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  • : Re-Belles. 40 ans du mouvement de libération des femmes , MLF Appellation d'Origine Incontrôlée. Objectif : FÉMINISTES TANT QU'IL FAUDRA !
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livres, expos, dépêches...

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9h30 - 10h00 Introductions
Richard Conte, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’institut ACTE
(Arts-Créations-Théories-Esthétiques) UMR. Sorbonne / CNRS
Hélène Périvier, économiste, OFCE, coresponsable de PRESAGE, Programme de Recherche et d’Enseignement des
SAvoirs sur le GEnre
Françoise Gaill, directrice de recherche émérite au CNRS, ancienne directrice de l’Institut Ecologie et Environnement (INEE), conseillère scientifique à l’INEE
10h00 - 11h00 Dialogue
Jacques Rancière, professeur émérite à l’université Paris 8, département de Philosophie
Geneviève Fraisse, directrice de recherche émérite au CNRS (Philosophie), comité scientifique de PRESAGE
11h15 - 11h45 Excluding politics : For a history of muses and ruses
Penelope Deutscher, professeure au département de Philosophie, Northwestern University, Evanston, IL
11h45 - 12h15 Une histoire émancipatrice
Florence Rochefort, historienne, CNRS (GSRL), présidente de l’Institut Emilie du Châtelet (IEC)
12h15-12h45 Réponse de Geneviève Fraisse
12h45 - 14h15 Déjeuner
14h15 - 14h25 Ménage et remue-ménage dans les concepts
Margaret Maruani, directrice de recherche au CNRS, CERLIS/université Paris Descartes, directrice du Mage et de
Travail, genre et sociétés.
14h25 - 14h55 Les contretemps de la création
Stefania Ferrando, doctorante en Etudes politiques (EHESS/institut Marcel Mauss – LIER)
14h55 - 15h25 Identité, égalité et émancipation
Patrick Savidan, professeur des universités à l’université de Poitiers
15h30 – 15h55 Intermède musique
Artiste invitée: Joëlle Léandre
16h - 17h15 Table ronde l’émancipation créatrice
Présidée par Hélène Périvier
Laure Adler, écrivaine et productrice à Radio France
ORLAN, artiste
Sabine Prokhoris, psychanalyste et philosophe
17h15 - 17h45
Geneviève Fraisse
Intermède musique
Artiste invitée : Joëlle Léandre
Remerciements et pot de clôture

 

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FRANÇOISE HUGUIER

AU DOIGT ET À L'ŒIL

Autoportrait d'une photographe

Sabine Wespieser éditeur


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Mes princesses charmantes à moi sont des petites sorcières qui jetaient leurs poupées au feu dans la cour d'une école de religieuses, et incitaient leurs amies à en faire autant. Sans le savoir, elles rejouaient l'histoire de leurs lointaines ancêtres, les sorcières brûlées jadis par une tradition de part et d'autre du mur d'incompréhension que les religions dressent entre les gens de bonne volonté. Vous remarquerez que je n'emploie pas la formule (con)sacrée : « hommes de bonne volonté »… Car les hommes, parfois, semblent faire preuve d'une singulière mauvaise volonté quand il s'agit de se défaire de leurs habitudes, prérogatives et autres grigris destinés à masquer leur impuissance fondamentale.
Or, tout le monde le sait, seuls ceux qui se croient puissants craignent vraiment l'impuissance. Les autres s'en accommodent ou la contournent.


Ainsi, une petite sorcière de mes amies découvrit très vite la loi du plus fort, ayant crapahuté comme enfant otage dans la jungle vietnamienne (« J'avais huit ans », Actes Sud, 2005). Elle s'en accommoda le temps qu'il fallait et en garda singulièrement une curiosité extrême pour l'humanité dans son ensemble, et particulièrement celle qui vit sous d'autres latitudes que la nôtre.


Armée de sa seule générosité et de son œil curieux, on la vit donc arpenter presque tous les continents, du Japon au Mali et du Détroit de Behring (« En route pour Behring », Maeght, 1993) à St-Pétersbourg (« Kommounalki », Actes Sud, 2008), « Sur les traces de l'Afrique fantôme » (Maeght, 1990) ou dans les coulisses des femmes « Sublimes » (Actes Sud, 1999) de la mode. Car parfois, elle s'arrêtait à Paris* entre deux voyages et trouvait le moyen d'y découvrir des lieux, des histoires, des corps, des visages, le plus souvent de femmes, qu'en général on ne regarde pas de cette manière : avec tendresse et acuité.


Elle raconte ses reportages et bien d'autres choses dans son premier « autoportrait d'une photographe », paru récemment chez Sabine Wespieser. Son livre se lit comme un récit d'aventure, d'aventures au pluriel, dans une prose qui ne perd pas son temps à faire des circonvolutions, qui va droit au but, au plus près de son expérience et de ses rencontres.


C'est un beau livre d'une belle personne : mon amie la petite sorcière mais grande photographe.

 

Cathy Bernheim.


* Un exposition monographique

des œuvres

de Françoise Huguier

aura d'ailleurs lieu à Paris,

à la Maison Européenne de la photographie,

du 4 juin au 31 août 2014.

 

 

 

•  

 

 

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CENTRE AUDIOVISUEL

SIMONE DE BEAUVOIR

Projections

au Nouveau Latina :

20 rue du Temple, 75004 Paris, M°Hôtel de Ville 

Le programme :

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/agenda.html  

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/

   

 

ÉMISSION              

FEMMES LIBRES  

sur Radio Libertaire   

Les mercredis

18h30/20h30

Vous pouvez écouter et ou télécharger l'émission pendant 1 semaine sur: 

http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php

et téléphoner pendant l’émission au 01 43 71 89 40

 

LIBRAIRIE           

VIOLETTE&CO   

102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny 

Livres

- Rencontres

- Atelier d’écriture 

- Expositions  

http://www.violetteandco.com/librairie/ 


 

•  

 

 ÉDITIONS  iXe        

un nouveau titre aux Éditions iXe

http://www.editions-ixe.fr/    

 

 

 

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© Catherine Deudon 

 

 

 

 

 

 

 

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Eva Besnyö, 1910-2003 :

"Quand je me déplace avec mon appareil photo, je vois les choses.

Avec un sac à provisions, je passe à côté de tout."

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Eva Besnyö, sans titre, 1976 (Action menée par les Dolle Mina, “Terug naar de Breinaald” / “Retour à l’aiguille à tricoter »)

 

 

LIRE L'ARTICLE DE CATHERINE GONNARD http://lemagazine.jeudepaume.org/2012/07/catherine-gonnard-eva-besnyo-une-femme-de-son-siecle/


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Eva Besnyö, Autoportrait, Budapest, 1929 © Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam

 

 

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Brouiller les cartes. Masculin ? Féminin ? Mais ça dépend des cas. Neutre est le seul genre qui me convienne toujours.


  

Après le passage des footballeuses lesbiennes sud africaines en France le reportage vidéo de TV5 Monde

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Terriennes/Videos/Reportages/p-22210-Lesbiennes-et-footballeuses-en-Afrique-du-Sud-elles-temoignent.htm

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Encore Elles !

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Le DVD

Durée 52 min
Co-production France Télévision
Format PAL
Type Multi Zone DVD 5 Pal DVD-R
Disponible en Français
Prix : 15.00 €

Pour l'acheter et voir la bande annonce :

http://www.lahuit.com/article/fra/encore-elles

Ou 

 http://www.violetteandco.com/librairie/

 

 

26 août 2010

Place du Droit des Femmes et des Hommes…

Au Trocadéro

 

Merci Nelly pour tous ce travail photographique !

 

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26 août 1970/ 26 août 2010

 

Pour lire la suite : 

Place des Droits des Femmes et des Hommes

 

 

 

Sur RFI le 10 avril 2010

9h30-10h30

Valérie Nivelon évoque avec Martine Storti, Cathy Berneim et d'autres les premières années du MLF

ECOUTER :

RFI-10avril10-40-ans-mlf-quand-femmes-prennent-parole

 


Le dossier de TV5 MONDE
pour célébrer les 40 ans du MLF
 

Le dossier sur "Les 40 ans du MLF, Féministes d'hier et d'aujourd'hui"est désormais en ligne sur le site de TV5 Monde, page informations

Pour le consulter, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/MLF-40-ans-feminisme-fevrier-2010

Et pour connaitre le programme spécial que TV5 Monde met en place pour célébrer les femmes, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/8mars-journee-internationale-droits-femmes-2010

  



France Culture

Le 19 octobre 2009, de  9 à10h

LA FABRIQUE DE L'HISTOIRE

d'Emmanuel Laurentin

Thème : CULTE DES GRANDS HOMMES

Invitée Cathy Bernheim 

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Pour écouter :

FCultureFabdelHistoire19-10-9

 

"Avant les grands hommes, les grandes femmes ! A l'occasion d'une série consacrée au culte des grands hommes, nous ouvrons la semaine en évoquant celles qui ont voulu rendre hommage à une anonyme : la femme du soldat inconnu.
C'était le 26 août 1970, une dizaine de militantes se réunissaient place de l'Etoile. Elle veulaient réaliser une action spectaculaire pour soutenir leurs consoeurs américaines qui avaient déclenché une grève. Ce sera la pose d'une gerbe à celle qui est encore "plus inconnue que son mari".
Cette action brève mais médiatisée lancera le mouvement féministe qui va rapidement se structurer.
Cathy Bernheim qui a déjà raconté cette histoire au début des années 1980 dans "Perturbation, ma sœur" (ed. Seuil) , revient sur l'ambiance de cet événement, quand les militantes féministes voulaient faire entrer les femmes dans l'histoire.

 



LIVRES :
Cliquer ici
• Livres et revues 2009/2010
ou • Livres et revues 2011/2012
Des livres que l'on peut trouver, disponibles ou sur commande, dans toutes les libraires de France et de Navarre.

 

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Nous contacter

re.belles@free.fr 

 

ECOUTER DE LA MUSIQUE

 

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Si la liberté était le cri de guerre des femmes des années 70, en ce début d'année 2015, elle est aussi le cri de rassemblement de millions de gens, audible au delà des frontières.

 

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Communiqué de presse

Pintemps 2014

solidarité avec

Najat Vallaud Belkacem
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Depuis sa nomination au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud Belkacem subit une volée d’attaques et d’injures sexistes, racistes, misogynes, émanant à la fois de certains membres du personnel politique, de certains medias, de certains sites internet, de certains individus ou groupes s’exprimant sur les réseaux sociaux.
Elle est attaquée et injuriée sous divers angles : pour ce qu’elle pense, pour ce qu’elle a fait en tant que ministre des droits des femmes, pour ce qu’elle est, une jeune femme française d’origine marocaine. Sont ainsi visés ses idées, son action, son parcours, sa personne.
Nous tenons à affirmer notre entière solidarité avec Najat Vallaud Belkacem, conscientes qu’à travers elle, est aussi gravement mis en cause ce que doit être l’égalité républicaine,  c’est-à-dire l’égalité entre les sexes, entre les origines, entre les personnes.

 

Associations signataires :
Féminisme et géopolitique
40 ans de MLF
Forum femmes méditerranée
Chiennes de garde
Collectif féministe contre le viol
Libres MarianneS
Réussir l’égalité femmes-hommes
Ligue du droit international des femmes
Réseau féministe Ruptures
Fit une femme un toit
Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
Coordination du lobby européen des femmes
Le monde à travers un regard
Femmes solidaires
Planning familial
Elles aussi
Association nationale des études féministes
Assemblée des femmes
Elues contre les violences faites aux femmes
Fédération nationale solidarité femmes
Du côté des femmes
Fédération nationale GAMS
Osez le féminisme
Féministes en mouvements

 

contact : http://www.martine-storti.fr/

 

 

 

« Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen », réclament Marie-Noëlle Bas (Chiennes de garde), Magali De Haas (Osez le féminisme), Sabine Salmon (Femmes Solidaires), Annie Sugier (Ligue du droit international des femmes)... après le récent rejet par le Parlement de l'Union d'un rapport sur l'égalité salariale. A quelques semaines des élections des députés de l'UE, elles proposent d'en faire « un enjeu significatif du vote ».

 

Pour la deuxième fois en quelques mois, le Parlement européen a rejeté un texte qui visait à faire avancer l’égalité femmes - hommes en Europe. Les conservateurs, une fois de plus, se sont mobilisés contre l’égalité salariale, la lutte contre les stéréotypes sexistes ou l’accès des femmes aux responsabilités. Comme à leur habitude et prenant modèle sur leurs collègues américains, ils mènent en Europe un combat systématique contre les femmes au détriment de leur liberté et de leur émancipation. Plus étonnant, ils ont pu compter sur des députés s’affirmant progressistes pour s’abstenir et ainsi permettre le rejet du texte.

 

Ce rejet n’est pas un épisode isolé, il s’inscrit dans une série de reculs et de remises en cause des droits des femmes en Europe. Que l’on aborde la question de la contraception et de l’avortement, que l’on parle de permettre aux femmes d’accéder aux responsabilités ou encore de l’égalité des salaires, on se heurte à un mur de conservatisme qui freine n’importe quelle avancée, même minime. Pendant que l’Europe stagne, l’Espagne, la Lituanie ou la Macédoine font reculer le droit à l’avortement, pourtant clé de voute de la liberté des femmes et de l’égalité entre les sexes.

 

Que se passe-t-il dans les têtes de ces parlementaires ? Sont-ils, hommes et femmes, satisfaits des 18% d’écarts de salaire ? Sont-ils contents de constater que les femmes européennes ne sont que 25% dans les parlements nationaux ? Que parmi les 27 gouverneurs des Banques centrales, on ne compte aucune femme et qu’elles représentent par ailleurs 70% des travailleurs pauvres ? Qu’elles assument 2/3 des heures de travail pour ne toucher que 10% des revenus ? Qu’elles soient 62 millions victimes de violences physiques et sexuelles ? Est-ce cette Europe à laquelle nous aspirons et que nous souhaitons laisser aux générations futures ?

 

La responsabilité de la droite dans ces reculs est majeure. Celle des partis progressistes, qui n’ont pas réussi à mobiliser suffisamment ou qui se sont divisés, doit également nous interroger. Les quelques féministes qui se battent depuis longtemps dans ces organisations politiques le savent : l’égalité femmes - hommes, tout le monde est pour… mais ce n’est jamais la priorité ni le bon moment.

 

Quand les dirigeants de l’UE comprendront-ils qu’il ne sera pas possible de construire l’Europe sans les femmes et sans faire de leurs droits un automatisme des politiques publiques ? Tant que la moitié de la population sera victime de discriminations, d’inégalités et de violences, il ne sera pas possible de construire une Europe de justice et une Europe de paix.

