Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Re-Belles
  • Re-Belles
  • : Re-Belles. 40 ans du mouvement de libération des femmes , MLF Appellation d'Origine Incontrôlée. Objectif : FÉMINISTES TANT QU'IL FAUDRA !
  • Contact

livres, expos, dépêches...

l-emancipation-creatrice-aff.jpg

 

9h30 - 10h00 Introductions
Richard Conte, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’institut ACTE
(Arts-Créations-Théories-Esthétiques) UMR. Sorbonne / CNRS
Hélène Périvier, économiste, OFCE, coresponsable de PRESAGE, Programme de Recherche et d’Enseignement des
SAvoirs sur le GEnre
Françoise Gaill, directrice de recherche émérite au CNRS, ancienne directrice de l’Institut Ecologie et Environnement (INEE), conseillère scientifique à l’INEE
10h00 - 11h00 Dialogue
Jacques Rancière, professeur émérite à l’université Paris 8, département de Philosophie
Geneviève Fraisse, directrice de recherche émérite au CNRS (Philosophie), comité scientifique de PRESAGE
11h15 - 11h45 Excluding politics : For a history of muses and ruses
Penelope Deutscher, professeure au département de Philosophie, Northwestern University, Evanston, IL
11h45 - 12h15 Une histoire émancipatrice
Florence Rochefort, historienne, CNRS (GSRL), présidente de l’Institut Emilie du Châtelet (IEC)
12h15-12h45 Réponse de Geneviève Fraisse
12h45 - 14h15 Déjeuner
14h15 - 14h25 Ménage et remue-ménage dans les concepts
Margaret Maruani, directrice de recherche au CNRS, CERLIS/université Paris Descartes, directrice du Mage et de
Travail, genre et sociétés.
14h25 - 14h55 Les contretemps de la création
Stefania Ferrando, doctorante en Etudes politiques (EHESS/institut Marcel Mauss – LIER)
14h55 - 15h25 Identité, égalité et émancipation
Patrick Savidan, professeur des universités à l’université de Poitiers
15h30 – 15h55 Intermède musique
Artiste invitée: Joëlle Léandre
16h - 17h15 Table ronde l’émancipation créatrice
Présidée par Hélène Périvier
Laure Adler, écrivaine et productrice à Radio France
ORLAN, artiste
Sabine Prokhoris, psychanalyste et philosophe
17h15 - 17h45
Geneviève Fraisse
Intermède musique
Artiste invitée : Joëlle Léandre
Remerciements et pot de clôture

 

l-emancipation-creatrice-prog.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

invitation-Libralire-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FRANÇOISE HUGUIER

AU DOIGT ET À L'ŒIL

Autoportrait d'une photographe

Sabine Wespieser éditeur


9782848051635FS.gif


Mes princesses charmantes à moi sont des petites sorcières qui jetaient leurs poupées au feu dans la cour d'une école de religieuses, et incitaient leurs amies à en faire autant. Sans le savoir, elles rejouaient l'histoire de leurs lointaines ancêtres, les sorcières brûlées jadis par une tradition de part et d'autre du mur d'incompréhension que les religions dressent entre les gens de bonne volonté. Vous remarquerez que je n'emploie pas la formule (con)sacrée : « hommes de bonne volonté »… Car les hommes, parfois, semblent faire preuve d'une singulière mauvaise volonté quand il s'agit de se défaire de leurs habitudes, prérogatives et autres grigris destinés à masquer leur impuissance fondamentale.
Or, tout le monde le sait, seuls ceux qui se croient puissants craignent vraiment l'impuissance. Les autres s'en accommodent ou la contournent.


Ainsi, une petite sorcière de mes amies découvrit très vite la loi du plus fort, ayant crapahuté comme enfant otage dans la jungle vietnamienne (« J'avais huit ans », Actes Sud, 2005). Elle s'en accommoda le temps qu'il fallait et en garda singulièrement une curiosité extrême pour l'humanité dans son ensemble, et particulièrement celle qui vit sous d'autres latitudes que la nôtre.


Armée de sa seule générosité et de son œil curieux, on la vit donc arpenter presque tous les continents, du Japon au Mali et du Détroit de Behring (« En route pour Behring », Maeght, 1993) à St-Pétersbourg (« Kommounalki », Actes Sud, 2008), « Sur les traces de l'Afrique fantôme » (Maeght, 1990) ou dans les coulisses des femmes « Sublimes » (Actes Sud, 1999) de la mode. Car parfois, elle s'arrêtait à Paris* entre deux voyages et trouvait le moyen d'y découvrir des lieux, des histoires, des corps, des visages, le plus souvent de femmes, qu'en général on ne regarde pas de cette manière : avec tendresse et acuité.


Elle raconte ses reportages et bien d'autres choses dans son premier « autoportrait d'une photographe », paru récemment chez Sabine Wespieser. Son livre se lit comme un récit d'aventure, d'aventures au pluriel, dans une prose qui ne perd pas son temps à faire des circonvolutions, qui va droit au but, au plus près de son expérience et de ses rencontres.


C'est un beau livre d'une belle personne : mon amie la petite sorcière mais grande photographe.

 

Cathy Bernheim.


* Un exposition monographique

des œuvres

de Françoise Huguier

aura d'ailleurs lieu à Paris,

à la Maison Européenne de la photographie,

du 4 juin au 31 août 2014.

 

 

 

•  

 

 

logoCaSDB.jpg   

CENTRE AUDIOVISUEL

SIMONE DE BEAUVOIR

Projections

au Nouveau Latina :

20 rue du Temple, 75004 Paris, M°Hôtel de Ville 

Le programme :

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/agenda.html  

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/

   

 

ÉMISSION              

FEMMES LIBRES  

sur Radio Libertaire   

Les mercredis

18h30/20h30

Vous pouvez écouter et ou télécharger l'émission pendant 1 semaine sur: 

http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php

et téléphoner pendant l’émission au 01 43 71 89 40

 

LIBRAIRIE           

VIOLETTE&CO   

102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny 

Livres

- Rencontres

- Atelier d’écriture 

- Expositions  

http://www.violetteandco.com/librairie/ 


 

•  

 

 ÉDITIONS  iXe        

un nouveau titre aux Éditions iXe

http://www.editions-ixe.fr/    

 

 

 

• 

 


P1010295m2 

FrancoisePasquiercCDeudon.jpg

© Catherine Deudon 

 

 

 

 

 

 

 

Oceanerosemarie.jpg

 

 

Eva Besnyö, 1910-2003 :

"Quand je me déplace avec mon appareil photo, je vois les choses.

Avec un sac à provisions, je passe à côté de tout."

Besnyo_08bis.jpg 

 

Besnyo_21.jpg

Eva Besnyö, sans titre, 1976 (Action menée par les Dolle Mina, “Terug naar de Breinaald” / “Retour à l’aiguille à tricoter »)

 

 

LIRE L'ARTICLE DE CATHERINE GONNARD http://lemagazine.jeudepaume.org/2012/07/catherine-gonnard-eva-besnyo-une-femme-de-son-siecle/


Eva Besnyo-Autoportrait-1952 

Eva Besnyö, Autoportrait, Budapest, 1929 © Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam

 

 

cahun044.jpg

 

Brouiller les cartes. Masculin ? Féminin ? Mais ça dépend des cas. Neutre est le seul genre qui me convienne toujours.


  

Après le passage des footballeuses lesbiennes sud africaines en France le reportage vidéo de TV5 Monde

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Terriennes/Videos/Reportages/p-22210-Lesbiennes-et-footballeuses-en-Afrique-du-Sud-elles-temoignent.htm

foot-for-love-003

 

 


220px-Self-portrait_as_the_Allegory_of_Painting_by_Artemisi.jpg

 

 

 

Encore Elles !

Unknown.jpeg

 

Le DVD

Durée 52 min
Co-production France Télévision
Format PAL
Type Multi Zone DVD 5 Pal DVD-R
Disponible en Français
Prix : 15.00 €

Pour l'acheter et voir la bande annonce :

http://www.lahuit.com/article/fra/encore-elles

Ou 

 http://www.violetteandco.com/librairie/

 

 

26 août 2010

Place du Droit des Femmes et des Hommes…

Au Trocadéro

 

Merci Nelly pour tous ce travail photographique !

 

trocadero-aout-2010.jpg

 

40ans-du-Mouvement.-26_8_2010jpg.jpg

 

26 août 1970/ 26 août 2010

 

Pour lire la suite : 

Place des Droits des Femmes et des Hommes

 

 

 

Sur RFI le 10 avril 2010

9h30-10h30

Valérie Nivelon évoque avec Martine Storti, Cathy Berneim et d'autres les premières années du MLF

ECOUTER :

RFI-10avril10-40-ans-mlf-quand-femmes-prennent-parole

 


Le dossier de TV5 MONDE
pour célébrer les 40 ans du MLF
 

Le dossier sur "Les 40 ans du MLF, Féministes d'hier et d'aujourd'hui"est désormais en ligne sur le site de TV5 Monde, page informations

Pour le consulter, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/MLF-40-ans-feminisme-fevrier-2010

Et pour connaitre le programme spécial que TV5 Monde met en place pour célébrer les femmes, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/8mars-journee-internationale-droits-femmes-2010

  



France Culture

Le 19 octobre 2009, de  9 à10h

LA FABRIQUE DE L'HISTOIRE

d'Emmanuel Laurentin

Thème : CULTE DES GRANDS HOMMES

Invitée Cathy Bernheim 

radiofrancefrance-culturefabriquenew/fiche

Pour écouter :

FCultureFabdelHistoire19-10-9

 

"Avant les grands hommes, les grandes femmes ! A l'occasion d'une série consacrée au culte des grands hommes, nous ouvrons la semaine en évoquant celles qui ont voulu rendre hommage à une anonyme : la femme du soldat inconnu.
C'était le 26 août 1970, une dizaine de militantes se réunissaient place de l'Etoile. Elle veulaient réaliser une action spectaculaire pour soutenir leurs consoeurs américaines qui avaient déclenché une grève. Ce sera la pose d'une gerbe à celle qui est encore "plus inconnue que son mari".
Cette action brève mais médiatisée lancera le mouvement féministe qui va rapidement se structurer.
Cathy Bernheim qui a déjà raconté cette histoire au début des années 1980 dans "Perturbation, ma sœur" (ed. Seuil) , revient sur l'ambiance de cet événement, quand les militantes féministes voulaient faire entrer les femmes dans l'histoire.

 



LIVRES :
Cliquer ici
• Livres et revues 2009/2010
ou • Livres et revues 2011/2012
Des livres que l'on peut trouver, disponibles ou sur commande, dans toutes les libraires de France et de Navarre.

 

TestFéminitéCouv

 

FaitsDurables-couv1-1


GenreNCHETCUTI-1.jpg

 

 

373723_439756126049471_1749968631_n.jpg

 

 

 

Unknown-copie-1.jpeg

 


FabduFemGFaisse 

 

couvlivrecongres

 

 

couv BAT-light

 

DOCU SL792

 

1re-HR.jpg

 

 

1re-couv.-enchilada.jpg

H.bernheimcoverUne.jpg


amaz2.jpg

 

1-Couv_Chantier_def.jpg

 

FF5.jpg

a-cote-couv.jpg

 

 

9782228905831.jpg

 

 

 

Perturb.jpg

 

couvL-Amour.jpg

 

multitudes42-couverture recto corrige jpeg-d1ddf 

CouvMerci

CouvJesuisunefemme2



wassyla-couverture.jpg

 



 

 





 

 


Nous contacter

re.belles@free.fr 

 

ECOUTER DE LA MUSIQUE

 

Archives

 

 

 RETOUR À : la page d'accueil

 

logo-40-ans.jpg

 

 

 

Si la liberté était le cri de guerre des femmes des années 70, en ce début d'année 2015, elle est aussi le cri de rassemblement de millions de gens, audible au delà des frontières.

 

CharlieAffBlog

 

CharlieAffBlog

 

CharlieAffBlog

 

 

CharlieAffBlog

 

CharlieAffBlog

 

CharlieAffBlog

 

 

 

 

 

• 

 

Communiqué de presse

Pintemps 2014

solidarité avec

Najat Vallaud Belkacem
 P1020471

 

Depuis sa nomination au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud Belkacem subit une volée d’attaques et d’injures sexistes, racistes, misogynes, émanant à la fois de certains membres du personnel politique, de certains medias, de certains sites internet, de certains individus ou groupes s’exprimant sur les réseaux sociaux.
Elle est attaquée et injuriée sous divers angles : pour ce qu’elle pense, pour ce qu’elle a fait en tant que ministre des droits des femmes, pour ce qu’elle est, une jeune femme française d’origine marocaine. Sont ainsi visés ses idées, son action, son parcours, sa personne.
Nous tenons à affirmer notre entière solidarité avec Najat Vallaud Belkacem, conscientes qu’à travers elle, est aussi gravement mis en cause ce que doit être l’égalité républicaine,  c’est-à-dire l’égalité entre les sexes, entre les origines, entre les personnes.

 

Associations signataires :
Féminisme et géopolitique
40 ans de MLF
Forum femmes méditerranée
Chiennes de garde
Collectif féministe contre le viol
Libres MarianneS
Réussir l’égalité femmes-hommes
Ligue du droit international des femmes
Réseau féministe Ruptures
Fit une femme un toit
Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
Coordination du lobby européen des femmes
Le monde à travers un regard
Femmes solidaires
Planning familial
Elles aussi
Association nationale des études féministes
Assemblée des femmes
Elues contre les violences faites aux femmes
Fédération nationale solidarité femmes
Du côté des femmes
Fédération nationale GAMS
Osez le féminisme
Féministes en mouvements

 

contact : http://www.martine-storti.fr/

 

 

 

« Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen », réclament Marie-Noëlle Bas (Chiennes de garde), Magali De Haas (Osez le féminisme), Sabine Salmon (Femmes Solidaires), Annie Sugier (Ligue du droit international des femmes)... après le récent rejet par le Parlement de l'Union d'un rapport sur l'égalité salariale. A quelques semaines des élections des députés de l'UE, elles proposent d'en faire « un enjeu significatif du vote ».

 

Pour la deuxième fois en quelques mois, le Parlement européen a rejeté un texte qui visait à faire avancer l’égalité femmes - hommes en Europe. Les conservateurs, une fois de plus, se sont mobilisés contre l’égalité salariale, la lutte contre les stéréotypes sexistes ou l’accès des femmes aux responsabilités. Comme à leur habitude et prenant modèle sur leurs collègues américains, ils mènent en Europe un combat systématique contre les femmes au détriment de leur liberté et de leur émancipation. Plus étonnant, ils ont pu compter sur des députés s’affirmant progressistes pour s’abstenir et ainsi permettre le rejet du texte.

 

Ce rejet n’est pas un épisode isolé, il s’inscrit dans une série de reculs et de remises en cause des droits des femmes en Europe. Que l’on aborde la question de la contraception et de l’avortement, que l’on parle de permettre aux femmes d’accéder aux responsabilités ou encore de l’égalité des salaires, on se heurte à un mur de conservatisme qui freine n’importe quelle avancée, même minime. Pendant que l’Europe stagne, l’Espagne, la Lituanie ou la Macédoine font reculer le droit à l’avortement, pourtant clé de voute de la liberté des femmes et de l’égalité entre les sexes.

 

Que se passe-t-il dans les têtes de ces parlementaires ? Sont-ils, hommes et femmes, satisfaits des 18% d’écarts de salaire ? Sont-ils contents de constater que les femmes européennes ne sont que 25% dans les parlements nationaux ? Que parmi les 27 gouverneurs des Banques centrales, on ne compte aucune femme et qu’elles représentent par ailleurs 70% des travailleurs pauvres ? Qu’elles assument 2/3 des heures de travail pour ne toucher que 10% des revenus ? Qu’elles soient 62 millions victimes de violences physiques et sexuelles ? Est-ce cette Europe à laquelle nous aspirons et que nous souhaitons laisser aux générations futures ?

 

La responsabilité de la droite dans ces reculs est majeure. Celle des partis progressistes, qui n’ont pas réussi à mobiliser suffisamment ou qui se sont divisés, doit également nous interroger. Les quelques féministes qui se battent depuis longtemps dans ces organisations politiques le savent : l’égalité femmes - hommes, tout le monde est pour… mais ce n’est jamais la priorité ni le bon moment.

 

Quand les dirigeants de l’UE comprendront-ils qu’il ne sera pas possible de construire l’Europe sans les femmes et sans faire de leurs droits un automatisme des politiques publiques ? Tant que la moitié de la population sera victime de discriminations, d’inégalités et de violences, il ne sera pas possible de construire une Europe de justice et une Europe de paix.

 

Il ne s’agit pas uniquement des femmes elles-mêmes ou de leurs droits : c’est une vision de l’Europe que nous voulons porter. Continuera-t-elle à se construire indépendamment des intérêts de celles et ceux qui la constituent ? Continuera-t-elle à être l’objet de quelques individus blancs, aisés, vieillissants et déconnectés de la réalité des peuples qui depuis Bruxelles décident de l’avenir de millions de personnes, créent des normes dans de multiples domaines, mais relèguent aux Etats le droit de régir les libertés des femmes ? 

 

Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen. Les élections européennes seront une occasion à saisir pour porter ce débat sur la scène européenne, d’en faire un enjeu significatif du vote et d’envoyer un signal clair aux institutions européennes : l’Europe ne se fera pas sans les femmes et ne se fera pas sans l’égalité.

 

Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de garde, Marie Cervetti, directrice du FIT, une femme, un toit, Caroline De Haas, militante féministe, Magali De Haas, Osez le féminisme, Monique Dental, réseau féministe Ruptures, Anne-Cécile Mailfert, Osez le féminisme, Françoise Morvan, Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes, Marie-Christine Lecomte, vice-présidente de Libres MarianneS, Françoise Picq, Association nationale des Etudes Féministes, Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires, Martine Storti, présidente de féminisme et géopolitique, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

 

 

 

 

LE BLOC-NOTES  

de Martine Storti 

(sur son site)

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/

 

Genre : osez la liberté !

… Pour en revenir à ces ABCD expérimentés dans quelques écoles françaises, ils auraient dû s’appeler « ABCD de l’égalité et la liberté ». De les avoir mal nommés n’a pas empêché les cris d’orfraie. Pour la suite, il faudra oser mettre la carte sur la table, c’est-à-dire la carte de l’émancipation réelle qu’il faut concevoir comme Pierre Mendès France concevait la  République, « éternellement révolutionnaire à l’encontre des inégalités, de l’oppression et de la misère, de la routine, des préjugés et éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir ».

… lire le début :

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/


http://blogs.mediapart.fr/blog/martinestorti/140214/propos-du-genre-osez-la-liberte

 

 

 

                                                 

 

 

 

 

Amina.

Portrait par Quentin GIRARD

Libération 5 septembre 2013

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/09/05/amina-un-nouveau-dessein_929693

 

Le blog

http://freeamina.blogspot.fr

 

197071_10151406005293370_132952934_n.jpg

 

 

nosseinstournante-50423

 

 


 

                                                

le 22 février 2014

Pinar Selek


pinar_home_02.jpg

L'humanité du 22 février 2014
Pinar Selek: Mandat d'arrêt international annulé
Interpol a annulé le mandat d'arrêt par Ankara qui visait la sociologue turque Pinar Selek, condamnée à la prison à vie en Turquie et réfugiée en France. C'est ce qu'a annoncé le député français  Philippe Bies (PS), membre de son comité de soutien.
"La commission de contrôle d'Interpol a annulé le mandat d'arrêt international qui avait été émis par Ankara et supprimé Pinar Selek de ses fichiers", a indiqué le député PS du Bas-Rhin, Philippe Bies, à l'AFP, se référant à une information officielle du ministère de l'Intérieur. "La sociologue retrouve sa liberté de mouvement" au sein des quelque 190 pays membres d'Interpol, à l'exception de la Turquie où elle reste poursuivie, a relevé l'élu. "La suite du combat, c'est son acquittement en Turquie", a ajouté le député.
Pinar Selek a été condamnée en janvier 2013 à la prison à vie par la Cour pénale d'Istanbul, alors qu'elle avait été acquittée à trois reprises auparavant, en 2006, 2008 et 2011. La sociologue, qui réside à Strasbourg, a réagi avec satisfaction à la levée de son mandat d'arrêt. "C'est une bonne nouvelle", a-t-elle dit, jointe par téléphone. Mais "mon seul but est l'acquittement et de rentrer chez moi", a-t-elle ajouté.
Pinar Selek a été condamnée pour "participation à un attentat à l'explosif contre un site touristique d'Istanbul, qui avait fait sept morts en 1998." Incarcérée peu après, elle a été impliquée dans cette affaire pour avoir refusé de donner à la police les noms de rebelles kurdes qu'elle avait rencontrés dans le cadre de ses recherches.
Elle avait été libérée en 2000 à la suite de la publication d'un rapport attribuant l'explosion en question à une fuite de gaz. Elle a quitté la Turquie en 2009, et obtenu en février 2013 l'asile politique en France. 

 www.pinarselek.fr/

solidaritepinarselek.france@gmail.com  

 

pinar_home_01.jpg


Couv iXe100x130 OK2-copie-1

Éditions iXe 5€

http://www.editions-ixe.fr/

 

 

                                                          

ARCHIVES

 JOURNAUX DU MLF         

 

• le torchon brûle n°0 - intégralité.

• le torchon brûle spécial Fête des Mères
• Chroniques du MLF : premiers articles, premiers journaux


Torchon2couvL

 

  Histoire du MLF             

 

• Chronologie des années 1970, 1971, 1972.

• 8 mars, du mythe à la réalité.  

