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  • : Re-Belles. 40 ans du mouvement de libération des femmes , MLF Appellation d'Origine Incontrôlée. Objectif : FÉMINISTES TANT QU'IL FAUDRA !
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livres, expos, dépêches...

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9h30 - 10h00 Introductions
Richard Conte, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’institut ACTE
(Arts-Créations-Théories-Esthétiques) UMR. Sorbonne / CNRS
Hélène Périvier, économiste, OFCE, coresponsable de PRESAGE, Programme de Recherche et d’Enseignement des
SAvoirs sur le GEnre
Françoise Gaill, directrice de recherche émérite au CNRS, ancienne directrice de l’Institut Ecologie et Environnement (INEE), conseillère scientifique à l’INEE
10h00 - 11h00 Dialogue
Jacques Rancière, professeur émérite à l’université Paris 8, département de Philosophie
Geneviève Fraisse, directrice de recherche émérite au CNRS (Philosophie), comité scientifique de PRESAGE
11h15 - 11h45 Excluding politics : For a history of muses and ruses
Penelope Deutscher, professeure au département de Philosophie, Northwestern University, Evanston, IL
11h45 - 12h15 Une histoire émancipatrice
Florence Rochefort, historienne, CNRS (GSRL), présidente de l’Institut Emilie du Châtelet (IEC)
12h15-12h45 Réponse de Geneviève Fraisse
12h45 - 14h15 Déjeuner
14h15 - 14h25 Ménage et remue-ménage dans les concepts
Margaret Maruani, directrice de recherche au CNRS, CERLIS/université Paris Descartes, directrice du Mage et de
Travail, genre et sociétés.
14h25 - 14h55 Les contretemps de la création
Stefania Ferrando, doctorante en Etudes politiques (EHESS/institut Marcel Mauss – LIER)
14h55 - 15h25 Identité, égalité et émancipation
Patrick Savidan, professeur des universités à l’université de Poitiers
15h30 – 15h55 Intermède musique
Artiste invitée: Joëlle Léandre
16h - 17h15 Table ronde l’émancipation créatrice
Présidée par Hélène Périvier
Laure Adler, écrivaine et productrice à Radio France
ORLAN, artiste
Sabine Prokhoris, psychanalyste et philosophe
17h15 - 17h45
Geneviève Fraisse
Intermède musique
Artiste invitée : Joëlle Léandre
Remerciements et pot de clôture

 

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FRANÇOISE HUGUIER

AU DOIGT ET À L'ŒIL

Autoportrait d'une photographe

Sabine Wespieser éditeur


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Mes princesses charmantes à moi sont des petites sorcières qui jetaient leurs poupées au feu dans la cour d'une école de religieuses, et incitaient leurs amies à en faire autant. Sans le savoir, elles rejouaient l'histoire de leurs lointaines ancêtres, les sorcières brûlées jadis par une tradition de part et d'autre du mur d'incompréhension que les religions dressent entre les gens de bonne volonté. Vous remarquerez que je n'emploie pas la formule (con)sacrée : « hommes de bonne volonté »… Car les hommes, parfois, semblent faire preuve d'une singulière mauvaise volonté quand il s'agit de se défaire de leurs habitudes, prérogatives et autres grigris destinés à masquer leur impuissance fondamentale.
Or, tout le monde le sait, seuls ceux qui se croient puissants craignent vraiment l'impuissance. Les autres s'en accommodent ou la contournent.


Ainsi, une petite sorcière de mes amies découvrit très vite la loi du plus fort, ayant crapahuté comme enfant otage dans la jungle vietnamienne (« J'avais huit ans », Actes Sud, 2005). Elle s'en accommoda le temps qu'il fallait et en garda singulièrement une curiosité extrême pour l'humanité dans son ensemble, et particulièrement celle qui vit sous d'autres latitudes que la nôtre.


Armée de sa seule générosité et de son œil curieux, on la vit donc arpenter presque tous les continents, du Japon au Mali et du Détroit de Behring (« En route pour Behring », Maeght, 1993) à St-Pétersbourg (« Kommounalki », Actes Sud, 2008), « Sur les traces de l'Afrique fantôme » (Maeght, 1990) ou dans les coulisses des femmes « Sublimes » (Actes Sud, 1999) de la mode. Car parfois, elle s'arrêtait à Paris* entre deux voyages et trouvait le moyen d'y découvrir des lieux, des histoires, des corps, des visages, le plus souvent de femmes, qu'en général on ne regarde pas de cette manière : avec tendresse et acuité.


Elle raconte ses reportages et bien d'autres choses dans son premier « autoportrait d'une photographe », paru récemment chez Sabine Wespieser. Son livre se lit comme un récit d'aventure, d'aventures au pluriel, dans une prose qui ne perd pas son temps à faire des circonvolutions, qui va droit au but, au plus près de son expérience et de ses rencontres.


C'est un beau livre d'une belle personne : mon amie la petite sorcière mais grande photographe.

 

Cathy Bernheim.


* Un exposition monographique

des œuvres

de Françoise Huguier

aura d'ailleurs lieu à Paris,

à la Maison Européenne de la photographie,

du 4 juin au 31 août 2014.

 

 

 

•  

 

 

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CENTRE AUDIOVISUEL

SIMONE DE BEAUVOIR

Projections

au Nouveau Latina :

20 rue du Temple, 75004 Paris, M°Hôtel de Ville 

Le programme :

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/agenda.html  

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/

   

 

ÉMISSION              

FEMMES LIBRES  

sur Radio Libertaire   

Les mercredis

18h30/20h30

Vous pouvez écouter et ou télécharger l'émission pendant 1 semaine sur: 

http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php

et téléphoner pendant l’émission au 01 43 71 89 40

 

LIBRAIRIE           

VIOLETTE&CO   

102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny 

Livres

- Rencontres

- Atelier d’écriture 

- Expositions  

http://www.violetteandco.com/librairie/ 


 

•  

 

 ÉDITIONS  iXe        

un nouveau titre aux Éditions iXe

http://www.editions-ixe.fr/    

 

 

 

• 

 


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© Catherine Deudon 

 

 

 

 

 

 

 

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Eva Besnyö, 1910-2003 :

"Quand je me déplace avec mon appareil photo, je vois les choses.

Avec un sac à provisions, je passe à côté de tout."

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Eva Besnyö, sans titre, 1976 (Action menée par les Dolle Mina, “Terug naar de Breinaald” / “Retour à l’aiguille à tricoter »)

 

 

LIRE L'ARTICLE DE CATHERINE GONNARD http://lemagazine.jeudepaume.org/2012/07/catherine-gonnard-eva-besnyo-une-femme-de-son-siecle/


Eva Besnyo-Autoportrait-1952 

Eva Besnyö, Autoportrait, Budapest, 1929 © Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam

 

 

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Brouiller les cartes. Masculin ? Féminin ? Mais ça dépend des cas. Neutre est le seul genre qui me convienne toujours.


  

Après le passage des footballeuses lesbiennes sud africaines en France le reportage vidéo de TV5 Monde

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Terriennes/Videos/Reportages/p-22210-Lesbiennes-et-footballeuses-en-Afrique-du-Sud-elles-temoignent.htm

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Encore Elles !

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Le DVD

Durée 52 min
Co-production France Télévision
Format PAL
Type Multi Zone DVD 5 Pal DVD-R
Disponible en Français
Prix : 15.00 €

Pour l'acheter et voir la bande annonce :

http://www.lahuit.com/article/fra/encore-elles

Ou 

 http://www.violetteandco.com/librairie/

 

 

26 août 2010

Place du Droit des Femmes et des Hommes…

Au Trocadéro

 

Merci Nelly pour tous ce travail photographique !

 

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26 août 1970/ 26 août 2010

 

Pour lire la suite : 

Place des Droits des Femmes et des Hommes

 

 

 

Sur RFI le 10 avril 2010

9h30-10h30

Valérie Nivelon évoque avec Martine Storti, Cathy Berneim et d'autres les premières années du MLF

ECOUTER :

RFI-10avril10-40-ans-mlf-quand-femmes-prennent-parole

 


Le dossier de TV5 MONDE
pour célébrer les 40 ans du MLF
 

Le dossier sur "Les 40 ans du MLF, Féministes d'hier et d'aujourd'hui"est désormais en ligne sur le site de TV5 Monde, page informations

Pour le consulter, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/MLF-40-ans-feminisme-fevrier-2010

Et pour connaitre le programme spécial que TV5 Monde met en place pour célébrer les femmes, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/8mars-journee-internationale-droits-femmes-2010

  



France Culture

Le 19 octobre 2009, de  9 à10h

LA FABRIQUE DE L'HISTOIRE

d'Emmanuel Laurentin

Thème : CULTE DES GRANDS HOMMES

Invitée Cathy Bernheim 

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Pour écouter :

FCultureFabdelHistoire19-10-9

 

"Avant les grands hommes, les grandes femmes ! A l'occasion d'une série consacrée au culte des grands hommes, nous ouvrons la semaine en évoquant celles qui ont voulu rendre hommage à une anonyme : la femme du soldat inconnu.
C'était le 26 août 1970, une dizaine de militantes se réunissaient place de l'Etoile. Elle veulaient réaliser une action spectaculaire pour soutenir leurs consoeurs américaines qui avaient déclenché une grève. Ce sera la pose d'une gerbe à celle qui est encore "plus inconnue que son mari".
Cette action brève mais médiatisée lancera le mouvement féministe qui va rapidement se structurer.
Cathy Bernheim qui a déjà raconté cette histoire au début des années 1980 dans "Perturbation, ma sœur" (ed. Seuil) , revient sur l'ambiance de cet événement, quand les militantes féministes voulaient faire entrer les femmes dans l'histoire.

 



LIVRES :
Cliquer ici
• Livres et revues 2009/2010
ou • Livres et revues 2011/2012
Des livres que l'on peut trouver, disponibles ou sur commande, dans toutes les libraires de France et de Navarre.

 

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Nous contacter

re.belles@free.fr 

 

ECOUTER DE LA MUSIQUE

 

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Si la liberté était le cri de guerre des femmes des années 70, en ce début d'année 2015, elle est aussi le cri de rassemblement de millions de gens, audible au delà des frontières.

 

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Communiqué de presse

Pintemps 2014

solidarité avec

Najat Vallaud Belkacem
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Depuis sa nomination au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud Belkacem subit une volée d’attaques et d’injures sexistes, racistes, misogynes, émanant à la fois de certains membres du personnel politique, de certains medias, de certains sites internet, de certains individus ou groupes s’exprimant sur les réseaux sociaux.
Elle est attaquée et injuriée sous divers angles : pour ce qu’elle pense, pour ce qu’elle a fait en tant que ministre des droits des femmes, pour ce qu’elle est, une jeune femme française d’origine marocaine. Sont ainsi visés ses idées, son action, son parcours, sa personne.
Nous tenons à affirmer notre entière solidarité avec Najat Vallaud Belkacem, conscientes qu’à travers elle, est aussi gravement mis en cause ce que doit être l’égalité républicaine,  c’est-à-dire l’égalité entre les sexes, entre les origines, entre les personnes.

 

Associations signataires :
Féminisme et géopolitique
40 ans de MLF
Forum femmes méditerranée
Chiennes de garde
Collectif féministe contre le viol
Libres MarianneS
Réussir l’égalité femmes-hommes
Ligue du droit international des femmes
Réseau féministe Ruptures
Fit une femme un toit
Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
Coordination du lobby européen des femmes
Le monde à travers un regard
Femmes solidaires
Planning familial
Elles aussi
Association nationale des études féministes
Assemblée des femmes
Elues contre les violences faites aux femmes
Fédération nationale solidarité femmes
Du côté des femmes
Fédération nationale GAMS
Osez le féminisme
Féministes en mouvements

 

contact : http://www.martine-storti.fr/

 

 

 

« Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen », réclament Marie-Noëlle Bas (Chiennes de garde), Magali De Haas (Osez le féminisme), Sabine Salmon (Femmes Solidaires), Annie Sugier (Ligue du droit international des femmes)... après le récent rejet par le Parlement de l'Union d'un rapport sur l'égalité salariale. A quelques semaines des élections des députés de l'UE, elles proposent d'en faire « un enjeu significatif du vote ».