 

Il ne s’agit pas uniquement des femmes elles-mêmes ou de leurs droits : c’est une vision de l’Europe que nous voulons porter. Continuera-t-elle à se construire indépendamment des intérêts de celles et ceux qui la constituent ? Continuera-t-elle à être l’objet de quelques individus blancs, aisés, vieillissants et déconnectés de la réalité des peuples qui depuis Bruxelles décident de l’avenir de millions de personnes, créent des normes dans de multiples domaines, mais relèguent aux Etats le droit de régir les libertés des femmes ? 

 

Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen. Les élections européennes seront une occasion à saisir pour porter ce débat sur la scène européenne, d’en faire un enjeu significatif du vote et d’envoyer un signal clair aux institutions européennes : l’Europe ne se fera pas sans les femmes et ne se fera pas sans l’égalité.

 

Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de garde, Marie Cervetti, directrice du FIT, une femme, un toit, Caroline De Haas, militante féministe, Magali De Haas, Osez le féminisme, Monique Dental, réseau féministe Ruptures, Anne-Cécile Mailfert, Osez le féminisme, Françoise Morvan, Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes, Marie-Christine Lecomte, vice-présidente de Libres MarianneS, Françoise Picq, Association nationale des Etudes Féministes, Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires, Martine Storti, présidente de féminisme et géopolitique, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

 

 

 

 

LE BLOC-NOTES  

de Martine Storti 

(sur son site)

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/

 

Genre : osez la liberté !

… Pour en revenir à ces ABCD expérimentés dans quelques écoles françaises, ils auraient dû s’appeler « ABCD de l’égalité et la liberté ». De les avoir mal nommés n’a pas empêché les cris d’orfraie. Pour la suite, il faudra oser mettre la carte sur la table, c’est-à-dire la carte de l’émancipation réelle qu’il faut concevoir comme Pierre Mendès France concevait la  République, « éternellement révolutionnaire à l’encontre des inégalités, de l’oppression et de la misère, de la routine, des préjugés et éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir ».

… lire le début :

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/


http://blogs.mediapart.fr/blog/martinestorti/140214/propos-du-genre-osez-la-liberte

 

 

 

                                                 

 

 

 

 

Amina.

Portrait par Quentin GIRARD

Libération 5 septembre 2013

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/09/05/amina-un-nouveau-dessein_929693

 

Le blog

http://freeamina.blogspot.fr

 

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le 22 février 2014

Pinar Selek


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L'humanité du 22 février 2014
Pinar Selek: Mandat d'arrêt international annulé
Interpol a annulé le mandat d'arrêt par Ankara qui visait la sociologue turque Pinar Selek, condamnée à la prison à vie en Turquie et réfugiée en France. C'est ce qu'a annoncé le député français  Philippe Bies (PS), membre de son comité de soutien.
"La commission de contrôle d'Interpol a annulé le mandat d'arrêt international qui avait été émis par Ankara et supprimé Pinar Selek de ses fichiers", a indiqué le député PS du Bas-Rhin, Philippe Bies, à l'AFP, se référant à une information officielle du ministère de l'Intérieur. "La sociologue retrouve sa liberté de mouvement" au sein des quelque 190 pays membres d'Interpol, à l'exception de la Turquie où elle reste poursuivie, a relevé l'élu. "La suite du combat, c'est son acquittement en Turquie", a ajouté le député.
Pinar Selek a été condamnée en janvier 2013 à la prison à vie par la Cour pénale d'Istanbul, alors qu'elle avait été acquittée à trois reprises auparavant, en 2006, 2008 et 2011. La sociologue, qui réside à Strasbourg, a réagi avec satisfaction à la levée de son mandat d'arrêt. "C'est une bonne nouvelle", a-t-elle dit, jointe par téléphone. Mais "mon seul but est l'acquittement et de rentrer chez moi", a-t-elle ajouté.
Pinar Selek a été condamnée pour "participation à un attentat à l'explosif contre un site touristique d'Istanbul, qui avait fait sept morts en 1998." Incarcérée peu après, elle a été impliquée dans cette affaire pour avoir refusé de donner à la police les noms de rebelles kurdes qu'elle avait rencontrés dans le cadre de ses recherches.
Elle avait été libérée en 2000 à la suite de la publication d'un rapport attribuant l'explosion en question à une fuite de gaz. Elle a quitté la Turquie en 2009, et obtenu en février 2013 l'asile politique en France. 

 www.pinarselek.fr/

solidaritepinarselek.france@gmail.com  

 

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Éditions iXe 5€

http://www.editions-ixe.fr/

 

 

                                                          

ARCHIVES

 JOURNAUX DU MLF         

 

• le torchon brûle n°0 - intégralité.

• le torchon brûle spécial Fête des Mères
• Chroniques du MLF : premiers articles, premiers journaux


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  Histoire du MLF             

 

• Chronologie des années 1970, 1971, 1972.

• 8 mars, du mythe à la réalité.  

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010 - 26 août 1970 ARC DE TRIOMPHE - Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne  

 

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  Presse                              


• Le non-anniversaire d'octobre 2008 + presse 2008/2009  

DIALLO - DSK / OPINIONS DANS LA PRESSE

 

  Livres                               

 

• Livres et revues 2011/2012

• Livres et revues 2010

Rencontre avec deux libraires et une éditrice  

• Françoise Pasquier, éditions Tierce et Deuxtemps-Tierce, 1976-1993  

• Françoise Pasquier, éditrice

 

MernissiMod

 

  Programmes 2010             

  40 ans du MLF                   

 

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010

• LE CONGÈS INTERNATIONAL FÉMINISTE

• LES PROGRAMMES 2010 DÉTAILLÉS

• LE CALENDRIER 2010

• LES PROGRAMMES AUTOUR 


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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 10:13

2 sinon rien ! (Par ordre chronologique)

 

Le premier, Lesbien et Féministe CINEFFABLE 24ème clap

du mercredi 31 octobre au 4 novembre 2012 Le festival International du Film Lesbien et Féministe de Paris est dévenu au fil du temps un rendez-vous incontournable des femmes et du cinéma.

CINÉMA-EXPOS-CONCERT-DÉBATS-RENCONTRES

sans oublier LE CONCOURS DE SCÉNARIO

http://www.cineffable.fr/fr/edito.htm

 

Le deuxième, Féministe et live ARTHÉMISE

Le 17 et 18 novembre 2012 1ère édition d'un festival artistique, pluridisciplinaire et festif présentée par Osez le Féminisme.

HUMOUR-VIDÉO-CONCERTS-DANSE-THÉÂTRE-EXPOS-DÉBATS

et aussi LE CONCOURS VIDÉO

http://festivalarthemise.wordpress.com/

 

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du mercredi 31 octobre au 4 novembre 2012 - THÉÂTRE DE MÉNILMONTANT

TOUS LES DÉTAILS >>> http://www.cineffable.fr/fr/edito.htm

 

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Tous les films et la grille de programme >>>>

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FESTIVAL ARTHÉMISE

Le 17 et 18 novembre 2012 AU DIVAN DU MONDE

 

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TOUT LE PROGRAMME

ICI >>> http://festivalarthemise.wordpress.com/

RÉSERVEZ

LÀ >>> BILLETTERIE/festival-arthemise-17-18-novembre

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 06:55

Rassemblements lundi 15 octobre 2012 à 18h30

PARIS, devant le ministère de la justice, place Vendôme

STRASBOURG, 18h30, place Kleber
LYON, 67 rue Servient, Lyon 3e
CLERMONT-FERRAND, place de Jaude
TOULOUSE, devant le Palais de Justice 2 allée Jules Guesde
LILLE, devant la préfecture

MONTPELLIER : 19h, Palais de justice, 1 avenue Foch, Arrêt de tram: Albert 1er

BORDEAUX : sur le Parvis des Droits de l'Homme (coté Place Pey Berland)
RENNES : devant le Parlement de Bretagne

  

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Photo © Cathy Bernheim 1976

 

 

Lettre ouverte à François Hollande,

Président de la République

Pour continuer à signer :  www.change.org/contreleviol

• Lundi 15 octobre : 

20 000 signatures déjà réunies

• 31 octobre  :

40 000 signatures 

 


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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 16:59

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Il a souvent été dit que le mouvement de libération des femmes était contre le mariage, alors que certaines sont allées jusqu'à créer dans les années 1970 un « groupe de femmes mariées » qui entendait prendre toute sa place au sein d'un MLF tout juste sorti des limbes.

Dans un témoignage que nous a adressé Jacqueline Feldman*, militante de la première heure (et même d'avant, puisqu'elle participa au groupe « Féminin, masculin, avenir » créé avant mai 68), on peut lire par exemple, cet extrait d'un tract du groupe dit « femmes mariées », datant de 1972 et paru dans Le Torchon Brûle n° 3 :  

 

"Nous refusons de nous considérer comme réformistes ou irrémédiablement aliénées parce que nous sommes dans une situation de compromission, parce que c'est une situation réelle. 

On prend conscience de son oppression de femme à un moment donné de son histoire individuelle… Ce peut être après le mariage (surtout si on a aujourd'hui 30 ou 40 ans !). A ce moment-là, si le mari n'est pas le tyran impitoyable qui nous viole tous les soirs et finit par nous plaquer de toutes façons, faisant de nous l'opprimée type accueillie à bras ouverts au MLF, on peut se trouver dans une situation complexe sur le plan économique et affectif, devant en outre tenir compte des droits de ces autres personnes que sont les enfants, qui ne permet plus de solution pure."

 

Le tract recensait les thèmes abordés par ce groupe : « cohabitation, vie en communauté, sexualité, fidélité, travail à l'extérieur, travail ménager (et seuil de tolérance de la saleté !), rupture, divorce, problèmes posés par les enfants, rapports avec notre propre mère… »

 

Ce groupe femmes mariées reprenait une pratique développée à la suite des groupes de prise de conscience initiés par les féministes américaines. Il répondait aussi à un besoin, explique Jacqueline :

« Et voilà que je rencontrais des femmes qui me faisaient avancer : nous nous réunissions et nos réunions n'avaient pas le même caractère que celui des réunions mixtes. Ce n'était pas seulement des discussions logiques, abstraites, détachées. C'était toute notre vie qui s'étalait là, notre affectif, nos problèmes. »

 

C'était pourtant l'époque où les frontières commençaient à se tracer entre les groupes qui se réunissaient sous la bannière du mouvement de libération des femmes, et dont la situation, les centres d'intérêt, les modes d'action étaient parfois divergents. On n'aurait pas imaginé (à tort), à ce moment-là, que le groupe sur le mariage pouvait intéresser les lesbiennes. Et pourtant, raconte J. Feldman :

« J'ai rencontré là, un jour, une jeune et douce femme, qui me raconta qu'on lui avait retiré son enfant parce qu'elle était lesbienne. Elle en gardait une profonde blessure : elle n'avait rien pu faire. Tout cela faisait ressortir combien les lesbiennes avaient été opprimées, et quel soulagement pour elles d'avoir enfin un lieu, une portion de société, où elles pouvaient se montrer le front haut, et non en paria censées être des débauchées, vouées à la honte. Mieux, elles étaient devenues les phares du mouvement. Aux yeux de beaucoup, il apparaissait désormais nécessaire que l'on devienne lesbienne si l'on était féministe ».

 

On voit naître là une antienne qui sera reprise inlassablement par les médias, identifiant féministes et lesbiennes. Tandis qu'en réaction se développait le « lesbianisme politique » succédant à la création du groupe des Gouines rouges. Une autre époque du MLF commençait, celle des divisions.

Aux États-Unis, le Women's Liberation Movement qui nous avait en partie servi de modèle, avait traversé les mêmes tensions. Un de ses groupes, les Restockings [www.redstockings.org], publiait un recueil de textes, Feminist Revolution (1975, repris en 1979 chez Random House). Il précisait :

 

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« Ce recueil est dédié :

- à Simone de Beauvoir, la femme qui a révélé la domination masculine en France et nous rendues féministes…

- aux femmes et hommes du mouvement de libération des Noirs aux U.S.A. qui nous ont enseigné directement le pouvoir et la beauté des masses populaires, et nous ont ainsi raconté la vérité sur les femmes…     

- à tous les opprimés de la terre qui voient leur dynamisme et leur force dérobés par l'exploitation d'autrui et qui ont des ailes quand ils brisent leur chaînes. »

 

Le recueil tentait de faire le point sur l'évolution des thèmes débattus dans le mouvement, parmi lesquels le mariage.


La question du mariage

par Pat Mainardi1

« (…) Pour comprendre les conséquences des préjugés contre le mariage et la situation d'épouse dans le mouvement, il nous faut d'abord examiner leurs antécédents au sein de notre culture dominée par le masculin. Les hommes ont toujours fait preuve de malhonnêteté vis à vis du mariage, en se déclarant « piégés » ou «attrapés » et en clamant que le mariage signifiait la fin de leur liberté, un fil à la patte. (…) [ils] n'ont cessé d'affirmer que le mariage ne signifie rien pour un homme, qu'il y est contraint, et que si le mariage dure, c'est par le seul effet de sa bienveillance ou de son idiotie. En refusant de prendre en compte la part de l'épouse (salaire, ménage, soutien émotionnel et sexuel, gestation, éducation des enfants), il explique qu'elle a de la chance de l'avoir, lui, et garde ainsi la haute main sur leur mariage. (…)

 

Dans les années 50, la contreculture des beatniks a engendré un nouveau style d'oppression des femmes. Le refus de se marier et le fait d'abandonner femme et enfants ont été érigés en mode de vie au point de devenir un mouvement de masse parmi les hommes. Mais la libération sexuelle s'est révélée problématique pour les femmes : alors qu'autrefois, une femme qui exprimait un désir sexuel était traitée de putain, elle se retrouvait maintenant qualifiée de frigide ou coincée quand elle ne voulait pas coucher avec le premier venu. Les beatniks des années 50 sont devenus les hippies et les militants des années 60, et à mesure que la contreculture se développait, la critique du mariage s'est développée. On connaît l'importance de la domination masculine dans toutes ces contrecultures. Je me contenterai de signaler que là où les beatniks considéraient le mariage comme une entrave, les hippies le trouvaient rétrograde et les militants affirmaient qu'il était contre-révolutionnaire parce qu'il introduisait la propriété privée dans les relations interpersonnelles. (…)

 

En 1968, pendant les sessions de prise de conscience qui ont eu lieu au cours de la semaine des New York Radical Women, des débats plutôt chauds ont eu lieu sur l'opposition entre le mariage et la liberté sexuelle. En entendant les femmes témoigner des différents arrangements qu'elles avaient expérimentés, il devint évident que le mode de vie alternatif révolutionnaire de la contreculture dans son ensemble était un gigantesque recul pour les femmes, même quand certaines y avaient vu une amélioration du « mariage traditionnel » et en avaient conçu quelque espoir. (…) On entendit décrire les communautés comme des endroits où les femmes, non seulement assuraient les tâches qui leur étaient habituellement attribuées, style repas et ménage, mais en plus vivaient sous la pression constante de devoir se rendre sexuellement accessibles à tous. Et cela sans recours à la contraception, considérée comme « non naturelle ». Comme le raconta l'une d'entre elles, « toutes les femmes étaient tout le temps enceintes ». Et quand les couches sales et les cris des enfants commençaient à « déprimer » les hommes, ils « se barraient » vers une nouvelle communauté plus libre, en laissant les femmes se débrouiller avec les services sociaux et élever leurs enfants comme elles le pouvaient. En réalité, le credo selon lequel les enfants n'étaient la propriété privée de personne signifiait que les hommes ne se sentaient pas obligés de les entretenir ou de les chérir, ni même de rester dans le coin.