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010 - 26 août 1970 ARC DE TRIOMPHE - Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne  

 

arc1-2m.jpg

 

  Presse                              


• Le non-anniversaire d'octobre 2008 + presse 2008/2009  

DIALLO - DSK / OPINIONS DANS LA PRESSE

 

  Livres                               

 

• Livres et revues 2011/2012

• Livres et revues 2010

Rencontre avec deux libraires et une éditrice  

• Françoise Pasquier, éditions Tierce et Deuxtemps-Tierce, 1976-1993  

• Françoise Pasquier, éditrice

 

MernissiMod

 

  Programmes 2010             

  40 ans du MLF                   

 

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010

• LE CONGÈS INTERNATIONAL FÉMINISTE

• LES PROGRAMMES 2010 DÉTAILLÉS

• LE CALENDRIER 2010

• LES PROGRAMMES AUTOUR 


MF0911029

1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 15:05

 

AVANT PROPOS DES BLOGUEUSES

 

Si la politique c’est, en résumé, l’art de s’organiser ensemble pour former une communauté qui avance.  

Si encore de nos jours, dans nombre de pays, de régions, de cités, les femmes sont exclues de la politique.

Ce serait donc que les femmes sont exclues de la communauté ?

Pas étonnant alors qu’il y ait des féministes et que le féminisme soit une position au centre même du politique.

 

Si trop souvent le discours politique des femmes est mis en échec par la communauté (des hommes) politiques, il n’empêche que depuis 1945 en France, les femmes ont le droit de vote. En 2015 cela fera 80 ans ! Souhaitons que cet anniversaire soit une fête où nous pourrons ensemble nous réjouir de vivre dans un pays qui aura remédié au fait que les 2/3 de ses bas salaires soient ceux des femmes. Que leur rémunération annuelle, à travail égal, soit inférieure de 27% à celle des hommes. Qu’elles ne représentent que 39% des cadres. Que plus d’un millions d’entre elles déclarent avoir subi des violences de la part de leur conjoint ou ex-compagnon sans toujours disposer des secours nécessaires pour lui échapper. Que 75000 femmes adultes soient victimes de viol chaque année…

 

Mais pour l’heure, le printemps est aux élections.

 

Après 2010 et les 40 ans du mouvement de libération des femmes qui ont permis aux féministes de toutes générations d’échanger leurs idées, des associations féministes se sont investies sous différentes formes  pour questionner aussi bien les politiques que la politique.


En politique, sachons où est notre place !

 

 

 http://www.associationfit.org/

 

 

Débat

Le jeudi 12 avril 2012, 

Féminisme et politique

De 19h à 22h

au Centre Hubertine Auclert

7 impasse Milord, 75018 PARIS (Métro Porte de Saint Ouen)

 

 

S'INSCRIRE >>>

 http://ellesprennentlaparole.blogspot.fr/2012/03/debat-feminisme-et-politique.html

 CAR LA PLACE EST LIMITÉE…

 

À l'initiative de l’association 40 ans de mouvement, en partenariat avec des associations regroupées dans le collectif Féministes en mouvements, notamment Osez le féminisme, le FIT, une femme, un toit, Mix-Cité Paris, Ruptures et le Centre Hubertine Auclert.


L’objectif de cette rencontre est d’analyser et de débattre des rapports entre mouvement féministe et institutions politiques.

 

Trois temps dans cette rencontre :

>> Un retour sur l’expérience Féminisme et politique, initiative prise en juin 1981, au lendemain de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, et de la constitution d’un gouvernement de gauche avec un ministère des droits de la femme

Intervenante : Françoise Picq. (Avec présence dans la salle de femmes qui faisaient partie de l’association Féminisme et politique et qui avaient rédigé le texte Du pain et des roses : du socialisme pour les cuisinières ? des cuisinières pour le socialisme ? appelant à une réunion à la Mutualité en juin 81. Voir le texte de 1981 ci-dessous et la page 

 

>> Un examen de l’action du ministère des droits de la femme, occupé par Yvette Roudy dans les gouvernements Mauroy et Fabius.

Intervenante Sandrine Dauphin, docteure en sciences politiques et enseignante à l’université Paris III, qui a notamment travaillé cette question, en particulier à travers son ouvrage : L’état et les droits des femmes (Presses universitaires de Rennes.2010)

 

>> A la lumière de ces expériences et de ces analyses, débat sur le moment présent. Sans être certaine, l’élection de François Hollande à la présidence de la République est probable. Il a promis un ministère des droits des femmes. Quelle attitude du mouvement féministe – du moins certaines de ces composantes – à l’égard de ce ministère ? Relations ? Liens ? Extériorité ? Soutien ? Indifférence ? Vigilance ?

 

Ouverture du débat : Martine Storti

 

S'INSCRIRE >>>

 http://ellesprennentlaparole.blogspot.fr/2012/03/debat-feminisme-et-politique.html

 CAR LA PLACE EST LIMITÉÉ…

 

 

les-causeries-presidentielles-copie-1

 

 

 

P1000211

 

• L'appel original de l'association féminisme et politique à la réunion du 9 juin 1981 à la Mutualité à Paris :

 

 

 

JUIN-1981-Fem-et-Po-1-2.jpg

 


 

JUIN-1981-Fem-et-Po-2-2.jpg

 

 

 

Monde

La bonne nouvelle en Birmanie

Aung San Suu Kyi mène son parti à la victoire.

 

birmanie-aung-san-suu-kyi-542991-jpg_372287.JPG 
Photo : Ye Aung Thu. AFP.

 

Élections législatives partielles en Birmanie le 2 avril 2012. Sur 45 sièges à pourvoir, 44 sont attribués à la Ligue Nationale pour la démocratie (LND), parti dirigé par Aung San Suu Kyi. Opposante au régime militaire, elle s’était vu refuser en 1990 les bénéfices d’une première élection victorieuse et assignée à résidence. Elle l’était encore fin 2010. Dimanche, elle a été élue députée de la chambre basse avec 36 autres membres de son parti (sur un total de 440 députés).

 

Un dénouement heureux à cette lutte acharnée contre un pouvoir militaire qui, après l’avoir gardée prisonnière pendant plus de 20 ans, avait fait voter en 2008 une loi garantissant à l’armée 25% des sièges au Parlement. Mais dans son discours, Aung San Suu Kyi a appelé à la prudence devant l’ampleur de la tâche qui attend les démocrates de son pays. Elle a dit que pour qualifier cette victoire, [elle] « n’utiliserai[t] pas le mot irréversible parce que rien n’est irréversible ».


Ce qui ne l’est apparemment pas, irréversible (en tout cas pas pour l’instant), c’est la mâle suspicion avec laquelle certains journalistes pourtant « progressistes », ont, en France, accueilli la nouvelle de l’accession d’une femme au pouvoir. Avant même d’en donner le détail, le titre de l’article de Libération rappelait que « Le plus dur reste à faire », celui du Nouvel Observateur affirmait que « Tout n’est pas joué », etc. Nous retrouvons là un lointain écho aux saillies sexistes contre la candidate du PS à l’élection présidentielle de 2007. Et comme dans un mauvais film, on aurait envie de dire aux signataires de ces mises en garde : « Cache ta joie ». Une interpellation qui frappe au-dessous de la ceinture. Tous les hommes et la plupart des femmes savent parfaitement ce que cela sous-entend.

C.B.

 


Repost 0
Published by Re-Belles
commenter cet article
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 16:57

(et ailleurs aussi…)

 En France, l'action contre le viol lancée sur Twitter le 22 mars en raisonnance avec la campagne anglaise #ididnotreport #webelieveyou http://londonfeminist.com/site/?p=497 , dans la suite de pasdejusticepasdepaix lancée le 1er mars 2012  http://pasdejusticepasdepaix.wordpress.com/

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/03/24/sur-twitter-le-succes-d-une-campagne-contre-le-viol_1675150_3224.html

 

V.parlons.jpg

 

 

 

AFP - Libération.fr - samedi 17 mars 2012 à 16h45

Les Marocaines dans la rue contre le viol

Une semaine après le suicide d'une adolescente contrainte d'épouser son violeur, un sit-in s'est tenu ce samedi à Rabat pour réclamer la réforme d'une loi discriminatoire envers les femmes.

 

Une semaine jour pour jour après le suicide d'une adolescente contrainte d'épouser son violeur, plusieurs associations féminines marocaines ont organisé samedi un sit-in devant le parlement pour réclamer la réforme d'une loi discriminatoire envers les femmes.

 

"Nous sommes des Amina", "Halte aux violences contre les femmes", "Abrogez la loi" scandaient les militantes et sympathisantes de ces associations des droits de la femme, rassemblées à l'appel de Woman-Shoufouch, un groupe et réseau social anti-harcèlement.

 

Les femmes, au nombre de deux cents au début du rassemblement, brandissaient des banderoles réclamant l'abrogation ou la refonte d'un article du code pénal qui punit le violeur d'emprisonnement si la victime est mineure, sauf en cas de mariage. En cas de mariage, consenti par les parents de la fille violée, l'agresseur n'est plus poursuivi par la justice.

 

Electrochoc

"Amina martyre", "La loi m'a tuer", "Mettons fin au mariage des mineures", pouvait-on lire sur les pancartes tenues par des militantes de plusieurs associations féminines, rassemblées sous la houlette de la Fédération de la ligue démocratique des droits des femmes.

 

"Amina et les autres, victimes de l'article 475 du code pénal", lisait-on sur une banderole d'Anaruz, mot berbère qui signifie espoir. Anaruz est un mouvement d'écoute des victimes d'agressions sexuelles qui travaille en coordination avec l'Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM).

 

"En 2008, le gouvernement avait déposé un projet, qui est resté lettre morte, pour réclamer la refonte du code pénal en vue de mettre fin à la discrimination et à la violence", a indiqué à l'AFP Houda Bouzil, présidente du bureau de Rabat de l'ADFM.

 

Le suicide le 10 mars d'Amina Al Filali, 16 ans, contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée, a fait l'effet d'un électrochoc au Maroc où se sont multipliés les appels à la réforme d'une loi qui bénéficie le plus souvent davantage au violeur qu'à sa victime.

 

"Je ne voulais pas aller avec eux chez le juge pour les marier. Mais ma femme m'y a obligé. Elle m'a dit qu'il fallait le faire pour que les gens arrêtent de se moquer de nous, pour faire taire la honte", a déclaré il y a quelques jours à l'AFP le père de la victime, Lahcen Al Filali, présent à un premier sit-in dans la localité de Larach, près de Tanger (nord) d'où la famille est originaire.

 

Nouvelle Constitution

"Est-ce qu'on peut imaginer qu'un homme qui force une fille à le suivre avec un couteau et qui la viole peut ensuite vouloir l'épouser?", a-t-il demandé.

 

Cette affaire est révélatrice des contradictions d'une société à la fois traditionnaliste et aspirant à la modernité, comme en atteste la nouvelle Constitution adoptée en juillet, qui prévoit l'égalité des sexes et bannit "toute discrimination".

 

Ce drame continue de susciter diverses réactions dans le pays, y compris au sein du gouvernement qui a promis un réexamen de la loi.

 

"C'est la loi, une règle sociale absurde, grotesque, que celle qui veut remédier à un mal, le viol, par un autre encore plus répugnant, les épousailles avec le violeur (...) Qui punissons-nous au final, la victime ou son bourreau?", écrit le journal Al Sabah (Le matin, indépendant) dans un long éditorial.

 

Un article du code de la famille prévoit que la décision du juge autorisant le mariage d'un mineur – comme cela a été le cas dans cette affaire – n'est susceptible d'aucun recours.

 

L'époux de l'adolescente a été entendu par la police, après le suicide de sa femme qui a absorbé de la mort aux rats, et laissé en liberté.

(AFP)


-1.jpg

Hamida, la sœur de la jeune femme qui s'est suicidée après avoir été contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée, à Larache le 15 mars. (Photo Abdelhak Senna. AFP)

 

Dans la presse féminine/iste maghrébine en ligne :


23bc94dbe4df6f92153b358c0f0d9c70478.jpg

http://www.yabiladies.com/

http://www.yabiladies.com/articles/details/9425/maroc-quand-l-abrogation-autorisant-violeur.html

http://www.yabiladies.com/articles/details/9448/femmes-arabes-annees-lumieres-liberte.html

 

>

 

Le déshonneur des familles
 

« Mon père ne voulait pas marier ma sœur. C’est ma mère qui a insisté à la marier à son violeur pour sauver son honneur », témoigne Hamida, la sœur d’Amina, présente lors du sit-in [du 17 mars à Rabat devant le parlement], avant d’enchaîner avec une voix brisée : « Ce qui m’attriste le plus, c’est que ma sœur est morte aujourd’hui, mais son bourreau est en liberté, car protégé par la loi marocaine». Et de conclure : « Cette dernière donne plus de droits au violeur qu’à la violée »…

Cet étrange article 20 du code pénal marocain octroie l’immunité à un homme ayant violé une « mineure nubile » s’il l’épouse. L’article 475 le renforce en spécifiant que « le violeur ne peut être poursuivi que sur la plainte des personnes ayant qualité pour demander l’annulation du mariage et ne peut être condamné qu’après que cette annulation du mariage ait été prononcée ».

Une question aux familles prétendument déshonorées : et maintenant, ce mariage peut-il être considéré comme annulé?

Sous les coups répétés de son « mari », si l’on en croit la façon dont il l’a traînée, agonisante, chez ses parents en continuant à la battre, Amina Al Filali serait peut-être morte un peu plus tard que ce 10 mars 2012.

Ou encore en couches, plus tard encore. Mais la mort seule n’aurait pas suffi à libérer. Le violeur, impuni, n’aurait été qu’un veuf de plus versant des larmes de rage ou de crocodile sur sa proie envolée. Alors elle s’est envolée, Amina, en recourant au seul moyen qu’elle avait retrouver un minimum de liberté : le suicide. Traitée comme une bête à l’image de beaucoup de femmes (de somme, de sexe… ou de concours : c’est question de nuances), en prenant de la mort aux rats, elle s’est transformée en ratte pour mourir. Par son acte ultime elle nous a dit que, oui, parfois, les rattes peuvent avoir des ailes.       

Cathy Bernheim


 

 

Coryell0676mod-copie-1.jpg

© Rosette Corryell

 

Affiches et textes réalisés en préparation des "Dix heures contre le viol" organisées par le Mouvement de libération des femmes le 26 juin 1976, à la Mutualité, à Paris.

 

MANIFESTE CONTRE LE VIOL À L'INITIATIVE DU MOUVEMENT DE LIBÉRATION DES FEMMES

Paru dans le journal Libération le 16 juin 1976

 

“Quand une femme dit non, ce n’est pas oui, c’est non !”  

1 - Le viol n’est pas une fable

C’est la réalité quotidienne des femmes dans la rue, dans leurs maisons, à leur travail, le jour, la nuit. Même quand nous échappons à la réalité multiforme du viol, nous n’échappons pas à la peur que nous avons apprise dès notre enfance et que notre expérience ne fait que renforcer.

2 - Le viol n’est pas un hasard

C’est l’expression de la violence permanente faite aux femmes par une société patriarcale. Tout homme est un violeur en puissance. Nous sommes sans cesse en butte aux agressions sexuelles manifestes ou déguisées. La chasse aux femmes est ouverte tout l’année 24h/24h.

3 - Le viol n’est pas puni en tant que crime contre les femmes

La loi dit : le viol est un crime. Dans les faits, il n’est jamais reconnu comme un crime contre une femme. Il est parfois reconnu comme un crime contre le propriétaire de la femme. L’accès des hommes au corps des femmes est pour chaque homme un droit qui n’est limité que par la propriété exercée par un autre homme sur une femme. La femme qui n’a pas de propriétaire est la propriété de tous.

4 - Le viol n’est pas une loi de la nature.

Il est l’acte physique et culturel sur lequel est fondée la société patriarcale qui ne pouvait vivre sans l’appropriation et l’exploitation du corps des femmes, de leurs forces de production et de reproduction. Poussé par la nécessité de légitimer cette appropriation, le patriarcat a produit le mythe imbécile d’une sexualité masculine “irrépressible”, “incontrôlable”, “irrésistible”, “urgentissime”, en un mot, “virile”.

5 - Le viol n’est ni un désir ni un plaisir pour les femmes

Quand une femme dit non, ce n’est pas oui, c’est non. L’impérialisme de la sexualité masculine chercher à se justifier en fabriquant une sexualité féminine passive, masochiste, entièrement soumise aux initiatives des hommes, ce qui permet de persuader tous les hommes (et même certaines d’entre nous) que le viol peut être “recherché”, “provoqué”, “consenti”, et pourquoi pas, source de jouissance. Autrement dit qu’un viol n’est pas un viol.

6 - Le viol n’est pas un destin

Nous en avons assez d’être violées et d’avoir peur de l’être. A droite comme à gauche, ils s’accordent pour justifier le viol. A droite, ils nous disent que le viol est le fait de psychopathes, d’immigrés, d’alcooliques, d’anormaux, d’obsédés sexuels. A gauche, ils nous disent que le viol est le résultat de la misère sexuelle et qu’il faut nous laisser violer au nom de la lutte contre le capital. Nous ne nous laissons plus culpabiliser, nous n’avons plus honte de dénoncer le viol et de lutter contre les violeurs. Nous refusons qu’une femme victime d’un viol soit transformée en accusée par la justice. Nous savons maintenant que la lutte contre la violence patriarcale est irréversible, que des femmes de plus en plus nombreuses commencent à chercher, à inventer des alternatives aux seuls modèles de relations que les hommes proposent : ceux du VIOL.

 

images.jpg

 

 

Historique des premières étapes de la lutte contre le viol depuis 1970,

extrait de "MLF, textes premiers" (Stock, 2009).

 

• 1970 : La question du viol est abordée dans le n° spécial de Partisans "Libération des Femmes, Année Zéro".

 

• Mai 1972 : Le viol est l'un des principaux "crimes commis contre les femmes" dénoncés à la Mutualité.

 

• 1973 : Une militante révolutionnaire est violée, chez elle, par un "camarade" dont elle soutenait la lutte. Refusant de se taire "au nom de la révolution", elle est accusée de renforcer le racisme en dénonçant ce violeur-là. Sartre soutient alors dans Libération le point de vue des féministes.

 

8 juin 1974 : Manifestation de nuit de femmes pour protester contre l'interdiction de fait de circuler librement la nuit.

 

• 1975 : "Le viol est un crime" : début de la campagne contre le viol à partir de l'Affaire Anne et Araceli. Les deux jeunes Belges, qui campaient dans une calanque près de Marseille, ont été violées par trois hommes. Les coupabes ne sont inculpés que de "coups et blessures" et renvoyés devant un tribunal correctionnel.

   - 17 septembre : Une quarantaine de féministes assistent à la première audience du procès. Les féministes demandent que le viol, reconnnu comme un crime par la loi, soit jugé par un procès public en cour d'assises. Les avocates, Gisèle Halimi et Agnès Fichot, plaident l'incompétence du tribunal correctionnel.

   - 15 octobre : Le tribunal se déclare incompétent.

 

• 2 et 3 mai 1976 : Gisèle Halimi défend Anne et Araceli devant la cour d'assises d'Aix en Provence. Les violeurs sont condamnés à 6 et 4 ans de prison.

 

• 26 juin 1976 : À la Mutualité, "Dix heures contre le viol".

 

• 1977 : Création de SOS Femmes violées, permanence téléphonique puis Numéro vert.

Les condamnations par les cours d'assises sont de plus en plus lourdes, mais aussi aléatoires et discriminatoires (jusqu'à 20 ans pour un travailleur immigré, non-lieu pour un notable). Féministes et avocates s'interrogent. La presse de gauche et d'extrème gauche se déchaîne contre les féministes, accusées de faire le jeu de la répression.

 

1978 : Les politiques s'emparent du problème. Plusieurs propositions de lois sont déposes au Sénat et à l'Assemblée nationale : on ne peut continuer à traiter le viol avec une loi du 19e siècle.

 

23 décembre 1980 : Nouvelle loi sur le viol publiée au Journal officiel. Le viol est un crime contre la dignité de la femme, contre la personne, et non plus contre "l'honneur des familles".

 

AFF_DenCrimesF272m.jpg

 

>

 

Les campagnes récentes contre le viol en France :

À L'AUTOMNE 2010

Celle d'Osez le féminisme :

http://www.contreleviol.fr

 http://www.osezlefeminisme.fr/

 


 
 

Celle de pasdejusticepasdepaix

 lancée le 1er mars 2012   

 http://pasdejusticepasdepaix.wordpress.com/

la vidéo :


 

 


Repost 0
Published by Re-Belles
commenter cet article
12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 16:43
La vie de la démocratie et parfois même sa vitalité passe par les élections. En cette année électorale 2012, est-il bien loin le temps où l’on entendait à propos de la première femme présente au deuxième tour d'une élection présidentielle  : “Mais qui va garder les enfants ? “ (Laurent Fabius), “La présidence de la République n'est pas un concours de beauté" (Jean Luc Mélenchon), “Elle aurait mieux fait de rester chez elle au lieu de lire ses fiches cuisine“ (DSK), etc… C’était en 2007. Et cet épisode calamiteux de nos hommes politiques débordés par leur instinct de survie mâle a connu des répliques dont la dernière, celle “du troussage de domestique“, en 2011, en dit long sur la place qui serait réservée aux femmes si elles ne prenaient pas leur destin en main. 

 


Oui, le féminisme est indissociablement lié à la Politique parce qu’il pose comme préalable la question de la liberté et de l'égalité pour tous. Et tant que la moitié de l’humanité ne sera pas respectée ici ou ailleurs, la politique sera aliénée à des groupes, des clients, des modes de reproduction idéologiques ; in fine au pouvoir en soi.

C'est ce que semblent dire les nombreuses organisations féministes qui, après le regroupement de 2010 pour les 40 ans du MLF, ont réfléchi à ces questions et s'apprêtent à interpeller les candidats.
Ci-dessous, quelques initiatives prévues. La liste n'est pas exhaustive et sera augmentée au fur et à mesure :
• L'interpellation des candidat-e-s à la présidentielle par les 45 associations de Féministes en Mouvement
•• Le pacte pour 'égalité du Laboratoire de l'Égalité
••• Le questionnaire adressé aux candidat-e-s député-e-s par les Parisiennes en Colère
•••• Les causeries présidentielles du Centre Hubertine Auclert 

les-causeries-presidentielles-copie-1

 

Mais tout d'abord, nous ne résistons pas à vous faire connaître

le film d'interpellation des candidat-e-s à l'élection présidentielles

"On prend la campagne"

par des résidentes du FIT  http://www.associationfit.org/

(centre d'hébergement et de réinsertion sociale, pour jeunes femmes isolées (18-25 ans) de toute origine.)