 

Pour la deuxième fois en quelques mois, le Parlement européen a rejeté un texte qui visait à faire avancer l’égalité femmes - hommes en Europe. Les conservateurs, une fois de plus, se sont mobilisés contre l’égalité salariale, la lutte contre les stéréotypes sexistes ou l’accès des femmes aux responsabilités. Comme à leur habitude et prenant modèle sur leurs collègues américains, ils mènent en Europe un combat systématique contre les femmes au détriment de leur liberté et de leur émancipation. Plus étonnant, ils ont pu compter sur des députés s’affirmant progressistes pour s’abstenir et ainsi permettre le rejet du texte.

 

Ce rejet n’est pas un épisode isolé, il s’inscrit dans une série de reculs et de remises en cause des droits des femmes en Europe. Que l’on aborde la question de la contraception et de l’avortement, que l’on parle de permettre aux femmes d’accéder aux responsabilités ou encore de l’égalité des salaires, on se heurte à un mur de conservatisme qui freine n’importe quelle avancée, même minime. Pendant que l’Europe stagne, l’Espagne, la Lituanie ou la Macédoine font reculer le droit à l’avortement, pourtant clé de voute de la liberté des femmes et de l’égalité entre les sexes.

 

Que se passe-t-il dans les têtes de ces parlementaires ? Sont-ils, hommes et femmes, satisfaits des 18% d’écarts de salaire ? Sont-ils contents de constater que les femmes européennes ne sont que 25% dans les parlements nationaux ? Que parmi les 27 gouverneurs des Banques centrales, on ne compte aucune femme et qu’elles représentent par ailleurs 70% des travailleurs pauvres ? Qu’elles assument 2/3 des heures de travail pour ne toucher que 10% des revenus ? Qu’elles soient 62 millions victimes de violences physiques et sexuelles ? Est-ce cette Europe à laquelle nous aspirons et que nous souhaitons laisser aux générations futures ?

 

La responsabilité de la droite dans ces reculs est majeure. Celle des partis progressistes, qui n’ont pas réussi à mobiliser suffisamment ou qui se sont divisés, doit également nous interroger. Les quelques féministes qui se battent depuis longtemps dans ces organisations politiques le savent : l’égalité femmes - hommes, tout le monde est pour… mais ce n’est jamais la priorité ni le bon moment.

 

Quand les dirigeants de l’UE comprendront-ils qu’il ne sera pas possible de construire l’Europe sans les femmes et sans faire de leurs droits un automatisme des politiques publiques ? Tant que la moitié de la population sera victime de discriminations, d’inégalités et de violences, il ne sera pas possible de construire une Europe de justice et une Europe de paix.

 

Il ne s’agit pas uniquement des femmes elles-mêmes ou de leurs droits : c’est une vision de l’Europe que nous voulons porter. Continuera-t-elle à se construire indépendamment des intérêts de celles et ceux qui la constituent ? Continuera-t-elle à être l’objet de quelques individus blancs, aisés, vieillissants et déconnectés de la réalité des peuples qui depuis Bruxelles décident de l’avenir de millions de personnes, créent des normes dans de multiples domaines, mais relèguent aux Etats le droit de régir les libertés des femmes ? 

 

Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen. Les élections européennes seront une occasion à saisir pour porter ce débat sur la scène européenne, d’en faire un enjeu significatif du vote et d’envoyer un signal clair aux institutions européennes : l’Europe ne se fera pas sans les femmes et ne se fera pas sans l’égalité.

 

Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de garde, Marie Cervetti, directrice du FIT, une femme, un toit, Caroline De Haas, militante féministe, Magali De Haas, Osez le féminisme, Monique Dental, réseau féministe Ruptures, Anne-Cécile Mailfert, Osez le féminisme, Françoise Morvan, Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes, Marie-Christine Lecomte, vice-présidente de Libres MarianneS, Françoise Picq, Association nationale des Etudes Féministes, Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires, Martine Storti, présidente de féminisme et géopolitique, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

 

 

 

 

LE BLOC-NOTES  

de Martine Storti 

(sur son site)

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/

 

Genre : osez la liberté !

… Pour en revenir à ces ABCD expérimentés dans quelques écoles françaises, ils auraient dû s’appeler « ABCD de l’égalité et la liberté ». De les avoir mal nommés n’a pas empêché les cris d’orfraie. Pour la suite, il faudra oser mettre la carte sur la table, c’est-à-dire la carte de l’émancipation réelle qu’il faut concevoir comme Pierre Mendès France concevait la  République, « éternellement révolutionnaire à l’encontre des inégalités, de l’oppression et de la misère, de la routine, des préjugés et éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir ».

… lire le début :

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/


http://blogs.mediapart.fr/blog/martinestorti/140214/propos-du-genre-osez-la-liberte

 

 

 

                                                 

 

 

 

 

Amina.

Portrait par Quentin GIRARD

Libération 5 septembre 2013

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/09/05/amina-un-nouveau-dessein_929693

 

Le blog

http://freeamina.blogspot.fr

 

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le 22 février 2014

Pinar Selek


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L'humanité du 22 février 2014
Pinar Selek: Mandat d'arrêt international annulé
Interpol a annulé le mandat d'arrêt par Ankara qui visait la sociologue turque Pinar Selek, condamnée à la prison à vie en Turquie et réfugiée en France. C'est ce qu'a annoncé le député français  Philippe Bies (PS), membre de son comité de soutien.
"La commission de contrôle d'Interpol a annulé le mandat d'arrêt international qui avait été émis par Ankara et supprimé Pinar Selek de ses fichiers", a indiqué le député PS du Bas-Rhin, Philippe Bies, à l'AFP, se référant à une information officielle du ministère de l'Intérieur. "La sociologue retrouve sa liberté de mouvement" au sein des quelque 190 pays membres d'Interpol, à l'exception de la Turquie où elle reste poursuivie, a relevé l'élu. "La suite du combat, c'est son acquittement en Turquie", a ajouté le député.
Pinar Selek a été condamnée en janvier 2013 à la prison à vie par la Cour pénale d'Istanbul, alors qu'elle avait été acquittée à trois reprises auparavant, en 2006, 2008 et 2011. La sociologue, qui réside à Strasbourg, a réagi avec satisfaction à la levée de son mandat d'arrêt. "C'est une bonne nouvelle", a-t-elle dit, jointe par téléphone. Mais "mon seul but est l'acquittement et de rentrer chez moi", a-t-elle ajouté.
Pinar Selek a été condamnée pour "participation à un attentat à l'explosif contre un site touristique d'Istanbul, qui avait fait sept morts en 1998." Incarcérée peu après, elle a été impliquée dans cette affaire pour avoir refusé de donner à la police les noms de rebelles kurdes qu'elle avait rencontrés dans le cadre de ses recherches.
Elle avait été libérée en 2000 à la suite de la publication d'un rapport attribuant l'explosion en question à une fuite de gaz. Elle a quitté la Turquie en 2009, et obtenu en février 2013 l'asile politique en France. 

 www.pinarselek.fr/

solidaritepinarselek.france@gmail.com  

 

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Éditions iXe 5€

http://www.editions-ixe.fr/

 

 

                                                          

ARCHIVES

 JOURNAUX DU MLF         

 

• le torchon brûle n°0 - intégralité.

• le torchon brûle spécial Fête des Mères
• Chroniques du MLF : premiers articles, premiers journaux


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  Histoire du MLF             

 

• Chronologie des années 1970, 1971, 1972.

• 8 mars, du mythe à la réalité.  

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010 - 26 août 1970 ARC DE TRIOMPHE - Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne  

 

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  Presse                              


• Le non-anniversaire d'octobre 2008 + presse 2008/2009  

DIALLO - DSK / OPINIONS DANS LA PRESSE

 

  Livres                               

 

• Livres et revues 2011/2012

• Livres et revues 2010

Rencontre avec deux libraires et une éditrice  

• Françoise Pasquier, éditions Tierce et Deuxtemps-Tierce, 1976-1993  

• Françoise Pasquier, éditrice

 

MernissiMod

 

  Programmes 2010             

  40 ans du MLF                   

 

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010

• LE CONGÈS INTERNATIONAL FÉMINISTE

• LES PROGRAMMES 2010 DÉTAILLÉS

• LE CALENDRIER 2010

• LES PROGRAMMES AUTOUR 


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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 14:33

BALLADE DES DAMES DU TEMPS JADIS

ET DE CE QU’IL EN RESTE AUJOURD’HUI

(à la manière de : 1 Verlaine. 2 Lamartine. 3. Villon 4. Verlaine et Scrib)

 

Qu’a-t-on fait, nous que voilà

Grognant sans cesse,

Oui qu’a-t-on fait depuis c’temps là

À nos jeunesses ? 

 

Mes chères amies, quand nous mourrons,

On n’s’ra pas seules au cimetière

Mais le seul feuillage éploré

Qui bercera nos têtes chères

Sera celui de nos amours

 

Dites-moi où, n’en quel pays

On trouvera ce phénomène

D’un’ vie de femme épanouie

Par le soutien de qui elle aime

Si nos actions et nos discours

N’ont pas plus d’allant

N’ont pas plus d’élan !

 

Mes sœurs, mes sœurs, l’anniv. est là, bien trop tranquille,

Car cette rude rumeur-là

Lui faut du style

Lui faut du cœur, lui faut du souffle

Moins de rancœurs, moins de pantoufles.

 

Et puis penser aux lendemains

Sans avoir envie de les faire chanter

Sans vouloir qu’ils rendent ni leurs sous ni leur âme

Ni qu’ils rapportent en bon chienchiens

Aux mémères qu’on ne veut pas être.

 

Mes chères amies quand on sera

Au panthéon des féministes

Entre Olympe et Maria, entre de Gouges et Deraisme

On pourra reprendre le temps des querelles

Les discours de la dé-Raison

Les « c’est-pas-moi-c’est elle » éternels

Et s’enfermer dans nos prisons.

 

En attendant ce temps béni

On pourrait parfois dire « oui »

Dire « d’accord » ou « pourquoi pas ? »

En dégustant les petits plats

Des amours contingentes

Et des idées tangentes

Pas tout à fat de nous, pas tout à fait des autres

Mais qui volent au vent du temps qui est le nôtre.
 

 

18.02.10

SCrib

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 16:29

Marre de la St Valentin ?

Marre des petits cœurs roses, des rouges baisers, des amours tarifées, des compliments d’un jour et des fleurs par brassées aussi artificielles que ces émotions/bons de commande ?


Re-Belles vous offre de quoi ranimer la flamme de votre vie de couple ou de bureau avec un peu d’humour, (éventuellement autocollant).

 

À vous de jouer pour que 2010 soit en mouvement…


Mode d’emploi : Cliquez, glissez sur votre bureau, remettez au format A4, imprimez vos étiquettes, distribuez, collez et décorez la vie et la ville .


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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 17:07

Frequently Asked Questions / la Foire Aux Questions

sur le Mouvement de Libération des Femmes

tel que je l'ai connu

(avec quelques réponses, et parfois, commentaires)1


Jacqueline, Paris, janvier 2010


Q. : Qu'est-ce que le féminisme ?

R. : PETIT ROBERT 1979 : Doctrine qui préconise l'extension des droits, du rôle de la femme dans la

société. Le féminisme politique des suffragettes

SUFFRAGETTE : Anglaise militante qui réclamait le droit de voter; "Catherine ne réclamait pas le droit

de vote pour les femmes, comme les suffragettes anglaises" (Aragon)

MILITANT : Qui combat, qui lutte…."Ces militants qui sont l'avant-garde de la classe ouvrière"

(Aragon)

Les "exemples" proposés dans un dictionnaire ont des effets : c'est comme si des "situations

exemplaires", c'est-à-dire qu'on encourage à suivre, étaient présentées.