 

(…) Les groupes de prise de conscience sur les « mariages libres » ont révélé que dans la plupart des cas, c'était le mari qui en premier initiait une relation extraconjugale. Après quoi, pour soulager sa conscience, il parvenait à convaincre sa femme de prendre un amant. (…) Ces multiples arrangement de la « liberté sexuelle » prennent beaucoup de temps, aux hommes comme aux femmes, mais sans doute plus aux femmes. On peut en faire une carrière, à l'exclusion de toute autre carrière que l'on pourrait vouloir mener. (…)

 

À partir du moment où nous avons commencé à nous raconter mutuellement et avec honnêteté nos expériences, ce que nous voulions et ce que nous avions mis au point, nous avons commencé à voir ce qu'il y avait de bon et ce qu'il y avait de mauvais dans nos relations avec nos maris et nos amants, ce qu'il allait falloir changer et ce que nous voulions préserver. Si ces témoignages et cette honnêteté étaient restés la règle, l'histoire du mouvement des femmes aurait été en grande partie différente. »

 

Aujourd'hui, les temps ont changé, le mariage hétérosexuel a évolué : contraception et avortement libres, partage de l'autorité parentale, travail des femmes (même si encore nettement entravé) ont changé la donne. Il n'y a pas si longtemps en France, le vote du PACS a suscité de nombreux débats d'arrière garde plutôt rétros par rapport à l'évolution des pratiques. On attend avec intérêt ceux qui vont avoir lieu autour des propositions d'élargissement du mariage aux personnes de même sexe.

 

1Pat Meinardi, membre des Redstockings, est l'auteur de « La politique du travail ménager », texte traduit par Christiane Rochefort et paru dans le Torchon Brûle n° 0, et repris dans les textes premiers, pp 102-109. La traduction à main levée des extraits de ce texte-ci est due à Cathy Bernheim.

 

* Jacqueline Feldman a fait des études de mathématiques, et passé une thèse de physique théorique au CNRS.  Après avoir participé au mouvement de Mai 68, elle s’engage dans le mouvement de libération des femmes. Passée dans la section sociologie du CNRS, elle s’est intéressée aux femmes, aux mathématiques appliquées aux sciences humaines et aux nouveaux problèmes éthiques et épistémologiques posés par les sciences humaines. Elle notamment publié aux éditions Tierce La sexualité du Petit Larousse ou le jeu du dictionnaire (Paris, Editions Tierce, 1980, 175 p.) et Voyage mal poli à travers les savoirs et la science (Paris, Editions Tierce, 1980, 85 p.)


 

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AVANT-PROJET DE LOI

visant à ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe


EXPOSE DES MOTIFS


Institution pluriséculaire où se reflètent traditions et pratiques religieuses, le mariage est traditionnellement défini comme étant un acte juridique solennel par lequel l’homme et la femme établissent une union dont la loi civile règle les conditions, les effets et la dissolution.

 

Prérogative exclusive de l’église durant l’Ancien régime, le mariage civil, révocable et enregistré en mairie a été institué par la loi du 20 septembre 1792.

 

Ce mariage laïc, qui pour l’essentiel transpose les règles du droit canon, n’a toutefois pas été défini par le code civil, qui traite des actes du mariage, puis dans un titre distinct des conditions, effets et de la dissolution du mariage. Nulle part n’a été expressément affirmé que le mariage suppose l’union d’un homme et d’une femme. Cette condition découle toutefois d’autres dispositions du code civil.

 

De fait, jusqu’à une époque récente, l’évidence était telle que ni les rédacteurs du Code, ni leurs successeurs, n’éprouvèrent le besoin de le dire expressément. La différence de sexe n’en était pas moins une condition fondamentale du mariage en droit français, de sorte que son non respect constituait une cause de nullité absolue du mariage (art 184).

 

L’idée de l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe a constamment progressé depuis le vote de la loi du 15 novembre 1999 sur le PACS, une majorité de français y étant aujourd’hui favorable. Il est vrai que si le PACS a permis de répondre à une aspiration réelle de la société et que son régime a été significativement renforcé et rapproché du mariage, des différences subsistent, et cet instrument juridique ne répond ni à la demande des couples de même sexe qui souhaitent d’une part pouvoir se marier ni à leur demande d’accès à l’adoption.

 

Une nouvelle étape paraît doit donc être franchie.


Tel est l’objet du présent projet de loi qui ouvre le droit au mariage aux personnes de même sexe et par voie de conséquence l’accès à la parenté à ces couples, via le mécanisme de l’adoption qui lui est intimement lié. Ce sont donc à titre principal les dispositions du code civil relatives au mariage et à l’adoption qui sont modifiées ainsi que celles relatives au nom de famille, qui nécessitent des adaptations. Enfin des dispositions de coordination sont nécessaires principalement dans le code civil mais aussi dans nombre d’autres codes.

Au premier paragraphe de l’article 1er, l’article 143 du code civil introduit une définition du mariage, qui pose symboliquement la possibilité du mariage entre personnes de même sexe. (1°)

 

La deuxième disposition de ce paragraphe réécrit l’article du code civil fixant les dispositions relatives à l’exigence d’un âge minimum, l’article 144 actuel posant cette condition pour l’homme et la femme (2°).

 

Les 3°, 4° et 5° élargissent le champ des liens d’alliances prohibés au nom de l’inceste, ces derniers devant s’appliquer également entre personnes de même sexe (articles 162 à 164 du code civil) .

 

Le second paragraphe crée un chapitre IV bis, intitulé « des règles de conflit de lois » afin de permettre, sur le territoire national, la célébration du mariage d’un français avec une personne de nationalité étrangère ou de deux personnes de nationalité étrangère dont la loi personnelle prohibe le mariage homosexuel. En effet, sans disposition spécifique, les règles applicables seraient celles dégagées par la jurisprudence en matière de droit international privé, aux termes desquelles les conditions de fond du mariage sont déterminées par la loi personnelle de chacun des époux.

 

La nouvelle règle prévoit donc la possibilité pour deux personnes de même sexe de se marier lorsque, pour l’une d’elle, la loi personnelle ou la loi de l’Etat de sa résidence le permet. Le mariage des personnes de même sexe leur ouvrant la voie de l’adoption, que ce soit l’adoption conjointe d’un enfant, par les deux époux, ou l’adoption de l’enfant du conjoint, il est nécessaire de prendre des dispositions nouvelles concernant le nom de famille. En effet, le dispositif actuel ne peut plus, dans ces situations nouvelles, trouver sa pleine application.

 

Tel est l’objet du titre II du projet de loi.

 

La loi n°2002-304 du 4 mars 2002 relative au nom de famille modifiée par la loi n°2003-516 du 18 juin 2003 a changé en profondeur le dispositif existant en matière de dévolution du nom. Elle a permis aux parents de choisir par déclaration conjointe le nom dévolu à leur enfant notamment pour lui conférer leurs deux noms accolés dans l'ordre choisi par eux. A défaut de choix, le droit positif prévoit que l’enfant portera le nom du père.

 

Toutefois, ces dispositions ne s’appliquent qu’aux enfants nés à compter du 1er janvier 2005, date d’entrée en vigueur de la loi de 2002. Pour les enfants adoptés nés avant cette date, les dispositions anciennes (attribution du nom du mari) demeurent applicables. Il est donc prévu aux articles 2 et 3 du projet de loi de modifier les dispositions du code civil relatives au nom de famille et à l'adoption, quelle soit prononcée en la forme plénière ou simple. Ces nouvelles dispositions instaurent une autonomie des règles applicables dans le cas de l’adoption, afin d’éviter l'usage inadapté des anciennes dispositions sexuées sur le nom de l'adopté.

 

L'article 2 dans ses I et II tire les conséquences de la modification de l'article 357 du code civil fixant les règles régissant le nom de l'adopté en la forme plénière en modifiant les articles 311-21 et 311-23 alinéa 2 du code civil afin de préserver le principe de l'unité du nom de la fratrie, quel que soit le mode d'établissement de la filiation.

 

L'article 2 III réécrit les dispositions de l'article 357 du code civil relatif au nom l'adopté dans le cadre de l'adoption plénière afin de prévoir un mécanisme analogue au dispositif prévu en matière de détermination du nom de l'enfant lors de la déclaration de naissance ou de l'établissement de la filiation à l'égard d'un ou de ses deux parents, en l’adaptant à l'établissement d'un lien de filiation adoptive à l'égard de deux parents de même sexe.

 

Le principe selon lequel l'enfant adopté en la forme plénière prend le nom de l'adoptant est maintenu. De même, en cas d'adoption conjointe par deux époux ou de l'adoption de l'enfant du conjoint, les adoptants ou l'adoptant et son conjoint pourront choisir, par déclaration conjointe de conférer à l'adopté soit le nom de l'un ou de l'autre, soit leurs deux noms accolés dans l'ordre choisi par eux dans la limite d'un nom de famille pour chacun d'eux. Cette faculté de choix ne peut être faite qu'une seule fois. En revanche, en l'absence de choix de nom, l'adopté portera le double nom de famille constitué du nom de chacun des adoptants ou de l'adoptant et de son conjoint accolé selon l'ordre alphabétique dans la limite du premier nom de famille de chacun d'eux.

 

Le principe d'unité du nom de la fratrie issu de la loi du 4 mars 2002 est également préservé puisque le nom précédemment choisi ou dévolu aux autres enfants communs du couple s'impose à l'enfant adopté en la forme plénière.

 

Les dispositions de l'article 357 permettaient dans le cas de l'adoption par une personne seule mariée que l'adopté puisse porter le nom du conjoint de l'adoptant alors qu'aucun lien de filiation n'était établi à son égard. Ces dispositions désuètes sont supprimées par le présent projet.

 

Enfin, la faculté pour le tribunal, à la demande du ou des adoptants de modifier les prénoms de l'adopté est conservé.

 

L'article 2 IV étend ce dispositif à la reconnaissance en France des adoptions étrangères assimilable à une adoption plénière de droit français prévue à l'article 357-1 du code civil.

 

L'article 3 concerne les dispositions applicables pour la détermination du nom de l'adopté en la forme simple.

 

L'article 3 I prévoit la coordination de l'article 361 du code civil qui procédait par renvoi à certaines dispositions de l'article 357 que le présent projet à remanier.

 

L'article 3 II, dans le même esprit que l'article 2, adapte les dispositions de l'article 363 du code civil relatives au nom de l'adopté en la forme simple telles qu'elles résultent de la loi du 4 mars 2002 précitée aux cas de l'adoption par deux personnes de même sexe.

 

Le principe de l'adjonction de nom de l'adoptant au nom d'origine de l'adopté simple est maintenu, sous réserve du recueil du consentement de l'adopté majeur prévu à l'alinéa 2 de l'article 61-3 du même code, applicable en matière d'adoption simple aux termes de l'arrêt n°12135 de la Cour de cassation du 8 juillet 2010 rendu en formation de question prioritaire de constitutionnalité.


La première chambre de la Cour de cassation ayant, dans un arrêt 6 octobre 2010, rappelé que les dispositions de l'article 363 du code civil ne précisaient pas l'ordre des noms adjoints, le projet tire les conséquences de cette décision et prévoit que l'adoptant avec le consentement de l'adopté de plus de 13 ans doivent choisir, outre les vocables adjoints pour constituer le nom de l'adopté, leur ordre. Enfin, à défaut de choix, ou en cas de désaccord, ces nouvelles dispositions prévoient que le nom conféré à l'adopté simple sera constitué par l'adjonction en seconde position du premier nom de l'adoptant au premier nom de l'adopté.

 

S'agissant de l'adoption simple par deux adoptants mariés, le projet prévoit que les adoptants choisissent lequel de leur nom sera adjoint au nom de l'adopté dans la limite d'un nom. Lorsque l'adopté porte un double nom, le texte ajoute qu'outre le choix du nom que l'adopté conservera, l'adoptant, avec le consentement de l'adopté de plus de 13 ans, doit également déterminer l'ordre de cette adjonction de noms constituant le nom composé de l'adopté.

 

La faculté pour l'adoptant de solliciter du tribunal la substitution du nom de l'adoptant au nom de l'adopté est maintenue, tout comme la possibilité pour l'adopté, dans l'hypothèse de l'adoption simple de l'enfant du conjoint, de conserver son nom d'origine. Dès lors, l'adoption par le beau-parent permettra à l'adopté simple mineur de 15 ans de ne pas voir son nom modifié du fait de son adoption et ainsi, le cas échéant, de porter le même nom que les autres enfants communs du couple. Enfin, ce projet reprend les dispositions prévues en cas d'adoption par deux époux en les adaptant aux couples mariés de même sexe. Ainsi le nom de famille substitué à celui de l'adopté peut, au choix des adoptants, être soit celui de l'un ou de l'autre ou soit les noms accolés des époux dans l'ordre choisi par eux et dans la limite d'un seul nom pour chacun d'eux. Les principes selon lesquels la demande de substitution, d'une part, peut être formée postérieurement à l'adoption, et, d'autre part, requiert le consentement de l'adopté est âgé de plus de treize ans sont également maintenus.

 

Au titre III, le projet de loi prévoit de nombreuses dispositions de coordination concernant le code civil, puis le titre IV insère d’une part la règle d’application ultramarine, ces nouvelles dispositions ayant vocation à s’appliquer sur l’ensemble du territoire de la République, et d’autre part des dispositions transitoires.

 

En effet, la validité du mariage s’appréciant au jour de sa célébration, à défaut de disposition spécifique, le mariage d’un français célébré à l’étranger avant l’entrée en vigueur de la présente loi ne pourrait produire d’effet en France. Il est donc prévu que ce mariage sera reconnu et pourra faire l’objet d’une transcription, sous réserve toutefois des règles générales relatives applicables aux mariages célébrés à l’étranger et du respect des dispositions impératives en droit interne, tels le consentement des époux ou encore leur présence lors de la célébration du mariage.

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 13:43

Le documentaire de Clarisse Feletin

sur France 2

mardi 4 septembre de 22h40 à 23h35

 

On se souviendra longtemps du 4 mai 2012, deux jours avant les élections présidentielles, où l'on apprend avec stupéfaction l'abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel par le conseil constitutionnel et de la mobilisation dès le lendemain place Colette à Paris.