 

Ce film a déjà été projeté au Centre Hubertine Auclert http://www.centre-hubertine-auclert.fr/ et le sera à nouveau le 6 mars 15h45 à la Bellevilloise dans le cadre du 8 mars avec la Mairie de Paris. 

 


 

DONC…

 

• Féministes en mouvements

421300_375959242430160_339670486059036_1559412_1208892943_n.jpg

Avec les féministes en mouvements

grande soirée

 à La Cigale

RDV mercredi 7 mars, à 18h30 

120 bd de Rochechouart Paris 18e, métro Pigalle

Au cours de cette soirée, les féministes énonceront leurs exigences et interpelleront des candidates et candidats républicains à l’élection présidentielle. Ils et elles présenteront leurs engagements pour faire de l’égalité femmes – hommes une réalité.

Le programme de la soirée du 7 mars

Le 7 mars, plus de 40 associations féministes interpelleront les candidates et candidats à la présidentielle. Cette soirée a pour objectif de remettre les Droits des femmes au coeur du débat public et des préoccupations politiques. Les exigences que nous portons entrent en résonance avec l’aspiration à l’émancipation qui monte dans la société : nous voulons l’égalité. Pas l’égalité à moitié, pas l’égalité dans 150 ans, pas l’égalité pour certaines seulement. Nous voulons l’égalité maintenant. Car sans égalité, pas de liberté. Sans égalité, pas d’émancipation. Sans égalité, pas de progrès. Sans égalité, pas de démocratie.

Au programme de la soirée :

- Des vidéos : Vie de Meuf par Osez le féminisme et On prend la campagne par le FIT, une femme, un toit

- Des artistes, humoristes : Didier Porte, OcéaneRosemarie, la lesbienne invisible
ou encore l'équipe du spectacle "eves..."


- Des chanteuses et chanteurs : Agnès Bihl, Aldebert, Dialem et Flavia Coelho...

- Des candidates et des candidats : François Hollande, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon ont confirmé leur participation. François Bayrou et Nicolas Sarkozy devraient nous répondre dans les jours qui viennent.



RDV le 7 mars, à 18h30 à La Cigale
120, bd de Rochechouart,
75018 PARIS (métro Pigalle
 INSCRIPTION OBLIGATOIRE EN CLIQUANT ICI

 

Participez à la soirée, inscrivez-vous sur le blog de l’événement : http://ellesprennentlaparole.blogspot.com/

Relayez l’invitation sur les réseaux sociaux en rejoignant notre page Facebook (http://www.facebook.com/feministesenmouvements) et en suivant notre compte Twitter (https://twitter.com/#!/feministes2012)

Téléchargez l’invitation à la soirée pour la diffuser autour de vous : http://www.box.com/s/g857vvl1kckl3v8cvf20

• Le livre

Mais qu'est-ce qu'elles veulent… encore ! Le manifeste des féministes en mouvement

"Le féminisme comme vous ne l'avez jamais lu !

Pour la première fois, plus de 45 associations féministes examinent les fausses évidences et proposent 30 mesures pour que l’égalité entre femmes et hommes devienne une réalité. Pas l’égalité à moitié, pas l’égalité dans 150 ans, pas l’égalité pour certaines seulement.
L’égalité, maintenant !"

CouvMais-.-copie-copie.jpg

Le 3 mars 2012, en librairies
7€, édité chez "Les Liens qui Libèrent".
Pour savoir où le trouver, envoyez un mail à rencontresfeministes2011@gmail.com
La lettre ouverte aux candidat-e-s à la présidentielle
Madame, Monsieur,
Vous sollicitez nos suffrages à l’occasion de l’élection présidentielle d’avril prochain.
Nous attirons votre attention sur la situation des femmes dans notre pays, république laïque dont vous aspirez à être le ou la Président-e. Vous pensez sans doute que les droits des femmes ont beaucoup avancé depuis quelques décennies. Vous avez raison, les progrès ont été considérables en France, à l’échelle européenne et mondiale, surtout grâce aux luttes que les femmes ont menées. Vous pensez peut-être que ces progrès ont été tellement importants que nous ne sommes plus très loin d’atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes.
C’est faux. Malgré les avancées, les inégalités demeurent criantes. Et la crise économique, financière, sociale, écologique que nous traversons les accroît.
Nous ne pouvons plus en rester aux déclarations d’intention, nous ne nous satisferons pas d’une série de promesses ou de mesurettes. L’égalité femmes – hommes est une condition indispensable du progrès social, de la démocratie et de l’émancipation de toutes et de tous.
Pour qu’elle se réalise, elle doit devenir une priorité politique nationale. Nous exigeons un changement radical et immédiat. Celui-ci ne dépend que d’une chose : votre volonté politique et celle de votre éventuel futur gouvernement (paritaire, cela va mieux en le disant) de mobiliser la société vers un objectif : en finir avec le sexisme et les inégalités.
Parmi les 30 mesures indispensables que nous proposons pour atteindre l’égalité entre les sexes, nos 45 associations féministes en ont listé 10 qui sont prioritaires à court terme. Parmi ces mesures : la création d’un Ministère des Droits des Femmes, une sur-cotisation sur les temps partiels, l’ouverture de 500 000 places en crèche, le remboursement à 100% de l’IVG ou encore la création de 4500 places d’accueil pour les femmes victimes de violences conjugales. Etes-vous d’accord pour les mettre en œuvre avec les moyens financiers correspondants si vous êtes élu-e Président-e de la République française ?
Merci d’avance de votre réponse. Nous ne manquerons pas de la faire connaître autour de nous, notamment à toutes celles et ceux, de plus en plus nombreuses et nombreux, qui considèrent que l’égalité femmes – hommes doit être une priorité des années qui viennent.
Cordialement,

Les Féministes en Mouvements

Parmi les associations signataires : Adéquations, ANEF, Assemblée des femmes, Association 40 ans de mouvement, Association Entraide et Mouvement des Femmes, Association Française des Femmes Diplômées des Universités, ATTAC – commission genre, Centre LBGT de Paris Ile de France, Chiennes de Garde, Collectif Féministe Contre le Viol, Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes, Du Côté des femmes, Elles aussi, Elu/es Contre les Violences faites aux Femmes, L’Escale, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Femix'Sports, Femmes en Résistances, Femmes pour le dire, femmes pour agir, Femmes Solidaires, FIT - Une femme, un toit, GAMS, GRIF, Le Monde à Travers un Regard, Les insoumises, Ligue du Droit International des Femmes, Mémoire traumatique et victimologie, Mix-Cité, Mouvement du Nid, Osez le féminisme !, Rajfire, Résistances de femmes, Réseau Féministe « Ruptures », SOS Homophobie, SOS Sexisme, Voix de femmes, Zéro machos

10 mesures pour atteindre l'égalité femmes - hommes  

45 associations féministes ont adressé aux candidats à la présidentielle une lettre ouverte pour leur présenter 10 mesures pour atteindre l'égalité : "Êtes-vous d’accord pour les mettre en œuvre avec les moyens financiers correspondants si vous êtes élu-e Président-e de la République Française ?"

1. Créer un ministère d’État des Droits des Femmes dans un gouvernement paritaire
2. Réaliser l’égalité professionnelle et salariale avant 2017 en engageant une revalorisation des métiers à prédominance féminine et en majorant les cotisations sur les temps partiels.
3. Créer une Haute Autorité contre les violences faites aux femmes avec un Observatoire national dédié
4. Rembourser l’IVG à 100% et ouvrir 100 nouveaux centres d’IVG
5. Ouvrir 500 000 places d’accueil en crèche dans les 5 ans.
6. Multiplier par 4 le nombre de places d’hébergement spécifiques pour les femmes victimes de violences
7. Assurer dans les 3 ans, à chaque professionnel-le intervenant dans le champ éducatif, une formation à l'égalité filles-garçons et à la déconstruction des stéréotypes sexistes
8. Reconnaître le droit à l’adoption pour les couples de même sexe et le droit à l’aide médicale à la procréation pour les couples de lesbiennes.
9. Supprimer le délit de racolage passif, mettre en place des mesures de prévention et d’éducation, pénaliser les clients prostitueurs et accompagner les personnes qui souhaitent quitter la prostitution.
10. Garantir la délivrance et le renouvellement du titre de séjour aux femmes étrangères victimes de violence

 


••
Logo_laboratoire-copie-1.jpg
PACTE POUR L’ÉGALITÉ
20 propositions pour faire avancer
l’égalité entre les femmes et les hommes
L’égalité entre les femmes et les hommes est loin d’être acquise, notamment dans une période où la crise met en péril l’équilibre de nombreux parcours personnels et professionnels.
Malgré les avancées incontestables de ces dernières années, des progrès cruciaux restent à accomplir, notamment en matière de salaires, de statuts, de conditions de travail, de partage des tâches et des responsabilités, de lutte contre les stéréotypes...
Le Laboratoire de l’égalité, créé par des femmes et des hommes issus de différentes sphères, a pour objectifs de sensibiliser les décideurs privés et publics à l’égalité professionnelle et de favoriser la mise en oeuvre d’améliorations concrètes dans ce domaine.
Dans cette perspective, à partir des propositions recueillies lors de la consultation des 600 membres de son réseau, il a élaboré un Pacte pour l'égalité, destiné à interpeller les candidat-es à l'élection présidentielle de 2012.
Ce Pacte est construit autour de 4 enjeux :
1. Parité et accès des femmes aux responsabilités
2. Égalité salariale et lutte contre la précarité
3. Conciliation des temps de vie et implication des hommes
4. Partage d’une culture de l’égalité
VOIR LES 20 PROPOSITIONS SUR LEUR SITE >>>>  www.laboratoiredelegalite.org
7 mars /14h -18h30
Lieu : Hôtel de l’industrie - 4 place Saint-Germain-des-Prés, 75006 Paris
Débat Public "Femmes Hommes Enfin l’égalité ?"
111 propositions pour une égalité effective
Trois tables-rondes ponctuent cette journée autour de nombreux contributeurs à l'ouvrage «Femmes-hommes : enfin l'égalité ? »: Martine Aubry, Roselyne Bachelot, Dominique Baudis, Christine Boutin,Chantal Brunel, Marie-George Buffet, Jean-François Copé, Sylvie Cromer, Rachida Dati, Lydie Err, Brigitte Grésy, Elisabeth Guigou, Caroline de Haas, Anne Hidalgo,Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet, Laurence Laigo, Fatima Lalem, Jean-Claude Mailly, Fadila Méhal, Véronique Morali, Laurence Parisot, Valérie Pécresse,Thomas Piketty, Ségolène Royal, Marielle de Sarnez, Réjane Sénac, Bernard Thibault, Olga Trostiansky, Manuel Valls, Catherine Vidal, Marie-Jo Zimmermann
Et le livre avec l'assemblée des femmes : 
« Femmes-hommes : enfin l’égalité ? » 
SOMMAIRE
Propos liminaire :
Nathalie PILHES, Présidente de l’Assemblée des Femmes de Paris-Ile de France
Préfaces :
- Roselyne BACHELOT, ministre des Solidarités et de la cohésion sociale : L'égalité entre les femmes et les hommes : un combat plus que jamais d'actualité
- Caroline de HAAS, fondatrice d’Osez le Féminisme : L’égalité femmes-hommes : l’urgence politique
1ère Partie : Des femmes politiques face aux grands défis
- Martine AUBRY : L’égalité femmes-hommes, levier de l’émancipation pour toutes et tous
- Christine BOUTIN : Répondre aux vraies aspirations des femmes : un travail philosophique, un défi politique
- Marie-George BUFFET : Lutter contre la globalité de la domination
- Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET : Faire chavirer les paquebots du conservatisme machiste
- Marielle de SARNEZ : Parité : toutes les femmes politiques doivent agir ensemble
 
2ème Partie : Egalité professionnelle, parité, intégration, violences… : quelles solutions politiques ?
- Chantal BRUNEL : L’égalité hommes-femmes doit être au coeur de la campagne de 2012
- Jean-François COPE : La place des femmes, marqueur de la modernité
- Rachida DATI : Inégalités et violences faites aux femmes : des priorités politiques
- Elisabeth GUIGOU : Ne jamais baisser la garde
- Anne HIDALGO : Lutter contre les violences faites aux femmes et briser les plafonds de verre
- Chantal JOUANNO : Le sport féminin : sortir des stéréotypes et gagner l’émancipation
- Fatima LALEM : Egalité femmes-hommes : pas de fatalité au statu-quo
- Valérie PECRESSE : Pour une parité des actes
- Ségolène ROYAL : 2012 : Le temps d’agir efficacement
- Olga TROSTIANSKY : Pour des politiques familiales soucieuses de l’égalité femmes – hommes
- Manuel VALLS : Permettre aux femmes une véritable intégration républicaine
- Marie-Jo ZIMMERMANN : L’égalité entre les femmes et les hommes : un combat permanent
3ème Partie : Regards croisés des partenaires sociaux, des associations et des experts.
Regards des partenaires sociaux
- Laurence PARISOT (MEDEF) : L’entreprise, lieu privilégié pour la concrétisation de l’égalité femmes-hommes
- Bernard THIBAULT (CGT) : Construire un rapport de force au service de l’égalité femmes-hommes
- Laurence LAIGO (CFDT) : Renouveler l’approche de la condition féminine
- Jean-Claude MAILLY (FO) : L’égalité professionnelle au coeur des enjeux syndicaux
Regards des associations
- Véronique MORALI : Accompagner la mixité effective dans l’entreprise
- Fadila MEHAL : Faire rimer parité avec diversité
Regards des experts
- Dominique BAUDIS : Déconstruire les mécanismes de l’inégalité
- Sylvie CROMER : Déconstruire les représentations sexistes dans l’éducation
- Brigitte GRESY : Pour un égal accès des hommes et des femmes aux responsabilités professionnelles et familiales
- Thomas PIKETTY : Refonder l’impôt sur le revenu autour de l’égalité femmes-hommes
- Réjane SENAC : L’ordre sexué du système politique français
- Catherine VIDAL : Le sexe du cerveau : de la science à l’idéologie
- Gilles PENNEQUIN : Un certain regard sur les luttes féministes
- Lydie Err : Une femme qui entre seule en politique, change. Beaucoup de femmes qui entrent en politique, la changent.
Conclusion
Nathalie PILHES, Présidente de l’Assemblée des Femmes de Paris-Ile de France   
111 propositions pour une égalité effective

•••
Et si même les femmes de droite se mettent à avoir de l'humour le grand soir est proche !

Bulletin-d-adhesion-du-Club-des-futurs-deputes-UMP-paris.jpg
  
•••• Les Causeries Présidentielles
du Centre Hubertine Auclert
les-causeries-presidentielles-copie-1

Il y en a qui cherchent cinq-cents signatures (au moins ici l’égalité femmes-hommes est respectée !).
Il y en a qui ne sont pas encore candidat-e-s.
Il y en a qui d’après les sondages n’aimeraient pas l’être.
Il y en a qui d’après les sondages sont content-e-s de l’être.
Il y en a encore qui, sans sondages, sans média, sans moyens, se battent au quotidien pour promouvoir l’égalité.
Il y en a qui réalisent des films, des cahiers de doléances, des manifestes (ou des manifestations !).
Il y en a beaucoup de ces actrices et acteurs invisibles.
Alors, au Centre Hubertine Auclert, à l’occasion de ses Causeries Présidentielles, ils et elles viennent s’exprimer, débattre, se faire entendre. En ville. Pendant la campagne.

De février à avril 2012, le Centre Hubertine Auclert invitera chaque semaine dans ses locaux une association ou un collectif à venir présenter son initiative et à débattre de ses propositions en présence d’une personnalité politique.

 

Prochaine Causerie présidentielle  

le 13 mars 2012 de 19h à 21h au Centre Hubertine Auclert avec :

Association invitée : Féministes en mouvement (FEM)

Grand témoin : Yvette Roudy, ancienne ministre des droits des femmes

Nombre de place limité - Inscription obligatoire : s'inscrire

centre-hubertine-auclert CAUSERIE PRÉSIDENTIELLES

 

Calendrier des Causeries Présidentielles suivantes :

 * 13 mars - Collectif Féministes en mouvement & Yvette Roudy

 * 27 mars - Collectif Abolition 2012 & Patric Jean

  * 10 avril - Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail & Anne Hidalgo (sous réserve) - voir la présentation

 

Nota : d'autres initiatives étant en attente de programmation, ce document est susceptible de s'enrichir.

 

Causeries présidentielles précédentes :

20 février : Association Osez le féminisme! & Anny Poursinoff - voir le résumé

13 février : Association Fit - Une femme un toit & Marie-Georges Buffet -

 

voir la présentation des prochaines causeries présidentielles,

voir le résumé des causeries présidentielles précédentes :  centre-hubertine-auclert CAUSERIE PRÉSIDENTIELLES

Repost 0
Published by Re-Belles
commenter cet article
29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 19:00

 

La librairie en France est en crise, plus encore cette année 2012 car l'impact des nouvelles technologies bat des records avec l'arrivée des tablettes de lecture, des livres en ligne bien sûr, mais surtout des ventes par internet, en croissance constante et monopolistique. L'augmentation de la TVA à 7% est venue encore pénaliser toute la chaîne du livre.

Si nous ne résistons pas toujours à la facilité et au plaisir de la modernité, il faudrait au moins trouver le moyen de préserver les maillons de la chaîne car à l'autre bout, il y a des auteurs et la liberté de nos choix ; de les aimer et les soutenir. Et le choix du libraire de nous les faire rencontrer.


Deux événements cette semaine vont nous réunir autour des livres :

 

> Mardi 31 janvier 2012 de 19h à 22h

Le café de l'Institut Émilie du Châtelet

Restaurant La Baleine, Jardin des Plantes, 47 rue Cuvier, 75005 Paris (Métro : Jussieu ; Bus : 47, 67, 89)

Sur le thème « Libraires et éditrices féministes »,
les échanges interviendront à partir des témoignages de
Christine Lemoine (libraire Violette and Co)
Mélanie Decourt (éditions Talents Hauts)
Oristelle Bonis (éditions iXe)

L'ÉVÉNEMENT FACEBOOK :

http://www.facebook.com/events/291823490875249/

 

voir en bas de page >>> la discussion que nous avons eu avec les libraires Christine Lemoine et Catherine Forian, et Oristelle Bonis éditrice.

 

> Mercredi 1er février 2012

à la librairie Violette & Co 

Présentation du livre de

Françoise Basch

Ilona, ma mère et moi

Une famille juive sous l'Occupation, 1940-1944

Éditions iXe - fonctions dérivées

L'ÉVÉNEMENT FACEBOOK :

http://www.facebook.com/events/291426624249204/

 

 

CouvFBaschLght.jpg

 

C’est un tout petit livre au regard des gros volumes dont Françoise Basch nous a donné l’habitude de voir publiés sous son nom, mais ce n’est pas le moindre de ses livres. Un indice : les cinq années mises à rassembler ces écrits, on pourrait dire ses esprits, pour trouver le juste ton. La matière est riche par le caractère à la fois exceptionnel et tristement banal d’une famille juive en fuite dans un état antisémite, unie par un drame familial au tout début de la guerre et disloquée par les lois de son époque. Jusqu’au drame final : le meurtre des grands-parents, Ilona et Victor Basch, par la milice de Vichy.

Cette histoire, à la fois personnelle et publique, Françoise Basch l’a déjà explorée dans de précédents ouvrages (voir Bibliographie), avec la minutie de l’historienne et l’obstination révoltée de la démocrate. Mais ici, renouant avec ses recherches sur l’histoire des femmes, elle prend pour base documentaire une toute autre source : celles des lettres échangées par sa mère, Marianne Basch, avec divers membres de sa famille dans cette période critique.

Dans ce livre, on entend la voix de cette femme intrépide et combative raconter à ses proches le quotidien d’une existence de fugitifs. Mais on entend aussi sa fille, Françoise, qui trouve enfin la distance nécessaire pour rester fidèle à l’enfant qu’elle était tout en prenant conscience de ce qu’elle ignorait : le choix courageux de sa grand-mère, l’œil aigu et tendre à la fois de sa mère, et l’alliance de ces deux femmes pour assurer sa survie et celle de son frère. Ce texte précieux à bien des égards l’est aussi par sa démarche même, et la bravoure qu’il a fallu à son auteur pour regarder en arrière et nous donner quelques clefs pour faire le lien entre histoire personnelle et histoire tout court.

Cathy Bernheim

 

Au dos de la couverture :

"C'est aux femmes de ma famille, tout particulièrement à ma mère, que j'ai voulu ici rendre justice. Ce texte tente de retracer leur parcours courageux – et, j'ose le mot, leurs exploits au fil des années de guerre, ainsi que leur influence sur mon propre destin", écrit Françoise Basch en conclusion de ce récit personnel et lucide.

 

Enfant pendant la Deuxième Guerre mondiale, Françoise Basch a vécu l'exode, l'absence de son père, une vie de lycéenne à Lyon où s'étaient réfugiés ses grands-parents, Ilona et Victor Basch, et les rencontres toujours trop brèves avec sa mère, Marianne, médecin, obligée de s'installer deux cents kilomètres plus au sud. En 1944, l'assassinat d'Ilona et de Victor par la Milice convainc Marianne d'organiser la fuite de ses deux enfants vers la Suisse.

 

Pour ce livre voulu en hommage à Marianne, qui assura leur survie à tous en ces temps périlleux et à Ilona, figure féminine plus traditionnelle, Françoise Basch a puisé dans les correspondances familiales en confrontant ce qu'elles restituent de la réalité à ses souvenirs d'enfance. Son travail de mémoire exigeant rend justice à ces femmes, qui en « héroïnes ordinaires » surent déployer d'immenses ressources d'ingéniosité, de courage et d'ironie face au brutal rétrécissement de leurs horizons.

