaires, ou « usant de la différence des cultures comme d’une arme contre l’universalisme », souligne Martine Storti, professeure de philosophie.

D’ici et d’ailleurs, les congressistes ont tenté de définir le projet féministe et les perspectives d’actions qui en découlent pour envisager le mouvement des femmes : « Doit-il entrer dans une nouvelle phase de radicalité, doit-il devenir une alternative politique à l’instar de l’écologie politique, doit-il rester une composante du mouvement social ? » Questions incessantes posées par les participantes, sans trancher définitivement les réponses.

Depuis combien de temps n’y a-t-il pas eu un tel événement ? Dix, vingt ans ? Cela fait en tout cas bien longtemps que le mouvement féministe ne s’était retrouvé, dans toute sa diversité, pour confronter les divers points de vue en son sein. 
Il y a bien longtemps que la génération de la « deuxième vague » et celle d’aujourd’hui n’avaient autant confondu leurs voix. Les clivages qui pouvaient exister au congrès transcendaient les âges. « Nous sommes suffisamment nombreuses pour pouvoir être en désaccord. Nous n’avons plus besoin d’être représentées par des héroïnes », note la philosophe Geneviève Fraisse.

Mina Kaci

 

 

 

http://lmsi.net/Ce-barbu-aux-epaules-larges

 

http://www.cemea-idf.org/spip.php?article185

 

http://femininlemporte.canalblog.com/archives/2010/05/19/17948673.html

 

http://www.telephonearabe.net/mainout/debat_details.php?recordID=2297

 

http://presage-ofce.sciences-po.fr/les-conferences-seminaires-et-colloques/les-colloques/39-3-5-decembre-2010-congres-international-feministe

 

http://sisyphe.org/spip.php?article3202

 

http://www.bdic.fr/index.php?option=com_eventlist&view=details&id=122:le-feminisme-a-lepreuve-des-mutations-geopolitiques&Itemid=68

 

http://bonnenouvelle.blog.lemonde.fr/2010/11/25/porno-halal-et-20-le-petit-guide-neofeministe/

 

http://www.socialgerie.net/spip.php?breve122

 

http://sandrine70.wordpress.com/2010/


http://www.foleffet.com/spip.php?article918

 


Le dossier de presse


“L’univers de la vie privée et celui de la vie
publique sont inséparablement liés.
Les tyrannies et les servilités de l’un sont
ausssi les tyrannies et les servilités de l’autre”
Virginia Woolf, Trois guinées

 

 

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Discussions, Rencontres, Colloques

 

 

 

/ séminaire

« VIDÉO DES PREMIERS TEMPS »

dont l'Association Carole Roussopoulos est partenaire et qui s'intéressera cette année aux

« Politiques de la vidéo : revendication d'autonomie et inscription institutionnelle ».    

Le séminaire aura lieu un lundi par mois, entre 17h30 et 20h, à la BnF, site Richelieu, en salle des commissions (5 rue Vivienne, 75002 Paris – Rez-de-chaussée – Métro : Bourse, Pyramides ou Palais-Royal).

 

 

/ séminaire

TRAVELLING FEMINISTE 

"PENSÉES ET USAGES CRITIQUES DES IMAGES"

Travelling Féministe est un laboratoire de recherche et d'expérimentation sur les usages féministes, queer, postcoloniaux des archives audiovisuelles, travaillant autour des ressources du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, fondé en 1982 par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder.

programme en attente 

 

IEC-coll-pratiques-5juin-prog

 

 

http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

 

/ Cycle de conférences : « Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre »

 

/ Séminaire Sexe et Genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines 

 

/ Le Café de l’Institut Émilie du Châtelet

18h30 à 20h30 : Jardin des Plantes, Restaurant La Baleine, 47 rue Cuvier 75005 Paris

    

/ Conférence 

 

/ Assises de l'IEC 2012  


/ Colloque 

 

/ Journée Jeune recherche
de l’Institut Émilie du Châtelet

 

http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

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Le Centre Hubertine Auclert

Centre francilien de ressources pour l'égalité femmes-hommes
7 impasse Milord, 75018 Paris

Centre de ressources

Causeries

Séminaires

Agendas/Actualités…

http://www.centre-hubertine-auclert.fr/

 

 

 

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Catégories

/ ACTUS / OPINIONS /

 

MANIFS / ACTIONS         

 

Le 8 mars c'est toute l'année!


 

 

 

 

 

 

 

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Figaro, ici, Figaro, là, Figaro en haut, et Figaro en bas !

 

Ce n’est pas le fameux air du Barbier de Séville,  mais la présentation tout aussi virile de la saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris, que 10 activistes de la Barbe ont brièvement interrompue aujourd’hui.
Pour ne prendre que les opéras, sur 19 oeuvres programmées, 19 compositeurs, 19 virils librettistes, 19 metteurs en scène, et, 18 chefs d'orchestre masculins sur 19.
Depuis là scène où elles avaient rejoint Mr Christophe Ghristi directeur de la dramaturgie et la directrice du Ballet sortante Mme  Brigitte Lefevre (bientôt remplacée par Mr Benjamin Millepied), les barbues se sont félicitées de la bonne tenue virile du programme:
« Comme Rodolphe sut sacrifier Mimi à son art, de même vous savez faire place nette et ne laisser que le mâle talent s’exprimer et s’épanouir lorsqu’il s’agit de diriger.  A la baguette comme à la tête de votre noble établissement. "Riez" donc Messieurs – à l’instar de  la Marguerite de Faust - "de vous voir si beaux en ce miroir" que vous tend La Barbe".
 "à part Werther, les femmes sont pourtant à l 'honneur dans le répertoire" a bravement tenté Mr Ghristi alors que les barbues regagnaient les coulisses guidées par le service d'ordre.