"Le 4 septembre sera diffusé "Sexe, mensonges et harcèlement", un documentaire exceptionnel de Clarisse Feletin sur le harcèlement sexuel.
Ce documentaire est passionnant, émouvant et révoltant. Il relate le parcours de victimes en parallèle de l'abrogation de la loi imposée par le Conseil Consitutionnel, qui a laissé 2000 victimes sans le moindre recours contre leurs agresseurs. Il est également éclairé par les témoignages d'élus, d'association d'aide aux victimes, de harceleurs, et d'avocats …"  et d'associations dont la principale est l'AVFT http://www.avft.org/  

LIRE LA SUITE >>>>
-
VOIR LE DOCUMENTAIRE EN EXCLUSIVITÉ JUSQU'À LUNDI 3 SEPTEMBRE (DEMAIN) 10H SUR TÉLÉRAMA.FR >>>>
-
L'INTERVIEW DANS TÉLÉRAMA >>>>


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LA NOUVELLE LOI :

Article 222-33

I. - Le harcèlement sexuel est le fait d'imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.

II. - Est assimilé au harcèlement sexuel le fait, même non répété, d'user de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d'obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l'auteur des faits ou au profit d'un tiers.

III. - Les faits mentionnés aux I et II sont punis de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende.

Ces peines sont portées à trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende lorsque les faits sont commis :

1° Par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions ;

2° Sur un mineur de quinze ans ;

3° Sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur ;

4° Sur une personne dont la particulière vulnérabilité ou dépendance résultant de la précarité de sa situation économique ou sociale est apparente ou connue de leur auteur ;

5° Par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice.

LA SUITE SUR >>>>  http://www.legifrance.gouv.fr/affich

 

 

Un autre film remarquable de Clarisse Feletin

La juge et l'affaire des dioxines

Diffusé sur France 2 le 9 septembre 2010

Note de la blogueuse : ou comment une juge d'instruction tient tête face à l'adversité des pouvoirs et des autorités pour mener son enquête.


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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 15:11

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JO : Caster Semenya dont le genre avait été mis en doute sera la porte-drapeau sud-africaine 

http://www.egalite-infos.fr/

Communiqué de la Ligue du Droit International des Femmes (LDIF http://www.ldif.asso.fr/) et de la Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF http://www.clef-femmes.fr )

 

Il faut féliciter l’Afrique du Sud d’avoir choisi Caster Semenya comme porte-drapeau de l'équipe olympique sud-africaine à l'occasion de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Londres.

 

Belle revanche pour cette jeune femme qui, à la suite à sa victoire en sur le 800 m championnat de 2009, avait fait l’objet d'une humiliante enquête de féminité. Les conditions déplorables de l’annonce de cette enquête, motivée par la morphologie de l'athlète et par son niveau de performances sportives, avaient fait le tour du monde et provoqué, à juste titre, un émoi considérable en Afrique du Sud.

 

A travers la souffrance imposée à Caster Semenya on découvre toute l’injustice qui résulte de la suspicion manifestée à l’égard de l’identité sexuelle des sportives de haut nouveau femmes, dès lors qu’elles ne correspondent pas aux stéréotypes auxquels toute femme est censée correspondre.

 

Comme l’écrit Elsa Dorlin dans la préface du livre remarquable « Le test de féminité dans les compétitions sportives : une histoire classée x ? » (Anaïs Bohuon, ed iXe) ; « Les tests de féminité ont surtout et finalement servi à exclure (les compétitrices) purement et simplement des privilèges sociaux et symboliques de la performance sportive »

Annie Sugier - Olga Trostiansky

 

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Caster Semenya 

 

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Tokozani Football club - Photo : Zanele Muholi

 

 


« Elles [auraient] “trop de muscles“, des épaules “baraquées“ ou “trop carrées“, “pas assez de poitrine“, des “hanches gommées“ ou encore une pilosité “anormalement abondante », rappelle Anaïs Bohuon citant un rapport consacré aux sportives dans les années 1930. 

 

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Le test de féminité dans les compétitions sportives

Une histoire classée X ?

Anaïs Bohuon

Éditions iXe  

http://www.editions-ixe.fr/


Après des années de remise en cause des performances féminines dans les compétitions sportives en raison de morphologies jugées trop masculines, c’est en 1966 que le comité de la fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a instauré “un test de féminité“ appelé aussi, depuis quelques années, “contrôle de genre“. “Ces athlètes se rapprochent des hommes non seulement par le physique mais aussi par les performances : leurs records extraordinaires réduisent de plus en plus l’écart entre les sexes…“

 

Dans ce livre qui se lit comme un polar, l’auteur détaille la recherche obsessionnelle par la médecine et le monde du sport de la moindre « déviation » en matière de différence des sexes, la crainte de voir se glisser l’un ou l’autre dans les compétitions réservées, finissant par produire une impression d’étrangeté, et la chasse à l’intrus par virer au burlesque digne d’une séquence de Buster Keaton ou Mack Sennett…

 

De la dénonciation des sportives « baraquées » à la honteuse remise en cause des exploits de Caster Semyana à Berlin en 2009 pour raison de dépassement de taux de testostérone, c’est la même idéologie de la différence des sexes qui s’exprime. Et comme le fait remarquer Anaïs Bohuon : « S’agissant de la définition différentielle des sexes, si la médecine appliquait ces critères normatifs à l’ensemble de la population, la distinction mâle/femelle ne tiendrait pas. »

 

On commençait à s’en douter et cette enquête passionnante le confirme, dans un domaine où pourtant, tout semblait pour le mieux dans le meilleur des mondes hétéronormés.

CB et MR

 

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Dames, sex-aequo ?

Louis-Georges Tin

Article paru dans l'édition du 05.07.12

 

SELON LA LÉGENDE, au IXe siècle, la papesse Jeanne aurait accédé à la papauté en cachant à tous qu'elle était une femme. L'imposture fut finalement découverte, mais, dès lors, pour éviter pareille mésaventure, un rite aurait été instauré : à l'élection d'un nouveau pape, un diacre serait chargé de vérifier manuellement si le nouveau pontife a des testicules, comme il se doit. Si tout va bien, il s'exclame : « Duos habet et bene pendentes ! » (« Il en a deux, et bien pendants »). Le souci est louable, mais la méthode un peu « crade », non ? Je me permets donc d'interpeller ici le Vatican : si vraiment cette pratique existe, comme le confirment les plaisantins, j'invite le Saint-Siège à utiliser des techniques plus modernes, plus propres, plus convenables. Benoît, si tu nous lis, n'hésite pas à acheter ce livre remarquable d'Anaïs Bohuon sur le test de féminité dans les compétitions sportives.

 

A la croisée de l'histoire, de la sociologie et des études sur le genre, Anaïs Bohuon, maîtresse de conférences en sciences et techniques des activités physiques et sportives, a pour but de mettre en lumière les perplexités du monde du sport sur la question des femmes, et de la féminité.

Des fausses femmes

Pour Pierre de Coubertin, le fondateur de l'olympisme moderne, les choses étaient claires : « Une olympiade femelle serait impensable, impraticable, inintéressante, inesthétique et incorrecte. » D'autres souhaitaient que les femmes fassent du sport (car des femmes « saines » donnent des enfants « sains »), mais craignaient que cette pratique ne déforme leur corps, en le « virilisant ». D'où cette injonction contradictoire, dont parle Elsa Dorlin dans son excellente préface : « Les sportives doivent être des dieux du stade tout en gardant une taille de guêpe et en restant des fées du logis. »

 

Mais plus les femmes progressent dans ce domaine, plus augmente le soupçon : une championne, est-ce encore une vraie femme ? Selon le médecin du sport Jean-Pierre de Mondenard, aux Jeux olympiques de Tokyo, en 1964, « 26,7 % des athlètes féminines médaillées d'or n'étaient pas des femmes authentiques ». En 1968, sa consoeur Ingrid Bausenwein affirmait que « cinq records du monde en athlétisme sur onze sont détenus par des athlètes dont le sexe lui paraît sujet à caution ».

 

Pour répondre à cette angoisse, les fédérations sportives internationales ont progressivement imposé des tests destinés à identifier les « fausses » femmes. Ainsi, précise Anaïs Bohuon, de 1972 à 1990, 13 personnes ont été exclues, très souvent des personnes intersexes, présentant des attributs sexuels de l'un et l'autre sexe. Récemment, la polémique internationale autour de Caster Semenya, championne sud-africaine, a remis cette question sur la sellette. Mais ces tests se révèlent à la fois arbitraires et discriminatoires, et l'on se rend compte qu'il est impossible d'arriver à une définition univoque de la différence des sexes. La biologie elle-même y perd son latin : selon qu'on considère le sexe humoral, le sexe anatomique, le sexe hormonal, le sexe chromosomique ou le sexe psychologique, on arrive à des résultats très différents.

 

Alors, qu'est-ce donc qu'une « vraie » femme ? Cela a-t-il un sens ? Et pourquoi voulons-nous tellement le savoir ?

 

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ÉCOUTER L'ÉMISSION SUR france culture 

ICI >>>> 

Sur France Culture, "à la grande table", avec Geneviève Brisac, Éric Fassin et Myriam Marzouki, le 21 juin 2012

 

http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-1ere-partie-comment-definir-la-feminite-2012-06-21

 

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Le voile et/ou le sport ?

La fédération Internationale de Football dit OUI au port du voile aux Jeux Olympiques 2012.

La Fédération Française dit NON !

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE de la Ligue du Droit International des Femmes.

 LONDRES 2012 : JUSTICE POUR LES FEMMES !

 Venez nous rejoindre le 25 juillet à Londres sur l’Hispaniola!

 

- 10h30  rencontre ouverte à la presse sur le bateau Hispaniola sur la Tamise, (station de métro Embankment). Interventions de grands témoins illustrées par des photos et vidéos. Questions/ réponses,

- 12h30  rafraîchissements, sandwiches, musique!

- 14h00  cérémonie d’enterrement festif de la Charte Olympique, avec un orchestre de jazz New Orleans, et Waris Dirie, elle-même marathonienne, pour marquer la fin des valeurs Olympiques.

- Dernière étape de la journée : une délégation se rendra à l’Hôtel Grosvenor House, Park Lane, où se tient la Session du Mouvement Olympique. Une lettre présentant les 7 demandes du collectif “Londres 2012: Justice pour les femmes” sera remise à chacun des membres du Mouvement.

 

Avec la navigatrice française Anne Liardet, nous faisons un rêve : qu’il n’y ait plus de sexisme aux JO et que la Charte Olympique soit appliquée!

 

Notre objectif est de rappeler au CIO que sa mission première est d’appliquer les principes d’égalité et de neutralité inscrits dans la Charte Olympique.

 

Pourquoi le CIO s’incline-t-il devant les diktats de certains pays qui exigent pour condition de la participation des femmes aux JO, que celles-ci soient couvertes de la tête aux pieds ? Cela vide le sport de sa fonction émancipatrice et constitue une stigmatisation intolérable du corps de certaines athlètes.

 

Il faut en finir avec ces inégalités ! Tel est l’objectif du collectif “Londres 2012: Justice pour les femmes ”!

Plus d’informations

A propos des 7 demandes du collectif “Londres 2012: Justice pour les femmes”:

Trois revendications contre les discriminations ordinaires 

                       1.  Parité dans les disciplines et les épreuves olympiques

                       2.  Présence d'au moins 20% de femmes dans les organes de décision et définir des objectifs volontaristes pour arriver à la parité.  

Donner la même visibilité et reconnaissance au sport féminin et masculin.

Un exemple : le Président du CIO devrait remettre personnellement la médaille d’or à la marathonienne comme il le fait pour le vainqueur du Marathonien.

 

Trois revendications contre la ségrégation fondée sur le sexe

                   4. Bannir les délégations composées uniquement d’hommes

                   5. Bannir les délégations arborant des signes politico-religieux

                   6. Le CIO ne devrait plus apporter sa caution aux Jeux internationaux de la ségrégation sexiste organisés par Téhéran pour les femmes

 

Une revendication plus globale afin de « construire un monde meilleur »

7. Lutter contre les stéréotypes (sexisme, homophobie, transphobie), refuser la séparation des JO et des Jeux Paralympiques et la  prostitution autour des Jeux.

 

CONTACTS:

Annie Sugier & Linda Weil-Curiel
Ligue du Droit International des Femmes, la Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes tel +33 (0)6 38 39 42 92 ou +33(0)1 46 60 91 36 ou +33(0)6 888 44 009/

Email: annie.sugier@gmail.com et w113111@club-internet.fr ( web site:http://www.ldif.asso.fr)

 

Martha Jean Baker

Women's International League for Peace and Freedom, European Women’s Lobby
+44 20 7436 5639,/email martha@uslawyersuk.co.uk

 

 

 

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Des livres de Zanele Muholi pour la connaître si vous avez manqué son expo à la Canopée

 


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+ Re

Droits des femmes : la charte olympique jetée dans la Tamise !

http://sportissima.wordpress.com/

26 juil

Hier, le collectif « Londres 2012 : Justice pour les femmes » a organisé l’enterrement symbolique de la Charte olympique. Le but ? Attirer l’attention du Mouvement Olympique et de l’opinion publique sur le non respect par le CIO de la Charte Olympique lorsqu’il s’agit des femmes.

Les militants revêtaient un tee-shirt rouge portant une double inscription : devant « Justice for Women » et derrière l’énoncé de la règle 50 de la Charte Olympique sur la neutralité du sport interdisant toute expression politique ou religieuse. En tête de cortège, les musiciens des «  Blues Serenaders » jouant des airs joyeux de jazz Nouvelle Orléans. Derrière eux, quatre militantes portant un cercueil de carton noir sur lequel avaient été déposés des bouquets de fleurs et un exemplaire blanc de « la Charte Olympique ». Après un parcours le long de la Tamise, le cortège s’est immobilisé au milieu de la foule des badauds, sur le Westminster Bridge. Ce sont deux jeunes femmes, la navigatrice Anne Liardet et la britannique Lisa-Marie Taylor, du London Femist Nettwork, qui ont fait basculer dans la Tamise le cercueil avec la Charte Olympique et une couronne de fleurs. Sous les applaudissements, en criant « Justice for women ! ».

Un peu plus tôt dans la journée, sur un bateau amarré le long de la Tamise, au centre de Londres, étaient rassemblées 16 associations féministes françaises, algériennes, et des diasporas Afghane, Iranienne et Pakistanaise, ainsi que 8 associations britanniques et 4 associations internationales, parmi lesquelles le Lobby Européen des Femmes (dont le réseau représente plus de 1500 ONG).