 

Contribution à l'histoire du genre par l'évocation précise des rôles nouveaux alors assumés par les femmes, Ilona, ma mère et moi revient aussi sur la complexité du rapport personnel à la judéité.

 


F.BaschPivotLight.jpg

 

Photo © Cathy Bernheim : Françoise Basch sur le plateau d’Apostrophe le 10 octobre 1980.

 

 

LA BIBLIOGRAPHIE DE FRANÇOISE BASCH

- Les femmes victoriennes, Roman et société, 1837-1867, Ed. Payot, 1979.

- Journal d’une gréviste, Précédé de : Histoire d’une grève de femmes à New York, Ed. Payot, 1980.

- Rebelles américaines au XIXe siècle, Mariage, amour libre et politique. Préface de Madeleine Rebérioux, Ed. Klincksieck, 1990.

- Victor Basch ou la Passion de la justice, De l’affaire Dreyfus au crime de la milice, Ed. Plon, 1994.

51XWHNY1RFL._SL500_AA300_-copie-1.jpg   515N4SK0CEL._BO2-204-203-200_PIsitb-sticker-arrow-click-Top.jpg  893937981_MML.jpg 903482947_MML.jpg

 

 lire aussi >>>  • Livres et revues 2011-2012

 

 

 

 

Rencontre avec les libraires et l'éditrice 

 

Le 1er janvier 2012 à Donnemarie Dontilly avec Catherine Florian et Christine Lemoine, fondatrices de la librairie Violette and co, Oristelle Bonis, éditions iXe, Cathy Bernheim écrivain, blog Re-Belles et association 40 ans de mouvement, Michèle Revel, blog Re-Belles et association 40 ans de mouvement. Au lendemain d’un beau réveillon, réunies au coin du feu, écrivain, libraires, éditrice, blogueuses, décident de parler et croiser leurs regards sur leurs engagements littéraires, intellectuels et féministes.

 

Michèle : Qu’est-ce qui vous a pris de créer une librairie ?

Catherine : Il y a plusieurs versions.

Michèle, Cathy, Oristelle : On veut toutes les versions…

Catherine : Pendant 20 ans j’étais fonctionnaire, cadre administratif. J’avais envie de faire autre chose. Et surtout de faire correspondre mes centres d’intérêt et ma profession, qui étaient fort éloignés. Alors, il se trouve qu’une librairie qui était dans le Marais, rue Quincampoix, que nous apprécions beaucoup, a fermé. Elle s’appelait La pause lecture. C’était une librairie LGBT mais contrairement à la très belle librairie Les mots à la bouche, il y avait plus de filles. C’était en 2003, et moi j’étais à un tournant professionnel… On s’est dit pourquoi pas ouvrir une librairie ? 

Il ne restait qu’une seule librairie LGBT, il devait y avoir la place pour autre chose. Il n’y avait plus de librairie féministe. Très vite le projet de faire une librairie LGBT-lesbienne ET féministe s’est solidifié.

J’ai une formation d’histoire mais aussi de droit, de gestion, de compta. Car créer une librairie, c’est créer une entreprise. J’ai fait des stages en librairie et à l’INFL, institut de formation à la librairie, à Montreuil. Après, on s’est lancées : la recherche du local, les banques… Il faut avoir un apport : on mis nos réserves personnelles… C’est 50/50. Les banques ne prêtent que l’équivalent de ce que l’on a. Donc si t’as rien c’est même pas la peine…

Ce qui a aidé beaucoup au départ et cela n’aurait pas pris comme ça sans cela, c’est le réseau, nos connaissances associatives et engagées. On avait fait un site déjà avant l’ouverture de la librairie. On a ouvert en février 2004, juste un an après l’idée.

 

Michèle : Cela ne vous faisait pas peur une librairie ? C’est actuellement un métier difficile… Vous auriez pu ouvrir autre chose… un lieu convivial, un restaurant !

 

Catherine : Ah non non non ! c’était impossible ! des livres ou rien ! Un restaurant, même féministe, je ne pouvais pas l’ouvrir. Impossible… Faire se rencontrer des centres d’intérêt… c’était d’abord parce que c’était une librairie.

D’abord la librairie, c’est ce que dit Christine : que j’aurais pu ouvrir une librairie généraliste et ce n’est pas faux. Christine non. C’est une différence entre Christine et moi. Les livres ça ne me fait pas peur, je les aime, c’est quelque chose que je pratique, avec quoi je suis à l’aise… Un restaurant je n’aurais pas été à l’aise du tout. Et les livres ce n’est pas que l’engagement politique…

 

Christine : Pour moi il était important que ce soit une librairie engagée. J’ai vécu 15 ans en dehors de France, au Québec, en Équateur, en République Dominicaine, je ne lisais pratiquement plus de livres français… Donc il y avait aussi un problème de culture générale avec les livres.  Quand je suis revenue, j’avais 35 ans. Ce qui était important pour moi, c’était d’ouvrir une librairie lesbienne, gay, féministe… Depuis je ne sais plus quel âge, j’ai toujours été féministe. La première fois que j’étais dans un groupe c’était au MLAC, “on ne naît pas féministe“… Oui oui j’étais devenue féministe ! J’avais 19 ans et j’avais essayé d’aller à la Librairie des femmes…

Donc après l’étranger, j’ai travaillé pendant 12 ans dans ce secteur des films en formats très spéciaux (cinéma) et je n’avais plus de boulot. J’avais été employée à mi-temps par les éditions gay et lesbienne à la diffusion et distribution car j’avais coordonné un livre, Attirances, alors on m’a proposé ce travail. Cela m’a fait connaître le milieu de la librairie, que je ne connaissais pas du tout.

Et puis j’avais 47 - 48 ans et je me suis dit qu’il fallait que je crée mon boulot.

Il y a eu la fermeture de la librairie La pause lecture et on a commencé a avoir l’idée de la librairie.

On en a discuté avec des amis proches. Deux autres personnes s’étaient investies dans le projet mais ont arrêté après l’ouverture pour continuer leur projets personnels, car nous travaillions tous ailleurs et c’était compliqué.

 

Pour moi c’était ouvrir une librairie engagée qui m’intéressait, pas militante car ce n’est pas le terme que j’emploie pour ce projet là, mais une librairie engagée. Une librairie, c’est toujours un vieux rêve pour plein de monde. Chaque fois que j’allais dans une ville étrangère, je cherchais la librairie, et il y avait toujours en plus des annonces sur ce qu’il se passait dans la ville, sentir le pouls de la ville… J’ai donc continué a travailler à mi-temps mais cela devenait compliqué. Puis Anne Marie (avec qui je travaillais dans l’édition) à décidée de prendre un distributeur et ça s’est arrêtée.

 

Donc c’était à la fois créer ce lieu et créer mon boulot et c’était clair que de toute façon, c’était pour essayer d’en vivre.

 

J’avais travaillé à Lesbia, à Cineffable, et donc on a commencé à en parler, à faire savoir qu’il y avait une projet de librairie. Puis il y a eu un Forum social et une Journée pour les femmes en septembre : on a diffusé l’information sans donner l’adresse car le bail n’était pas signé. On a signé le bail le 31 décembre et le 1er janvier on commençait à nettoyer. (Cathy : Ben voilà c’est ça qu’on fête ! ) Avant, c’était déjà une librairie Santé-Bien Être, Franc-maçonnerie… On a changé les meubles, il y avait déjà la mezzanine. Tout un réseau de copines nous ont aidées. Il fallait faire vite car il fallait commencer.

 

La librairie, ça ne me faisait pas peur car la gestion de projet, je connaissais. Mais la compta, pas du tout. Jusques là je me disais : « Jamais je ferai ça (de la compta), jamais j’aurai ma boîte… » La gestion, c’est plus de la moitié du boulot. On a bossé comme des dingues, la première année…

 

Michèle : Vous vous êtes constitué un fond avec quelle aide ?

 

Christine : Avec nos cultures qui étaient assez complémentaires car moi j’avais plus une culture féministe et lesbienne et Catherine une culture générale et gay. Puis on a fait des recherches, on avait des catalogues. Pendant 3 ou 4 mois, on a fait des listes… Il y a un ou deux diffuseurs qui nous ont aidées. Et pour choisir dans les catalogues, c’est avec notre culture sinon laisse tomber. J’avais 48 ans : on ne fait pas une librairie  à 20 ans. On a apporté notre bagage culturel, nos économies, notre argent et puis nos bagages de travail, professionnels, ce que l’on avait  fait avant. Même si cela n’avait rien à voir du coup, entre ce que Catherine avait fait avant et moi, ça ne nous faisait pas peur.

 

Une chose que Catherine a très bien faite je trouve… Pour moi, c’était plus le lieu féministe et lesbien et Catherine, elle a tout de suite dit : « Il faut qu’on soit une vraie librairie par rapport aux éditeurs, par rapport au milieu du livre.  On s’impose comme une vraie librairie et non pas comme une librairie associative. » On a tout de suite fait des rencontres, des expos et on a été connues assez vite dans le milieu professionnel. On écrit dans « Page » une revue professionnelle.

 

Une librairie « homo et féministe », ça avait posé des problèmes aux interlocuteurs. Pour l’ADEL qui est une association d’éditeurs d’aide aux librairies, ils ne nous ont pas aidées. Il y avait des réactions surprenantes : « Il va falloir s’imposer »… Pour les banques, homo et féministe = porno. Seul le Crédit coopératif nous a acceptées. Notre interlocuteur comprenait tout, connaissait la question des librairies, et avait une femme féministe. Toutes les autres banques nous ont refusé et ce n’est pas un hasard si c’est le Crédit coopératif qui nous a acceptées.

 

Catherine et Christine : Donc voilà le début c’est énormément de travail. Le projet de départ, on n’en a pas dévié, on a tenu le cap. On a adapté avec plus de littérature générale, mais la ligne est la même. Tenir le cap. Quand il y a un problème, il faut laisser le temps aux choses de s’installer, s’ancrer. On n’aurait jamais fait cela seules.

 

Il y a la problématique du commerce et puis de la librairie engagée. Tenir la ligne par rapport à ça et faire comprendre qu’on n’était pas, surtout par rapport aux féministes, la librairie d’une tendance. La question de l’ouverture, ça n’a pas été évident. Il y a eu des incompréhensions : il y avait des féministes qui disaient : « Vous êtes queer »… Puis les gens ont compris. Avec les invités il y a eu des sujets antagoniques mais pour nous c’est important de donner la parole. On est juste passeurs, quoi

 

Oristelle : C’est marrant parce que iXe, c’est un peu la même problématique. Enfin, vous, c’est un lieu public, les gens viennent. Mais le projet de iXe, c’est aussi d’alimenter le débat, de ne pas choisir une tendance. Dire : c’est intéressant, et puisqu’on en discute, discutons-en. Mais discutons-en sur pièces.

 

Christine : C’était un peu, aussi, la problématique de la Bibliothèque du féminisme.

 

Oristelle : On était très peu queer.

 

Christine : Après, c’est vrai que nous, personnellement, il y a des choses qu’on mettait un petit peu plus en avant. C’est normal. Comme on se disait entre nous : dans le fond, on fait ce qu’on veut. Au bout d’un moment, on se dit : Eh bien zut, on est chez nous!

 

Cathy : Justement, c’est l’avantage de ne pas travailler pour les autres.

 

Michèle : Des fois, dans le blog, on nous écrit : si vous continuez à dire ci, ou ça, je me désabonne. Je ne suis pas fonctionnaire. Je leur dis de se désabonner, c’est pas un problème, hein.

 

Christine : Après, c’est sûr qu’on a fait des erreurs… On a des points forts et des points faibles.

 

Catherine : C’est vrai que quand tu dis « militant engagé »… On est aussi une librairie. Même si on fait des débats, ce n’est pas un lieu associatif. On n’est pas un local, on n’est pas subventionnées pour vendre des livres. À chaque fois, il faut un peut rétablir, ajuster, tenir la ligne.

 

Christine : il y aussi celles qui… je dis « celles », parce que… Celles qui viennent déposer leur propre livre, et qui ne comprenaient pas qu’on prenne une marge. Ou alors, elles trouvaient que la marge, c’était… pfff ! On leur dit, bon, c’est tout mais de toute façon, on prend une marge.

 

Catherine : Il faut leur faire comprendre que sinon, on ne peut pas vivre. Le lieu n’existerait pas.

 

Christine : C’est pas clair pour tout le monde ; si on dit 35% de marge : 35% ! Ben oui, c’est l’usage. Et encore, c’est le commerce où il y a le moins de marge.

 

Cathy : Il y a quelque chose dans être militant qui est un moteur pour s’engager sur un projet. Mais il faudrait définir ce que ça représente par rapport à d’autres militantismes.

 

Christine : C’est pour ça que je dis qu’on n’est pas une librairie militante. C’est le problème que j’ai eu avec tous les groupes militants. Pour moi, militant, c’est faire partir d’un collectif. C’est à dire qu’on fait une action collective. On est reliée à un objectif à travers un groupe, des actions. Dans tous les groupes où j’ai été, par exemple, j’étais contre le salariat. Il y a un truc qui est antagonique. Or là, c’était un projet individuel. De deux individues qui ne sont rattachées à aucune structure. Et c’était un projet pour gagner sa vie, aussi. Il y avait les deux choses en même temps. Vraiment en même temps. Pour moi, militant, c’est quand même rattaché à une structure : il a des librairies militantes, rattachées à la Fédération anarchiste, etc… Donc, je dis qu’on est une librairie engagée. On fait des choses qui ne sont pas forcément pour gagner de l’argent immédiatement, on prend des livres en dépôt. Et puis on est un lieu public comme toutes les librairies. Il y a des gens qui viennent, pour qui c’est le premier pas, comme les jeunes lesbiennes, par exemple. L’autre jour, il y en a une qui est venue nous expliquer, comme ça : « J’avais 16 ans, je suis entrée et puis je suis repartie. » Donc, voilà, c’est aussi ce côté là. Et puis on s’est aperçu après qu’il y a dans ce quartier là (comme on nous a dit  « Mais c’est un quartier familial, ici »), le côté visibilité. Et quand on a des retours positifs ça fait tellement de bien !

 

Michèle : Est-ce qu’en 8 ans, il y a eu des moments plus creux ? En matière de production et du coup, de votre activité.

 

Christine : En matière de production de romans lesbiens, oui. Depuis un an ou deux. Avant, avec ces maisons d’édition, on faisait des rencontres. Les maisons d’éditions lesbiennes, il en reste 2. Au départ, il y en avait… 3… 4… 5… 6. Les éditions Gaies et lesbiennes sont vendues. La Cerisaie a fermé, elle a vendu le fond. Il y a La Brise qui a fermé. Geneviève Pastre n’a plus rien publié… Il reste, en maisons d’éditions spécialisées, KTM et L’Engrenage. Après, le phénomène qu’on voit depuis quelques temps, c’est l’autoédition. Et ça, pour nous, c’est catastrophique.

 

Michèle : Et c’est uniquement du roman ?

 

Christine : Non, non. On a un pourcentage de sciences humaines extrêmement important par rapport aux librairies généralistes. Ça c’est clair. C’était à 36-37%, on en est à 40%. Ce qui est énorme. En terme de chiffre d’affaire. Il y a moins de poches, aussi, en sciences humaines, donc forcément. Bon, on n’a pas non plus de rayon Pratique, Voyages, Santé-Bien Être, Développement personnel… Moi, je parlais des romans et c’est ça que je trouve particulièrement inquiétant, les filles arrivent et disent : « Qu’est-ce qui est sorti ? » Eh bien, il n’y a rien qui est sorti. Depuis 2, 3  mois, il n’y a rien. Elles repartent. Il y a des filles qui n’achètent que des romans lesbiens.

 

Oristelle : Du roman lesbien, depuis la création de iXe, j’en ai bien reçu entre 10 et 15. Je les ai tous refusés, je suis désolée. Je les ai trouvés mièvres, fleur bleue, gnangnan.

 

Christine : De toute façon, une maison d’édition lesbienne en reçoit des tonnes, et des tonnes. Après, là dedans, c’est comme ailleurs, comme dans toutes les maisons d’édition généralistes. Mais bon. En sciences humaines, par contre, ça se maintient. Ça a peut-être augmenté. En essais féministes…

 

Cathy : Sur le genre ?

 

Christine : Depuis 2004, oui, ça a un petit peu augmenté. En essais lesbiens, il n’y en a pas assez. C’est le désert.

 

Oristelle : Il n’y en a pas assez parce que… Le genre, oui, les études et tout ça surtout. Mais sinon, il faut être gonflée, hein, pour soutenir ces thèses. Quand tu écris un essai, il faut que tu aies déjà la stature, la position d’autorité. Ou bien tu le fais dans le cadre d’une formation doctorale. Après, des goudous dans des positions d’autorité à l’université, il y en a.

 

Cathy : Mais des essais lesbiens, ça se vendrait ?

 

Christine : Bien sûr, des romans, des essais lesbiens.

 

Catherine : C’est une question d’échelle. C’est quand même pas des ventes…

 

Christine : Mais il y a des romans qui sont édités chez des grands éditeurs, qui sont vendus à 500 exemplaires et qui sont tirés à 2000 exemplaires, de toute façon. Il y en a plein. Ils savent très bien que ce ne sera pas des grosses ventes. Mais il y a un public. Seulement, tu ne tires pas à 10 000.

 

Oristelle : En effet, tu fais des petits tirages quand tu sors ce genre de choses. Beaucoup de livres de ces domaines sortent à 300 exemplaires. Et même des romans.

 

Christine : La crise commence maintenant, en 2011-2012 : crise du secteur avec les ventes Internet, les livres en ligne. D’ici cinq à dix ans, la moitié des librairies seront fermées.

 

Michèle : Entre les tablettes, et… Non, mais en attendant c’est bien parce que vous faites des rencontres.

 

Christine : On compense, oui. On fait beaucoup de ventes à l’extérieur. Dans les colloques, les festivals. Mais c’est quatre fois plus de boulot. Les gens ne se rendent pas compte.

 

Cathy : Est-ce que tu estimes que vous avez atteint certains de vos objectifs ?

 

Christine : Financièrement, non. Disons qu’au bout de quelques années, on s’est dit, non. Mais depuis un an ou deux, on peut dire que oui, on a atteint nos objectifs. Ça durera ce que ça durera, mais on est contentes de ce qu’on a fait. Il y a eu comme des paliers. On s’est rendu compte qu’on commençait à être de plus en plus connues. Même s’il y a encore plein de gens qui ne nous connaissent pas, de lesbiennes et de féministes qui ne nous connaissent pas, on a senti quand même aussi qu’il y en avait beaucoup qui nous disaient : « Mais tout le monde vous connaît. Je ne suis jamais venue mais on parle de vous tout le temps. ». Surtout chez les jeunes.

 

Michèle : Mais vous avez équilibré, au niveau financier? Pour me rassurer.

 

Catherine : Cette année, oui.

 

Christine : On y est arrivées parce que cette année, on ne s’est pas payées pendant quatre mois. Quand je te parle de la gestion, tout est verrouillé. C’est pour ça qu’on tient.

 

Catherine : Et d’ailleurs, il y a des trucs qui ont coulé à cause de ça, pour des problèmes de gestion.

 

Christine : Comme en librairie, les retours… Moi, ce que je trouve le plus dur, en librairie, c’est les retours. C’est épouvantable, d’avoir à retourner des livres qui n’ont pas bougé pendant deux, trois ans. Même si c’est des livres fondamentaux. Tu ne vas pas garder des livres pour faire tapisserie. On n’est pas un centre de doc, pour que les gens soient contents de les trouver là, mais ne l’achètent pas. Des livres de référence. C’est vrai qu’il y a beaucoup de gens qui viennent chez nous en étant persuadés qu’ils vont trouver une bibliothèque universelle du féminisme. Et que si on veut trouver un livre, là, rapidement, sans avoir à le commander… Et quelquefois, nous, on n’en a plus. Moi, ça me fend le cœur… Mais bon. J’ai appris. J’ai appris. Parce que c’est dur, ça. Pas des titres en particulier, mais… Que ce soit en romans, même, des romans que j’adore et que l’on a gardés, gardés… Ou même des romans récents. Et quand tu vois qu’au bout de deux ans ça n’a plus bougé.

 

Catherine : Après, c’est la question de l’équilibre. C’est à dire que tu montes un fond. Mais ça, c’est très dur à évaluer. C’est que justement, il y a des choses qui ne sortent pas beaucoup mais qu’il faut quand même garder. Alors, c’est là qu’il faut évaluer qu’est-ce que tu vas retourner.

 

Christine : Si ça tourne une fois pas an mais que c’est pile poil dans notre créneau, si c’est féministe, on le garde. Il y a des libraires qui diraient… Mais dans une librairie spécialisée, tu es obligée. Il y a aussi des bouquins plus politiques qu’on a aussi. On a pas mal de trucs autour de la question du racisme.

 

Catherine : C’est à dire qu’il faut arriver à trouver l’équilibre, quand tu es une librairie de fond, pour, justement financer ton fond. Et que ton fond ne te fasse pas couler, quoi.

 

Christine : Et pas un tréfonds, comme on nous a dit notre comptable pour nous obliger à retourner : c’est plus un fond, c’est un tréfonds. Et ça, c’est très difficile à financer.

 

Michèle : Et Oristelle, alors. Tu es devenue de plus en plus éditrice depuis que je te connais.

(RIRES) Tu as toujours aimé les livres ? Comment ça t'est arrivé?


Oristelle : Oui, j’ ai toujours aimé les livres. Je crois que ça m’est toujours arrivé. Enfin, le goût, le plaisir, c’est l’adolescence, en fait. C’est une époque, c’est un milieu. J’ai grandi en pension. Dans une famille pleine de mômes. Et voilà, la lecture… C’est une façon de s’isoler et puis de dialoguer avec d’autres qui sont pas là, dans ton entourage immédiat, à te casser les pieds, à te dire « On fait ci, on fait ça, on joue à ci, on joue à ça ». C’est vrai, ce qu’on dit, oui, la littérature d’évasion, c’en est une, effectivement.