Il est intéressant de rencontrer Aragon à la fois dans l'entrée "suffragette" et dans celle

"militant". Dans le premier cas, on donne en exemple une femme qui s'abstient de militer, ce serait un

modèle valorisant une femme qui plait aux hommes (en l’occurrence, Aragon). Par contre, le

deuxième exemple proposé est bien un exemple positif - il s'agit d'une "avant-garde" - pour le militant

communiste qu'est Aragon. Ne pourrait-on pourtant pas dire que les "féministes" représentent, par la

conscience qu'elles ont de la situation, l'"avant-garde" des femmes ? A cela près que les féministes du

mlf n'appréciaient guère l'élitisme.


Q. : Qu'est-ce qu'a été le "mouvement de libération des femmes"?

R. : Ce fut un mouvement extrême, actif, joyeux, novateur, des années soixante-dix. Entre autres

choses, il a introduit dans la langue courante les mots "machisme", "phallocratisme", "sexisme",

"patriarcat", pour rendre compte d'une réalité bien présente mais jusqu'alors innommée. Il a lutté pour

le droit des femmes à disposer elles-mêmes de leur corps, donc, pour le droit à la contraception et à

l'avortement (obtenu en 1975), ainsi que pour l'égalité des droits civils, et surtout, pour que toute

femme puisse choisir sa vie et ne pas être seulement définie à travers le regard des hommes, en tant

que moche ou belle, désirable ou pas, épouse, mère, ou putain.

Nous nous sommes retrouvées avec beaucoup de bonheur : nous étions jusque-là quelquesunes

à nous sentir bien seules, quand nous disions qu'il y avait quelque chose qui ne collait pas dans

la façon dont la société traitait les femmes. Tout à coup, nous découvrions que nous n’étions pas des

êtres bizarres, mal dans leur peau comme on voulait nous le faire croire, mais très nombreuses. De

plus, d’un seul coup, un phénomène de diffusion sociale s'opéra, et de très nombreuses femmes vinrent

nous rejoindre, prenant conscience à leur tour de l'anomalie de la situation. (cf plus loin "les lunettes"

du féminisme)


Q. : Pourquoi un "mouvement", et non pas un parti, ou une association ?

R. : Parce que nous nous situions dans la mouvance libertaire du mouvement de mai 68. Elle se

méfiait des partis politiques, qui finissent toujours par se scléroser. Habituées à être des militantes de

base, nous refusions la hiérarchie. L'important était de s'exprimer, quelle qu'on soit. On appelait cela la

"spontanéité", on était encouragé/e à être "spontex". C’était la condition première d'arriver à une

re/connaissance de soi-même, en nous libérant des carcans de l'autoritarisme et des conformismes

divers où nous avions été élevées.

On retrouve cette même méfiance dans les mouvements sociaux de ces dernières années qui,

plutôt que de s'en remettre aux syndicats et aux partis politiques, créent des "coordinations", et

fonctionnent selon les décisions des Assemblées Générales, en imaginant des modes nouveaux de

démocratie.


Q. : Pourquoi "de libération"?

R. : La terminologie prenait modèle sur les mouvements de libération du Tiers-monde, avec les

guerres d'indépendance et de décolonisation qui venaient d'avoir cours ou qui avaient encore cours :

guerres d'Indochine, menées par la France puis par les USA ; guerre d'Algérie, menée par la France ;

révolution cubaine, avec Castro et Che Guevara.

Le modèle de combat était donc celui de la guérilla. Alors que la guerre oppose deux pays

bien distincts géographiquement, la guérilla est un entremêlement d'oppositions et de combats dans un

même lieu. Ce qui est bien le cas des femmes qui vivent dans un société mixte, mais dominée par les

hommes.2

En outre, dans les deux cas, colonisés et femmes, il s'agit de se "libérer" psychologiquement

de l'emprise des modèles dominants qui déforment les esprits des dominés. A ce sujet, les marxistes

parlaient d'"aliénation". Nous entendions sans cesse : "Une "vraie" femme ne doit pas faire ceci, ou

cela, elle doit se comporter de telle ou telle manière…". De fait, son devoir principal était de se

conformer à l'attente des hommes. Ceci n'a pas fondamentalement changé.


Q. : Comment était-il organisé ?

R. : On ne voulait pas d'organisation centralisée. L'incroyable de ce mouvement est qu'il ait réussi à

fonctionner sans organisation. Chaque groupe se définissait comme il le voulait, il y avait des réunions

chez l'une ou chez l'autre. Certains groupes, certaines femmes, sont devenus plus visibles, plus

médiatiques que d'autres, plus discrets. C'est ainsi que très peu de gens savent aujourd'hui qu'il a existé

un "groupe de femmes mariées", qui s'était chargé, aux journées de la Mutualité de mai 1972, des

thèmes de l'accouchement et du travail ménager, et qui avait vu venir à lui, à ce moment, beaucoup de

femmes.

Les divers groupes qui existent actuellement ne font que continuer cette tradition, celle d'un

féminisme éclaté et divers. Malheureusement, un de ces groupes prétend confisquer à son profit le

potentiel de célébrité de ce mouvement.


Q. : Pourquoi dites-vous "mouvement de libération des femmes" , et pas MLF?

R. : Le sigle MLF était un raccourci de "mouvement de libération des femmes". Il entendait

représenter toutes les femmes qui bougent, et non s'enfermer dans une seule définition, un parti, une

association juridiquement définie. Or, il a été "confisqué", juridiquement, par un groupe3.

Le nom exact n'est pas non plus, comme on l'entend parfois, "mouvement de libération de la

femme", parce qu'il nous semblait important qu'on cesse de parler de nous à travers cette abstraction

mythifiante. Il concernait toutes les femmes, chacune d'entre elles menant sa propre libération comme

elle l'entend.

Personnellement, quand je veux faire court, j'écris mlf, en petites minuscules, pour éviter le

sigle confisqué, et rappeler l'importance de chaque femme, et non d'un collectif réifié.


Q. : Les femmes du mouvement de libération des femmes n'étaient-elles pas toutes lesbiennes ?

R. : Ce mouvement, qui concernait les femmes, est allé de pair avec le mouvement de libération des

homosexuels, qui l’a suivi de très près. Il s'agissait dans les deux cas d'une remise en cause des

stéréotypes sexuels.

Le militantisme était alors à plein temps. Celles qui n'avaient pas de charge de famille

pouvaient s'y adonner plus que celles qui en avaient une. Les lesbiennes n'avaient pas le problème de

beaucoup de femmes hétérosexuelles qui avaient à faire à des hommes qui ne comprenaient pas, ou

comprenaient mal, ce qui se passait. C'est la raison pour laquelle nous avions créé le groupe "femmes

mariées", où sont passées beaucoup de femmes, dont certaines par la suite ont osé avouer leur

lesbianisme ; ce groupe était pour elles comme un sas rassurant avant d’aller rejoindre des groupes

plus radicaux.

On définissait alors deux types de lesbiennes : celles qui l'étaient dès l'enfance, (on disait

parfois "génétiques") et les "politiques", celles que la prise de conscience, à travers le mouvement, des

difficultés de relation avec les hommes dans la société actuelle conduisait au lesbianisme (avec parfois

un volontarisme certain).

Il est donc normal que les premières, qui avaient souffert depuis longtemps de n'être pas

"comme les autres", de ne pas correspondre à ce que la société attendait d'elles en tant que femmes,

aient été parmi les moteurs (motrices ?) du mouvement. Avant de se rendre compte qu'elles étaient

majoritaires dans le noyau central, elles avaient tu leur lesbianisme par crainte de desservir la cause

féministe. Ce fut un grand moment de ne plus avoir à se cacher.


Q. : Pourquoi ne se disait-on pas féministe ?

R. : Nous avions hérité de l'image négative des féministes transmise par la société : suffragettes

ridicules, agressives, anti-hommes, brandissant des parapluies. Nous ignorions tout de l'histoire

(pourtant pluricentenaire) du féminisme, et pensions être les premières à mener cette lutte de

libération. C'est pourquoi le numéro de la Revue Partisans que nous avions réussi à obtenir s'intitula :

Libération des femmes, année zéro4. Ce n'est qu'après cette première phase de "spontanéité" que nous

osâmes nous approprier le terme - si mal reçu encore - de "féministe".


Q. : Mais les féministes ne sont-elles pas en effet agressives, anti-hommes ?

R. : Pas nécessairement. Il y a de tout parmi les féministes. Par ailleurs, s'il existe une "guerre des

sexes", il est évident que ce sont les hommes qui l'ont commencée. La réalité "misogynie" existe

beaucoup plus fortement que la "misandrie", dont le mot même est peu connu.5


Q. : N'y a-t-il pas eu tout de même quelques excès ?

R. : Quand une oppression apparaît "normale", "légitime", il faut beaucoup d'énergie psychique pour

s'en dégager, retrouver les véritables valeurs, risquer de paraître "anormale". On s'est senti longtemps

dominé/e, humilié/e, blessé/e, et lorsque le couvercle finit par se soulever, on réagit très fort. Ceci n'est

pas réservé au seul cas des femmes, mais à celles-ci, on pardonne moins les excès.

Seule la violence de quelques actions spectaculaires peut bousculer le confort d'une violence

psychique et sociales qui n'est pas reconnue comme telle : enlever en public son soutien-gorge, lors

d'un débat sur l'avortement alors interdit, dénonce ce symbole de féminitude encadrée ; écrire un

manifeste tel que "SCUM"6 est moins violent que les actes de violence perpétrés par le machisme.…


Q. : Suffragettes anglaises, féministes américaines, allemandes, scandinaves, y aurait-il lieu de

parler ici, comme dans d'autres domaines, d'une "exception française" ?

R. : En effet. La société française n'aime pas le féminisme. Lors du débat sur Arte qui a suivi le film

sur le MLF, en 2003, la québécoise Denise Bombardier a dit qu'aucune femme québécoise intelligente

ne dirait qu'elle n'est pas féministe. Ce qui est loin d'être le cas en France, où il vaut mieux assortir une

critique pourtant féministe d'un précautionneux : "Je ne suis pas féministe mais..."

Dans le même débat, cette québécoise a exprimé son effarement devant la violence des propos

tenus par de jeunes beurs des banlieues à l'égard des filles (pour ne pas parler ici des actes - viols,

tournantes, meurtres, que chacun connaît). De tels propos sont inimaginables au Québec, a-t-elle dit.

Elle a très justement fait remarquer qu'ils ne pouvaient avoir lieu ici que parce que le même machisme

est à l’oeuvre dans toute la société française, seulement de façon plus discrète ailleurs.7

4 Paris, Maspero, 1970 ; partiellement repris dans : Libération des femmes, Paris, Maspero, 1972, 1974.


Q. : Pourquoi faut-il que les féministes s'agressent, au lieu de s'entendre entre elles ? On a

l'impression qu'elles sont toujours en désaccord les unes avec les autres.

R. : D'abord, il faut remarquer qu'il s'agit d'agression seulement verbale, et au pire, par l'intermédiaire

de procès, mais pas de crimes de sang.

Ensuite, la société est complexe, et on peut diverger sur les moyens de conduire les combats. Il

n'y a rien de très différent d'avec les groupes d'hommes qui, poursuivant pourtant des buts

éventuellement semblables, peuvent s'entretuer.

On remarque plus les dissensions entre femmes parce qu'on n'a pas l'habitude de les voir

participer aux discussions et actions publiques. Elles y participent aussi parfois de façon différente,

avec plus d'émotivité.


Q. Qui a participé au mlf ?

R. : Comme dans tout mouvement de mise en cause de la société8, on trouvait de tout : des

révolutionnaires, des réformistes, des radicales lesbiennes, des lesbiennes non radicales, des

hétérosexuelles, des bi-sexuelles, des théoriciennes, des pragmatiques, des excitées, des sages, des

médiatiques, des inconnues, des célibataires, des femmes seules, des femmes mariées, des mères de

familles, des coquettes, des non-coquettes, des stars, des maquillées, des non-maquillées, des bien

habillées, des qui-s'en-fichent de leur apparence, des douces, des dures, des dites-belles-par-leshommes,

des dites-laides par les mêmes, des névrosées, des psychotiques, des autrement-bienintégrées,

des chômeuses, des riches, des travailleuses, et même des qui-se-prostituent peut-être, des

athées, des chrétiennes, des juives, des musulmanes…Toutes celles qui voulaient vivre leur propre vie

et ne pas être définies par les stéréotypes du féminin, même si elles ne se reconnaissent pas féministes.