Les 7 revendications du Collectif « Londres 2012 : Justice pour les femmes » ont été présentées par Annie Sugier, Présidente de la Ligue du Droit International des femmes, qui a insisté sur le fait que l’envoi par l’Arabie Saoudite de deux femmes de la diaspora saoudienne, ne saurait être considéré comme un progrès tant que les femmes de ce pays n’auront pas le droit et les moyens concrets de faire du sport. Elle a demandé d’« exclure les pays qui interdisent, placent des contraintes et/ou cachent la pratique du sport féminin ».

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 17:46

Une édition féministe est-elle possible ?

À cette question posée comme une litote par Liliane Kandel dans son texte hommage à Françoise Pasquier (publié dans CLIO en 2001 http://clio.revues.org/1544 puis dans Re-Belles Françoise Pasquier, éditrice) nous répondons deux fois oui ! 

 

Si les femmes "modernes et libres" qui twitent ne lisent pas, elles nous l'ont dit elles n'ont pas le temps, c'est bien dommage pour les femmes. Dommage, car elles sauraient que le féminisme ce n'est pas de se tenir droite sur ses talons hauts, que ce n'est pas juste un mot mais des concepts, des rencontres, des débats et du travail solitaire et ensemble(s), de la solidarité, de la sororité et de la politique.

 

Mais enfin, tout n'est pas rose pour les femmes en politique : une femme en politique oui mais : cette femme ci ou cette femme là ? Comme si la question du tabou (jamais en France une femme n'a été chef de l'état) n'avait pas d'importance et que derrière le stéréotype hypertrophié de la femme parfaite, sous couvert de normalitude, c'était la norme qui se cachait, celle du mâle bien sûr.

 

 

Sur ces sujets et d'autres Cathy Bernheim a répondu aux questions de Sylvie Duverger en trois parties dans son blog féministes en tous genres dont voici les liens et un extrait ci-dessous :

 

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Cathy Bernheim 


"Les médias sont en soi un miroir déformant"

http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/06/17/entretien-avec-cathy-bernheim-2-les-medias-sont-en-soi-un-mi.html

« Il faut maintenir les liens, jeter des passerelles, franchir des ponts »

http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/06/27/il-faut-maintenir-les-liens-jeter-des-passerelles-franchir.html

A quel PS Ségolène Royal pouvait-elle se fier ?

http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/06/18/entretien-avec-cathy-bernheim-le-ps-n-a-jamais-soest-il-l-al.html

 

…Dans les années 1970, avec le langage cru de l’époque, nous aurions sans doute dit que dans notre société, les femmes ne vont pas bien loin quand elles ne sont pas maquées. Quand elles repoussent l’aide empoisonnée des maquereaux et maquerelles de tous genres, c’est alors que le combat pour la libération commence. Dans tous les domaines, en quarante ans, des vagues successives de féministes ont tenté de repousser les limites des enclos assignés aux femmes, et la plupart s’y sont cassé beaucoup de dents. (Je vous rassure, je ne suis pas certaine que les vagues aient des dents, mais je sais que les féministes, oui.) Le résultat : seules et en première ligne, quelques échappées se battent aujourd’hui férocement, prennent des coups de toutes parts, servent de punching-ball aux sexistes de tous bords et doivent souvent, par dessus le marché, affronter la totale dévalorisation de la sororité dont souffre le corps social. C’est exactement ce qui vient d’arriver à Ségolène Royal. Et c’est pourquoi aujourd’hui, je pense qu’il importe que nous réfléchissions ensemble, nous féministes, à la façon dont nous pourrons désormais accompagner ces courageuses combattantes. Ces valeureuses guerrières dont parlait déjà, en 1964, Monique Wittig…

Pour lire l'article en entier >>>> http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/06/18/entretien-avec-cathy-bernheim-le-ps-n-a-jamais-soest-il-l-al.html

 

 

Mais, direz-vous, tout ceci ne répond pas à notre question préalable :  

une édition féministe est-elle possible?

Il semberait que depuis quelques mois, les éditions iXe (prononcer X, cf.l'émission de FranceCulture en lien ci-dessous), comme jadis les éditions Tierce, s'emploient à nous le prouver. Amplement.

 

Pour lire cet été et après

avec les éditions iXe 

www.editions-ixe.fr/

qui seront présentes

Samedi 7 et Dimanche 8 juillet 2012

 aux 2èmes rencontres d'été

des Féministes En Mouvements

FEM+banniere+legere

Un mot de l'éditrice Oristelle Bonis confié lors d'un entretien déjà publié dans ce blog :

… Le projet de iXe, c’est aussi d’alimenter le débat, de ne pas choisir une tendance. Dire : c’est intéressant, et puisqu’on en discute, discutons-en. Mais discutons-en sur pièces… la suite ici >>>  Des livres, des auteurs, des éditrices, des libraires…

 

 

Plusieurs des auteures de iXe seront présentes :

Anaïs Bohuon (Le Test de féminité dans les compétitions sportives),

Emmanuèle Jawad (Les faits durables),

Martine Storti (Le féminisme à l'épreuve des mutations géopolitiques),

Éliane Viennot (État des lieux).

Entre deux débats, entre deux ateliers, passez nous voir pour les rencontrer.

 

 

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Anaïs Bohuon
Le test de féminité dans les compétitions sportives
Une histoire classée X ?

Préface d'Elsa Dorlin

Éditions iXe, collection x x - y - z - Juin 2012

Instauré dans les années 1960 par les autorités sportives internationales, le test de féminité vise à distinguer les «vraies femmes» des autres.

Quels «autres» ? Des hommes qui s'immisceraient en catégorie «Dames» pour y remporter des victoires faciles ? Les annales du sport ne gardent pas trace d’un tel cas. En revanche, bien des sportives ont été interdites de compétition car elles ne remplissaient pas les critères censés définir la «féminité».

Ces derniers ont varié au cours du temps : la féminité fut d'abord certifiée sur la base d'un examen gynécologique, puis chromosomique, puis hormonal. Mais la conformation anatomique des organes sexuels est parfois jugée «ambiguë», il existe d’autres formules chromosomiques possibles que «XX» et «XY», et des femmes certifiées «normales» à la suite d’un examen anatomique ou d’une analyse chromosomique peuvent avoir des taux naturels de testostérone  supérieurs à la moyenne.

Le travail d’Anaïs Bohuon cerne une évidence qui embarrasse les autorités sportives : les caractéristiques sexuées s’expriment selon des modalités diverses et la partition des individus en deux catégories de sexe seulement est une fiction idéologique. Son livre révèle aussi que cette vision de la féminité a partie liée avec une histoire politique : celle de l'opposition entre l'Est et l'Ouest, du temps de la Guerre froide, et celle qui organise le partage inéquitable entre pays du Nord et du Sud. Dans le monde du sport, les «vraies femmes» restent conformes à l’idéal occidental de la féminité. La suspicion se porte sur «les autres», qui s’écartent de ce stéréotype.

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ÉCOUTER L'ÉMISSION SUR france culture 

ICI >>>>  Sur France Culture, "à la grande table", avec Geneviève Brisac, Éric Fassin et Myriam Marzouki, le 21 juin 2012

http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-1ere-partie-comment-definir-la-feminite-2012-06-21


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Emmanuèle Jawad
Les faits durables
Éditions iXe, collection ixe' prime, Juin 2012
Poète, Emmanuèle Jawad creuse la langue jusqu'à obtenir une prose trouée, lacunaire, allégée des vides du discours. Touchés par ce travail de fragmentation, les mots éclatent de polysémie, ils s'entrechoquent et se frottent les uns aux autres dans un crépitement de significations. L'histoire qu'ils délivrent a trait à l'emprise du genre, aux stratagèmes à déployer pour s'en déprendre. Elle s'illustre de faits aléatoires et têtus, aux effets durables. "RÉPERTORIER LES ÉVÉNEMENTS DE SON TEMPS N'ENTAME EN RIEN LA FICTION."

 

les faits durables rassemblent :

- des faits :

«la voix d’une tonalité grave ne l’autoriserait à s’exprimer publiquement un trouble visuel se dégage : les épaules larges le torse sans poitrine apparente la pilosité légère au-dessus de la lèvre supérieure son déplacement»

«des contestations empruntent les voies urbaines TunisLecaireLisbonneLondresMexicoTelAvivNewYork»

«L’enquête révèle que les convois d’animaux empaillés furent dans un premier temps expédiés par la victime au musée de la Chasse et de la Nature par erreur…», etc.

- des effets :

… fausses moustaches barbes postiches ajouts attributs systèmes pileux de synthèse la barbe !

la clé la barbe — postures — effets durables…, etc.

- les effets de :

Carol, Justine,, Angèl,,, Raph.,,,, Juliette,,,,, Caster – suite où interviennent aussi Alice, Clorinde d’un chant, Shane prénom d’emprunt (il lui rappelait l’héroïne d’une série culte dans les années 2000), d’autres encore et Claude Cahun.

 

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Eliane Viennot
Etat des lieux
Éditions iXe, fonctions dérivées, Mai 2012 
Nous retrouvons la nuit liquide d'avant notre naissance, du temps où nos yeux clos ne nous servaient pas à nous reconnaître, où nos bouches ne se parlaient pas, et où nos mains, nos pieds, nos bras, nos visages, nos genoux, dans leurs tâtonnements muets, suffisaient à nous assurer que l'autre était bien là – du temps où la séparation n'existait pas.

A comme Agadir, B comme Berkeley, C comme Caluire…

D'abord, c'est comme un jeu, une proposition ludique qui pourrait s'énoncer ainsi : « Associez à chacune des lettres de l'alphabet un lieu qui vous est familier, racontez ce qu'il vous évoque. »

Vingt-six lettres, comme autant de miroirs tendus à la mémoire afin d'y capter le reflet de souvenirs dont chacun apporte avec lui la couleur, les odeurs, la lumière d'un lieu particulier. Et le moment qui lui est associé .

L'ordre alphabétique de cette géographie intime bouscule la chronologie en y introduisant hiatus et correspondances. Mis bord à bord, les souvenirs de l'enfance, de la maturité, de la jeunesse, tracent un chemin en zigzag à travers le temps de la vie. Les vingt-six récits courts qu’ils inspirent s'écrivent comme la mémoire, toujours, les conserve – au présent. 

 

Professeure de littérature française de la Renaissance à l'Université Jean Monnet de Saint-Étienne), spécialiste de Marguerite de Valois et d'autres «femmes d'Etat» de la Renaissance, Éliane Viennot s’intéresse plus largement aux relations de pouvoir entre les sexes et à leur traitement historiographique sur la longue durée. Féministe depuis les années 1970, elle s'est notamment investie dans les campagnes pour le droit à l'avortement, pour la parité et pour l'institutionnalisation des études féministes.

 

 

Tous les autres livres des éditions iXe et d'autres aussi

ICI >>> • Livres et revues 2011-2012

ICI >>> • Livres et revues 2009/2010

ICI >>> www.editions-ixe.fr/

 

 

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ICI >>> • Livres et revues 2011-2012

ICI >>> • Livres et revues 2009/2010

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 16:51

Une comptine pour le mois de juillet ? Un forum. Deux… for femmes.

(Pour celles qui n'ont pas compris, relire les phrases précédentes à voix haute.)

Plaisanterie mise à part, le succès des premières rencontres d'été de Féministes en Mouvement l'année dernière a amené les organisatrices et les associations présentes à renouveler l'expérience.

Entretemps, on l'aura remarqué, le contexte politique en France et dans le monde a considérablement changé. Si c'est toujours la ville d'Evry qui accueille, dont le maire est aujourd'hui ministre de l'Intérieur, une autre ministre sera de la partie : Nadjat Vallaud-Belkacem, porte parole du gouvernement et ministre en charge du ministère des Droits des femmes, récemment créé. Elle répondra aux questions et préoccupations émises par les participantes le dimanche, juste avant l'heure du déjeuner. On se réjouira d'être entendues en direct, mais l'important de ces rencontres reste l'échange, toujours vivace et souvent fructueux, d'expériences et de réflexions sur les sujets qui nous concernent toutes.

Et bien sûr, on (re)découvrira que la libération des femmes, c'est ensemble(s) que nous la ferons avancer. 

L'accent, cette année, sera mis en particulier sur l'égalité femmmes hommes et la géopolitique des droits des femmes.

Un bonne façon d'amorcer l'ère de la citoyenneté à part entière!


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Plus que 2 semaines ! Pour l'hôtel, les repas, les spectacles et surtout pour participer il est urgent de s'inscrire ici >>>  http://www.emailmeform.com/builder/form/T5B17bVYM6w    lire le programme >>> http://ellesprennentlaparole.blogspot.fr/ 

 

Le déroulement des deux journées

 

Samedi 7 juillet

9h15 - Ouverture
Accueil par l’université d’Evry, le conseil général de l’Essonne et la ville d’Evry
Introduction des deuxièmes rencontres d’été par Marie Cervetti (FIT, Une femme un toit) et Claire Guiraud (Osez le féminisme !)
9h45-11h30 - Plénière : « L’égalité femmes-hommes en chantier ! »

Introduction par Martine Storti (Association « 40 ans de mouvement »)

Avec Christiane Marty (Conseil scientifique d’ATTAC et Fondtion Copernic), Marie-France Casalis (Collectif féministe contre le viol) et Claudie Baudino (Politologue, Directrice du Centre Hubertine Auclert)

11h30-12h - Pause : Buvette, jeux, village associatif, librairie féministe 
12h-13h30 - 1ere séquence d’ateliers (ou déjeuner)

Atelier 1 La parité, c’est possible !

Atelier 2 Des femmes aussi vivent avec le sida !

Atelier 3 Prostitution, lois et droit des femmes: des exemples européens

Atelier 4 Le care: quels enjeux féministes?

Atelier 5 Des « crimes passionnels » à la violence machiste. Quel traitement médiatique des crimes de genre ?

Atelier 6 Contre le viol : féministez-vous ! Décrypter la stratégie des agresseurs pour s’en libérer

Atelier 7 Féminisme et femmes migrantes : sisterhood is powerfull !

Atelier 8 Nous sommes toutes des lesbiennes politiques !

Atelier 9 La convention CEDAW (Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimina

(on à l’égard des femmes) : enjeux pour les droits des femmes en France, dans le monde,

dans les pays du monde arabe

Atelier 10 Libération des sexualités : une révolution inachevée ?
13h30-15h - 2ème séquence d’ateliers (ou déjeuner)

Atelier 11 Politiques d'austérité et précarité des femmes dans l'Union Européenne. 1 - Origines de la dette

Atelier 12 Sexisme et violences faites aux femmes dites immigrées. Résistance et luttes contre les idées reçues liées au relativisme culturel?

Atelier 13 Féminisme, genre et développement soutenable. Repères historiques, enjeux et perspectives

Atelier 14 Humour, pouvoir et féminisme

Atelier 15 "Groupes de paroles de femmes, un espace politique d’écoute". Expérience du programme international du Planning Familial de Réduction des Risques Sexuels, mené au Burkina Faso, au Cameroun et a` Madagascar

Atelier 16 Les femmes de la recherche et de l’enseignement supérieur

Atelier 17 La difficile représentation des femmes en image

Atelier 18 Féminismes, Handicap et réalité du regard posésur les différences.