• Tu étais littéraire quand tu faisais tes études ?

• Oui, j’ai passé mon bac philo…

• Parce que iXe, c’est de l‘algèbre.

• Non, j’y connais rien, à l’algèbre. C’est juste les mots. C’est par association d’idées, en réalité. Mais ça, je l’ai raconté à tout le monde, on ne le raconte pas forcément au public. C’est parti de nos frustrations, à Hélène, à moi et à Dominique, de la collection Bibliothèque du féminisme où non seulement en bossait gratuitement mais en plus on bossait sans que personne le sache. On éditait chez l’Harmattan, la collection, elle avait son nom, mais nous, on était vraiment les roues de la charrette, absolument essentielles à faire tourner tout ça, mais personne ne nous connaissait.


Christine : Je peux faire une petite parenthèse ? Je me souviens que la première fois qu’on a invité la collection Bibliothèque du féminisme, malencontreusement, j’ai présenté « publié chez l’Harmattan », et Hélène : « À la Bibliothèque du féminisme ! ». Au moins ça, quoi!


Oristelle : Pas nos noms, mais au moins ça. Et d’ailleurs, dans les bibliographies, ça m’agace encore quand je vois : « L’Harmattan ». Il n’y a pas le nom de la collection, juste le titre. On n’est pas des inconnues absolues mais quand même.


Michèle : Par rapport à l’Harmattan ? Par rapport au public ?


Oristelle : Par rapport au milieu. Donc iXe, c’est parti d’une boutade. J’ai dit comme ça, on va l’appeler « X » parce que c’est l’anonymat, on le revendique. C’est exactement ce que nous sommes. C’est parti de là quand j’ai effectivement créé iXe. Je sais pas, c’est polysémique, comme lettre. Ça veut dire énormément de choses. Donc, je me suis dit que j‘allais jouer de ça. Dans une espèce de moment de lyrisme algébrique et parce que j’était très en forme, parce que c’est « X » et aussi, l‘inconnue de l’équation… Au fond, c’est une belle métaphore pour le féminin, le continent noir…Et parce que ça rejoignait bien, enfin m’a-t-il semblé, les questions d’aujourd’hui sur le trans, le bi, le queer, qu’est-ce qu’on est, à partir de quoi, comment on se fabrique… À partir de ce chromosome… Voilà. Et après, j’ai joué à dériver le nom des collections de l‘histoire de l‘algèbre. À ce jour, la plus belle réussite de iXe, c’est son nom. C’est son nom, le nom des collections. Ça intrique, les gens ont envie d’en parler. Ça amuse, aussi. Après, iXe, je lai quand même créée sur quelque chose qui ressemble à une impulsion. C’est pas un choix longuement médité. On y avait pensé avec Hélène mais brusquement, Hélène n’était plus là. C’était… l’idée de me dire :comment, je vais faire ? quoi. Et c’est un peu l’idée de dire : « Bon, écoute, on continue à faire ce qu’on sait faire et on le fait autrement. » Mais c’est un… enfn, une impulsion… Je ne l’ai pas fait comme ça du jour au lendemain. Mais c’est une idée qui est venue très vite, et je n’en ai pas trouvé de meilleure, en réalité. Je ne sais pas si on aurait beaucoup cherché.

Michèle : Est-ce que tu as pris des cours de comptabiité ?

• Non, je ne l’ai pas fait. J’ai pris un comptable. C’est la première chose que j’ai faite.

Cathy : Elles vont t’en donner, des cours !

• Oui, Christine insiste beaucoup là-dessus. Chaque fois que je fais une facture, ça ne va pas. Pourtant, la dernière, je me suis appliquée. Je l’ai faite de toutes les couleurs.

Christine : Et puis il y a tout le rapport à la fabrication aussi. Tu connaissais déjà ?

• Oui, je connaissais. Parce que quand même, ça fait très très longtemps que je suis plus ou moins dans l’édition. J’ai travaillé chez Calmann-Lévy à un époque, j’ai travaillé au Seuil. Je suis traductrice. J’ai travaillé à Histoires d’Elles. C’est là, d’ailleurs, le peu que j’ai appris : les corrections, un peu les histoires de mise en page…


Michèle : Dans les années 70, on a tellement essayé de choses de façon soi-disant militante, mais aussi… On créait des journaux, qui duraient 2 ou 3 ans, mais on rentrait complètement dans le truc de la fabrication. On apprenait énormément de choses.

• C’est à Histoires d’Elles que j’ai appris le plus de choses concrètes, matérielles. Et d’ailleurs, c’est grâce à Histoires d’Elles qu’après, j’ai pu travailler chez Calmann. Et après… Et après, il y Carine. Carine qui, quand je lui ai parlé de ça, m’a dit : « Mais c’est hyper fastoche de faire de l’édition ! il y a des logiciels de mise en age, je vais te montrer, tu verras. » Effectivement, c’est pas très sorcier. Enfin, de faire une mise en page qui est assez soignée. C’est pas sorcier. Mais le truc premier, c’est de s’engager sur un livre. De dire : « Voilà, je prends ce livre ».


Oristelle : Le premier, c’est pareil… Je suis allée au colloque Wittig à Lyon et… C’est là que j’ai rencontré Suzette, d’ailleurs, pour de vrai, que je connaissais un peu. Et Suzette connaissait très bien Sandy. Je lui avais parlé, un peu, de mon idée. Elle aussi, elle a fait de l’édition : elle était à Masques, elle était à Vlasta. Donc, ça lui plaisait. Elle m’a présenté Sandy et Sandy m’a dit : « Le chantier littéraire ». J’avais rien fait. Je me suis dit : quand même…

Michèle : Donc, ça t’a donné l’idée de passer à l‘acte.

•  Non, j’avais déjà… j’étais en train de créer iXe. Elle n’existait pas vraiment mais voilà, les démarches étaient engagée, j’avais réfléchi.

Cathy : Tu avais déjà lu des manuscrits ?

• Non, non. Je voulais poursuivre le Bibliothèque du féminisme. C’est à dire publier des essais… de gens qui en principe ne sont pas publiés, d’ailleurs, parce que c’est des jeunes chercheurs. Ou parce que ce sont des recueils d’article, comme Guillaumin, Mathieu. Et en même temps, j’ai eu envie de me faire plus plaisir que ça et d’ouvrir à la fiction. Je n’avais absolument pas mesuré non plus le travail. Au début, je me disais : « Je vais faire petit. Il faut exister. Donc, 5, 6 livres par an. » Ce qui est déjà bien, publier 5, 6 livres par an. Et je n’ai pas pensé, effectivement, au nerf de la guerre de l’édition. Et je me suis dit : « Là, il y a le réseau. Il y a des adresses, des groupes. » Il  a des gens qui, contrairement à ce que je dis, me connaissent un peu. Qui toute suite ont soutenu l’idée. Mais ça ne suffit pas. Je ne peux pas penser que les 300 personnes de la liste vont systématiquement acheter mes livres.

Cathy : Chacun de tes livres.

• Et ça, c’est difficile. Mais c’est vrai que je l’ai créée pas de façon totalement, totalement… bêtassou, quoi. C’est à dire  1 : j’ai pris un comptable et 2 : j’ai trouvé un distributeur en disant : « Non, j’irai pas faire les paquets poste ou sillonner la France en voiture. Je ne peux pas tout faire. »

Christine : C’est infaisable.

• J’ai vu au Salon des éditeurs indépendants, il y en qui font tout. Il y en a beaucoup qui sont autodiffusés, autodistribués.

Christine : Je pense que pour les petits éditeurs, il faut s’autodistribuer.

Cathy : Distribuer ou diffuser ?

Christine : Les deux. En général. Je comprends aussi que l’aspect matériel, la distribution, ça n’a aucun intérêt.


Oristelle : Moi, quand j’ai créé iXe… C’est peut-être ça, c’est peut-être une erreur. Je n’ai pas assez de recul. Mais je suis vraiment toute seule, en fait. C’est à dire… J’ai des copines qui m’aident, enfin… Qui m’aident sur le choix des livres, qui m’aident à faire des trucs. Mais la responsabilité, le travail concret, c’est vraiment mes épaules. Et alors là, je me suis dit : « Non, je ne peux pas ». Je ne suis ni deux ni trois.

Christine : Je comprends tout à fait. Parce que moi, ayant fait de la distribution…

•  Financièrement…

Michèle : Je comprends complètement ce que tu veux dire. Moi, j’ai l’expérience des petites maisons d’édition de la fin des années 70. Puisque j’ai travaillé chez Tierce et que effectivement, Françoise Pasquier, trouvait que… elle avait fait tous le lancement de départ et que là, progressivement il fallait passer à autre chose. Juste, à une distribution. Mais au départ, c’est vrai qu’elle a sorti quelques livres et avec ces quelques livres, malgré tout, elle a pris sa bagnole et… Après, elle m’a embauchée pour que je fasse, avec ma bagnole, la même chose. Parce qu’on savait qu’on n’avait pas la force d’avoir un diffuseur.

Christine : Je sais aussi que les éditions Gaies et lesbiennes et La cerisaie se sont cassé la gueule après avoir pris un distributeur. Il y a eu d’autres raisons aussi, il n’y a pas qu’un facteur… C’est une question de trésorerie. Quand tu distribues toi-même, tes rentrées d’argent se font pratiquement immédiatement. Dans les 2 mois, tu es sûre d’avoir ton chèque. Sinon, tu attends 6 mois.

Catherine : Plus le prélèvement.

Oristelle : 50%… 50 à 60%… Et le distributeur, ça se rajoute.

Christine : En plus, le fait que tu te diffuses toi-même, c’est important parce que les petites maisons d’édition, vu tout ce que les diffuseurs ont à diffuser…

Michèle : Oui, tu passes dans les pertes et profits.


Oristelle : Après, il y a l‘âge, et il y a les besoins. Si j’ai lancé la maison, c’est parce que j’avais l’argent. Brusquement, j’avais de l’argent. Donc, je me suis dit : « Bon, l’important, dans l’immédiat, pour moi… l’objectif immédiat, c’est pas de gagner ma vie avec la maison. » À terme, oui. Mais dans l’immédiat, le plus important, c’est d’exister, de sortir suffisamment de livres et donc, de dégager… D’avoir le temps pour les faire et d’en faire assez. Et comme j’ai l’âge que j’ai, en effet, je me dis que j’ai intérêt à le faire vite, le catalogue.

Catherine : C’est comme nous. On paye un coursier. Mais il y a des libraires qui vont chercher les livres. Physiquement. Des libraires de notre taille, en général, il y en a plein qui n’ont pas de coursier. On s’est dit : Attends, plutôt que d’aller tous les matins faire le tour des trucs, on préfère organiser les rencontres. C’est de choix.

Oristelle : Parce que déjà, vous travaillez beaucoup.

Michèle : Bon, mais… Je suis assez d’accord avec Christine. Ça a toujours été compliqué. Ça a toujours été difficile, et des entre deux. Il se trouve que dans les années 70, on avait réussi à créer le distributeur qui s’appelait Distique, qui faisait tous les petits éditeurs à un bon prix. On avait le retour financier le mois d’après, contrairement, apparemment, à ce que tu dis. Franchement, moi, quand je prenais la voiture et que j’allais déposer des livres, le mois d’après, ça se concrétisait dans les comptes. Donc, c’était aussi un engagement de leur part, de pratiquer comme ça. Et puis petit à petit… Je sais pas, après 81, donc vers 83, 84, on a réussi à mettre sur pied un système de diffusion Paris et province. C’est à dire avec différents éditeurs, toujours pareil. Il y avait Verdier, Solin, des gens comme ça. Il y en avait 25, à peu près. Et ça, ça a donné un peu d’air. Mais c’était au bout de presque dix ans d’édition. C’était impossible à faire tout de suite.

Oristelle : Quand on rentre dans le milieu, pour être plus précise et pratique, les gens sont dans une période où on sent que ça va bouger. C’est vrai, on me l’a dit dès le départ et puis je l’avais un peu pressenti, que les diffuseurs distributeurs de taille moyenne ou petite ont un trop grand catalogue d’éditeurs, maintenant. Et pas assez de représentants. La structure ne peut pas suivre. Et puis en plus, ils ont un catalogue trop diversifié. Moi, je me demande comment font les représentants. Je pense qu’il y en a, quand même, qui passent un peu à la trappe. Après, il y aussi les groupements de petits éditeurs, qui font une espèce de plateforme de livres. Quelquefois, je suis tentée, quand j’ai tous ces mauvais retours de libraires, je suis tentée…

Michèle : Alors, il faut faire des paquets. C’est ça le problème.

• Être vraiment diffusé, c’est entrer dans ces structures. Je vais me discipliner, je vais y arriver. Mais là, pour le moment, j’ai envie de faire les livres et puis j’ai envie qu’ils sortent. C’est à dire que je ne travaille pas du tout en amont. Ça, c’est une des choses que je suis en train d’apprendre. Ça serait bien, par exemple, que j’envoie à Catherine les épreuves deux mois avant. Alors que moi, quand le livre est sur épreuves, c’est qu’il sort.

 

Michèle :  Alors, Oristelle, est-ce que tu as envie de publier des livres qui sortent de la question du féminisme, du genre, etc ?

• Oui. Si c’est une question, d’envie, oui. Franchement. Après, je pense que je n’ai pas intérêt, pour une question de temps, de forces, d’énergie… Je suis loin de ne lire que des livres féministes. Quelquefois, tu pourrais te dire : « J’ai envie d’éditer tous les livres que j’aime ». Ce serait même l’idéal. De créer une espèce de bibliothèque… Mais non, je ne le ferai pas. Je vais rester dans ce créneau. Mais ouvrir à la fiction, c’est ça, la porte. Je devrais publier Mireille Best en  mars, et puis il y a une fiction d’Isabelle Auricoste, et puis une fiction d’Éliane Viennot, qui est plus légère que les autres. Mais les fictions que j’ai retenues sont assez sombres. C’est vrai qu’on peut tomber sur des écrivains vraiment intéressants… (À suivre, pas fini tout à fait de décrypter).

 

Signalons, également, comme troisième évènement autour des livres, la prochaine mise en circulation par l'association des amies et amis de Françoise Pasquier, des ouvrages publiés par celle-ci aux éditions Tierce, qu'elle a créées. Nous en reparlerons.

 



Repost 0
Published by Re-Belles
commenter cet article
18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 15:43

 

 

 

 174211401-36803a8c-a0e8-4068-a5d1-6f356a4948b4.jpg

 

 

En 2010, pour les 40 ans du mouvement de libération des femmes, nous nous sommes rassemblées de tous les horizons du féminisme. À aucun moment il ne s'est agi d'unité des féminismes, d'une fédération sur un plus petit commun dénominateur, ni encore moins de parler d'une seule voix. Mais au contraire de réveiller toutes nos forces, de confronter les idées, et ensemble d'être plus fortes, visibles pas seulement des politiques ou des médias mais au delà, partout où les femmes sont… De dire que féministes, nous le serons tant qu’il faudra ! Et que les raisons de l’être sont encore trop souvent les mêmes qu’il y a 40 ans.

 

2011 a commencé dans l’espoir, avec les manifestations des Italiennes contre la dégradation de la place des femmes sous l’ère Berlusconienne. Se non ora, quando ? Et les printemps Arabes avec des femmes en tête parlant de leur liberté… Puis est venu le coup de tonnerre français : le candidat de la gauche aux élections présidentielles est arrêté à New York, soupçonné de viol… Partout, des femmes réagissent et animent le débat dans les médias, et les hommes aussi DIALLO - DSK / OPINIONS DANS LA PRESSE . Jusqu’à la rentrée de septembre où des positions plus hégémoniques se sont fait jour parmi les féministes, annonçant l’habituelle reprise en main, l’hégémonie de la politique sur ce qui est considèrent encore et toujours comme à la marge des grandes affaires : les enjeux de la libération des femmes.  • Ne pas aller place des Vosges !

 

Si non ora quando ? Oui les élections présidentielles sont un enjeu féministe. D’ailleurs, quels que soient les candidats qui ont signé tel ou tel pacte pour l’égalité, on n’entend rien d’une politique plus conséquente qui prendrait la bonne distance avec le réel et parlerait aussi du projet par où la démocratie avance. Les hommes sont entre eux et parlent affaires.

 

Certaines dont nous faisons partie ont pensé que le moment était venu de poser aussi la question de voter pour une femme. Évidemment, pas une femme en soi, pas de Marine, pas de Maggy : nous avons étayé cette position dans une publication dans ce blog  PrésidentE . Nous ne pouvons cependant pas nous en tenir à cette problématique. Il est temps d'interpeller les candidats en tant que citoyennes à part entière, préoccupées par les choix poitiques, économiques, environnementaux ou de citoyenneté ordinaire des candidat(e)s pour lesquel(le)s nous votons.

 

Avancée indiscutable vers une société moins indulgente envers les violences faites aux femmes et aux personnes en général, la position abolitionniste a enfin été adoptée par la France en matière de prostitution. Sans crier victoire (qui le pourrait dans cet éternel recommencement ?), on ne peut que s’en réjouir.

 

Mais dans nombre d'autres domaines, la vigilance est d’actualité.

Et la question reste : si c’est pas maintenant, alors quand ?

Plus que quelques mois pour le dire haut et fort, ensemble !

 


 

174210492-7eb872f5-a359-4eb2-8877-68d9918a2d28.jpg    

 

Avant les élections, nombre d'entre nous s'attelent à la recherche de cette "politique féministe" encore introuvable. Mais nous ne partons pas de rien : les discussions de ces dernières années doivent alimenter les réflexions qui nous permettront de prendre position, clairement, dans le futur.

Nous publions donc ici deux archives : 

• Le texte d'appel à une réunion lancé par le groupe féminisme et politique en juin 1981 : Du pain et des roses : du socialisme pour les cuisinières ? des cuisinières pour le socialisme ?

 

• Et dans l’attente de l'édition de l'ensemble des actes du Congrès international féministe des 3, 4 et 5 décembre 2010, prévue pour le début de l’année 2012, nous mettons en ligne aujourd'hui les cinq premières interventions décryptées qui ont ouvert les débats  et rappelons que toutes les vidéos de ce congrès sont déjà en ligne : ici>>>  Le congrès international féministe 2010

 

 

 

P1000211 

 

• L'appel original à la réunion du 9 juin 1981 à la Mutualité à Paris :

 

Du pain et des roses :

du socialisme pour les cuisinières ?

des cuisinières pour le socialisme ?

 

   « Du pain et des roses », c 'est déjà ce que demandaient, en 1912, les ouvrières de Lawrence (Massachussets USA), en grève non seulement pour améliorer leurs conditions de travail mais pour transformer profondément leur situation dans la société et changer la vie.

   D'elles notamment,parmi des générations de femmes en lutte et dont l'Histoire a si rarement gardé la trace, nous nous revendiquons aujourd'hui. 

   Quant aux « cuisinières », on sait que Lénine parlait de les mettre à la tête de l'État.

On sait aussi ce qu'il en advint.

 

   Ces deux références définissent les grands axes de nos préoccupations actuelles Femmes en lutte pour notre libération, nous avons accueilli avec joie l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, et nous souhaitons activement la victoire de la Gauche aux élections législatives. En effet, nous nous réjouissons de voir naître une société où les inégalités et les injustices se réduisent, où les hommes ne sont plus décapités, expulsés, bâillonnés. Mais nous aimerions aussi connaître un jour une société dont la règle d'or cesserait d'être l'appropriation, la négation, l'asservissement, en un mot l'oppression des femmes.


   Nous avons lu l'Histoire. Nous savons q ue le socialisme n 'a pas toujours favorisé la libération des femmes et même qu'il s'y est, parfois dramatiquement, opposée et que des femmes socialistes elles-mêmes ont pu refuser le féminisme. Rares en effet sont, dans l'Histoire de la Gauche et du mouvement ouvrier, les moments où les luttes des femmes ont été réellement prises en compte. Et d'ailleurs les femmes, conscientes de ne pouvoir compter que sur leurs propres forces, ne se sont-elles pas, à plusieurs reprises, organisées en mouvement autonome ?

 

   Le groupe féminisme et politique, créé à I'initiative de militantes qui, depuis dix ans et plus, participent au mouvement de libération des femmes (et se sont opposées au dépôt récent de la marque commerciale M LF), s'inscrit dans cette perspective.

 

Groupe issu à l'origine du Collectif de la marche du 6 octobre 79, il est constitué de femmes ayant participé à un grand nombre de projets et d'initiatives du Mouvement : des journaux et revues (Le torchon brûle, Les femmes, s 'entêtent, Parole! , Histoires d 'Elles, la Revue d 'En face, etc) aux manifestations (depuis celle de I'Arc de Triomphe en août 1970 jusqu'à la manifestation des femmes contre I'intervention soviétique en Afghanistan en mars 1980); des groupes d'étude et de réflexion (Groupe féministe de Paris VII, le Collectif femmes-avocates) aux campagnes politiques pour l'avortement, contre le viol, etc. S 'il nous est arrivé le plus souvent de nous retrouver ensemble sur ces actions, nous avons été parfois en désaccord, voire en conflit les unes avec les autres. Mais aujourd'hui, cette diversité d'itinéraires, d 'intérêts et de pratiques constitue à nos yeux l'atout essentiel de ce groupe.

 

   La victoire de la Gauche peut ne rien changer à l'ordre patriarcal. Elle peut aussi être une chance, si les femmes veillent à ce que leur libération ne soit pas une fois de plus différée, subordonnée à d'autres priorités, oubliée - ou bien dévoyée, réduite à quelques annexes de loi, à quelques mesures-alibi.

 

   Nous faisons le pari que dans la nouvelle dynamique sociale instituée en France depuis le dix mai, les luttes anti-patriarcales continuent de se développer de façon autonome et indépendante tout en ayant droit de cité dans la société plus juste que nous souhaitons. Pour gagner ce pari, pour ne pas être une fois de plus les flouées du changement, il nous paraît aujourd'hui important de mettre en commun nos expériences, nos réflexions, de « faire le point » de nos engagements et de nos espoirs.