Q. : Pourquoi le mouvement de libération des femmes s'est voulu sans hommes ?

R. : Parce que le phénomène de domination était si fort, le féminisme si faible, qu'il suffisait d'un seul

homme pour que les femmes n'arrivent pas à se trouver elles-mêmes. C'est ce que nous avons pu

constater nous-mêmes : le groupe "Féminin, Masculin, Avenir", créé avec Anne Zelensky, s'était

voulu mixte, puisqu'il s'agissait de changer les rapports entre les hommes et les femmes, et qu'il existe

des hommes féministes. Nous avons constaté que la dynamique de femmes entre elles était

considérablement plus forte que dans une réunion mixte, où nous avions du mal à nous dégager des

stéréotypes.

Pour les journées de la Mutualité, en 1972, c'étaient, symboliquement, des hommes qui

s'étaient chargés de la crèche (une invention du mouvement de mai 68, où déjà les étudiants y

participaient volontiers).


Q. : Pourquoi la transmission est-elle si mal faite?

R. : C'est une question très importante. Cela semble un trait spécifique du combat féministe.

Les combats féministes semblent ponctuels. Sans doute parce que l'univers des femmes reste

d'abord celui du privé, de l'affectif, et pas de la politique (participation à la cité). Il y a peu

d'institutionnalisation.

La chose importante et nouvelle est l'existence désormais des Études sur le genre, reconnues

dans la cité universitaire, même si elles continuent à y détenir un statut secondaire. L'"hymne" du mlf

commençait par :

"Nous qui sommes sans passé, les femmes / Nous qui n’avons pas d’histoire."

Maintenant, l'histoire des femmes existe.

On peut aussi avancer une explication d'ordre psychanalytique, basée sur les rapports des filles

à leurs mères, qui commencent tout juste à faire l'objet d'études. Dans le film sur le mlf, on est

frappé/e du manque de générosité et de compréhension à l'égard des femmes présentées de la

cinéaste. D'où le titre que j'avais alors donné à ma réaction : "Vulnérabilité des femmes".9


Q. Pourquoi les féministes apparaissent-elles si souvent ridicules?

R. : Autre question fondamentale. Les terroristes, les violents, n'apparaissent pas ridicules, sauf quand

ils sont vaincus (Saddam Hussein sortant de sa cachette, mais à ce moment, il fait aussi pitié). Ils font

peur.

Quand on s'oppose aux moeurs habituelles, qui ont pour elles la force de l'évidence, si on ne fait

pas peur, on est ridicule. Or, en France, comme chacun sait, "le ridicule tue". C'est une arme très

efficace pour laisser les choses telles qu'elles sont.

Il se peut que ce soit par rapport à cette crainte du ridicule que la cinéaste a pris les devants,

en quelque sorte, en voulant afficher de la légèreté sur ce sujet miné. Il est évident que, sur tout autre

sujet, les écologistes, les musulmans, les juifs, les arabes, ARTE aurait passé un reportage "sérieux",

fait par un/une journaliste qui a étudié sérieusement le dossier.


Q. : Quelle est la spécificité de ce combat ?

R. : L'identité sexuelle touche chacun au plus profond de lui-même. Elle se construit dès la première

socialisation, dans la petite enfance. De fait, on constate que la société est si peu sûre des différences

biologiques des sexes qu'elle en rajoute un sacré paquet pour les distinguer !

Le petit garçon est piégé dans l'obligation de la virilité - c'est-à-dire dans la dureté, dans

l'affirmation de soi-même. La petite fille est piégée dans la gentillesse et la joliesse, c'est-à-dire dans le

"plaire aux autres". C'est merveilleux de se sentir aimée, c'est agréable d'être belle et gentille. Voilà

qui piège les femmes dans leur rôle de seconde dévouée. La création, qui exige une puissante

affirmation de soi, l'oubli des autres et de ce qu'ils peuvent penser de vous, restera donc encore

longtemps l'apanage du premier sexe.

Le combat se livre à deux niveaux : celui de la société, où de grands progrès ont été faits, au

moins pour l' idée d'égalité et les textes de loi, mais cela ne suffit pas. Le combat se livre aussi au

niveau psychologique, voire, psychanalytique, pour chacun, ce qui peut impliquer d'autres difficultés.


Q. : Pourquoi un des groupes s'est-il appelé "La Millénaire" ?

R. :. Parce que la domination des femmes est millénaire, il ne faut donc pas trop s'affoler si les choses

ne bougent pas assez vite à notre gré. Elles ont déjà beaucoup bougé, grâce au "mouvement de

libération des femmes". Mais changer les esprits est plus long que changer les lois.


Q. : Pourquoi tant de femmes ne veulent pas se dire féministes ?

R. : Chacun/e tient à ses illusions de liberté. Une femme s'est construite, elle est à peu près satisfaite

d'elle-même, elle ne se pose pas trop de questions. Elle a suffisamment à faire dans la vie, sa vie est

bien remplie. Comment s'habiller, çà lui est agréable, elle aime le lèche-vitrines ; comment se

maquiller : c'est un plaisir de s'occuper de soi et d'être belle aux yeux des autres et de soi-même, et

donc désirée par les hommes ; le travail, les enfants, il faut gérer tout cela, ne pas en rajouter dans les

difficultés, rester zen, savoir faire la part des choses, être raisonnable, quoi. A la télé, on nous montre

beaucoup d'horreurs, la misère, les guerres, les attentats, les catastrophes naturelles. Face à cela, les

souffrances des femmes, dissimulées sous leur célébration, paraissent bine minimes.

On n'aime pas voir bousculer la construction de soi-même et de sa vie : voilà ces féministes qui

vous disent : " Vous êtes opprimée. - Non, mais, çà va pas ? Je ne suis pas une victime, moi, je sais me

défendre, je ne me sens pas, mais alors, pas du tout, opprimée. Vous êtes ridicule. C'est vous qui

n'allez pas très bien, allez vous faire soigner. "

L'oppression des femmes n'est pas un phénomène simple, immédiatement repérable. Les

situations sont complexes, les personnalités aussi. Il faut chausser des lunettes.


Q.: Que veut-on dire quand on parle de lunettes féministes ?

R. : La situation est rarement binaire, avec un méchant machiste et une pauvre femme opprimée. Mais

dans la complexité de toute réalité concrète, les lunettes font apparaître une logique sous-jacente.

Ainsi :

-Dans le couple, l'homme est supposé être plus âgé que la femme, plus fort physiquement, avec

une réussite sociale plus grande, autant de critères de domination "naturelle", "évidente".

- Il continue à être d'usage que la femme porte le nom de son mari. Un symbole sous-estimé par

la plupart, mais très illustratif.

- Si c'est la femme qui domine dans le couple, on pointera l'inhabituel, l'anormalité de la

situation par des plaisanteries : "c'est la femme qui porte le pantalon", ou encore, c'est l'homme,

bonhomme, qui nommera sa femme "son gouvernement". Dans le langage psychanalytique, on le

plaindra d'être castré (tandis que, dans une certaine psychanalyse orthodoxe, la castration des femmes

est un fait de nature ! )

- Avec la libéralisation marchande de la pornographie, les fantasmes érotiques des hommes nous

assaillent dans les kiosques à journaux.

Tout ceci n'est pas sans effet sur l'identité sexuelle de l'un et l'autre sexe. La visibilité du

phénomène s'introduit à travers les statistiques, comme une tendance profonde : statistiques du

pouvoir, de la création reconnue, de la violence. Les femmes ne sont que 10% au parlement. Elles

gagnent 20 % de moins que les hommes. Elles sont plus pauvres, plus souvent chômeuses que les

hommes. Elles sont souvent battues. Elles vivent plus souvent seules. La prostitution - qu'on dit être le

plus vieux métier du monde, comme si cela encourageait à l'accepter, en tant que phénomène "naturel"? - concerne principalement les femmes, et profitent principalement aux hommes.


Q. : Qu'est-ce que c'était que les "groupes de prise de conscience" ?

R. : Comme la situation reste cachée dans la société, en se réunissant entre nous, entre femmes, on

s'apercevait que nos expériences personnelles, chacune d'entre elles paraissant minuscule, personnelle,

sans sens, prenaient un sens lors de cet échange de groupe, participant de la logique de domination

d'un sexe sur l'autre.

Il était nécessaire, pour faire ce travail de prise de conscience, d'être seulement entre femmes.

Mais les hommes féministes qui nous soutenaient, ont aussi crée des groupes de conscience entre

hommes.

Les révolutions ont toujours cherché à construire un "homme nouveau". Mais c'est seulement

alors que le travail sur soi-même est devenu une composante essentielle du changement

révolutionnaire.


Q. : Quel est le nouveau défi du féminisme aujourd'hui ?

R. : La mondialisation à l'oeuvre, qui met en contact des cultures aux héritages bien différents, montre

que la place faite aux femmes par toute culture constitue un élément essentiel de l'appréciation morale

de cette culture.

Les lunettes du féminisme nous révèlent, on l'a vu, une logique étonnamment simple, mais on

ne peut s'en tenir là : c'est comme, en mathématiques, une première approximation. Elle est nécessaire,

mais s'y tenir relève de la langue de bois. Car la situation sociale se vit à travers des situations

particulières, personnelles. Or, au plan personnel, la situation est rarement binaire. Elle est la seule des

situations d'oppression où l'on n'a pas affaire à deux camps bien distincts : riches et pauvres ; patrons

et ouvriers ; blancs et noirs…

Entre l'homme et la femme, c'est plus compliqué. L'homme commence par être soumis à sa

mère. Il désire, il aime aussi les femmes. Tout cela peut parfois arranger les choses, mais aussi les

compliquer.

Le défi du féminisme, aujourd'hui, c'est que chacun/e arrive à combiner les différents niveaux

du combat : perception de la situation globale, et vie quotidienne avec les pères, frères, fils, amis, et

surtout amants, dont on attend qu'ils apprennent à se débarrasser du machisme qui leur est inculqué, et

qui est responsable de tant de dégâts.

Le féminisme a fait admettre au plan officiel, légal, l'égalité théorique des deux sexes. La

libération de la sexualité a été apportée par mai 68. La nouvelle étape concerne les fondements mêmes

du psychisme sexué.

Jacqueline, Paris, janvier 2010


1 Une première version de ce texte a été écrite en réaction au reportage de Sophie Jeanneau sur le MLF, passésur Arte en 2003, illustration flagrante de la méconnaissance de ce qu'a été le mlf. Je l'avais alors intitulé:"Vulnérabilité des femmes ou Les malheurs de Sophie". Il y sera fait allusion plusieurs fois en cours de route.


2 L'écrivaine Monique Wittig a publié en 1969 un livre intitulé Les guérillères.


3 Le seul riche qui a pu ainsi se permettre procès et pubs.


4 Paris, Maspero, 1970 ; partiellement repris dans : Libération des femmes, Paris, Maspero, 1972, 1974.


5 Cf l'incroyable vocabulaire de la misogynie qui ressort de l'étude du Petit Larousse, citée plus haut.


6 Valérie Solanas : Society for Cutting Up Men, 1968.


7 La situation française a aussi sa dose de paradoxe. Si Molière s'est moqué des "femmes savantes", au siècle suivant, des femmes françaises ont tenu salon, dans des rôles distincts de ceux des hommes, mais tout de même bien reconnus. Si le droit de vote pour les femmes n'est arrivé en France qu'en 1944, avec la Libération, les

françaises ont toujours eu une tradition de participation à la société du travail et, du coup, les maternelles en
France sont bien plus développées que dans d'autres pays. Simone de Beauvoir qui, à l'époque, ne voulait pas se
dire "féministe", a écrit un livre fondamental Le deuxième sexe, en 1949…


8
et comme c’était le cas à la Samaritaine, pub connue…

9
La journaliste reproche à un moment à une femme du mlf de ne pas avoir soigné la "communication".

Un comble ! C'est elle qui fait très mal son boulot.