Atelier 19 Femmes et mères dans l'accueil et l'accompagnement des femmes victimes de violence
15h-16h - Pause : Buvette, jeux, village associatif, librairie féministe, atelier chorale féministe 
16h-17h30 – Semi-plénière au choix :
- Conquérir l’égalité femmes-hommes dans l’emploi

Animation : Séverine Lemière (FIT, une femme, un toit)

Avec Marie-Hélène Thomet (syndicaliste), Rachel Silvera (chercheuse) et Catherine Bloch-

London (Conseil scientifique d’ATTAC)
- Eduquer au genre : pour en finir avec Mars et Vénus

Animation : Amandine Berton-Schmitt (Centre Hubertine Auclert) Avec Sylvie Cromer (sociologue), Christine Bard (historienne), Carine Favier (Planning Familial) et Nicole Crépeau (Fédération Nationale Solidarité Femmes)

- Montée des extrêmes : quelles menaces pour l’égalité et la liberté ?

Animation : Isabelle Colet (Maison des Femmes de Montreuil) Avec Claudie Lesselier (militante féministe), Chalha Chafiq (chercheuse), Annie Sugier (Ligue du Droit International des Femmes) et Charlotte Soulary (militante féministe)

17h30-18h - Pause : Buvette, village associatif, librairie féministe.
18h-19h – Au choix :
- projection-débat d’un documentaire
- discussions autour du texte de sortie des rencontres
19h30-21h - Dîner
21h-22h30 – Soirée festive

Dimanche 8 juillet

9h - Petit-déjeuner

10h-11h30 - 3ème séquence d’ateliers

Atelier 20 Grrrrrrrève des femmes le 8 mars : amplifier l'ac(on ini(ée à Toulouse

Atelier 21 Construire l’égalité femmes-hommes

Le rôle des ins(tu(ons, des associa(ons, de la recherche féministe.

Atelier 22 Poli(ques d'austérité et précarité des femmes dans l'Union Européenne

2 - Solu(ons alterna(ves face aux poli(ques d'austérité

Atelier 23 Les manuels scolaires : ou(ls d'une culture de l'égalité?

Atelier 24 Décrypter et lu8er contre la publicité sexiste

Atelier 25 Qu’est-ce que le féminisme radical ?

Atelier 26 Financement des associa(ons féministes : quelles perspec(ves?

Atelier 27 Accompagner les femmes vic(mes de violences par une poli(que d'empowerment

Atelier 28 Sport comme stratégie d'ac(on féministe

Atelier 29 L'éduca(on à la sexualité, à quoi ça sert ?

11h30 - 12h - Pause Buvette, village associatif, librairie féministe.
12h-13h : Echanges avec la ministre des droits des femmes, Madame Najat Vallaud-Belkacem
13h-14h30 - Déjeuner

14h30 - Conclusion des journées

 

 

Cette 2ème édition des rencontres d’été des « Féministes en Mouvements » a vocation à continuer sur la même trajectoire que l'an dernier : nous rassembler, échanger, produire des analyses et des propositions pour les élus et les pouvoirs publics, travailler ensemble à faire en sorte que les droits des femmes et l’égalité avancent dans la société. Dans un contexte particulier de création d'un ministère des droits des femmes, il s'agit aussi pour nous de définir ensemble les priorités d'action à porter devant la Ministre et les moyens que nous nous donnons pour cela ! C'est pourquoi le thème de ces rencontres est « L'égalité femmes-hommes en chantier ! »

Les informations pratiques !

>> Comment venir ?
- En transports en commun
Les rencontres auront lieu à l'université d'Evry, Boulevard François Mitterrand 91025 Evry. Le lieu est accessible par le RER D (gare Evry Courcouronnes). Le RER D passe pas les gares suivantes : Gare du Nord, Châtelet les Halles et Gare de Lyon.
- En co-voiturage
Un événement a été créé sur un site de covoiturage. En vous y inscrivant, vous pourrez être mis-e en relation avec des conductrices ou conducteurs et des passager-es.
Pour y accéder, cliquez ici !
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>> Combien ça coûte ?
Tarif simple : 20 euros
Tarif réduit : 10 euros (étudiant-es, chômeuses et chômeurs).
Ces tarifs incluent l'accès aux rencontres, au spectacle du samedi soir, les déjeuner et dîner du samedi et le petit-déjeuner et le déjeuner du dimanche.
>> Peut-on dormir sur place ?
- Un hébergement en hôtel est parfaitement possible. Compter 15 euros en plus de l'inscription. Ce tarif correspond à un hébergement en hôtel formule 1, à trois personnes par chambre. Un paiement par avance vous sera demandé.
- Si vous souhaitez une autre catégorie d'hôtel, nous vous fournirons dans les prochaines semaines une liste d'hôtels à proximité de l'université.

>> Puis-je venir avec mon ou mes enfants ?
Oui ! Nous avons prévu un mode d'accueil des enfants. Cet accueil est gratuit mais le paiement en avance de votre participation vous sera demandé. Nous vous demanderons également de prévoir la nourriture de vos enfants.

>> Où s'inscrit-on ?!?!?  
ici>>>>  
APPEL A VOLONTAIRES POUR LES RENCONTRES !
Bonjour,
Vous vous êtes inscrit-e-s pour les rencontres d'été à Evry et nous souhaiterions savoir si vous seriez d'accord pour être "volontaire" lors de cet évènement. Il s'agit d'assurer une plage horaire de deux heures ou deux d'une heure au cours des rencontres, pour que la logistique ne repose pas que sur une poignée de personnes.

En contrepartie, vous bénéficierez d'un tarif à 10 euros pour le week-end, hôtel inclus. Et bien sûr, nous veillerons à ce que vous n'assuriez effectivement pas plus de deux heures de volontariat dans le week-end et puissiez pleinement en profiter.

Si vous êtes d'accord pour être volontaire, merci de remplir en une minute le formulaire suivant :
Et un nouveau site dédié : www.feministesenmouvements.fr



Communiqué de presse
Mercredi 4 juillet 2012
Conférence sociale : l’égalité professionnelle, c’est maintenant !
Les Féministes en mouvements interpellent le gouvernement et organisent la deuxième édition de leurs Rencontres d’été
Le collectif des « Féministes en mouvements » salue la tenue d’une table ronde sur l’égalité professionnelle lors de la conférence sociale des 9 et 10 juillet prochains. La lutte contre les inégalités de salaire, dans l’emploi et autour de l’emploi, entre les femmes et les hommes est en effet une urgence.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- L’écart de salaire est encore de 27%.
- Les femmes sont presque deux fois plus nombreuses au SMIC que les hommes.
- Elles occupent 80% des emplois à temps partiel.
- Malgré un niveau de diplôme aujourd’hui plus élevé que celui des hommes, elles restent concentrées dans des emplois sous-valorisés.
- Elles se heurtent, à tous les niveaux de responsabilité, à un plafond de verre.
Les Féministes en mouvements souhaitent rappeler au gouvernement, et tout particulièrement à Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des droits des femmes que la table ronde ne doit pas en rester aux constats et aux discours d’intentions. Il y a urgence à agir. Cette table ronde doit déboucher sur des mesures concrètes, instaurant un cadre réglementaire réellement contraignant.
Les Féministes en mouvements revendiquent notamment :
- L’instauration de sanctions financières lourdes pour les entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale.
- La stricte limitation du temps partiel imposé à l’embauche par l’augmentation des cotisations sociales patronales sur les emplois à temps partiel et une compensation salariale.
-  La revalorisation des emplois à prédominance féminine.
Le collectif demande à ce que ces mesures ambitieuses pour réduire les inégalités professionnelles soient mises en oeuvre par le gouvernement et les partenaires sociaux en lien avec les associations féministes.
Dans cet objectif, les Féministes en mouvements publient aujourd’hui un appel sur www.lemonde.fr : « L’égalité professionnelle c’est maintenant ». Cet appel, déjà signé par plusieurs personnalités, rappelle que l’égalité professionnelle concerne tous les aspects de l’emploi (rémunération, formation, carrières, recrutement, types de postes, croisement avec d’autres types de discrimination comme le handicap ou l’origine…). Nous exigeons des mesures immédiates pour qu’enfin l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes devienne une réalité. Cet appel peut être signé en ligne par les citoyen-ne-s sur le site du collectif, www.feministesenmouvements.fr.
A la veille de la conférence sociale, le collectif organise la deuxième édition de ses Rencontres d’été les 7 et 8 juillet à Evry. Ayant rassemblé plus de 600 personnes en 2011, ces Rencontres seront l’occasion de dizaines de débats et de formations, de moments festifs et d’échanges.
Le dimanche matin, la Ministre des droits des femmes viendra répondre aux questions des associations et échanger sur leurs priorités. Au-delà des analyses et constats, les Féministes en mouvements proposeront leur feuille de route afin que progressent l’égalité et la liberté.

En guise de contribution aux futurs débats, nous vous livrons un texte de Martine Storti publié dans la revue La faute à Rousseau consacrée à "Politique et autbiographie" (Numéro 60 - Juin 2012)
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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 13:45

Tous les livres des éditions Tierce encore disponibles sont en vente à la librairie Violette and Co  http://www.violetteandco.com/librairie/

102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny 

 

 

CalamityMod  BertheMod des guenons et des femmesMod  MernissiMod  SéverineMod  YolaineMod SeptNouvellesMod

 

40 titres et 20 revues disponibles Librairie Violette and Co  http://www.violetteandco.com/librairie/.

 

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Le catalogue des éditions Tierce
(Établi d’après le site de la BNF, ajouts et rectifications de Liliane Kandel présenté par ordre
chronologique croissant de parution.)

 

1977

Les Droits du travail : côté femmes [ouvrage collectif], Tierce, 1977.

 

1978

Vandelac, Louise, L’Italie au féminisme : recueil de textes [traduits de l’italien], Tierce, 1978.

 Eaubonne, Françoise d’, Contre violence ou la Résistance à l’État, Tierce, 1978.

 Mouvement français pour le planning familial, Les Interruptions de grossesse [Colloque international, 1978, Paris)], Tierce, 1978.

 

1979

Mouvement français pour le planning familial, Contraception et avortement : le droit des femmes : bilan, analyses et propositions, Tierce, 1979.

 Jane, Calamity, Calamity Jane : lettres à sa fille : 1877-1902, Tierce, 1979.

 

1980

Proches et Lointaines : de la parution d’un samizdat de femmes à Leningrad, Tierce, 1980.

 Cleyrergue, Berthe, Berthe ou un Demi-siècle auprès de l’Amazone : souvenirs, Tierce 1980.

 Feldman, Jacqueline, La Sexualité du « Petit Larousse » ou le Jeu du dictionnaire, Tierce 1980.

 Blaise, Suzanne, Des Femmes de nulle part ou le Préféminisme politique, Tierce, 1980.

  

1981

Elles voient rouge (Journées 1980 ; Paris), Féminisme et marxisme, Tierce, 1981.

Vallée, Édith, Pas d’enfant, dit-elle, Tierce, 1981.

Fontaine, Brigitte, L’Inconciliabule [Malaucène, l’Eau salée, juillet 1980], Tierce, 1981.

 

1982

Séverine (1855-1929), Choix de papiers, annotés par E. Le Garrec, Tierce, 1982.

Mouvement français pour le planning familial, D’une révolte à une lutte : 25 ans d’histoire du planning familial, Tierce, 1982.

Syndicat des employées de maison, Cuzco, On demande une bonne = Se necesita muchacha, Tierce, 1982.

 

1983

Mernissi, Fatima, Sexe, idéologie, Islam, Tierce, 1983.

Rivière, Anne, L’interdite, Camille Claudel : 1864-1943, Tierce, 1983.

 

1984

Les Mutilations du sexe des femmes aujourd’hui en France, Tierce, 1984.

Brahimi, Denise, Femmes arabes et soeurs musulmanes, Tierce, 1984.

Stein, Gertrud, Le monde est rond, Tierce, 1984.

Hrdy, Sarah Blaffer, Des Guenons et des femmes : essai de sociobiologie, Tierce, 1984.

Stratégies des femmes, Amsterdam, Berlin, Boston, Londres, New York, Paris, Philadelphie, Rome [livre collectif], Tierce, 1984.

 

1985

À la recherche du temps des femmes : communication, éducation, rythmes de vie, Tierce-ACCT, 1985.

L’Identité française [colloque], Tierce, 1985.

Saurel, Renée, Bouches cousues : les mutilations sexuelles féminines et le milieu médical, Tierce, 1985.

Bourdouxhe, Madeleine, Sept nouvelles, Tierce, 1985.

Simha, Yolaine, Eva comme Ève en ville, Tierce, 1985.

 

1986

Arendt, Hannah, Rahel Varnhagen : la vie d’une Juive allemande à l’époque du Romantisme, Tierce, 1986.

Hurtig Marie-Claude, Pichevin Marie-France, La Différence des sexes : questions de psychologie, Tierce, 1986

 

1987

Comités d’éthique a travers le monde, vol. 1. Recherches en cours 1986, Tierce/Inserm, 1987.

Rivière, Anne, L’interdite : Camille Claudel 1864-1943, [Rééd.], Tierce, 1987.

Thalmann, Rita (dir.), Femmes et fascismes, Tierce, 1987.

Mernissi, Fatima, Sexe, idéologie, Islam, [Rééd.],  Tierce, 1987.

Thiam, Awa, Continents noirs, Tierce, 1987.

Kemp, Peter, Éthique et médecine, Tierce, 1987.

  

1988

Gardam, Jane, Dieu par dessus bord 10/18, Deuxtemps Tierce, 1988.

Gallant, Mavis, Rue de Lille, Deuxtemps Tierce, 1988.

Jolley, Elizabeth, L’Héritage de Miss Peabody, Deuxtemps Tierce, 1988.

Gallant, Mavis, Chroniques de mai 68, Deux temps Tierce, 1988.

Gardam, Jane, Dieu par dessus bord, Deuxtemps Tierce, 1988.

Bell, Quentin, Le dossier Brandon, Deuxtemps, 1988.

Comités d’éthique, à travers le monde : vol. 2, Recherches en cours : 1987, Tierce-médecine/Inserm, 1988.

Keller, Evelyn Fox, L’Intuition du vivant : la vie et l’oeuvre de Barbara McClintock, Tierce, 1988.

Collin, Françoise, Le Rendez-vous, Tierce, 1988.

 

1989

Dillon, Millicent, Jane Bowles, une femme accompagnée : biographie, Deuxtemps Tierce, 1989.

Comités d’éthique à travers le monde, vol. 3 : Recherches en cours 1988, Tierce-médecine/Inserm, 1989.