 

   Quelle place le socialisme a -t-il, par le passé, accordé aux femmes dans ses projets de société ? Et dans les faits ? La notion de « vote des femmes » est-elles existe ? Comment s'arrange-t-on d 'apporter sa voix et son soutien à un parti dont l'hymne proclame virilement : « Libérons la femme, libérons l'école »? Quels rapports le féminisme entend-il a voir avec les institutions (étatiques, patriarcales ?) Le féminisme est-il un syndicalisme de plus ? La société proposée par la Gauche changera-t-elle la division sexuelle du travail ? les rapports de production ? les structures de désir ? Autant de questions qui se posent à nous, parmi beaucoup d 'autres, et dont nous nous proposons de débattre, le

 

MARDI 9 JUIN 1981

à la Mutualité

24 rue St. Victor 75005

à 20 heures précises

 

Réunion non mixte

Entrée 20 F


Organisée par I'Association féminisme et politique, du Mouvement de Libération des Femmes

Sièges ocial2 rue des C olonnes 7 5001 Paris. Pour messages répondeur : 329.83.07

JUIN-1981-Fem-et-Po-1.jpg

JUIN-1981-Fem-et-Po-2.jpg

 

 

 

 


• Extraits du livre à paraître des actes du Congrès international féministe des 3, 4, 5 décembre 2010

 

 

Le féminisme à l'épreuve des mutations géopolitiques

 

L9988087    L9988095 

 

L9988080    L9988073

î  © Quatre photographies de Catherine DEUDON 2010 - Intervention dans la salle - Paula Banerjee, Sheela Saravanan, derrière: Cathy Bernheim, Janice Raymond - Rose-Myrlie Joseph, Helena Hirata, Tania Angeloff - Léna Lavinas, Nicole Fernàndez Ferrer -

 

 

 Le féminisme comme facteur de transformation sociale

Fatima Lalem

     Je veux remercier toutes les militantes de l’association des 40 ans du MLF qui ont pris de multiples initiatives tout au long de cette année. Pour le Maire de Paris et pour moi-même, c’était une évidence de soutenir ce combat. Plus qu’une évidence, une nécessité. Je voudrais dire merci à : Martine Storti, Françoise Picq, Liliane Kandel, Monique Dental, ainsi que Chahla Chafiq, Wassila Tamzali avec lesquelles j’ai eu le plaisir de participer à la préparation de ce congrès . Comme à l’image du        Mouvement, cette préparation s’est faite dans une ambiance de sororité, de gaîté, et de vivacité mais aussi dans une ambiance où l’analyse et la réflexion se sont accompagnées d’un dialogue critique.

    Les années 1970 ont été marquées par une mobilisation des femmes sans précédent, qui s’est caractérisée par un foisonnement d’idées, la constitution de groupes et d’espaces de débats multiples, d’actions nombreuses, spontanées ou organisées. Tout cela dans une même convergence fondamentale : celle d’une volonté farouche de remettre en cause de façon irréversible le rapport de domination, dans toutes ses composantes, d’un sexe sur l’autre. Voila ce qui constituait ce que l’on a appelé le Mouvement de libération des femmes qui voulait ériger les revendications féministes au rang de lutte politique avec une remise en cause radicale de l’oppression à tous les niveaux : du corps à l’insertion professionnelle en passant par la famille et la sexualité.

LIRE LA SUITE >>    Congrès 3, 4, 5 déc. 2010 : 1

   

 

Pourquoi ce congrès

Martine Storti

   Ce congrès se tient dans le cadre des « 40 ans du MLF », anniversaire célébré au long de cette année 2010. Il n’était pas écrit à l’avance que les 40 ans du MLF serait objet et sujet d’un anniversaire. A-t-on fêté les 10 ans, les 20 ans, les 30 ans ? Non, tandis qu’à chaque décennie revenait la célébration de mai 68. Il y a eu les « 40 ans du MLF » parce que quelques-unes l’ont décidé. C’est ainsi : les « 40 ans » furent avant tout le fruit d’une décision. Et parce que cette décision a été prise, d’autres, nombreuses, multiples ont suivi : décisions de faire des expositions de photos, de projeter des films et des vidéos, d’écrire des livres, de réaliser des documentaires, des émissions de radio et de télévision, d’organiser des débats, des journées d’études, des rencontres, de se rassembler dans les rues ou sur une esplanade, de créer un blog, de faire des fêtes ou, nous y sommes, de se réunir en congrès.

   Nourris d’abord d’un désir et d’un devoir de transmission, les « 40 ans » ont été un regard sur le passé, faisant remonter des années 70 des visages, des noms, des rires et des larmes, des slogans, des événements, des textes, des analyses, des luttes. Ils n’ont cependant pas eu qu’un enjeu rétrospectif, d’abord parce que ce passé pouvait, par ses thèmes et ses combats, avoir une incidence sur le présent. Il y a en effet une sorte d’actualité du passé, j’ai envie d’ajouter hélas, par exemple en constatant qu’un manifeste a été lancé contre le viol en 2010 alors que nous avions, en 1976, c’est-à-dire il y a 34 ans, déjà rédigé un tel manifeste. Par ailleurs, cette célébration s’est ancrée dans le présent parce qu’elle a permis et favorisé l’établissement de contacts et de liens avec les générations suivantes. Placé en décembre, ce congrès ne clôt pas cette année fertile, car rien ne se termine jamais, et surtout pas ce mouvement des femmes qui vise une libération sans cesse inachevée ; il vient plutôt en scansion finale, car il nous a paru nécessaire de terminer l’année 2010 avec une initiative délibérément tournée vers le présent et l’avenir, de surcroît internationale puisque la libération des femmes ne peut se déployer dans un seul pays.

LIRE LA SUITE >>  Congrès 3, 4, 5 déc. 2010 : 1

 

 

 

Le féminisme : quarante ans de changements

Françoise Picq

   Quarante ans c’est bien l’âge des bilans. Et puisque nous avons décidé de célébrer les quarante ans du MLF, l’occasion de revenir sur ce qu’a été le mouvement des femmes ; de le regarder avec le recul, comme phénomène historique international, avec ses particularités nationales. De rappeler les espoirs qu’il a portés, les changements qu’il a impulsés dans la vie des femmes, dans les rapports entre les femmes et les hommes. De voir comment il a changé les représentations, les modèles sociaux… Et de l’autre côté, de souligner les obstacles qu’il a rencontrés, les écueils dans lesquels il est tombé.

   Tout au long de cette année 2010, de nombreux colloques ont fait revivre cette histoire : Il y a eu le Colloque international d’ « Archives du féminisme » du 20 au 23 mai à Angers : « les féministes de la 2° vague, actrices du changement social . » Il y a eu le 5 juin celui de l’Institut Emilie du Châtelet : « Quarante ans de pratiques féministes en Ile de France » ; le 25 septembre celui du Collectif national pour les Droits des femmes (CNDF) : « Faire et écrire l’histoire : féminisme et lutte de classes de 1970 à nos jours » ; les 23 et 24 octobre le colloque de la Coordination lesbienne de France (CLF) : « Mouvement des lesbiennes, lesbiennes en mouvement ». Chacun d’entre eux a remémoré l’histoire et les problématiques des différents courants d’un mouvement des femmes qui était divers et contradictoire. Il y a eu le 18 novembre la réunion, à l’initiative du réseau féministe Ruptures : « Les engagements féministes face aux intégrismes et aux pouvoirs politico-religieux : solidarités, acquis et limites. » Et je n’oublie pas les rencontres et débats autour du cinéma et de la vidéo (« Quand les femmes s’emparent de la caméra » au Forum des images du 11 au 14 mars), ni les expositions, projections et débats au FIAP Jean Monnet de septembre à novembre .

   L’objectif du congrès féministe international : « Le féminisme à l’épreuve des mutations géopolitiques » est de prendre en compte les grands changements du monde depuis la belle époque du MLF et d’y confronter la pensée féministe. Pour avancer dans la reconstruction d’enjeux féministes par rapport au monde tel qu’il est devenu. Pour redéfinir les bases politiques du féminisme aujourd’hui.

LIRE LA SUITE >>   Congrès 3, 4, 5 déc. 2010 : 1

 

 

 

40 ans de mutations géopolitiques

Barbara Loyer

    Comment et pourquoi les mutations géopolitiques de ces dernières années doivent-elles être articulées avec l’analyse des enjeux des combats féministes ? Géopolitique est un mot de plus en plus utilisé aujourd’hui pour désigner des phénomènes très divers. On parle de géopolitique du pétrole, géopolitique de la mondialisation, il y a des atlas géopolitiques sur des thèmes et des régions très variées. Associer le mot géopolitique au féminisme ne va pourtant pas de soi.

   Il est utile de préciser que par géopolitique nous entendons, dans l’équipe qui anime la revue de géographie et de géopolitique Hérodote et l’Institut Français de Géopolitique, une méthode d’analyse des stratégies de pouvoir sur des territoires précis dans des contextes où la possibilité de s’exprimer permet des débats et des polémiques entre citoyens. La géopolitique est une méthode d’analyse des stratégies mises en œuvre par des acteurs politiques pour élargir leur influence ou s’emparer du pouvoir. De ce point de vue, plus les États sont autoritaires moins on parle de géopolitique. Toutefois, avec les nouveaux médias et la mondialisation de la diffusion des idées, ces débats se déroulent parfois hors du territoire de l’Etat : c’est le cas pour Cuba ou l’Iran dont les dirigeants doivent prendre en compte l’influence des exilés qui s’organisent pour agir dans les forums et les assemblées internationales. Les lieux de la politique se sont diversifiés. Désormais, la question de l’égalité des femmes fait partie des débats au sujet de la nature des gouvernements et des formes du pouvoir et c’est pourquoi il faut aussi l’aborder par la méthode géopolitique.

   Il me faut brosser un tableau des quarante ans de mutations géopolitiques qui entre en résonance avec les enjeux de ces débats, et faire un tour du monde permettant de situer l’exposition des grands enjeux du féminisme qui vont occuper les trois prochains jours. J’ai choisi trois thèmes, des événements qui ont marqué l’évolution de ces débats, qui sont aussi trois lieux, et trois époques.

LIRE LA SUITE >>    Congrès 3, 4, 5 déc. 2010 : Barbara Loyer

 

 

 

 

Les femmes, enjeu renouvelé du conflit Nord-Sud

Sophie Bessis

   Quel est aujourd'hui l'instrument par lequel on mesure avec le plus d'exactitude l'intensité du fameux choc des civilisations dont tous les tenants de la théorie huttingtonienne veulent nous persuader de l'existence : les femmes. C'est à leur condition que se décrète le caractère « civilisé » ou « barbare » d'une société, d'une culture, d'un régime : jamais comme aujourd'hui, elles n'ont été aussi présentes dans les discours apologétiques ou stigmatisants sur les «valeurs» des uns et des autres, qui représentent une des principales arènes des affrontements nord-sud. Il peut même arriver qu'on fasse la guerre pour elles, afin de les défendre contre la barbarie de l'Autre, commode alibi de quelques entreprises guerrières occidentales des dernières années.

   Il n'y a donc plus une conférence internationale, une prise de position publique sur les enjeux de société, qui ne prennent en compte la question des femmes et/ou du genre. Pourquoi cette omniprésence ? Quand cela a-t-il commencé ? Est-ce un phénomène nouveau, ancien ? La question des femmes s'est durablement installée de façon officielle au centre des controverses Nord-Sud depuis au moins 1975, date de la première conférence des Nations unies à Mexico. A partir de 1979, date de la révolution islamiste iranienne et de ses effets de contagion hors d'Iran, elle est brandie en Occident pour stigmatiser la barbarie misogyne censée être inhérente à l'islam.

   Pourquoi, au lieu de diminuer d'intensité, l'enjeu femmes se fait-il de plus en plus important dans l'affrontement N/S, après une relative accalmie dans les années 60 et dans la première moitié des années 70 ?

LIRE LA SUITE >> En cours de mise en ligne

Repost 0
Published by Re-Belles
commenter cet article
7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 20:36

600 slogans et 100 photos

rassemblés par

Corinne App, Anne-Marie Faure-Fraisse, Béatrice Fraenkel, Lydie Rauzier

Le livre en librairie le 15 novembre 2011 

 

   

 

couv BAT-light

 

 

40 ANS DE SLOGANS FÉMINISTES 1970/2010

Éditions iXe, novembre 2011

 

Du souvenir aux photographies, aux mots re-trouvés, décryptés, datés et restitués en images et graphies, le livre 40 ans de slogans féministe constitue une somme… mais surtout un travail historiographique des plus importants réalisé sur ce nouveau féminisme qu’a constitué le MLF, ce féminisme d’après 1968 qui s’est engagé pour la libération de chacune et de toutes les femmes…

Un travail mené avec une rigueur qui sait que rien n’est jamais fini et qui nous livre avec générosité non pas sa lecture mais celle que nous en ferons, celle de chacune et de toutes. L’œil de l’objectif photographique et celui, subjectif, de la photographe, et les mots tels qu’ils ont claqué dans les rues, tels que nous les avons dansés. MRevel

 

Présentations : 

Le 16 novembre 2011 à 19 heures à la librairie Violette & Co 

Le 24 novembre 2011 à la librairie Ombres Blanches à Toulouse


 

00450020mod2.jpg

 

…Pour tenir sur une durée de 40 ans et au-delà, il faut du souffle. Un grand souffle rageur et joyeux d’être collectif, que l’on sent vibrer dans les slogans et les photos ici rassemblés, manif après manif.

En filigrane, le livre dessine l’histoire de cette mobilisation de longue haleine, avec ses temps forts,  ses raisons d’être et ses exigences…

 

Les photographes

Cathy Bernheim, Nicole Blaeke-Legreuley, Irène Bouaziz, Claire Bustarret, Odile Debloos, Micha Dell Prane, Catherine Deudon, Judith Ezékiel, Nicole Fernandez-Ferrer, Geneviève Fraisse, Manue Gallet, Dominique Gougé, Farida Hamak, Françoise Huguier, Isabelle Jourdan, Michèle Larrouy, Julien Lilièvre, Claudie Lesselier, Isabelle Marchand, Lydie Rauzier, Nelly Trumel.

 

 

00340031mod.jpg

 

 La manifestation féministe innove dans la longue histoire des rassemblements militants. Cette culture a ses ateliers et ses savoir-faire : forgés au coin d’une langue efficace qui joue volontiers de l’ironie et de l’absurde, les slogans sont aussi des oeuvres graphiques. Ils sont cousus ou dessinés sur des banderoles, collés sur des pancartes, peints sur les vêtements et jusque sur les corps, sur les visages, sur les mains. 

 

Jusqu'en 2010

Un dossier de textes propose des articles publiés à l’époque sur des manifestations “historiques”, mais aussi des entretiens avec des militantes d’associations constituées dans les années 2000, et précise les enjeux et les formes d’une mobilisation toujours actuelle.

 

JUIN10 0914

 

 

 

Le groupe Yes We Scan - Association 40 ans de mouvement

 Corinne App, Cathy Bernheim, Catherine Deudon, Anne Marie Faure-Fraisse, Farida Hamak, Lydie Rauzier, Michèle Revel, Perrine Rouillon.  

 

Depuis sa création en septembre 2008, Re-Belles a fait plusieurs fois appel "à vos photos" comme mémoire de ces années 70 où libération des femmes rimait avec réappropriation de notre part artistique, entre autres… En effet, nous étions nombreuses à nous promener toujours avec notre bel appareil photo réflex et à jouer avec les ASA, les objectifs, la lumière, les visages…

 

Catherine Deudon nous a rejointes dans cet appel auquel vous avez répondu.

 

A l'automne 2009, le groupe Yes We Scan (Association 40 ans de mouvement) s'est donc réuni autour de cette matière et de ces projets : 

- La sauvegarde de ce fond photographique en sommeil

- Le livre des slogans

- Le diaporama

- Des expositions

 

D'abord il fallait scanner une à une des dizaines de photographies sur papier (on n'a pas compté, cent c'est sûr ou peut-être deux cent ou plus). Perrine, Anne Marie et Lydie se sont mobilisées et ont passé des heures et des dimanches à ce travail de fourmi.

Mais que faire des planches de photos en négatif jamais tirées sur papier ?

Grâce à la subvention attribuée par la Mairie de Paris en 2010, nous avons pu faire numériser 2697 photographies oubliées qui dormaient dans des classeurs depuis les années 70. (On pense qu'il y en a d'autres qui dorment encore).

 

Cathy et Michèle se sont alors attelées à construire le diaporama dont vous avez vu l'ébauche à la Flèche d'Or le 6 juin 2010 pour la fête Liberté, Égalité, Sororité. Édition du DVD en cours.

 

Anne-Marie et Lydie ont continué au compte-fil et au "blow up" informatique leur recherche agathachristique des mots de désordre peints, gravés, bombés sur banderole, abri-bus ou carton et goudron, pixélisés ou pas, toujours inventés et renouvelés de manif en manif. Et toujours avec Corinne pour la construction du livre. www.agencecommeca.com/  et Béatrice pour l'analyse de cet "art de prendre la rue".

 

Les Archives Recherches Cultures Lesbiennes

Se sont associées au projet et ont mis à leurs archives à disposition, pour les vingt dernières années (1990/2010) et en particulier la présence de Lydie a été constante sur l'ensemble du projet. http://arcl.free.fr/

 

 

Restait à trouver un éditeurUne éditrice !


 IXE2_NoirOK.jpg   

 

Les éditions iXe

Créées en décembre 2010 par Oristelle Bonis avec déjà quatre livres en librairie :

 


1°Couv Chantier def                                          1re-HR

 

 

 

 

 

 

 

 

1re couv. enchilada                                      couv BAT-light

 

 

 

 

PAGE DE PRESENTATION (¿ iXe ?)

 

Structure légère et indépendante, iXe est une maison d’édition dont la création, délibérément décidée en temps de crise économique, sociale et politique, trouve fortuitement à se concrétiser au terme de l’année 2010, riche en manifestations et commémorations autour des 40 ans du mouvement de libération des femmes.

iXe s’inscrit dans le paysage d’un féminisme contemporain traversé de lignes de force et de lignes de faille qui dessinent ses perspectives et orientent ses points de vue. Elle s’est formée au cours d’une expérience longue d’une vingtaine d’années, entamée aux éditions côté-femmes avec la publication de grands textes du féminisme matérialiste (Nicole-Claude Mathieu : L’anatomie politique ; Colette Guillaumin : Sexe, race et pratique du pouvoir), poursuivie ensuite à « La Bibliothèque du féminisme » (L’Harmattan).

Au début des années 1990, l’envie d’éditer reposait sur un double constat : les maisons traditionnelles avaient sacrifié leurs « collections femmes », et la production théorique encouragée par l’apparition des cursus d’études féministes ne trouvait pas de diffusion. Les choses à cet égard ont changé – en mieux, sous la menace du pire. Il se publie aujourd’hui beaucoup de livres, et beaucoup d’excellents, alors que nous vivons une époque inquiétante, brutale et régressive. Les catastrophes qu’elle produit et celles qu’elle annonce sont pour beaucoup, c’est sûr, dans ce regain d’activité éditoriale, intellectuelle et critique et dans les nouvelles mobilisations militantes.

iXe se crée pour participer à ce mouvement à sa manière, pour aider à consolider les lignes de force du paysage où elle habite et à en baliser les lignes de faille, signaler les intersections des formes multiples de l’oppression, tracer des tangentes dont les lignes de fuite dégageraient l’horizon des utopies.

La lettre sous laquelle elle s’affiche exprime la clandestinité, l’anonymat, le classé secret ou classé obscène, l’indifférenciation et la multiplication, le sexe, la sexualité, la potentialité de la sexuation. iXe endosse cette polysémie troublante en se plaçant par jeu sous le signe neutre de l’algèbre [iXe = l’inconnue de l’équation]. Elle s’attribue la marque du genre pour la poser en question.

 

 

Minuscule ou majuscule, x/X aux multiples significations dit le secret, l’anonymat, l’indifférenciation, et paradoxalement aussi le sexe, la sexuation, la sexualité.

Ecrite en toutes lettres, i-X-e, s’attribue la marque du genre pour en jouer sérieusement et la poser, à son image, en inconnue  de l’équation, variable d’un langage algébrique idéalement neutre, universel.

iXe se décline en cinq collections, imaginées pour prolonger et élargir le travail accompli à « La Bibliothèque du Féminisme », dont elle est directement issue :

racine de ixe pour des textes radicalement féministes

xx-y-z sur les glissements du genre, leurs effets de brouillage ou de surdétermination des catégories de sexe 

ixe prime pour la fiction et pour l’imaginaire 

fonctions dérivées pour les récits de vie et les bouts de parcours, biographiques ou autobiographiques

la petite ixe pour des curiosités de toute nature, lettres, discours, tracts ou chansons

 

http://www.editions-ixe.fr/

Repost 0
Published by Re-Belles
commenter cet article
23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 13:08

 

Le Grand Palais, à Paris, déploie ses considérables moyens pour attirer de considérables foules à son exposition-phare, « sobrement » intitulée :  

Cézanne, Matisse, Picasso… L’aventure des Stein.

(Du 5 octobre 2011 au 16 janvier 2012). 

 http://www.rmn.fr/

 

DSC04206.JPG

 

En embuscade, derrière ces grands hommes (Cézanne, Matisse, Picasso) et ce nom générique (les Stein) se tient une silhouette féminine que nous connaissons, nous qui nous intéressons à l’histoire des femmes et à celle de l’art.

Elle s’appelle Gertrude Stein.