Merci à Jacqueline de nous avoir envoyé ce travail. Re-Belles
commentaire
Bon, dîtes-donc, il devient d'une richesse, ce blog! C'est un mouvement en soi, une relance, une renaissance, ou quoi? Faut le dire, si c'est ça.
Donnatella
commentaire
Bravo Jacqueline pour ce point de vue sur le mlf.
Marielle Burkhalter
commentaire
Bravo pour ces explications claires et justes. En effet, il y avait déja des féministes, avant-guerre (mamère par exemple) mais on ne les nommait pas ainsi et j'ai failli passer à côté du "mouvement" car tout ce que demandaient les féministes me paraissaient évident depuis toujours. Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir une mère d'avant-garde! Je continue d'être de tout coeur avec vous toutes.
Juliette

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Published by Re-Belles
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 19:34

 

Septembre

 

VERNISSAGE TROIS EXPOSITIONS PHOTO AU FIAP À 19H MERCREDI 15 

40 ANS LE OFF - FÊTE DE LA BARBE - AU COMPTOIR GÉNÉRAL DANS LE  X° À 20 H  VENDREDI 17 

DIX SUR DIX, FORUM ASSOCIATIF DU X°- RECOLLETS / JARDIN VILLEMIN - DE 14 À 19 H SAMEDI 18 - DIMANCHE 19 

DISCUSSION : PRESSE FÉMININE, PRESSE FÉMINISTE - AU FIAP À 20H30  MERCREDI 22 

COLLOQUE - FAIRE ET ÉCRIRE L'HISTOIRE : FÉMINISME ET LUTTE DE CLASSE - DE 9 À 18H30 SAMEDI 25 

40 ANS LE OFF - FESTIVAL FEMMES EN RÉSISTANCE - À ARCUEIL - SAMEDI 25 - DIMANCHE 26 

 

 

 

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A partir du 15 septembre

30 rue Cabanis, 75014 Paris

Le FIAP Jean Monnet 

s'associe au quarantième anniversaire du Mouvement de Libération des Femmes, de septembre à novembre 2010, expositions, discussions, projections, concerts.

Début le 15 septembre et jusqu'au 28 novembre avec trois exposition photographiques :

- Dominique Doan, Autour du journal Histoires d'elles.

"…Regarder le monde avec d'autres lunettes comme le proposait la couverture du numéro un, confronter nos histoires singulières à l'Histoire avec un grand H, telle était la formule. Créer une actualité à partir des histoires individuelles et collective des femmes, telle était l'ambition". Martine Storti

- Situation internationale avec entre autre l'institut für Stadtgeschichte (Frankfurt / Main)

- Catherine Deudon et Armand Borland, Le féminisme hier et aujourd'hui.

 

Vernissage le 15 septembre à 19 h


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off

17 septembre de 20h à 1h du matin


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Les 18 et 19 septembre 2010

Couvent des Récollets et jardin Villemin, 75010 Paris, gare de l'Est

L'association 40 ans de mouvement

participera au forum associatif du 10e arrdt à Paris. "Durant ces deux jours, l'ancien couvent des Récollets et le Jardin Villemin vivront au rythme de vos pratiques culturelles, artistiques ou sportives de vos débats, de vos performances (près de 70 animations),  de vos présences sur les stands". 

 

Le stand des 40 ans de mouvement sera situé à proximité du kiosque, entre l'AFEV, l'UNICEF et la Ligue des Droits de l'Homme.


VENEZ NOUS VOIR :

 

Samedi 18 de 14 heures à 19 heures :

Rencontre avec des associations et activistes féministes

Dimanche 19 de 14 heures à 19 heures :

 Rencontre avec les auteures de livres inscrites dans la démarche féministes des 40 ans.

Signeront leur livres : Valérie Ganne, Juliette Joste, Virginie Berthemet, Liliane Kandel, Françoise Picq, Cathy Bernheim, Geneviève Fraisse, Christine Fauré, Michèle Larrouy, Evelyne Le Garrec, Françoise Flamant, Martine Storti.



CouvMerci-copie-1  couvprem1.jpg   22510100277730MCouvJesuisunefemme2  Fraisse Geneviève - #2501E0 - copie

 

 

 

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Vous pourrez également participer au pique-nique géant le dimanche à 12h ou encore visiter les ateliers d'artistes en résidence à la cité des Récollets, participer aux projections et animations dans le couvent et la chapelle des Récollets et bien sûr déguster différentes spécialités du monde…

 

 

 

 

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22 septembre à 20h30

Discussion

Presse féminine, presse féministe, quelles relations ?

En présence de Martine Storti pour Histoires d’Elles, Fiammetta Venner directrice de publication de ProChoix, Laure Jouteau de Osez le Féminisme et Causette (sous réserve). Débat animé par Liliane Kandel, sociologue, co-auteur des « Chroniques  du sexisme ordinaire » publiées dans Les Temps Modernes  de 1973 à 1983.

 

 

 

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Samedi 25 septembre

Colloque

Faire et écrire l'histoire : féminisme et lutte de classes, de 1970 à nos jours

de 9 heures à 18h30, salle des fêtes de l'Hôtel de Ville de Paris, entrée par le 3 rue Lobeau, 75004 Paris.

Inscriptions, indispensables pour entrer à la Mairie :

envoyer un mail  à  feminismeluttedeclasses@gmail.com
Merci de préciser : nom, prénom, organisation, adresse.

 

En 2010, nous « célébrons » les 40 ans du Mouvement de Libération des Femmes. L'écriture de l'histoire du MLF est un  chantier tout juste défriché.  Dans cette vaste entreprise,  l'histoire du lien entre féminisme et lutte de classes relève quasiment de l'impensé.
Restituer cette histoire dont nous sommes les héritières, la faire émerger, lui donner corps et vie à travers les paroles de ses actrices est une nécessité impérative pour la compréhension de  la situation actuelle. Impérative pour la continuité  de notre combat, pour en assurer la transmission.  Mais impérative aussi pour la véracité de cette histoire.
Nous souhaitons, à travers ces paroles plurielles et diverses, poser des jalons pour cette écriture. Que ces mémoires rassemblées étayent ce que nous fûmes, ce que nous sommes et ce que nous serons et suscitent le désir de cette aventure.

 

9 heures : Accueil des participant-e-s
9h30 : Ouverture du colloque par Fatima Lalem, Adjointe au Maire de Paris,chargée de l'égalité femmes/hommes

Introduction
Suzy Rojtman, Collectif national pour les Droits des Femmes
Michèle Riot Sarcey, historienne


10 heures : 1970-1981
Les années 70 sont les années de tous les possibles. Le MLF naissant se développe  rapidement avec de nouvelles pratiques qui influenceront largement les mouvements sociaux ultérieurs.  Il percute les organisations d'extrême gauche, interpelle les syndicats, remue les partis politiques  de gauche et va  jusqu'à questionner des luttes ouvrières. 
La lutte première des féministes est celle pour l'avortement que ce soit avec la création du MLA et le manifeste des 343 ou plus tard celle du MLAC et sa pratique subversive des avortements  qui brave la loi de 1920. Mais il va bientôt se  tourner aussi plus spécifiquement vers les quartiers et les entreprises. C'est le militantisme de prédilection de la « tendance lutte de classes » . 

 

Présentation : Martine Noël, Collectif national pour les Droits des Femmes
Intervenantes :
Danièle Czalczynski : Les Pétroleuses 
Marie Geneviève Lantaigne : Femmes en lutte
Danielle Riva : Cercle Élisabeth Dimitriev

Marie Annick Mathieu et Jeanine Trat : Cahiers du féminisme
Débat
Nicole Edith Thévenin : Elles voient rouge 
Luce Sirkis : Courant G, Mignonne allons voir sous la Rose
Débat
Gisèle Moulié : CFDT
Monique Piton : LIP
Françoise Pierquin et Eliane Lallemand : Coordination des groupes femmes d'entreprise
Gerty Dambury : Coordination des femmes noires
Claudie Lesselier : Luttes des femmes de l'immigration
Débat
Suzette Robichon :  Les groupes de lesbiennes
Simone Iff : Mfpf
Maya Surduts: Mlac
Débat


13 heures : Déjeuner libre


14h30 : 1981-1995
La gauche arrive au pouvoir en 1981. Le MLF qui a remporté des « victoires » sur l'avortement et le viol suite à des luttes acharnées se divise sur cette question.  Faut-il continuer à lutter ou attendre que de nouveaux droits soient octroyés ? Il a aussi été touché de plein fouet par le dépôt du sigle MLF par Psychanalyse et Politique en 1979, ce qui, a contrario suscite un rapprochement dans le reste du Mouvement entre courant radical et courant « lutte de classes ».  Années plus difficiles mais qui voient la création d'un bien commun à tout le MLF : les associations tournées vers les violences.
Sans oublier le remboursement de l'avortement qu'il a fallu arracher en 1982.
Années de transition...
Présentation : Michèle Sauve, Collectif national pour les Droits des Femmes 
Intervenantes, par ordre chronologique ( date de « création » ou fait marquant)
1981 : Michèle Gonin :  Maison des Femmes
1982 : Ana Azaria : Cercle Clara Zetkin
1982 : Chantal Rogerat : Antoinette, journal de la CGT
1982 : Monique Dental  : Ruptures 
1985 : Souad Benani : Nanas Beurs  
1988 : Danièle Kergoat, sociologue,retrace la lutte des infirmières
1989 : Anne Marie Pavillard : Elles sont pour 
1990 : Maya Surduts : Cadac
Débat

16h30 : De 1995 à nos jours
Le mouvement social se réveille : coïncidence heureuse  : la manifestation féministe lancée par la Cadac le 25 novembre inaugure ce réveil. Le CNDF se crée dans la foulée. Mais les événements politiques ultérieurs (11 septembre 2001, FN présent au second tour des présidentielles de 2002) ouvrent une période de régression....
Présentation  : Muriel Naessens, Collectif national pour les Droits des Femmes  
Extraits de films.


17 heures : Écrire l'histoire du « féminisme lutte de classes », comment ?
Table ronde ( par ordre alphabétique)
Sylvie Brodziak, historienne
Françoise Picq, sciences politiques
Josette Trat, sociologue
Débat

18h15 : Conclusion, Maya Surduts Collectif national pour les Droits des Femmes

Inscriptions, indispensables pour entrer à la Mairie : envoyer un mail  à feminismeluttedeclasses@gmail.com.
Merci de préciser : nom, prénom, organisation, adresse.
PAF : 5 € si possible.

 


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Samedi 25 et dimanche 26 septembre

 

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Voici le programme de l’édition 2010 !

« Féministes, pour quoi faire » par le FIT et Femmes en résistance,

« Viol conjugal, viols à domicile » le dernier film de Carole Roussopoulos,

« The Time of Their Lives »

et bien d’autres, à découvrir les 25 et 26 septembre !


 

 

Octobre

 

CINÉMA  CENTRE SIMONE DE BEAUVOIR - SISTERHOOD IS POWERFUL - DU JEUDI 7 AU  DIMANCHE 10

CONCERT HOMMAGE AUX FEMMES CONPOSITRICES - AU FIAP À 20H30  MERCREDI 14

  FÊTE LIBERTÉ ÉGALITÉ SORORITÉ AVEC L'ÉQUIPE DE LA FLÈCHE D'OR AU TANGO À 18 H  DIMANCHE 17   

DISCUSSION : LA CONFÉRENCE DE NAÏROBI - AU FIAP À 20H30  MERCREDI 20

COLLOQUE : MOUVEMENT DES LESBIENNES / LESBIENNES EN MOUVEMENT- MAIRIE DE PARIS SAMEDI 24 DIMANCHE 25

 

 

 

 

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Du 7 au 10 octobre

Sisterhood is powerful

 Au Nouveau Latina - 20, rue du Temple, 75004 Paris, tél. 01 42 78 47 86

 En partenariat avec la Mairie de Paris (Observatoire de l’Égalité femmes hommes, Mission cinéma)

et le Cinéma le Nouveau Latina.   