Colloque Hannah Arendt, politique et pensée (1988 ; Paris), Ontologie et politique : actes, Tierce, 1989.

Bourdouxhe, Madeleine, Wagram 17-42, Marie attend Marie, Tierce, 1989.

Comyns, Barbara, Les Infortunes d’Alice, Deuxtemps Tierce, 1989.

 

1990

Weldon, Fay, La Diable, Tierce 1990.

Thalmann, Rita (dir.), La tentation nationaliste. Entre émancipation et nationalisme : la presse féminine d’Europe 1914-1945, Deuxtemps Tierce, 1990.


1991

Olitskaia, Ekaterina Lvovna, Le sablier : mémoires, Deuxtemps tierce, 1991.

Hannah Arendt [Cahiers du Grif, n° 33 éd. augmentée], Deuxtemps tierce, 1991.

Brahimi, Denise, Appareillages : dix études comparatistes sur la littérature des hommes et des femmes dans le monde arabe et aux Antilles, Deuxtemps tierce, 1991.

Arendt, Hannah, Auschwitz et Jérusalem, Deuxtemps tierce, 1991.

Weldon, Fay, Copies conformes, Deuxtemps tierce, 1991.

Weldon, Fay, Le diable : roman, Deuxtemps tierce, 1991.

Comités d’éthique à travers le monde. Vol. 4, Recherches en cours 1989, Tierce INSERM, 1991.

Spencer, Elizabeth, Nouvelles du sud, Deuxtemps tierce, 1991.

Leffland, Ella, Rose Munck, Deuxtemps tierce, 1991.

Munro, Alice, Miles city, Montana, Deuxtemps tierce, 1991.

Colloque GEF,Crises de la société, féminisme et changement , Tierce 1991.

Arendt, Hannah, Le concept d’amour chez Augustin : essai d’interprétation philosophique, Deuxtemps tierce, 1991.

Salmon, Jacqueline, Calligraphie : variations photographiques sur une sculpture de Christophe Loyer, Tierce, 1991.

Masters, Olga, Le Coeur labyrinthe, Deuxtemps Tierce, 1991.

 

1992

 

Gallant, Mavis, Voyageurs en souffrance, Deuxtemps tierce, 1992.

Cross, Amanda, L’affaire James Joyce, Deuxtemps tierce, 1992.

Cather, Willa, Destins obscurs, Deuxtemps tierce, 1992.

Jolley, Elizabeth, Tombé du ciel, Deuxtemps tierce 1992.

Williams, Joy, Dérapages, Deuxtemps tierce, 1992.

Delhomme, Jeanne, Nietzsche et Bergson, Deuxtemps tierce, 1992.

MacLean, Norman, La rivière du sixième jour, Deuxtemps tierce, 1992.


1993

Arendt, Hannah, Auschwitz et Jérusalem, Deuxtemps tierce, 1993.

Harris, MacDonald, La valise de Hemingway, Deuxtemps tierce, 1993.

Cather, Willa, Mon Ántonia, Deuxtemps tierce, 1993.

 

LES REVUES

Questions féministes, n° 1, 1977 et numéros suivants, Tierce.

Parole !, Tierce, 1978.

La Revue d’en face, n° 5, mars 1979 (et numéros suivants) (auparavant éditée chez Savelli).

Nouvelles questions féministes, n° 1, 1981, Tierce.

Les Cahiers du GRIF, à partir de 1984.

 

 

CalamityMod

 

L'article de Matine Storti dans F Magazine du 22 décembre 1979 à l'occasion de la première publication en France des lettres de calamity Jane à sa fille... "Aujourd’hui tout le monde est à peu près d’accord pour dire que Calamity Jane n’a pas écrit les lettres. Si c’est Jean McCormick, l’histoire reste palpitante ! C’est une légende dans la légende !» Dans le lot du manuscrit oublié, il y avait aussi les photos accumulées par Jean pour accréditer sa fabuleuse histoire…" Grégory Monro dans Libération du 23 octobre 2010  http://www.liberation.fr/monde/01012297956-celle-qui-se-revait-filledecalamity

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 13:42

Françoise Pasquier (1944-2001) a participé de manière active au mouvement de libération des femmes, en particulier en créant avec Françoise Petitot* et Yolaine Simha* (elles étaient trois au départ) les éditions Tierce (1977-1993) qui allaient devenir l'un des lieux de la pensée féministe. Elle y hébergea des revues comme La Revue d’en face, Questions féministes ou les Cahiers du Grif et publia essais, romans, récits qui sont devenus des références incontournables du féminisme. 

*Une juste correction qui explique (en partie) le nom de la maison d'édition : Tierce.


Le 6 juin 2012 à 19h

la librairie Violette and Co

et l'association des ami-e-s de Françoise Pasquier

lui rendent hommage

Une quarantaine de titres de livres et une vingtaine de revues seront mis en vente début juin à la librairie Violette and Co. Ils seront présentés à la soirée d’hommage et resteront en rayon jusqu’à épuisement des stocks.

 

Dans LIBÉRATION du 24 novembre 1977 - Par Martine Storti

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Un mot des libraires Christine Lemoine et Catherine Florian : 

 

Depuis le tout début de la librairie Violette and Co, nous voulions rendre hommage à Françoise Pasquier dont le travail éditorial au sein de Tierce a marqué nos lectures féministes de jeunesse. Ce sera fait le 6 juin, grâce à l’Association des amies de Françoise Pasquier. L’une de nous, Christine, avait rencontré Françoise à une ou deux occasions dans son repaire de la rue des Fossés Saint-Jacques et le personnage autant que les livres qui tapissaient les murs l’avait impressionnée. Nous remercions ici chaleureusement toutes celles de l’Association des amies de Françoise Pasquier qui ont participé activement à cet événement et qui ont bien voulu que des livres des éditions Tierce soient maintenant chez Violette and Co.

 

Biographie + catalogue : nous publirons prochainement ici la biographie de Françoise Pasquier ainsi que le catalogue des éditions Tierce et Deuxtemps Tierce.


 
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Françoise Pasquier avec Evelyne le Garrec, Nancy Huston et ?, pour la parution du numéro 0 d'Histoires d'Elles - 8 mars 1977 - © Cathy Bernheim

 

 

Un texte écrit pour l'un des premiers catalogues des éditions Tierce - Cathy Bernheim

 

Il peut arriver qu'égarer tout au fond des Fossés St Jacques, vous poussiez la porte d'une petite boutique adossée au Quartier Latin : vous trouverez Françoise, tapie là depuis 1977. Et si vous parvenez à enjamber les caisses de livres qui la protègent du monde, vous pourrez conter aux générations futures votre visite à la seule maison d'édition féministe qui soit actuellement en France. Vous leur direz que, sur les étagères époussetées de frais, vous avez vu Calamity Jane donner la main à Natalie Clifford-Barney (ça semblait pas lui déplaire) tandis que non loin de là, des dissidentes féministes de l'Etat Soviétique parcouraient avec une fausse nonchalance, l'air à la fois proche et lointain, les pages du Petit Larousse à la recherche de sa sexualité. Vous leur raconterez comment, aventurière partie en quête de l'histoire inconnue des femmes, vous l'avez découverte, éparpillée dans ces revues à tirage limité créées par des femmes au courage illimité, dans ces ouvrages sur lesquels la grande presse, souvent si tapageuse, devient singulièrement discrète, dans ces rapports et ces chansons, ces enquêtes et ces poèmes qui témoignent de la richesse, de la diversité de la pensée et de l'expression féministes en ce dernier quart du XXe siècle. Mais peut-être les générations futures, filles redevenues sauvages ou désespérément esclaves, auront-elles du mal à vous croire. Aussi, quand vous aurez décrit les livres et les illustrations, les piles de manuscrits, les lettres reçues, parlez-leur de la chienne Prucnal et de ses bonds de joie pour vous souhaiter la bienvenue. Nulle ne doute qu'alors, elles vous croiront : un accueil comme celui-là, ça ne s'invente pas... C.B.

 


 

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Au dernier plan, Françoise Pasquier à côté de Geneviève Fraisse - © Cathy Bernheim

 

 

Une édition féministe est-elle possible ? par Liliane Kandel 

 

Françoise Pasquier, qui vient de disparaître prématurément (Le Monde du 5 janvier 2001), était une figure marquante (bien que discrète) du mouvement féministe. Elle avait compris très vite qu’un mouvement politique qui ne peut pas faire connaître ses initiatives, ses analyses, ou son histoire, est condamné soit à la stérilité soit, à terme, à la disparition : elle engagea toute sa compétence, son talent, et une force de conviction peu commune dans la publication des textes issus du mouvement et des groupes de recherche féministes. Dès 1976, elle coordonnait la section “ femmes ” de l’imposant “ Catalogue des ressources ” (éd. Parallèles), ainsi que “ Face à femmes ”, premier numéro de la revue Alternatives. En 1977 elle fondait sa propre maison d’éditions, les éditions Tierce puis Deuxtemps Tierce, qui allaient devenir le lieu privilégié de diffusion des écrits féministes.

 

Elle y hébergea, d’abord, les revues les plus importantes du moment - La Revue d’En face, Questions Féministes, Les Cahiers du Grif, Parole ! - et les ouvrages issus des premiers colloques féministes, espaces inestimables de réflexions, d’échanges – et de contradictions -, où était abordé l’essentiel des thèmes de débats de l’époque : le rapport des mouvements au politique, à l’Histoire ou aux sciences, la critique du naturalisme, le viol, l’articulation des violences misogynes (invisibles) et des violences “ reconnues ”, en temps de terreur par exemple. Beaucoup de ces textes sont aujourd’hui des classiques, constamment utilisés dans les enseignements sur les femmes et les rapports de genre.


Nombre des livres qu’elle publia étaient directement issus des luttes des femmes - sur les mutilations sexuelles, sur le travail, sur la contraception ou l’IVG, le viol, ou le travail des femmes -, ils s’y inscrivaient, les infléchissaient, ou en retraçaient l’histoire (celle du Planning Familial par exemple) – ainsi ce recueil des chansons du “ MLF ”, qui sans cette édition seraient pour la plupart aujourd’hui vouées à l’oubli.


Elle-même n’hésitait pas à s’engager directement dans les initiatives et les luttes du mouvement – notamment le groupe “ du pain et des roses ” en 1981, ou encore la protestation de tous les groupes féministes en octobre 1979, contre l’appropriation du nom “ MLF ” et son dépôt en marque commerciale par le groupe Psychanalyse-et Politique – librairie - éditions Des Femmes – (devenu ultérieurement l’Alliance des Femmes). Celles-ci, évitant la question politique, lui intentèrent en 1980 devant le tribunal de commerce un long et épuisant procès en “ concurrence déloyale ”, pour avoir signé, avec 10 autres éditrices féministes, un texte qui dénonçait cette étrange pratique. A l’époque pourtant, l’édition féministe tenait à coup sûr davantage du sacerdoce que du “ commerce ”.


Françoise Pasquier fut aussi parmi les premières à comprendre la puissance critique des recherches féministes, alors naissantes - mais aussi qu’un travail de pensée non relayé par l’édition pouvait difficilement se développer. Elle offrit à celles-ci un espace public d’expression, à un moment où elles n’étaient guère acceptées ni reconnues par les institutions officielles et les éditeurs, et à peine connues du public. Les livres publiés sont eux aussi devenus des classiques, tels l’ouvrage de Sarah Blaffer Hrdy sur la sociobiologie (Des guenons et des femmes), les ouvrages dirigés par Rita Thalmann (Femmes et fascismes ; La Tentation nationaliste), ou encore le recueil de textes critiques de M-C. Hurtig et M-A Pichevin sur la “ différence des sexes ”. Elle avait également, avec plusieurs autres chercheuses, créé en 1982 le CRIF (Centre de recherches et d’informations féministes), qui effectua un important travail de documentation, d’archivage et de diffusion des recherches effectuées en France et à l’étranger.

 

La même passion poussait Françoise Pasquier à publier les auteurs qui lui importaient, et au premier chef Hannah Arendt, dont trois ouvrages inédits en France parurent aux éditons Tierce (Rahel Varnhagen, la vie d’une juive allemande à l’époque du romantisme, puis Le concept d’amour chez Augustin, enfin Auschwitz et Jérusalem). Elle recherchait tout aussi passionnément des textes de femmes vivant sous d’autres cieux : femmes africaines, soviétiques, musulmanes, ou encore des textes tombés dans l’oubli : les lettres de Calamity Jane, les écrits de Séverine, ou les mémoires de Berthe, “ gouvernante ” de “ l’Amazone ” Nathalie Clifford Barney.
 

 

Sa farouche indépendance d’esprit, son refus de toute orthodoxie et de toute affiliation partisane, étaient les meilleurs garants de ses choix éditoriaux. En témoigne entre autres son engagement, intense, dans la lutte anti-totalitaire des dissidentes féministes russes (Proches et lointaines). Est-ce son humour dévastateur, ou sa totale discrétion quant à elle-même qui nous ont, longtemps, empêché de mesurer l’importance de sa contribution au mouvement et aux recherches féministes ? Les uns et les autres ont à son égard une dette capitale, et dont on commence seulement à estimer l’importance.

 

 


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Françoise Pasquier avec Odile et Marie-Jo Dhavernas - © Cathy Bernheim

 


  À Françoise Pasquier - Geneviève Fraisse


Comment supporter d’apprendre ta mort sur une page de journal ? A cette place là, tu es tout à coup morte et vivante à la fois. Tu ne nous a pas laissé approcher ta mort ; et la mort t’a si vite attrapée. Mais cela te va bien de t’absenter sans prévenir. Tu nous avais suffisamment confié, il y a très longtemps, que ta santé n’était pas bonne. C’était à nous de te croire. Je t’ai cru alors ; mais je n’ai pas été assez vigilante.

Au temps du féminisme allié au gauchisme, nous te rencontrions à la librairie Parallèles. La rue des Prouvaires, lieu de rencontres féministes n’était pas loin, les réunions s’y succédaient, le chantier des Halles nous indifférait et la librairie regorgeait de publications recherchées. Ta fidélité a commencé par ta présence vive. Nous étions sûres de t’y trouver, à la caisse souvent, près de l’entrée, à gauche. Tu parlais tout le temps des livres et de la politique, de la politique et des livres. C’était quoi alors, la politique ? Pas celle des institutions, bien sûr. C’était des projets et des inventions. Le Catalogue Ressources dressait l’inventaire des révoltes et des alternatives. En 1976 tu y introduisis un chapitre féministe. Et tu décidas de faire un volume pour les femmes. De l’entrée de la librairie, nous passâmes au premier étage, et là encore nous enchaînâmes les réunions.