Pour la connaître d’un peu plus près, deux livres importants :

 

• Gertrude Stein,

de Nadine Satiat, éd. Flammarion, 2011

Une biographie très complète, à la fois érudite et lisible, décrivant aussi bien son existence que son œuvre. Son enfance aux États-Unis. Sa jeunesse et ses études de médecine à une époque où peu de femmes s’y risquaient. Le petit héritage familial. Son installation à Paris avec ses frères Léo et Michaël. Ses débuts en littérature. Ses amis peintres, collectionneurs, écrivains, musiciens. Ses amies. Ses amours féminines. Sa compagne Alice Toklas -dont Gertrude écrivit sans complexe une autobiographie (forcément fausse, puisque c’était elle qui l’écrivait). Leurs belles années passées ensemble depuis leur rencontre de jeunes femmes jusqu’à la fin de leur vie. Les épreuves et les guerres traversées (14-18, guerre d’Espagne, 39-45). Mais aussi les joies, les curisités, les visions, dans la dynamique des avant-gardes et d’une vie pleine de nouveauté et d’inventivité. Ses amis, créateurs devenus célèbres au fil du temps : Picasso, Matisse, Hemingway étant ceux que l’on cite le plus de ce côté-ci de l’Atlantique. Son influence sur les écrivains américains que l’on appela « la génération perdue ». Et l’extrême innovation qui caractérise ses textes, parmi lesquels le fameux « a rose is a rose is a rose », dont le livre inspiré de Nadine Satiat nous propose un interprétation surprenante.

Vendredi 2 décembre à 19h,

à la librairie Violette and Co :

Rencontre avec Nadine Satiat pour sa biographie parue chez Flammarion.

 

Seeing Gertrude Stein. Five Stories,

de Wanda M. Corn et Tirza True Latimer. Coll. Ahmanson-Murphy Fine-Arts Book. University of California Press, 2011.


Book-Jacket--Seeing-Gertrude-Stein.jpg

 

Les deux auteurs féministes Wan M. Corn et Tirza True Latimer posent ici leur regard sur les différents aspects de la représentation que Gertrude et Alice donnaient de leur existence et de leur environnement familier, en interrogeant les portraits que les grands peintres on fait de Gertrude, les photographies, les coupures de presse, les films dont on dispose. Abondamment illustré, ce beau livre nous fait entrer dans l’intimité de cette femme écrivain dont l’influence ne cesse de se faire sentir.


Biographie artistique :  

Thèmes:

1) l'évolution de l'image publique de Gertrude Stein à travers ses portraits;

2) la dynamique créatrice entre Stein et Alice B. Toklas;

3) les échanges entre Stein et les jeunes hommes artistes gay qui ont entouré Gertrude au cours des années 1920, 30, 40;

4) l'influence de Stein sur l'art contemporain; et

5) son statut d'icône dans la culture queer aujourd'hui. 250 images

 

On peut l'acheter à la librairie Village Voice, 6 rue Princesse,75006 Paris. Tél : (+33) 1 46 33 36 47  http://www.librairie-village-voice.com/en/

Ou le commander sur :

http://www.ucpress.edu/book.php?isbn=9780520270022

 

 

• Concernant l’approche adoptée par l’exposition parisienne, on peut aussi lire en ligne la critique pertinente d’Élisabeth Lebovici sur son site « Le beau vice », qui s'interroge sur la remarquable discrétion des commissaires à propos de l'influence de Gertrude Stein non seulement sur ses frères et sur son entourage, mais sur les peintres et sculpteurs dont les œuvres sont exposées. Un absence de perspective dont Elisabeth Lebovici questionne la pertinence de son point de vue d'historienne féministe de l'art :

 

Au début du XXè siècle, les questions d'intimité familiale -ou plutôt le questionnement de l'intimité familiale-- sont intimement liées au développement de l'art moderne. Il y a, en Angleterre, par exemple, le phénomène Bloomsbury et la volonté d'un groupe de se placer dans l'avant-garde artistique mais aussi en rupture avec la notion de famille patriarcale.

A Paris, il y a aussi le phénomène Stein : où comment deux frères, une soeur et leurs conjointes --Sarah Stein, Alice B.Tocklas-- ont "fabriqué" l'art moderne, non en le faisant (quoique...) mais en collectionnant…

http://le-beau-vice.blogspot.com/2011/10/du-cote-de-chez-stein.html

 

• À côté de l'exposition, a été organisé à l'auditorium du Grand Palais, les 20 et 21 octobre, un colloque international intitulé Gertrude Stein et les arts réunissant de nombreuses intervenantes et intervenants :

 

20 et 21 octobre 2011

Colloque international : Gertrude Stein et les arts

(Auditorium du Grand Palais, Paris)

Organisé par Isabelle Alfandary et Vincent Broqua dans le cadre de l’exposition « Matisse, Cézanne, Picasso… L’aventure des Stein » (Grand Palais, 5 octobre 2011-16 janvier 2012) avec le concours de la Rmn - Grand Palais, Terra Foundation for American Art, Université Paris-Est Créteil, et le soutien des services culturels de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique.

Avec Joan Retallack, Marjorie Perloff, Isabelle Alfandary, Abigail Lang, Marie-Claire Pasquier, Dominique Fourcade, Charles Bernstein, Thalia Field, Jean-Marie Gleize, Joan Retallack, Martin Richet, Antoine Cazé, Wanda Corn, Vincent Broqua, Catherine Gonnard, Thalia Field, Alexis Forestier.

 

Mercredi 23 novembre 2011
De Leo Stein à Albert C. Barnes : Matisse et ses premiers collectionneurs américains
Par Claudine Grammont, historienne de l’art, prépare le Dictionnaire Matisse (Editions Robert Laffont)

Mercredi 14 décembre 2011
Gertrude Stein et l’avant-garde
Par Marc Dachy, écrivain, historien de l’art, directeur de la revue Lunapark et traducteur de Gertrude Stein

A l’issue de cette conférence, une séance de dédicace sera organisée à la librairie

 

Mercredi 4 janvier 2012
« … cela avait un sens, un sens charmant… » : L’amitié de Gertrude Stein et Picasso
Par Laurence Madeline, conservateur en chef au musée d’Orsay, a publié en 2005 la correspondance de Picasso et de Gertrude Stein (Editions Gallimard)

Repost 0
Published by Re-Belles
commenter cet article
11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 15:13

PrésidentE

ça change tout !

 

Voilà pour certaines 40 ans et un peu plus ou un peu moins, autant dire des millénaires ou toute une vie, que nous nous battons pour que les femmes soient des citoyennes à part entière, libres et égales aux citoyens.

 

Qu’une femme soit élue pour la première fois en France PrésidentE de la République au suffrage universel, qu’enfin ce tabou tombe et que les rôles soient partagés au plus haut niveau, ça changerait vraiment tout !

 

Que les parenthèses du (e) tombent et pour toujours, ce n’est pas n’importe quoi, c’est un symbole et c’est un signe. PrésidentE ! Depuis les débuts de la République, que disons nous aux petits garçons, aux petites filles? « Le Président tu vois, c’est le Monsieur là en costume gris… »

 

Si la démocratie c’est la possibilité d’une alternance, alors il faut que les femmes en fassent partie sinon, elles seront, nous serons, “la moitié“ exclue de la démocratie réelle.

 

Alors pourquoi pas femmes et hommes votant comme une seule femme pour Martine Aubry PrésidentE. Est-ce qu’une bonne part de la parenthèse de l’oppression ne tomberait pas ?

 

Mais pour les femmes, les blocages sont partout et même dans les grands partis républicains. Aux cœur de la joute des idées hautes, la justice pour les femmes passe après…

 

Pendant quatre ans, Martine Aubry a représenté son parti, et elle a eu la capacité de l’amener victorieux dans nombre de batailles électorales.

 

Et si être une femme n'est pas un argument électoral, il faudrait alors qu'être une femme ne soit pas non plus un empêchement (toutes choses égales par ailleurs…!).

 

Le grand soir, pour les femmes, il commence par l’élection de Martine Aubry  comme représentante des forces progressistes à l’élection présidentielle de 2012.


Martine Aubry

PrésidentE Maintenant !

 

M. Revel, Re-Belles

http://re-belles.over-blog.com/

 

 

 

Prochainement nous publierons ici les réactions à cette position.

 

 

UnHs2estUneF

 

26 août 2010 place du Trocadéro rebaptisée PLACE DU DROIT DES FEMMES ET DES HOMMES

 

LibEgSo

Un slogan inventé pour l'occasion et toujours d'actualité

 

Repost 0
Published by Re-Belles
commenter cet article
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 17:49

… Mesdames !

Le dimanche 16 octobre 2011 de 17h à 23h 

On danse

au Centre LGBT Paris IDF

63, rue Beaubourg, dans le 4ème arrondissement (métro Arts et Métiers).

Dance floor et bar au sous-sol, bar et discussions au R-d-C.

Prix d’entrée inchangé : 6 € par personne.

TANGO SOUS L’EAU, GAZON MOUILLÉ…

 

Suite à un dégât des eaux, on ne dansera pas au Tango qui est fermé pour travaux…

Les D.J. Isabelle et Esther poseront donc leurs platines à 200 m du rendez-vous initial, au Centre LGTB Paris IdF

grâce auquel la soirée prévue dans le cadre des Thés au Gazon par l’association 40 ans de mouvement aura donc bien lieu, le 16 octobre 2011 de 17 h à 23 h.


Logo2                     recto-flyer-image.jpg


Après avoir fêté les retrouvailles du féminisme,

il est temps d’annoncer le programme pour

les 40 ans à venir :

chanter, danser, nous aimer de toutes les manières, nous retrouver le plus souvent possible pour encourager

la liberté des femmes.

 

 

 

Actu féministe

 

En 2010, l’initiative de fêter les 40 ans du mouvement de libération des femmes avait été reçue avec beaucoup de réticences, doutes et interrogations. Mais on a vu quelle dynamique s’est déclenchée dès que l’idée a commencé à circuler : les « vieilles » amies qui se retrouvent, retrouvent leurs archives, échangent avec les plus jeunes femmes. Les féministes luttant depuis toujours confrontées aux nouvelles méthodes de celles qui commencent. L’actu qui nous bouscule et qu’on essaie de bousculer à son tour, quitte à y laisser… des plumes ou du goudron (faudrait pas sombrer dans le rôle attendu des harpies appelant au boycott tout ce qui bouge trop violemment « contre les femmes »), etc.
Devant cette effervescence, on continue à faire passer le message : aujourd’hui plus que jamais, déclarons notre flamme à la liberté des femmes.
Et nous ajoutons : que celle-ci soit multiple, joyeuse et inventive.
Vous trouverez donc ci-dessous le compte-rendu de quelques actions et coups d’éclats qui, à nos yeux, vont dans ce sens.
Signé : Les Re-Belles (plus que jamais).

 

• Actions

 

Le 26 septembre 2011

La Barbe !

P1070787.JPG

photographie © La Barbe

 

Une dizaine d’activistes du collectif féministe la Barbe s’est invitée dans l’ après-midi à l’institut Montaigne, au colloque « 15 ans de réforme des universités : quels acquis, quels défis ? ».

Elles ont investi la table-ronde consacrée au classement des universités et ont félicité les organisateurs du colloque pour leur choix d’intervenants : 14 hommes pour 15 intervenants. L’animateur de la table-ronde à laquelle elles sont intervenues n’a d’ailleurs pas pris la peine de présenter la seule femme présente à la tribune, sûrement une intrigante !

Quelle cohérence avec les chiffres de la place des hommes à l’Université : 80,3% d’hommes parmi les professeurs d’université et 87 % d'hommes dans le prestigieux aréopage de la Conférence des Présidents d'université !

Les activistes ont également salué l'audace visionnaire de  Claude, Bernard, Henri, Nicolas, Jacques, Guy, Christian, Michel, Jean-Paul, Arnaud, Philippe et Lionel, heureux membres du Comité Directeur de l'Institut Montaigne, à 80% masculin.

Avant de distribuer des tracts à l’ensemble de l’audience, elles ont clamé : « Souhaitons que l'Université Française demeure à l'image de cette assemblée harmonieuse, et que les élites de demain reproduisent celles d'aujourd'hui. »

L’institut Montaigne s’est inscrit une fois encore dans la lignée de son illustre figure tutélaire pour qui « La plus utile et honorable science et occupation à une femme, c'est la science du ménage » (Michel de Montaigne, Extrait des Essais).
 

Le 27 septembre 2011

>>Lancement de la campagne :

« Mademoiselle, la case en trop ».

 

57.jpg

 

 

Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi on n'appelait pas un homme célibataire « Mondamoiseau », voire « jeune puceau » ? Pas étonnant, ce type de distinction est réservé aux femmes…

En effet, en France, en 2011, les femmes et les hommes ne sont toujours pas logés à la même enseigne : civilité unique pour les hommes, double civilité pour les femmes !

 

Osez le féminismeet les Chiennes de garde lancent donc aujourd'hui une campagne intitulée « Mademoiselle, la case en trop » pour rappeler que la distinction Madame/Mademoiselle n’est ni flatteuse, ni obligatoire. Et surtout, qu’elle est le signe du sexisme ordinaire qui perdure dans notre société. 

La campagne a vocation à mettre fin à cette inégalité, mais aussi à informer les femmes de leurs droits et à  mettre à leur disposition des outils pour faire changer leur civilité. 

>> Retrouvez toute la campagne « Mademoiselle, la case en trop » sur le site www.madameoumadame.fr à partir de 12h ! 

>> Dès maintenant, relayez le site autour de vous, ainsi que le logo et l’affiche de la campagne en pièce jointe ! 

>> « Mademoiselle », une civilité discriminatoire et sexiste 

Loin d'être flatteuse, la civilité « Mademoiselle » oblige les femmes à dévoiler leur vie privée, comme si le mariage conférait une valeur supplémentaire aux femmes. Alors qu’aujourd'hui le mariage relève d'un choix et de la vie privée, pourquoi encore définir les femmes en fonction de leur statut matrimonial ?

Cette civilité est révélatrice de la place des femmes dans la société, infériorisées et ne pouvant toujours pas jouir de l’ensemble de leurs droits. C’est une réminiscence de l’époque où les femmes passaient, avec le mariage, de l’autorité de leur père à l’autorité de leur mari. Le langage est, parmi d’autres, un indicateur des inégalités entre les femmes et les hommes.

Elle est aussi révélatrice du retard de la France par rapport à de nombreux pays. Le Danemark, les Etats-Unis et l’Allemagne ont abandonné cette double civilité. Au Canada, le terme « Mademoiselle » est même devenu une insulte !

Si cet usage n’est pas flatteur et même franchement sexiste, il est aussi tout sauf obligatoire ! Depuis quarante ans, les textes garantissant la possibilité aux femmes non mariées de se faire appeler « Madame » se succèdent. Et pourtant, nombreux sont les domaines où les circulaires en vigueur ne sont pas appliquées : pour réserver un billet de train, pour ouvrir un compte en banque, pour payer ses impôts… Les témoignages sur le blog Viedemeuf montrent que les difficultés pour faire changer sa civilité de « Mademoiselle » à « Madame » persistent.

La campagne affirme donc que la civilité « Mademoiselle » doit être définitivement supprimée de tous les formulaires administratifs et privés. 

>> Retrouvez sur le site www.madameoumadame.fr un mail-type à envoyer à vos députés et au gouvernement pour demander la suppression de la civilité « Mademoiselle » dans les formulaires administratifs.

>> Retrouvez sur le site www.madameoumadame.fr un kit pour faire changer votre civilité auprès de tous vos interlocuteurs.

>> Soyez actrices et acteurs de la campagne 

Testez vos connaissances avec un quizz en ligne !

Dans quel pays, est-ce encore utilisé ? Quelle est l'origine de cette appellation ? Vous serez incollable sur le sujet ! 

Relayez la campagne autour de vous !

>> Relayez les outils de la campagne : l’affiche et le badge (en pièce jointe), le mail-type à envoyer aux députés et au gouvernement, le kit de changement de civilité.

>> Faites circuler les chroniques vidéos réalisées spécialement pour la campagne : « Dites le en clown » et « Ma vie de mademoiselle ».

 

  276508_260867350614581_1647523902_n.jpg

Nous suggérons à celles et ceux qui veulent faire d’une pierre deux coups en soutenant aussi la lutte pour les études sur le genre, de cocher les cases « Monsieur » et « Madame » du badge.
Histoire de semer un peu du trouble dans le genre…
 

Signé : Les Re-Belles (plus que jamais).

 

 

 

• Poème

COMPLAINTE D’UNE NUIT SANS RÊVE*

Eh Monsieur Viol

tu marches dans ma rue

dans la nuit blanche

sur mes pas

       tap-tap

et je marche avec toi

sans le vouloir

attentive à ce corps déchirant mon espace

au rythme de ce souffle

devinant des pensées que je ne connais pas

        tap-tap

et depuis mon enfance

je fuis l’ombre et je pense

- ça devait arriver

Eh Monsieur Viol

ÇA n’arrivera pas

tes villes de béton se referment sur toi

ton corps-mur où ma peau ne se blessera plus

s’effrite doucement sur le bord du trottoir

statue de sang

Eh Monsieur Viol

le chant des sœurs est illusoire

usé de trop de cris que je n’entendais pas

la force des femmes est à peine

parfois

plus violente qu’un souffle d’air

mais elle m’emporte loin de toi

sur l’autre rive d’un matin

où je marche à mon pas.

 

Cathy Bernheim

 * Paru dans la rubrique du Sexisme ordinaire

Les Temps Modernes, juin 1976.

 

• Événements

 

Les 1er et 2 octobre 2011

Femmes en résistance

s’attaque cette année à la violence institutionnelle !

Pendant deux jours, projections, débats, expos, mais aussi convivialité, concerts et la cuisine de Moruni (Kali power cantine indienne).

Comme chaque année à l’espace municipal Jean Vilar d’Arcueil, RER B Laplace ou Arcueil-Cachan (plus près, mais en zone 3).

 

SAMEDI

Ouverture 13h30

14h00 Le temps et la distance ne nous réduiront pas au silence

« Eu Sou Autoestima » , Collectif Camtra, Brésil, 30′

Elles se lèvent à 5h du matin pour aller travailler en ville et revenir à la nuit

pour s’occuper de la maison et des enfants. Face à un système économique patriarcat, elles prennent la parole, racontent leur héroïsme quotidien, et prennent confiance.

« Correspondances », France, Laurence Petit-Jouvet, 58′

Des femmes de la diaspora malienne vivant à Montreuil en Seine-Saint-Denis s’adressent, dans une “lettre filmée” à une personne de leur choix, réelle ou imaginaire. Des femmes de Bamako et

de Kayes au Mali s’en inspirent ensuite librement, pour réaliser à leur tour leur lettre “filmée”. Chacune était invitée à parler de son travail, chacune a saisi l’occasion pour dire ce qui est important pour elle.

 

 

16h00 Projection-débat avec la FNSF (Fédération nationale solidarité femmes)

Hébergement des femmes victimes de violence : de l’accompagnement et après

il y a 25 ans : « maintenant, ça va », de Hélène Châtelain, France, 30′, 1987

Aujourd’hui : « violences conjugales, comment en sortir », de Laetitia Moreau, France, 52′, 2010

Autour de ces deux films, nous discuterons des avancées faites -ou non- en 25 ans d’hébergement d’urgence. Débat animé par Pascale Carayon, de la Fédération nationale solidarité femmes.

 

 

19h00 Se dire lesbienne, malgré la loi

« I am » de Sonali Gulati, Inde-Etats-Unis, 71′, 2010

La réalisatrice retourne en Inde. Elle n’a jamais osé dire à sa mère qu’elle était lesbienne, et maintenant, elle veut dire et entendre ce que ressentent , ce que vivent, comment luttent les jeunes indiennes et indiens qui font leur coming out, et se battent pour la dépénalisation de l’homosexualité.

 


21h00

Abolir le système prostitueur !

 

L’imposture, d’Eve Lamont, Québec, 93′, 2011

« Toute tentative d’esthétisation ou de décriminalisation de la prostitution relève de l’imposture ».

Elles ont 22, 34 ou 48 ans, habitent Montréal, Québec ou Ottawa… Ces femmes qui ont récemment quitté la prostitution ou tentent d’en sortir mènent un âpre combat pour se réinsérer socialement et retrouver quiétude et sécurité. Dans ce long processus parsemé d’embûches, chacune cherche à reprendre le contrôle de sa vie, à retrouver l’estime de soi et trouver une nouvelle place.


DIMANCHE

14h00 Désobjectiviser le corps des femmes

« Corps de femmes, variation 1 »,

collectif, 2011, 38′

 « FEMME, GENRE ET SPORT »,enquête sur la féminité à travers le sport

Massage à la camerounaise, 44′,de Josa Anszjembe, France-Cameroun, 2010

Elles croient protéger leurs filles en leur « massant les seins » pour qu’elles n’attirent pas trop tôt les hommes. Cette torture qui leur est ainsi infligée a des conséquences terribles pour le reste de leur vie.


16h00 Le radicalisme, seule issue contre l’institution ?

-SCUM 40 ans après, 24′, 2011, Rebecca et Sandrine

Le collectif « les insoumuses », décidait en 1976 de filmer une lecture du pamphlet radical de Valerie Solanas, SCUM manifesto. Le dispositif choisi, et sa lecture par Delphine Seyrig, mettaient en valeur ce texte incompris et caricaturé. 40 ans après, alors que l’oeuvre de Valerie Solanas est parfois associé à des voix antiféministes, nous avons voulu reprendre l’idée de Carole (Roussopoulos) et Delphine (Seyrig), pour tenter de redonner à son texte sa puissance radicale et subversive…

 

Michèle Causse*, une écrivain en terres occupées, de Michel Garcia Luna, 47′

* Ces entretiens avec Michèle Causse constituent un accès vivant à son travail d’écriture et à sa démarche singulière. Sa voix passionnée démontre comment une nouvelle nomination doit obéir désormais à un double impératif : dévoiler l’usurpation, l’iniquité de tout langage, et dans le même mouvement faired lieu d’une nouvelle intersubjectivité, jouissance d’un symbolique impensé et jubilatoire. Michèle Causse refuse les catégories de la « sexcision », de la « sexualisation ».