Séance d'ouverture le jeudi 7, deux séances vendredi 8 le soir, trois séances samedi 9, trois séances dimanche 10, clôture autour d'un verre dimanche soir.

Programmation proposée par Cathy Bernheim et Nicole Fernández Ferrer.

 

JEUDI 7 OCT.

20h
MAIS QU’EST CE QU’ELLES VEULENT ?
de Coline Serreau. France, 1975, 90’
Témoignages de huit femmes, ouvrières, paysannes, mères de famille qui s’interrogent sur leur vie, leur place dans la société… Elles se battent contre les inégalités, les préjugés,les conditions qui leur sont faites… Elles ne renoncent pas, et se livrent à la caméra les yeux grands ouverts sur le monde. En présence de Coline Serreau, réalisatrice (sous réserve) –

Projection suivie d’une rencontre autour d’un verre.

VENDREDI 8 OCT.
20h
LETTERS HOME
de Chantal Akerman. France, 1986, vidéo, coul., 104’
Pièce de François Merle : 11 février 1963, Sylvia Path, poétesse américaine,se donne la mort. Une longue correspondance la reliait jusque-là à sa mère. Projection suivie d’une rencontre avec Chantal Akerman et Ioana Wieder fondatrice du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir.
 

22h

Vidéo et Art. Séance concoctée et présentée par Élisabeth Lebovici, critique d’art

 

GUERRILLÈRE TALKS
de Vivienne Dick.Etats-Unis, 1978, S8, coul., 28’
Inspirée des Guérillères, de Monique Wittig et des recherches de la psychanalyste Luce Irigaray, Vivienne Dick, cinéaste (alors) punk et (déjà) féministe, s’est lancée à la recherche d’un langage révolutionnaire au féminin pluriel. Elle construit son cinéma devant nos yeux, ou du moins une forme de cinéma partagé avec ces guerrières --Lydia Lunch, Pat Place, Adele Bertei, Tina Lhotsky...-, qu’ont été ces femmes surgies comme des fusées sur la scène newyorkaise de la fin des années 70’s. Huit magasins de film super 8 non montés se succèdent, séparés par des entames rouges, laissant chacune
apparaître et occuper l’image et le son à sa guise, sans obéir à la voix de son maître. (E.L)

 

MY NECROPOLIS
de Moyra Davey,France, Canada, 2009, vidéo, coul., 30 min
Ce qui me plait dans l’oeuvre de Moyra Davey, artiste, écrivaine et vidéaste vivant à New York et ayant séjourné durant un an à Paris, c’est qu’elle partage chacune de ses hésitations, de ses interrogations dans ses productions, sans rendre celles-là plus intelligentes, plus belles, plus totalisantes, plus lêchées. Ainsi, dans My Necropolis, elle donne un texte à lire et à interpréter par ses proches: l’extrait d’une lettre de Walter Benjamin à Gershom Scholem (1931), que Davey cherche en vain à comprendre. L’enquête de Davey englobe des amies traductrices, des amieshilarantes mais aussi son fils et son
compagnon, englobant aussi des vues de cimetières parisiens et des tombes en particulier. Celles-là référent à l’écriture, aux écrivain(e)s, à la lecture, à la mélancolie. (E. L)

SAMEDI 9 OCT.
18h
SOME AMERICAN FEMINISTS
de Luce Guilbeault, Nicole Brossard & Margaret Wescott. Canada, 1980, 56’, coul
Luce Gulbeault s’entretient avec Rita Mae Brown, auteure et poète, Margo Jefferson, écrivaine et critique, Kate Millett, auteure et sculpteure, Lila Karp, écrivaine et professeure, Ti-Grace Atkinson, théoricienne et activiste féministe, Betty Friedan, auteure.
 

20h
 

INÈS
de Delphine Seyrig. France, 1973, vidéo, n/bl., 19’ 28
Delphine Seyrig dénonce avec force l’emprisonnement et les sévices dont a été victime Inès Etienne Romeu, militante brésilienne opposée à la dictature emprisonnée en 1971. 

 

LA MARCHE DES FEMMES À HENDAYE
de Carole Roussopoulos & Ioana Wieder, France 1975, vidéo, n/bl., 30’
Mille femmes venues de toute la France se rassemblent à Hendaye le dimanche 5 octobre 1975 contre les exécutions de militants basques par le régime franquiste.
 

LA MARCHE DU RETOUR DES FEMMES À CHYPRE
de Carole Roussopoulos. France, 1975, vidéo, n/bl., 40’
Avec l’appui de délégations de femmes, venues du monde entier, les femmes chypriotes s’efforcent d’obtenir, par une marche pacifique, l’application de la résolution de l’ONU ordonnant le retour des réfugiés chez eux.
Projection présentée par Hélène Fleckinger, Association Carole Rousopoulos  

  

22h
LA RUMEUR (THE CHILDREN’S HOUR)
de William Wyler. États-Unis, 1961, 35’, n /bl., 1h 44
Dans une petite ville de province, deux amies Karen Wright et Martha Dobie dirigent une institution pour jeunes filles, aidées par Lily, la tante de Martha, une ancienne actrice excentrique. Projection présentée par Cathy Bernheim, journaliste écrivaine.

DIMANCHE 10 OCT.
16h
RAISING THE ROOF
de Veronica Selver & Françoise Flamant. États-Unis, 2005, vidéo, coul. 30’
Les Seven Sisters un collectif américain de femmes charpentières, brisent les discriminations professionnelles et prouvent leurs talents.  

 

MAIS QU’EST-CE QU’ELLES FONT ?
Groupe la Griffone, 198 ?, vidéo, coul., 42’
Des femmes créent, travaillent, mettent en commun ressources et combats.


ALLERS VENUES
de Vivian Ostrovsky. France, 1984, 16’, coul., 12’
À la campagne, un groupe d’amies vont et viennent entre poulets, chiens et chats. Projection en présence des réalisatrices des trois films.


18h
SÉANCE INA
Concoctée et présentée par Catherine Gonnard.

 

20h
YO LA PEOR DE TODAS
de Maria Luisa Bemberg. Argentine, 1990, 35mm, coul., 105’
Soeur Ines de la Cruz, non admise à l’université parce qu’elle était femme, rentre au couvent où elle devient, en proie à la misogynie du Mexique de l’époque, une des plus grandes savantes et poétesse de l’empire espagnol du XVIIe siècle.

 

 

 

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Le 14 octobre à 20h30

Hommage aux femmes compositrices, par les élèves du lycée Racine.

 

 

 

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Dimanche 17 octobre 2010

De 18h à 23h

On danse au Tango avec

les 40 ans du mouvement de libération des femmes,

avec lez DJ's de la Flèche d'Or et toute l'équipe du 6 juin.

Il y aura aussi des projections et des surprises…

 

 

 

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Mercredi 20 octobre à 20h30

Projection et discussion

Conférence de Naïrobi, 1985, un film de Françoise Dasque, 60 mn, production et diffusion Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir.

L'évolution des mouvements et des débats dans le monde avec Malka Marcovich et Wassila Tamzali.

 

 

 

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CLF

Samedi 23 et dimanche 24 octobre 2010

MOUVEMENT DES LESBIENNES, LESBIENNES EN MOUVEMENT

Coordination Lesbienne en France

avec l'appui des associations membres de la CLF

dont les Archives de Recherche et Culture Lesbienne (ARCL).

À l'Hôtel de Ville de la ville de Paris le 23 octobre

À la Maison des Femmes de Paris le 24 octobre sous forme d'ateliers.

 

 

 

Novembre

Les programmes des mois suivants seront détaillés au fur et à mesure

 

 

 

 

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1er et 2 novembre 2010 

22e festival international lesbien et féministe de Paris

Quand les lesbiennes se font du cinéma

Pour les 40 ans du mouvement de libération des femmes un hommage spécial à Carole Roussopoulos.

Programmation en cours…

Pour cause de travaux, le festival aura lieu cette année à

l'Espace Reuilly, 21 rue Hénard, 75012 Paris

 

 

 

 

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Le 9 novembre à 20h30

Discussion : Enjeux internationaux du féminisme aujourd’hui

 En présence de Caroline de Haas de Osez le Féminisme, Caroline Fourest rédactrice en chef de ProChoix, Barbara Loyer de l’Institut Français de Géopolitique, Anita Khemka (Inde), Gracia Violeta Ross Quiroga (Bolivie) et Marcela Cea (Chili).

Note des blogeuses : L'intitulé de cette discussion à changé : dernière mouture le 3 août. 


 

 

 

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Le 24 novembre à 20h30

Concert Les Swinging Poules

Trois divas du swing accompagnées de leur pianiste

 

 

Décembre

 

Les programmes des mois suivants seront détaillés au fur et à mesure

 

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Vendredi 3, samedi 4, dimanche 5 décembre 2010

Congrès international féministe

Le féminisme à l'épreuve des mutations géopolitiques

40 ans après la réapparition sur la scène française et internationale d’un mouvement féministe, les femmes sont aujourd’hui au cœur d’enjeux économiques, sociaux, sociétaux, culturels qui s’inscrivent dans des dynamiques géopolitiques.

Il s’agit de décliner ces enjeux, en s’appuyant sur une analyse de ce qui s’est passé, sur la scène mondiale, du côté des femmes et des mouvements féministes depuis 40 ans, sur les thématiques nouvelles qui se sont peu à peu installées dans le cadre à la fois de la mondialisation, d’une montée du néo-libéralisme, du retour du religieux, d’un développement et d’une évolution des théories féministes.

- Il s’agira aussi de décrypter et démonter les diverses instrumentalisations dans lesquelles les femmes et le féminisme sont pris, tant sous l’angle de telle ou telle politique nationale que sous l’angle de la politique de genre conduite par les organisations multilatérales internationales (Union européenne, ONU, Banque mondiale, FMI, Unicef...) d’évaluer ce que les femmes gagnent ou perdent aux déplacements idéologiques à l’œuvre ces dernières années

- Il s’agira enfin de dessiner, au-delà des analyses, des perspectives intellectuelles et de lutte pour poursuivre sur le chemin de la libération des femmes, c’est-à-dire celui qui conjugue égalité et liberté.

 

Invités - humanite.png le 10 Septembre 2010

L'invitée de la semaine

françoise picq Le monde n’est plus le même, que sont devenues nos conquêtes féministes ?

Universitaire, chercheuse féministe.

Le MLF a été l’héritier rebelle et iconoclaste du mouvement de Mai 68, de la même façon que celui-ci était l’héritier rebelle du mouvement ouvrier et du Parti communiste. En ce temps-là, le marxisme donnait des clefs pour comprendre le monde, et l’espoir révolutionnaire donnait des ailes. Il s’agissait de changer la vie, radicalement. Contestant qu’un groupe social soit à lui seul porteur de l’intérêt général, le MLF affirmait que c’était à chaque groupe social de choisir ses enjeux et ses moyens de lutte. Et que les femmes étaient un groupe social. C’est ainsi qu’il a contribué à complexifier le marxisme, autant qu’à le déconstruire. C’est ainsi qu’il a été un analyseur de la société et l’a fait bouger. Mais, depuis quarante ans, les temps ont changé. Le monde n’est plus le même. Nous n’avons plus de repères à partir desquels construire les nôtres ; plus de grille d’analyse à démêler. Pourtant les femmes, plus que jamais, sont au cœur des questions de société et des conflits géopolitiques. Elles sont devenues un enjeu entre modernité occidentale et tradition obscurantiste. La « cause des femmes » est instrumentalisée pour servir d’argument à toutes sortes de politiques. Les dominer, les protéger, les libérer... en parlant à leur place. Avec le quarantième anniversaire du MLF, il s’agit aussi de retourner les choses. D’envisager les problèmes politiques et sociaux du monde tel qu’il est devenu, à partir de la question des femmes et avec leurs analyses : mondialisation, division internationale du travail et migrations, travail des femmes, production, reproduction, care, prostitution, laïcité, universalisme, tiers-mondisme. Que sont devenues nos conquêtes entre marchandisation et retour du religieux ? À quoi servent les institutions chargées des politiques d’égalité ? Qu’est-ce qu’une politique féministe aujourd’hui ? Des questions à creuser lors du congrès international, début décembre (on trouvera le programme, comme pour toutes les manifestations des quarante ans, sur le blog : http://re-belles.over-blog.com/).