Quelques chiffres :
 
Saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris
    •    Opéras (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 19 hommes librettistes / 19 hommes metteurs en scène / 18 hommes chefs d'orchestre
    •    Ballets (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 15 hommes chorégraphes
    •    Concerts symphoniques (sur 8) : 8 hommes compositeurs / 8 chefs d’orchestre
 
Chiffres Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, 2012 :
    •    96% des opéras sont dirigés par des hommes
    •    70% des centres chorégraphiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    85% des centres dramatiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    95% des concerts sont dirigés par des hommes 

 

www.labarbelabarbe.org

 

labarbelabarbe@gmail.com


fb : groupe d’action féministe la barbe
tw : @labarbelabarbe

 

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DR-Simone de Beauvoir et Alice Schwarzer

 

 

OPINIONS                         

L'écho des actes

Dans le feu de l’action, il arrive que les actes dépassent la pensée. Évaluer la portée des événements et des actions entreprises pour leur répondre, prendre son temps, préciser son opinion. : autant de moyens de sortir de l’urgence de l’actualité pour s’éclaircir les idées.

+ ici > • Ne pas aller place des Vosges !  

 

INTERNATIONAL              

Yabiladies le magazine des maghrébines

  ici > http://www.yabiladies.com/articles/details/9448/femmes-arabes-annees-lumieres-liberte.html

 http://www.yabiladies.com/

Le plus.Nouvelobs

Révolutions arabes : la démocratie, incompatible avec le droit des femmes ?

Réminiscence de notre propre histoire, les révolutions arabes ?

Geneviève Fraisse nous livre son analyse :

 ici > http://leplus.nouvelobs.com/contribution/210393;revolutions-arabes-la-democratie-incompatible-avec-le-droit-des-femmes.html

Sur Radio Canada 

 ici > le-feminisme-musulman-nexiste-pas-Wassyla Tamzali 

  Toutes les vidéos du Congrès du 2, 3 et 4 déc 2010

 ici >  Le congrès international féministe 2010

 

MÉDIAS                                

> EGALITÉ-info

les femmes et les hommes font l'info

> Un nouveau blog

Feministes en tous genres

qui publie des entretiens et des articles sur le genre et la sexualité 

http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/

 > Une nouvelle émission

sur France Inter consacrée aux femmes

Désormais tous les vendredi à 9h

Les femmes, toute une histoire-F-Inter-dim16h-17h

 Présentée par Stéphanie Duncan

LES NOUVELLES news • , l'autre genre d'info

 

En marge du 6 octobre 1979

Le mouvement féministe d’après 68 en France est une histoire atypique et houleuse qui a laissé des traces… Pour moi, encore aujourd’hui, écrire en majuscules “MLF“ est une épreuve, une émotion et une interrogation. 

Pour comprendre, il faut revenir à la journée du 6 octobre 1979. Une Marche des Femmes est prévue pour que la loi Veil de 75, légalisant provisoirement l’avortement, soit confirmée lors de sa révision, prévue à la session parlementaire de l’automne 79. 

Boulevard Raspail (?), à l’heure dite, la foule des femmes est impressionnante et quand la manifestation a démarré nous sommes 40 à 50.000. Nous n’avions jamais vu ça. Je savais que des collègues à moi, instits. en Seine-Saint-Denis, avaient prévu de venir… Mais là, ces milliers de femmes de tous horizons, c’était le bonheur d’un aboutissement : “toutes les femmes“, sans drapeaux ni signes distinctifs. Elles sont dans la rue pour leur Liberté.

Mais voilà que des galopades bizarres se font sur les côtés. Un petit groupe habillé en vert et blanc. Certaines portent d’immenses lettres M, L, F, vertes aussi, d’autres distribuent des tracts, elles tentent de prendre la tête de la manifestation sans y parvenir, ouf ! C’est Psyképo pour les initiées ; le groupe psychanalyse et politique, librairie des femmes, éditions des femmes, Antoinette et ses groupies, on a l’habitude… Si ce n’est que… 

...Quelques jours plus tard nous apprenons que “Mouvement de Libération des Femmes – MLF“ a été déposé comme marque commerciale à l’Institut National de la Propriété Industrielle. 

Les tentatives d’Antoinette Fouque pour s’approprier le mouvement des "femmes" et du même coup de "les" déposséder de ce qu'"elles" viennent de conquérir ont commencé bien avant l’automne 1979 et continuent encore aujourd’hui. La dernière offensive était en octobre dernier. Pour en connaître les détails, les méthodes et les déjouer, vous pouvez lire les articles parus dans la presse nationale du mois d’octobre 2008.