* Ces entretiens avec Michèle Causse constituent un accès vivant à son travail d’écriture et à sa démarche singulière. Sa voix passionnée démontre comment une nouvelle nomination doit obéir désormais à un double impératif : dévoiler l’usurpation, l’iniquité de tout langage, et dans le même mouvement faired lieu d’une nouvelle intersubjectivité, jouissance d’un symbolique impensé et jubilatoire. Michèle Causse refuse les catégories de la « sexcision », de la « sexualisation ».

 

18h00 :

Réinventer les images

Les un an de Télédebout

Fin septembre, Télédebout fête ses un an et vient présenter son travail de première webtélé féministe, lieu de ressources et d’initiative, pour une autre représentation des femmes à l’image.

19h : Concert dans le hall.

Système D

avec
Aude (guitare)
Catherine (ukulélé)
Natalya ( accordéon, cajon et percussions )
Sylvie ( chant, guitare, ukulélé, stompbass )

 

Et bien sûr, comme chaque année, la Librairie Violette and Co tiendra un stand dans le hall.

Cette année, c’est Kali Power cantine indienne qui assurera la cafétéria !

Les tarifs, toujours à souligner
Séance à l’unité tarif plein : 5,20 euros tarif réduit : 4,75 euros
Forfait journée tarif plein : 10,95 euros tarif réduit : 7,30 euros

 

 

……DERNIÈRE MINUTE !!!

Pendant les deux jours du festival Femmes en résistance vous pourrez voir l'exposition :

40 ans de slogans féministes 1970/2010,

réalisée à partir d'extraits du livre prochainement publié au éditions iXe

 

DSC04674mod.jpg

 

 

 

 

 

Le dimanche 16 octobre    

 

SUITE À UNE INONDATION

CHANGEMENT DE LIEU ! 

Le dimanche 16 octobre 2011 de 17h à 23h 

On danse

au Centre LGBT Paris IDF

63, rue Beaubourg, dans le 4ème arrondissement (métro Arts et Métiers).

Dance floor et bar au sous-sol, bar et discussions au R-d-C.

Prix d’entrée inchangé : 6 € par personne.


40 (+ 1) ans de féminisme :
Après avoir fêté les retrouvailles du féminisme, il est temps d’annoncer le programme pour les 40 ans à venir : chanter, danser, nous aimer de toutes les manières, nous retrouver le plus souvent possible. On commence par la rituelle soirée au Tango, avec les D.J. Isabelle et Esther. Comme l’année dernière, mais en mieux car plus nombreuses

recto-flyer

 

 

• QUIZZ

enfin les résutats

que vous pouvez aussi trouver dans l'exposition qui était présentée les 17 et 18 septembre sous les arcades des Récollets et qui sera le 1er et le 2 octobre au Festival Femmes en résistances 

 

1)

Etna la blonde nous parle :

- J’étais la femme du grand initié du pouvoir depuis un nombre considérable de lunes. Avant, j’avais droit à mon tabouret au conseil, j’y ai renoncé parce que comme toutes les femmes du village, je bégaie un peu. Mon mari le grand initié n’a cessé d’alimenter en femmes le tabouret laissé vacant pour la plus grande satisfaction des membres du conseil. Les rites des hommes ici sont particulièrement barbares. Ils usent de leur pouvoir pour séduire toutes les femmes qu’ils veulent, une fois utilisées elles sont renvoyées à leur Torchon ou laissées à la disposition des petits initiés.

ANNETTE Lévy Willard: « Vie et mœurs de la peuplade TUOT ou : Que vos os pourrissent sous la lune ».

In Le torchon brûle, n° 4, mai 1972.

 

2)

Pourquoi sorcières ? Parce qu’elles dansent. Elles dansent à la pleine lune. Femmes lunaires, lunatiques, atteintes –disent-ils- de folie périodique. Gonflées de révolte fulgurante, gonflées de désir, elles dansent sur la lande sauvage des danses sauvages. Sauvages comme l’homme blanc le dit des autres ethnies ; sauvages comme l’état et les syndicats le disent de certaines grèves, de certaines crèches. Elle dansent, sauvages et irréductibles, comme le désir.

XAVIÈRE Gauthier : « Pourquoi Sorcières ? »

In Sorcières n° 1, mai 1977.

 

3)

Toutes les femmes jouissent. On ne constate pas chez les femmes d’incapacité à jouir.

La « frigidité sexuelle de la femme » est une vue de l’esprit. Il n’y a pas de femmes frigides. Toutes les femmes jouissent à partir du moment où elles savent comment s’y prendre pour. Elles apparaissent même à cet égard, vu les conditions générales, miraculeusement saines.  (…) Il est clair que les femmes qui n’ont jamais joui le doivent directement à une opération répressive, politique, parfaitement aboutie.

CHRISTIANE Rochefort : « Le mythe de la frigidité féminine »

In Partisans : Libération des femmes, année zéro,

juillet-septembre 1970.

 

 

4)

Dans l’échec des relations entre hommes et femmes, les femmes sont toujours les premières accusées. Si elles refusent des rapports aliénés, elles sont considérées comme innocentes (c’est à dire ridicules) ou petites-bourgeoises, et si elles sont victimes de rapports aliénés, elles sont encore coupables, elles n’avaient qu’à se méfier. (…) Il faut absolument dénoncer le chantage masculin qui consiste à nommer « pudeur effarouchée » ou « refoulement » les réactions féminines à une agression déguisée en « liberté sexuelle ».

EMMANUELLE de Lesseps : « Le viol»

In Partisans : Libération des femmes, année zéro,

juillet-septembre 1970.

 

5)

Tu es un homme ou une femme ?

Je posais la question à mon corps

Qui ne savait répondre

Rien –disait mon corps refusant ses limites- :

Les normes dépassées me tiraient dans le dos

Longtemps après

Tu répondais à l’interpellation des hommes :

NI L’UN NI L’AUTRE.

CATHY Bernheim : « Ni l‘un ni l’autre »

In les Temps modernes, avril-mai 1974.

 

6)

ROSE : En tout cas, c’est clair qu’on ne peut plus avoir la même démarche qu’il y a un an, au début de la chronique, où on dénonçait n’importe quoi, c’était toujours ça de fait. (…)

DOMINIQUE : La dénonciation du sexisme peut avoir un côté, comment dire, purement « moral » : c’est pas bien, c’est méchant, c’est anormal, c’est pas correct, c’est pas humain, notre société (sous-entendu si civilisée et avancée) ne devrait pas admettre ça, etc. C’est la position libérale type, l’indignation… (…) Alors que pour nous, la lutte contre le sexisme, ce n’est pas seulement la dénonciation morale, l’indignation : c’est aussi démonter les mécanismes. Mais pour la plupart des gens, le mot reste ambigu.

ROSE : Ça a été pareil pour le Mouvement noir. Pendant longtemps, la lutte contre le racisme, ça a consisté à s’apitoyer sur le « problème noir », jusqu’au jour où quelqu’un, un leader noir, a dit : Il n’y a pas de problème noir, il n’y a qu’un problème blanc ». Je crois que pour la plupart des gens il y a un « problème des femmes », et pas du tout un problème de société patriarcale.

JACQUELINE : Pour reprendre l’exemple du racisme et des libéraux, on peut dire que le mouvement des femmes a donné naissance à des termes comme « sexisme » pour traduire la prise de conscience du fait que, moralement, la situation des femmes est scandaleuse dans la société actuelle.

Chroniques du sexisme ordinaire : « Un an, et déjà toutes ses dents. » Un bilan

In les Temps modernes, mars 1975.

 

7)

Pour une fois, la situation d’intellectuelles ne nous plaçait pas hors du champ de l’exploitation et de l’oppression, derrière le paravent de notre fonction sociale. L’avortement, le viol, la discrimination dans le travail nous touchent indépendamment de notre statut social même si le mouvement et la situation des femmes restent traversés par des clivages de classe. Je crois que c’est ce qui a permis qu’un large groupe d’intellectuelle ait pu, pendant plusieurs années, avoir une force militante réelle, radicalement neuve par rapport à l’histoire politique des intellectuels : nous n’intervenions pas sur scène, ailleurs ; nous étions sur scène…

GENEVIÈVE Fraisse : « La solitude volontaire

(à propos d’une politique de femmes) »

In Révoltes logiques : Les lauriers de mai.

Février 1978.

DSC04717mod.jpg 

 

DSC04718.JPG   DSC04731.JPG

 

DSC04727.JPG   DSC04728.JPG

 

DSC04729.JPG

Repost 0
Published by Re-Belles
commenter cet article
3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 13:20

les 17 et 18 septembre  

samedi et dimanche de 14h à 18h

L'ASSOCIATION 40 DE MOUVEMENT participe à DIX sur DIX Forum associatif du 10ème arrdt. dans le jardin et le Couvent des Récollets - Gare de l'Est, Canal St. Martin. 

L'exposition

sous les arcades du Couvent des Récollets 

1970 - 2011, Déjà vu, déjà dit ?

Exposition en avant-première de la parution du livre 40 ANS DE SLOGANS FÉMINISTES 1970/2010 aux éditions iXe se tiendra  sous les arcades (côté Gare de l'Est) le samedi de 14h à 18h et le dimanche de 12h à 18h

Le stand, comme l'an dernier sera dans le jardin.

Le programme 

• L'exposition 40 ANS DE SLOGANS FÉMINISTES 1970/2010, samedi et dimanche de 14h à 18h sous les arcades

• Rencontre avec des associations féministes, samedi de 14h à 18h 

• Rencontre avec des auteures féministes, dimanche de 14h à 18h

• Annonce des résultats du QUIZZ, dimanche 16h

 

Pendant ces deux jours, vous pourrez évidemment acheter des badges, des livres, des DVD, adhérer aux associations présentes et les soutenir, débattre avec les unes ou les autres et prendre un verre accompagné de quelques spécialités…

 

Avec les organisateurs de DIX sur DIX vous pourrez également participer au pique-nique géant le dimanche à 12h ou encore visiter les ateliers d'artistes en résidence à la cité des Récollets, participer aux projections et animations dans le couvent et la chapelle des Récollets et bien sûr déguster différentes spécialités du monde…


HORS PROGRAMME MAIS À LA SUITE

• Ne pas oublier ce même dimanche 18 septembre de 18 à 23h On danse au Tango avec le Centre LGBT (comme tous les troisièmes dimanches du mois avec différentes associations, les 40 ans de mouvement, ce sera le 16 octobre, voir ci-dessous.

 

 

En attendant, 

pour ne pas être triste à l'heure des marronniers,

il faut jouer !

Pour annoncer les premiers rendez-vous de l'automne, nous avons concocté un quizz inspiré peut-être un peu par l'actualité, mais aussi par le travail que nous sommes en train de faire pour l'exposition des 17 et 18 septembre au Récollets.

LE QUIZZ 

Trouvez qui a écrit chacune de ces phrases,

extraites d'articles et de livres des années 1970 à 1978 :

*Eh oui, le quizz est assez dur, alors nous rajoutons quelques indices *

**Deuxièmes indices** 

*** Troisièmes indices***


 

1) J’étais la femme du grand initié du pouvoir depuis un nombre considérable de lunes… 

  *paru dans le torchon brûle n°4, mai 1972. ***Elle a écrit un article aujourd'hui 10 septembre 2011 dans Libé.

2) Pourquoi sorcières ? Parce qu’elles dansent…

  *Le mot Sorcières commence par un X

3) Toutes les femmes jouissent. On ne constate pas chez les femmes d’incapacité à jouir…

  *In Partisans : Libération des femmes, année zéro, juillet septembre 1970.

4) Dans l’échec des relations entre hommes et femmes, les femmes sont toujours *les premières accusées. Si elles refusent des rapports aliénés,…

   **Elle était le 26 août 1970 à l'Arc de Triomphe et le 26 août 2010 au Trocadéro, place du Droit des Femmes et des Hommes 

5) Tu es un homme ou une femme ?

Je posais la question à mon corps…

   *En 1974 dans une revue collective qui existe toujours.***Les Temps Modernes

   **Elle était aussi le 26 août 1970 à l'Arc de Triomphe et le 26 août 2010 au Trocadéro, place du Droit des Femmes et des Hommes

6) ROSE : En tout cas, c’est clair qu’on ne peut plus avoir la même démarche qu’il y a un an,… 

  *En 1975 dans une revue collective qui existe toujours.***Les Temps Modernes

7) Pour une fois, la situation d’intellectuelles ne nous plaçait pas hors du champ de l’exploitation et de l’oppression,… 

  *Révoltes logiques (la revue).


Et gagnez !

Envoyez vos réponses à :  re.belles@free.fr

 

Si vous êtes le ou la  

Première à trouver de 1 à 7 réponses vous avez gagné :

un abonnement pour 5 projections organisées par le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir au Nouveau latina. http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/

• Deuxième, vous avez gagné :

une collection complète de badges des slogans féministes. re.belles@free.fr 

• Troisième, vous avez gagné :

une place pour une projection au festival Femmes en Résistance 1er et 2 octobre à Arcueil.  http://resistancesdefemmes.wordpress.com/

• Quatrième, vous avez gagné :

un livre des éditions iXe.   http://www.editions-ixe.fr/

• Cinquième, vous avez gagné :

- une entrée pour deux personnes au Tango le 16 octobre pour la fête organisée par l'association 40 ans de mouvement.


Couv.badges   00150036mod.jpg

Si vous êtes sixième ou que vous n'avez rien trouvé,

un cadeau vous attend avec toutes les réponses :

 


 

Exe_16pages_Dix_S-Dix_2011-5-copie-1.jpg

banniere DixsurDix  

 

=

 

 

Mais on peut aussi danser !

Le dimanche 16 octobre  

De 18h à 23h

11, rue au Maire, 75003 Paris, M° Arts et Métiers

On danse au Tango

40 (+ 1) ans de féminisme :
Après avoir fêté les retrouvailles du féminisme, il est temps d’annoncer le programme pour les 40 ans à venir : chanter, danser, nous aimer de toutes les manières, nous retrouver le plus souvent possible. On commence par la rituelle soirée au Tango, avec les D.J. Isabelle et Esther. Comme l’année dernière, mais en mieux car plus nombreuses

recto-flyer


Repost 0
Published by Re-Belles
commenter cet article

Discussions, Rencontres, Colloques

 

 

 

/ séminaire

« VIDÉO DES PREMIERS TEMPS »

dont l'Association Carole Roussopoulos est partenaire et qui s'intéressera cette année aux

« Politiques de la vidéo : revendication d'autonomie et inscription institutionnelle ».    

Le séminaire aura lieu un lundi par mois, entre 17h30 et 20h, à la BnF, site Richelieu, en salle des commissions (5 rue Vivienne, 75002 Paris – Rez-de-chaussée – Métro : Bourse, Pyramides ou Palais-Royal).

 

 

/ séminaire

TRAVELLING FEMINISTE 

"PENSÉES ET USAGES CRITIQUES DES IMAGES"

Travelling Féministe est un laboratoire de recherche et d'expérimentation sur les usages féministes, queer, postcoloniaux des archives audiovisuelles, travaillant autour des ressources du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, fondé en 1982 par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder.

programme en attente 

 

IEC-coll-pratiques-5juin-prog

 

 

http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

 

/ Cycle de conférences : « Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre »

 

/ Séminaire Sexe et Genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines 

 

/ Le Café de l’Institut Émilie du Châtelet

18h30 à 20h30 : Jardin des Plantes, Restaurant La Baleine, 47 rue Cuvier 75005 Paris

    

/ Conférence 

 

/ Assises de l'IEC 2012  


/ Colloque 

 

/ Journée Jeune recherche
de l’Institut Émilie du Châtelet

 

http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

>

 

 

les-causeries-presidentielles-copie-1.jpg

 

Le Centre Hubertine Auclert

Centre francilien de ressources pour l'égalité femmes-hommes
7 impasse Milord, 75018 Paris

Centre de ressources

Causeries

Séminaires

Agendas/Actualités…

http://www.centre-hubertine-auclert.fr/

 

 

 

>

 

 

aa3cf053333049baa9cf52a39df980d7-CCP_IMG_145xAUTO.jpg

 

 

 

> 

Catégories

/ ACTUS / OPINIONS /

 

MANIFS / ACTIONS         

 

Le 8 mars c'est toute l'année!


 

 

 

 

 

 

 

credit-sarah-vermande.jpg

 

Figaro, ici, Figaro, là, Figaro en haut, et Figaro en bas !

 

Ce n’est pas le fameux air du Barbier de Séville,  mais la présentation tout aussi virile de la saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris, que 10 activistes de la Barbe ont brièvement interrompue aujourd’hui.
Pour ne prendre que les opéras, sur 19 oeuvres programmées, 19 compositeurs, 19 virils librettistes, 19 metteurs en scène, et, 18 chefs d'orchestre masculins sur 19.
Depuis là scène où elles avaient rejoint Mr Christophe Ghristi directeur de la dramaturgie et la directrice du Ballet sortante Mme  Brigitte Lefevre (bientôt remplacée par Mr Benjamin Millepied), les barbues se sont félicitées de la bonne tenue virile du programme:
« Comme Rodolphe sut sacrifier Mimi à son art, de même vous savez faire place nette et ne laisser que le mâle talent s’exprimer et s’épanouir lorsqu’il s’agit de diriger.  A la baguette comme à la tête de votre noble établissement. "Riez" donc Messieurs – à l’instar de  la Marguerite de Faust - "de vous voir si beaux en ce miroir" que vous tend La Barbe".
 "à part Werther, les femmes sont pourtant à l 'honneur dans le répertoire" a bravement tenté Mr Ghristi alors que les barbues regagnaient les coulisses guidées par le service d'ordre.

Quelques chiffres :
 
Saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris
    •    Opéras (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 19 hommes librettistes / 19 hommes metteurs en scène / 18 hommes chefs d'orchestre
    •    Ballets (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 15 hommes chorégraphes
    •    Concerts symphoniques (sur 8) : 8 hommes compositeurs / 8 chefs d’orchestre
 
Chiffres Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, 2012 :
    •    96% des opéras sont dirigés par des hommes
    •    70% des centres chorégraphiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    85% des centres dramatiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    95% des concerts sont dirigés par des hommes 

 

www.labarbelabarbe.org

 

labarbelabarbe@gmail.com


fb : groupe d’action féministe la barbe
tw : @labarbelabarbe

 

3f632f4ae2.jpg

DR-Simone de Beauvoir et Alice Schwarzer

 

 

OPINIONS                         

L'écho des actes

Dans le feu de l’action, il arrive que les actes dépassent la pensée. Évaluer la portée des événements et des actions entreprises pour leur répondre, prendre son temps, préciser son opinion. : autant de moyens de sortir de l’urgence de l’actualité pour s’éclaircir les idées.

+ ici > • Ne pas aller place des Vosges !  

 

INTERNATIONAL              

Yabiladies le magazine des maghrébines

  ici > http://www.yabiladies.com/articles/details/9448/femmes-arabes-annees-lumieres-liberte.html

 http://www.yabiladies.com/

Le plus.Nouvelobs

Révolutions arabes : la démocratie, incompatible avec le droit des femmes ?

Réminiscence de notre propre histoire, les révolutions arabes ?

Geneviève Fraisse nous livre son analyse :

 ici > http://leplus.nouvelobs.com/contribution/210393;revolutions-arabes-la-democratie-incompatible-avec-le-droit-des-femmes.html

Sur Radio Canada 

 ici > le-feminisme-musulman-nexiste-pas-Wassyla Tamzali 

  Toutes les vidéos du Congrès du 2, 3 et 4 déc 2010

 ici >  Le congrès international féministe 2010

 

MÉDIAS                                

> EGALITÉ-info

les femmes et les hommes font l'info

> Un nouveau blog

Feministes en tous genres

qui publie des entretiens et des articles sur le genre et la sexualité 

http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/

 > Une nouvelle émission

sur France Inter consacrée aux femmes

Désormais tous les vendredi à 9h

Les femmes, toute une histoire-F-Inter-dim16h-17h

 Présentée par Stéphanie Duncan

LES NOUVELLES news • , l'autre genre d'info

 

En marge du 6 octobre 1979

Le mouvement féministe d’après 68 en France est une histoire atypique et houleuse qui a laissé des traces… Pour moi, encore aujourd’hui, écrire en majuscules “MLF“ est une épreuve, une émotion et une interrogation. 

Pour comprendre, il faut revenir à la journée du 6 octobre 1979. Une Marche des Femmes est prévue pour que la loi Veil de 75, légalisant provisoirement l’avortement, soit confirmée lors de sa révision, prévue à la session parlementaire de l’automne 79. 

Boulevard Raspail (?), à l’heure dite, la foule des femmes est impressionnante et quand la manifestation a démarré nous sommes 40 à 50.000. Nous n’avions jamais vu ça. Je savais que des collègues à moi, instits. en Seine-Saint-Denis, avaient prévu de venir… Mais là, ces milliers de femmes de tous horizons, c’était le bonheur d’un aboutissement : “toutes les femmes“, sans drapeaux ni signes distinctifs. Elles sont dans la rue pour leur Liberté.

Mais voilà que des galopades bizarres se font sur les côtés. Un petit groupe habillé en vert et blanc. Certaines portent d’immenses lettres M, L, F, vertes aussi, d’autres distribuent des tracts, elles tentent de prendre la tête de la manifestation sans y parvenir, ouf ! C’est Psyképo pour les initiées ; le groupe psychanalyse et politique, librairie des femmes, éditions des femmes, Antoinette et ses groupies, on a l’habitude… Si ce n’est que… 

...Quelques jours plus tard nous apprenons que “Mouvement de Libération des Femmes – MLF“ a été déposé comme marque commerciale à l’Institut National de la Propriété Industrielle. 

Les tentatives d’Antoinette Fouque pour s’approprier le mouvement des "femmes" et du même coup de "les" déposséder de ce qu'"elles" viennent de conquérir ont commencé bien avant l’automne 1979 et continuent encore aujourd’hui. La dernière offensive était en octobre dernier. Pour en connaître les détails, les méthodes et les déjouer, vous pouvez lire les articles parus dans la presse nationale du mois d’octobre 2008.