 

 

françoise picq

 

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Projets dont les dates définitives seront confirmées à la rentrée (début septembre).  

Avec le collectif Ruptures

Lieu : Conseil Régional Ile-de-France à confirmer.
Entrée libre. Inscription obligatoire.
Programme détaillé transmis ultérieurement. 

1er table ronde :

une soirée dans la semaine du 18 au 22 octobre 2010 de 19 H. à 22 H.

La parité dans la vie politique : luttes féministes et avancées depuis la loi de 2000. La réforme territoriale et les régressions qu’elle engendre : quelles mobilisations ?

2ème table ronde :

une soirée dans la semaine du 15 au 20 novembre 2010 de 19 H. à 22 H.

L’évolution des positions féministes sur la question de la prostitution face aux institutions européennes et au développement du néo libéralisme.
Détournement et instrumentalisation des notions de liberté et de libre choix. L’exemple de la Suède dans sa lutte contre le système prostitutionnel.

 

Le Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes « Ruptures » est engagé dans les luttes féministes depuis les années 1970. Il l’est également aujourd’hui dans tous les mouvements sociaux soutenant les droits des femmes et le féminisme, et, plus largement, avec toutes les femmes et tous les hommes qui luttent pour une égalité réelle entre les sexes et contre toutes les formes de domination que le questionnement féministe peut ébranler.
Le Collectif a été à l’initiative en mai 2008 de l’organisation de trois tables rondes autour du thème « Le Mai des féministes ».

 

 

 

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Les programmes complets

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Colloque

 

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Le FIAP Jean Monnet

 

 

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Le 6 juin 2010 de 14h à 02h  

La grande Fête Féministe à la Flèche d'Or

 

 

CPBlogOK

 

  

fête

LIBERTÉ

ÉGALITÉ

SORORITÉ*

* SORORITÉ/FRATERNITÉ : solidarité entre et/ou avec les femmes/les hommes

à la flèche d’or

102 bis, rue de Bagnolet Paris 20è. M° Alexandre Dumas

LE PROGRAMME DU 6 juin de 14h A 02h

 

DIALEM Slam et rap LITTLE BALLROOM rock InvitéeS surpriseS Dj’s danse dominique POGGI ethno jazz MIMI BASTILLE chanson RIM Slam et slogans les voix rebelles on chante


14H ACCUEIL, AMBIANCE SONORE, VISITE DE L’EXPO ET DES STANDS, CONTACTS

14H30 Débat : SERVITUDES DE LA LIBERTÉ/LES HABITS NEUFS DE LA DOMINATION MASCULINE

16H MUSIQUE, CHANSONS, Théâtre

17H Débat : L’ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE

18H  MUSIQUE ET CHANSONS + DIAPORAMA

19H30 RESTAURATION  

21H ROCK … ET DJ’s…


Et aussi dans les 3 salles de la flèche d’or

TOUTE LA JOuRNÉE,  Restauration, Crèche / atelier de dessin pour les petits avec Jean-Charles / lecture avec talents-hauts, table des associations, table des livres, projections en continu de films et vidéo, Camera-box-enregistrement Live et perso/traces et témoignages), danse (si on veut, quand on veut),  Expositions.

 

Pour imprimer, cliquer sur le texte ci-dessous sans relâcher et glisser pour déposer l'image jpg sur le bureau, l'ouvrir et imprimer.

 

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DIALEM

 

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INTRO :

Considérant que la déclaration des droits de l’homme  était mal comprise.

Considérant que la déclaration des droits de la femme était mal connue.

Me considérant être un être humain, aussi féminin soit il,

je me donne le droit de remettre les choses à l’endroit.


Voici la déclaration des droits de la femme inspirée d’Olympe de Gouges et réarrangée par mes soins.

« Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d'être constituées en Assemblée nationale. Considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics, ont résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous.

En conséquence, le sexe supérieur, en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.»


Article 1

La Femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Chaque femme dispose de son corps. Toutes formes de mutilations sexuelles est formellement interdite. LA PAROLE

Article 2

Ces droits fondamentaux sont le respect, la propriété, la sûreté, à l’extérieur comme à l’intérieur de son domicile conjugal , et surtout la résistance à l'oppression. LIBRE

Article 3

La femme a un cerveau. Elle ne doit pas être inquiétée de ses décisions. Elle a le droit  de choisir son mari et d’être soutenue si son choix déplait à son entourage. FRANCAISE D’AFRIQUE

Article 4

Nul  homme n’a le droit d’user de la force afin d'obtenir les faveurs d’une femme.  20H

Article 5

Pour l'entretien de la demeure commune  les contributions de la femme et de l'homme doivent être égales. Elle a trop souvent part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles cela est désormais désuet. CHIEN ET CHIENNE

OUTRO: 

Femme, réveille-toi; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers; reconnais tes droits MARSEILLAISE des Femmes

 

 

 

 

Little Ballroom

 

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Little Ballroom est un quatuor illuminé qui exprime sa rage et sa poésie dans un show décapant, de léopard et de paillettes ! S’y  bousculent des mélodies désarmantes, des provocations explosives, pétries d’une énergie punk qui donne sa pleine dé-mesure en scène.

Compos, reprises inspirées ou création originale sur un poème de Bukowski, les lives prennent des allures de performance. Ils renvoient à un cabaret déjanté où se croisent rock'n'roll, chanson et autres ambiances tant lumineuses que désenchantées.

 

A fleur de peau et la tête à l'envers, la voix d'Audrey se fait gueule pour incarner une sensibilité sur le fil. Chanson d’amour déglinguée, slam rageur, debout sur le comptoir, cagoule de catch sur la tête, ou berceuse nostalgique, son feeling lui confère une présence peu ordinaire.

Les souffles de son accordéon se combinent aux mélodies du violoncelle d'Automne, petite merveille qui peint chaque morceau d'une couleur singulière. Elle grince, crie, troue, chavire, taquine,  ou émeut, son archet se frayant un chemin dans le calme et la tempête, avec une dextérité et une maîtrise que la folie guette.

 

Le jeu de batterie de Cyrille se montre intraitable sur tous les tempos. Il passe du punk des Ramones à des atmosphères diverses et dinguos. Subtil sur les peaux, il souligne cette musique à la théâtralité méchamment féminine. Soutenue par la basse de Thomas qui épouse l'univers du trio.

 

 

RIM

 

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DOMINIQUE POGGI

 

 

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Le programme général 

40 ans de mouvement de libération des femmes - 2010

Diffusé le depuis 1er mai


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Ce calendrier publié en février sera augmenté et actualisé tout au long de l'année.


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Published by Re-Belles
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 10:39
En sortant du théâtre, la première chose que l'on a envie de dire, c'est : merci Carole !
Merci pour les vidéos, les rires, les sourires et les regards qui ont accompagné ces belles années où "le temps de la colère, les femmes, notre temps est arrivé".
Ces paroles de l'hymne du mlf ont été reprises en chœur à la fin par toutes celles qui, en cœur, étaient venues te rendre hommage.
Et puis : merci à tous et toutes qui avez travaillé, crée et donné ce beau moment !
Merci Hélène Fleckinger, Nicole Fernandez Ferrer, Jackie Buet, Ioana Wieder, Nicole Brenez…
Merci à celles et ceux qui sont venus sur scène témoigner de ta présence dans leur vie, et même chanter des chansons, comme Mimi Bastille, Oreste Scalzone, Yvan Gieysse et Coralie Seyrig…
Bien sûr, nous pensons à Paul, Alexandra et Géronimo, présents en et hors champ tout au long de cette soirée.


Cet hommage à Carole Roussopoulos est programmé à Toulouse le 8 mars au cinéma UTOPIA, à l'initiative de Bagdam
.




Hommage à Carole Roussopoulos par Laurence Rebouillon, à partir d'extraits du film "Debout ! Une histoire du Mouvement de libération des femmes




Christiane et Monique. Lip V (Extrait)
Un film de Carole Roussopoulos, 1976, vidéo, n et bl, 30min

Durant le second mouvement de lutte chez LIP, Monique (assistante de publicité) et Christiane (OS) parlent de la difficulté d’être femme dans une usine en lutte, des problèmes de démocratie interne dans le syndicat et de la finalité du travail dans la situation actuelle.
Pour mettre en évidence la similitude des mécanismes à l’œuvre dans le racisme et le sexisme, Monique remplace dans son récit « Homme » par « blanc » et « femme » par « arabe ».

Produit par le site
http://www.genrimages.org/
Un site du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir dédié
aux outils et ressources pédagogiques sur les représentations sexuées dans le cinéma et les médias audiovisuels.


Un commentaire
bonjour
j'étais hier soir à la soirée hommage à carole : un grand merci pour cette soirée inoubliable !
aujourd'hui je repense à monique ... très touchée par elle !
et désolée de la savoir sdf à 76 ans ...
je crois que nous pourrions lancer un appel sur votre site afin qu'elle puisse vivre la fin de sa vie dans un confort qu'elle a grandement mérité !!!
qu'en pensez vous et croyez vous cela possible ?
cordialement et encore merci de transmettre ces paroles des femmes !

Chanfro
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merci pour ces 2 vidéos que je diffuse abondamment au Québec... aux copines féministes radicales.
solidarité
nous vaincrons le patriarcat

Barbara
Un commentaire
cette idée d'une aide a monique est excellente; je suis pour! et je dois pas etre la seule.
Maya
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Magnifique Monique ! Mais où est-elle Monique ? Si on sait où et comment l'Hippocampe se met à disposition et relaiera sur site et réseaux pour qu'elle soit aidée. Dîtes-nous, dîtes-moi.
Donatella
Un commentaire
Comment est arrivée la lettre qu'elle a écrite à la soirée d'hommage ? Quelques personnes seraient en capacité d'avoir des nouvelles de Monique ? ont-ils-elles perdu sa trace depuis ?
Nacatan
Réponse aux commentaires
Bonjour à toutes !
Un petit message pour vous rassurer sur la situation actuelle de Monique Piton.
Voici ses propres mots :
"Vous pouvez répondre que je ne suis pas malheureuse du tout, j'ai remonté la pente il y a longtemps. Je suis en retraite, j'ai un logement sympa à moi, dans mon petit village.
Un éditeur [Syllepse], l'an passé, m'a demandé d'écrire mes mémoires ; c'est fait ; cela va à l'imprimerie et paraîtra en fin février
.
"
Merci pour votre élan de solidarité.
Amitiés féministes,
Hélène Fleckinger



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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 11:08
Et bientôt, flyers, tract, affiches… seront disponibles.
Merci Corinne !


Une-copie-4



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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 19:30

Faire-part de naissance : Yes we scan ! (groupe photo)

Nom : Yes we scan !
Prénoms : Perrine, Anne-Marie, Lydie, Arielle, Michèle, Cathy, Catherine, Agnès, Corinne, Farida… et autres.
Coordinatrice : Perrine Rouillon, en collaboration avec Catherine Deudon.
But : Recherche de photographies des "anonymes" en vue d'exposition physique ou numérique, de publication et de tout autre moyen de divulgation autorisée par leurs auteurs.
Déclaration d'intention, manifeste (rayer la mention inutile) : Prises par des photographes en action au cours des quarante premières années du mouvement, dans divers groupes, rassemblements et/ou événements plus personnels, ces photographies restituent des images de la présence des femmes à leur histoire commune.
Description : "Anonymes" parce que ce mouvement nous appartient à toutes et qu'il a été, à un moment ou à un autre, constitutif de notre identité de personnes libres, autonomes et pensantes.
Qualité : Pas forcément intrinsèque. La qualité n'est pas un critère, à vous de voir.
Supports : Tous supports (papier, pixels, etc).
Format : 300 dpi.
Présentation : Non frontale non faciale ou l'inverse. En premier, second ou arrière-plan. Avec ou sans signes distinctifs. Accompagnées de slogans, pancartes, badges et individu(e)s plus ou moins identifiables voire recommandables.
Rappel : C'est le moment de sortir les cartons, classeurs, albums et correspondances diverses du fond de vos placards, des vos caves et de vos mémoires pour les partager avec nous, si vous le voulez bien.
Objectif : Subjectif.