Je retrouve le nom de toutes celles que tu remercias alors. Tes liens étaient si nombreux et ta relation avec chacune si singulière que nous perdions vite la mesure de tes entreprises. On ne savait plus où étaient les limites, on craignait pour la rigueur de la structure ; et tout d’un coup, l’objet était là, le livre était fait. De ces premiers travaux  en commun, j’appris qu’il fallait te faire confiance quoiqu’il apparût d’un désordre ou d’un excès de passion pour un être comme pour un texte.
Editer un livre, donc éditer des livres : tu franchis le pas comme par évidence en créant les éditions Tierce avec Françoise Petitot. Tierce, ce titre était superbe : il disait les femmes, ce Tiers-Etat  de la subversion ; il disait le chiffre trois pour parler du deuxième sexe ; il disait la tierce personne, personne en plus ou en moins, homme ou femme, on ne savait plus. Aussi bien à la librairie Parallèles que rue des Fossés Saint-Jacques, tu as toujours vu le féminisme se partageant avec d’autres luttes et d’autres passions. Tu vins rejoindre les éditions Solin, et longtemps nous vîmes vos bureaux côte à côte. Les Révoltes logiques, Quel corps ?, Tantkonalasanté, Actes, voisinèrent bientôt avec Questions féministes, La Revue d’en face, et Les Cahiers du GRIF que Françoise Collin apportaient de Bruxelles. Yolaine Simah , à quelques mètres de là, au Lieu-dit, rue Saint-Jacques, se faisait l’écho de la revue Sorcières.
.
Alors ce lieu des Fossés Saint Jacques fut un espace. Chacune de ces revues, et toutes à la fois ont porté leur charge d’utopie et de subversion. Espace de réunions, revue après revue, espace de rencontres de fidèles et d’étrangers, espace d’action : nous ne pensions pas à refaire le monde, parole après parole. Non, nous étions trop pressés. Nous pensions aux articles à écrire, aux collectifs occasionnels, aux traductions en souffrance. Nous transformions le monde sans même à avoir à le décider. Nous étions très occupées. Assise à ton bureau, ironique, sarcastique, chaleureuse, épuisée, regardant passer ce monde féministe avec le désir toujours de le publier, c’est-à-dire de le rendre public, visible, intelligent, créatif.
Et vinrent les livres, les livres politiques, les livres scientifiques, les livres philosophiques, les livres d’intervention ou d’histoire féministe, les livres français et les livres étrangers ; et les livres de littérature sans lesquels tu ne nous aurais jamais supporté. En exemple, pêle-mêle : Calamity Jane (tu fus si heureuse qu’il passe en poche au Seuil), le premier livre de Fatima Mernissi, , la poésie de Brigitte Fontaine, Hannah Arendt avec d’abord la traduction de Rahel  Varnhagen.  Hélène Chatelain te convainquit sans mal de publier des dissidentes russes. Evelyne Le Garrec t’apporta les papiers de Séverine. Madame Léautey, qui nous a toutes initié à la bibliothèque Marguerite Durand , alors place du Panthéon, en était émerveillé. Françoise Gaill lança une collection scientifique. Le monde est rond  de Gertrude Stein fut une surprise. Je mesure après coup l’étonnante diversité de tes publications. C’est cela le métier de l’édition, me dit en riant Irène Lindon.
Avant et après 1981, il y eut l’actualité féministe.  Simone de Beauvoir fut dès le début un de tes anges gardiens. Il m’est arrivé de  t’accompagner pour la tenir au courant. Elle fut un soutien et un conseil. Parce qu’au milieu de tout cela tu étais très seule. Yvette Roudy , pendant son ministère, t’aida à créer le CRIF, Centre de recherche et d’information féministe. Nous fîmes un bulletin , et surtout avec Nadja Ringart et Françoise Gaill, un rapport sur la recherche féministe. Elle t’aida aussi à créer la librairie de la rue de la Roquette.

Tu disais :“ je ne suis pas une intellectuelle ; tu sais bien que je n’y comprends rien ”. Tu répétais cette phrase avec des intonations différentes suivant les interlocuteurs ou le baromètre de tes humeurs. Il fallait alors autant te croire que t’ignorer. Parce que sortie du bureau,( tu aimais dire “ je suis au bureau, je vais au bureau ”), tu n’arrêtais pas le dialogue ni la discussion. Place de l’Estrapade, chez Perraudin, au café à côté de la librairie Savoir, plus loin rue Soufflot, nous avons quadrillé le quartier de nos échanges. Tu avais l’art de la complicité. Tu me demandais conseil souvent, et puis tu décidais autrement. De cela nous avons ri. Nous avons ri de tout. Françoise, tu n’existes pas sans ton rire. Ton rire de blague et d’humour, et ton rire de sarcasme ou de désespoir. On ne peut pas raconter le féminisme des années 70 sans parler de nos rires. Et là tu fus l’unes des meilleures d’entre nous. Aussi tu es devenue la marraine de ma fille Chloé. Je sais que tu en étais heureuse et fière. Vous ne vous êtes connues que dans son enfance. Je remercie Chloé d’être venue aujourd’hui.

A relire ce morceau de ton histoire, je vois ta solitude et ton courage, ta confiance et ton hospitalité. Tu aimais les êtres humains, tu as toujours fait attention au point de douleur plus ou moins caché de tes visiteurs et de tes amis. Tu as su aimer les êtres féministes en leur prêtant le meilleur de leur humanité.

 


Des livres aux éditions Tierce

 

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Couvertures de Pascaline Cuvelier, Corinne App, M.Revel (sauf questions féministes)

 

Biographie + catalogue : nous publirons prochainement ici la biographie de Françoise Pasquier ainsi que le catalogue des éditions Tierce et Deuxtemps Tierce.

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 17:17

Le 5 mai 2012 au soir, on pouvait lire dans l’édition numérique de Libération le titre “ Harcèlement sexuel : Les féministes révoltées par l'abrogation de la loi ” et le lendemain dans le Journal du Dimanche “Harcèlement : des femmes en colère”.

 

“Féministes” ou “femmes” ? Si les organisations féministes ont donné l’alerte et réussi en une demi journée à faire passer l’information, ce sont des femmes engagées qui les ont entendues et sont venues manifester leur colère contre un pouvoir patriarcal au abois. L’une d’entre elles qui avait entendu l’appel sur France Info nous dit, toutefois un peu déçue que nous ne soyons pas 3000 mais 300, qu’elle n’avait pas mieux à faire en ce samedi matin que de venir manifester.

 

Et si le temps était venu d’une maturité politique des femmes ? Que le combat individuel millénaire des femmes dans les familles, dans le travail, dans la vie sociale, rencontre le combat collectif des féministes. Si les femmes avaient trouvé la force d’exiger leur liberté, leur indépendance, l’égalité partout où elles se trouvent… Pour elles et pas contre les hommes qui eux non plus ne sont pas unis en une classe unique des oppresseurs.

 

Le 6 mai 2012, François Hollande est élu président de la République.

Ouf, ça y est, c'est fait !

 

 

 

Et de quelle manière ! 

Quelques jours après le gouvernement est formé pour la première fois en parité exacte entre les femmes et les hommes. 

 

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Le ministère des Droits des Femmes est confié à Najat Vallaud-Belkacem, également (et c'est important) porte parole du gouvernement. 

Caroline de Haas, fondatrice d'Osez le féminisme est nommée conseillère technique en charge du lien avec les associations et de la lutte contre les violences faites aux femmes auprès de Najat Vallaud-Belkacem.

 

 

 
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Discussions, Rencontres, Colloques

 

 

 

/ séminaire

« VIDÉO DES PREMIERS TEMPS »

dont l'Association Carole Roussopoulos est partenaire et qui s'intéressera cette année aux

« Politiques de la vidéo : revendication d'autonomie et inscription institutionnelle ».    

Le séminaire aura lieu un lundi par mois, entre 17h30 et 20h, à la BnF, site Richelieu, en salle des commissions (5 rue Vivienne, 75002 Paris – Rez-de-chaussée – Métro : Bourse, Pyramides ou Palais-Royal).

 

 

/ séminaire

TRAVELLING FEMINISTE 

"PENSÉES ET USAGES CRITIQUES DES IMAGES"

Travelling Féministe est un laboratoire de recherche et d'expérimentation sur les usages féministes, queer, postcoloniaux des archives audiovisuelles, travaillant autour des ressources du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, fondé en 1982 par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder.

programme en attente 

 

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http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

 

/ Cycle de conférences : « Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre »

 

/ Séminaire Sexe et Genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines 

 

/ Le Café de l’Institut Émilie du Châtelet

18h30 à 20h30 : Jardin des Plantes, Restaurant La Baleine, 47 rue Cuvier 75005 Paris

    

/ Conférence 

 

/ Assises de l'IEC 2012  


/ Colloque 

 

/ Journée Jeune recherche
de l’Institut Émilie du Châtelet

 

http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

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Le Centre Hubertine Auclert

Centre francilien de ressources pour l'égalité femmes-hommes
7 impasse Milord, 75018 Paris

Centre de ressources

Causeries

Séminaires

Agendas/Actualités…

http://www.centre-hubertine-auclert.fr/

 

 

 

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Catégories

/ ACTUS / OPINIONS /

 

MANIFS / ACTIONS         

 

Le 8 mars c'est toute l'année!


 

 

 

 

 

 

 

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Figaro, ici, Figaro, là, Figaro en haut, et Figaro en bas !

 

Ce n’est pas le fameux air du Barbier de Séville,  mais la présentation tout aussi virile de la saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris, que 10 activistes de la Barbe ont brièvement interrompue aujourd’hui.
Pour ne prendre que les opéras, sur 19 oeuvres programmées, 19 compositeurs, 19 virils librettistes, 19 metteurs en scène, et, 18 chefs d'orchestre masculins sur 19.
Depuis là scène où elles avaient rejoint Mr Christophe Ghristi directeur de la dramaturgie et la directrice du Ballet sortante Mme  Brigitte Lefevre (bientôt remplacée par Mr Benjamin Millepied), les barbues se sont félicitées de la bonne tenue virile du programme:
« Comme Rodolphe sut sacrifier Mimi à son art, de même vous savez faire place nette et ne laisser que le mâle talent s’exprimer et s’épanouir lorsqu’il s’agit de diriger.  A la baguette comme à la tête de votre noble établissement. "Riez" donc Messieurs – à l’instar de  la Marguerite de Faust - "de vous voir si beaux en ce miroir" que vous tend La Barbe".
 "à part Werther, les femmes sont pourtant à l 'honneur dans le répertoire" a bravement tenté Mr Ghristi alors que les barbues regagnaient les coulisses guidées par le service d'ordre.

Quelques chiffres :
 
Saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris
    •    Opéras (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 19 hommes librettistes / 19 hommes metteurs en scène / 18 hommes chefs d'orchestre
    •    Ballets (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 15 hommes chorégraphes
    •    Concerts symphoniques (sur 8) : 8 hommes compositeurs / 8 chefs d’orchestre
 
Chiffres Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, 2012 :
    •    96% des opéras sont dirigés par des hommes
    •    70% des centres chorégraphiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    85% des centres dramatiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    95% des concerts sont dirigés par des hommes 

 

www.labarbelabarbe.org

 

labarbelabarbe@gmail.com


fb : groupe d’action féministe la barbe
tw : @labarbelabarbe

 

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DR-Simone de Beauvoir et Alice Schwarzer

 

 

OPINIONS                         

L'écho des actes

Dans le feu de l’action, il arrive que les actes dépassent la pensée. Évaluer la portée des événements et des actions entreprises pour leur répondre, prendre son temps, préciser son opinion. : autant de moyens de sortir de l’urgence de l’actualité pour s’éclaircir les idées.

+ ici > • Ne pas aller place des Vosges !  

 

INTERNATIONAL              

Yabiladies le magazine des maghrébines

  ici > http://www.yabiladies.com/articles/details/9448/femmes-arabes-annees-lumieres-liberte.html

 http://www.yabiladies.com/

Le plus.Nouvelobs

Révolutions arabes : la démocratie, incompatible avec le droit des femmes ?

Réminiscence de notre propre histoire, les révolutions arabes ?

Geneviève Fraisse nous livre son analyse :

 ici > http://leplus.nouvelobs.com/contribution/210393;revolutions-arabes-la-democratie-incompatible-avec-le-droit-des-femmes.html

Sur Radio Canada 

 ici > le-feminisme-musulman-nexiste-pas-Wassyla Tamzali 

  Toutes les vidéos du Congrès du 2, 3 et 4 déc 2010

 ici >  Le congrès international féministe 2010

 

MÉDIAS                                

> EGALITÉ-info

les femmes et les hommes font l'info

> Un nouveau blog

Feministes en tous genres

qui publie des entretiens et des articles sur le genre et la sexualité 

http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/

 > Une nouvelle émission

sur France Inter consacrée aux femmes

Désormais tous les vendredi à 9h

Les femmes, toute une histoire-F-Inter-dim16h-17h

 Présentée par Stéphanie Duncan

LES NOUVELLES news • , l'autre genre d'info

 

En marge du 6 octobre 1979

Le mouvement féministe d’après 68 en France est une histoire atypique et houleuse qui a laissé des traces… Pour moi, encore aujourd’hui, écrire en majuscules “MLF“ est une épreuve, une émotion et une interrogation. 

Pour comprendre, il faut revenir à la journée du 6 octobre 1979. Une Marche des Femmes est prévue pour que la loi Veil de 75, légalisant provisoirement l’avortement, soit confirmée lors de sa révision, prévue à la session parlementaire de l’automne 79. 

Boulevard Raspail (?), à l’heure dite, la foule des femmes est impressionnante et quand la manifestation a démarré nous sommes 40 à 50.000. Nous n’avions jamais vu ça. Je savais que des collègues à moi, instits. en Seine-Saint-Denis, avaient prévu de venir… Mais là, ces milliers de femmes de tous horizons, c’était le bonheur d’un aboutissement : “toutes les femmes“, sans drapeaux ni signes distinctifs. Elles sont dans la rue pour leur Liberté.

Mais voilà que des galopades bizarres se font sur les côtés. Un petit groupe habillé en vert et blanc. Certaines portent d’immenses lettres M, L, F, vertes aussi, d’autres distribuent des tracts, elles tentent de prendre la tête de la manifestation sans y parvenir, ouf ! C’est Psyképo pour les initiées ; le groupe psychanalyse et politique, librairie des femmes, éditions des femmes, Antoinette et ses groupies, on a l’habitude… Si ce n’est que… 

...Quelques jours plus tard nous apprenons que “Mouvement de Libération des Femmes – MLF“ a été déposé comme marque commerciale à l’Institut National de la Propriété Industrielle. 

Les tentatives d’Antoinette Fouque pour s’approprier le mouvement des "femmes" et du même coup de "les" déposséder de ce qu'"elles" viennent de conquérir ont commencé bien avant l’automne 1979 et continuent encore aujourd’hui. La dernière offensive était en octobre dernier. Pour en connaître les détails, les méthodes et les déjouer, vous pouvez lire les articles parus dans la presse nationale du mois d’octobre 2008.