Envoyer :
Par la poste, vos photocopies ou CD gravés à : Catherine Deudon, 11 rue Ferdinand Duval, 75004 Paris ou Association 40 ans de mouvement, 7 rue des Récollets, 75010 Paris.
Par mél à 

lapetitepersonne@orange.fr

ou re.belles@free.fr Attention à ne pas envoyer plusieurs photos en même temps car le mél serait trop lourd. Auquel cas, graver un CD en l'envoyer par la poste.
Merci.








videaste.jpg











Histoire D'Elles











filles du calvaire










Adieu Gille !

À toi, qui as dessiné la première couverture du Torchon Brûle (n°0), et tant de belles images de femmes peu sages.
À toi qui as accompagné le groupe de photographes et illustratrices "Le mauvais œil" .
À toi qui as récemment publié un témoignage en photos et souvenirs consacré à ton enfance commune avec Monique, ta sœur.
À toi qui as su nous transmettre un peu de ce qu'était pour toi la sororité, nous dédions l'annonce ci-dessus.
À Gille Wittig, donc, qui ne partagera pas avec nous cette année de ré-jouissances, mais qui reste dans nos cœurs.







GilleWmod









Torchon24p.jpgTorchon1p.jpg



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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 11:50
À toi, qui as dessiné la première couverture du Torchon Brûle (n°0), et tant de belles images de femmes peu sages.
À toi qui as accompagné le groupe de photographes et illustratrices "Le mauvais œil".
À toi qui as récemment publié un témoignage en photos et souvenirs consacré à ton enfance commune avec Monique, ta sœur.
À toi qui as su nous transmettre un peu de ce qu'était pour toi la sororité, nous dédions l'annonce de la création du groupe "Yes we scan".
À Gille Wittig, donc, qui ne partagera pas avec nous cette année de ré-jouissances, mais qui reste dans nos cœurs.



GilleWmod




Torchon24p.jpgTorchon1p-copie-1.jpg
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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 11:37
C'est parti !!!
BA2010-copie-1
             

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 17:02

Le programme général 

40 ans de mouvement de libération des femmes - 2010

Diffusé le depuis 1er mai


PROGmai1.jpg

PROGmai3.jpg


PROGmai2.jpg

 

PROGmai4.jpg

 


 


 

 

Ce calendrier est incomplet et pour une bonne part provisoire… Nous attendons que vous nous transmettiez vos initiatives et surtout leurs dates et lieux. Merci.

calendriervertblanc3




Réunion élargie du 19/11/2009 des «  40 ans du mouvement », 

Notes de réunion  (base pour un suivi et une réactualisation des  projets). Le 19 décembre 2009.

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Il convient de considérer le texte qui suit comme de simples notes de réunion, faisant un état à la mi-novembre, des différents projets dont nous avons eu connaissance (ainsi certains projets sur lesquels on dispose de très peu d’information sont simplement signalés pour mémoire sans autre précisions alors que d’autres sont plus détaillés). De nouveaux projets, des modifications aux projets tels que présentés ou des projets que nous aurions oublié de noter dans le présent compte rendu, feront l’objet d’une nouvelle note correspondant à une remise à jour de celle-ci en début d’année 2010.

Afin de simplifier le dialogue entre les participantes, nous avons numéroté les projets.

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Principaux points abordés lors de la réunion du 19 novembre :

 

INTRODUCTION DE LA REUNION :


 Martine Sorti présente la genèse de l’initiative des « 40 ans » et des outils mis en place ( Groupe d’Initiative, Google Group, site « Re-Belles », dossier en appui des demandes de financement).


     B. PRESENTATION DES PROJETS :



 Expos photos recouvre plusieurs projets :


(1) Projet d’expo photos de  Catherine Deudon (photographe et militante du mouvement)  élaboré avec Marion Charpenel  et présenté par Nadja Ringart  « Photos en mouvement, 40 ans de Libération des Femmes au travers de l’œuvre de Catherine Deudon ».   Les projets autour des photos de l'histoire du mouvement sont multiples. De nombreuses photographes, professionnelles ou non,  nous permettent d'avoir une mémoire visuelle des années- mouvement, et cette mémoire nous est très précieuse. Parmi ces photographes il y a Catherine Deudon. A la fois militante et photographe depuis 1970, elle a constitué un fonds très riche, qui se compose de portraits  de femmes mais aussi de photos montrant la dimension collective du mouvement et son inscription dans l'espace public (actions, manifestations, réunions). Catherine Deudon a eu souvent l'occasion d'exposer ses photos, mais jamais plus d'une vingtaine  en même temps. Les 40 ans du mouvement devraient permettre d'en  présenter  une centaine dans un même lieu, de porter ainsi un regard rétrospectif sur l'histoire qui s'en dégage et de l'articuler aux nouveaux enjeux.

Le lieu souhaité pour l'exposition serait une mairie d’arrondissement de Paris -  avec, peut-être, la circulation de l'exposition entre différentes mairies d'arrondissements, lieux ouverts et facilement accessibles. 

L’exposition serait  présentée aux Parisien-ne-s, à partir de  mars  2010.

Tout au long de ces expositions, chaque personne recevrait une invitation pour la soirée de clôture, où elle pourrait venir poser à Catherine Deudon, mais aussi à d'autres actrices des événements retracés par l'exposition, les questions que la visite aura soulevées.


Voilà le projet résumé. Il faut cependant préciser qu'à ce jour il  n'a encore reçu de confirmation formelle d'aucune mairie et que nous ne savons pas encore exactement comment ce projet serait financé.

(2) Autre projet photos faisant appel à des productions d’amateurs en France et à l’étranger  (Catherine Deudon et le groupe “Yes we scan“).

(3) Expositions,  projections  et débats au FIAP Jean Monnet. Le projet au FIAP Jean Monnet se déroulera de septembre à décembre 2010. La programmation culturelle du FIAP Jean Monnet sera marquée par différentes manifestations autour du mouvement de libération des femmes : expositions,  projections, débats, soirées thématiques viendront  rythmer ces quatre mois…

Le FIAP Jean Monnet, centre international de séjours situé dans le 14e  arrondissement de Paris, reçoit chaque année plus de 135 000 visiteurs venus de plus de 100 pays différents. Il permet aussi l’organisation de séminaires, de congrès ou de réunions et propose régulièrement des événements culturels, expositions, et spectacles vivants.

Le FIAP Jean Monnet s'est donné une mission de lutte contre toutes les discriminations et, c'est dans cette optique qu'il  s’associe au programme mis en place pour les 40 ans du Mouvement de Libération des Femmes.

Trois axes ont été choisis pour aborder cette manifestation :

- un regard rétrospectif sur les quarante années passées, notamment à travers des photographies témoignant des différentes actions menées

- une thématique internationale, visant à mettre en parallèle les mouvements de femmes partout dans le monde

- un axe tourné vers le futur, avec des photos et des débats autour de  nouvelles générations, leurs aspirations et  leurs initiatives.

Parmi les projets en cours d’élaboration qui trouveront leur place dans cette programmation, on peut citer une exposition sur le journal Histoire d’Elles, à partir de portraits faits par Dominique Dohan et de  la présentation de la collection des journaux.

En ce qui concerne les projections, ce sont les animatrices des actions culturelles du FIAP Jean Monnet qui choisiront prochainement  les films,  mais un certain nombre de pistes leur ont été proposées, parmi les films qui se trouvent dans le Fond du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir, ou qui y sont consultables, tous privilégiant  une dimension internationale. 



Les colloques (ensemble de projets présenté par Françoise Picq) :il s’agit d’un ensemble qui devrait donner à voir la variété des démarches militantes, historiques, culturelles…issues du mouvement féministe des années soixante-dix. Chacun sera accompagné d’événements festifs, célébrant des décennies de mobilisations issues du féminisme, avec des expositions, stables ou itinérantes, vivantes ou virtuelles. 


(4) Volet universitaire, Histoire : « les féministes d’une vague à l’autre » (archives du féminisme,) : 20-22 mai à Angers. Christine Bard et les Archives du féminisme (qui célébrera son dixième anniversaire), avec Musea, l’Observatoire de la Parité, les Bibliothèques Marguerite Durand, BUAngers,  BDIC de Nanterre, EFIGIES… Proposera une réflexion sur les actrices (et acteurs) des luttes pour l’égalité des sexes en France, au XX° siècle, avec la question de l’articulation entre les militantismes et les affiliations. La « radioscopie des féministes » tentera d’établir la singularité de l’identité féministe.


(5) Aspect cosmopolite et international du mouvement des femmes en France au début des années soixante-dix, (Claudie Lesselier) mettra l’accent sur l’influence réciproque entre les différents pays (exemple les brésiliennes réfugiées en France et l’essaimage dans leur pays au retour : individuel/collectif). Italie, Allemagne, Belgique, USA, Maghreb, Afrique. Il visera à articuler les singularités biographiques avec les dimensions collectives.


(6) «Histoire du mouvement féministe et lesbien », Archives féministes et lesbiennes (Rencontres organisées Michèle Larrouy autour du livre et de l’expo des Archives féministes et lesbiennes, qui vient d’être publié et peut être utilisé en CD (scannés), affiches français et internationales. Collaboration avec les Archives lesbiennes qui ont 20 ans. Autour du projet des débats, weekends  et une exposition légère représentant les couvertures de revues.


(7) « Où en est le féminisme ? ». Bilan des thèmes d’action du mouvement (Suzy Rojtman) : mettre en perspective la situation d’il y a 40 ans et identifier les régressions.


(8) Dans le programme des "Lundis de la BDIC", une séance sera consacrée, en mai 2010, à la présentation des archives du mouvement de libération des femmes conservées à la BDIC (Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine), à l'Université de Paris 10 Nanterre : fonds Liliane Kandel et Françoise Picq, dossier du MLAC Paris 14e, documents sur les "crèches sauvages" mises en place par les étudiantes et les personnels dans certaines universités, dossiers sur les luttes de femmes dans les entreprises, nombreux tracts de différents groupes féministes des années 1970 (notamment quelques tracts du  groupe MLF Nanterre et du groupe MLAC Nanterre), ainsi que des photos de Catherine Deudon, d'Elie Kaplan, des archives audiovisuelles, etc.
Cette séance, ouverte à toutes les personnes intéressées, aura lieu un lundi après-midi de mai 2010, la date précise sera indiquée ultérieurement (Anne-Marie Pavillard)


(9) « Histoire croisée des mouvements étudiants et du mouvement féministe » : ce thème sera l’un des thèmes de l’exposition virtuelle sur « Les années 68 » que la BDIC organise, en septembre-octobre 2010, en collaboration avec le CODHOS (Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale).


(10) « Genre, féminisme et société ». Le collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes « Ruptures » (Monique Dental) qui a été à l’initiative des trois tables rondes « le mai des Féministes (2008), se propose d’organiser diverses initiatives pour contribuer à la mémoire des luttes féministes pour une transmission générationnelle. Ouverture de leur centre d’archives et de documentation, publication des actes des  tables rondes, forum débat atelier mensuel dans le cadre de l’université citoyenne et populaire de St Denis.


(11 ) « Etats généraux de la recherche féministe » (Françoise Picq). Dans la foulée du mouvement féministe des années soixante-dix un nouveau champ d’études s’est développé (recherche et enseignement, Revues et associations professionnelles), dans un processus où la reconnaissance institutionnelle est plus difficile en France qu’ailleurs. Il se construit néanmoins dans la variété des manifestations et des structures : 1982, Colloque de Toulouse, 1989 création de l’ANEF (Association nationale des études féministes). Depuis lors ont été créés des Centres de recherche universitaires (CEDREF, Simone-Sagesse, Centre Louise Labbé), des associations (Archives du féminisme, Mnémosyne), des revues (NQF, TGS, Clio… , des réseaux (RING,  réseau interuniversitaire sur le genre), enfin une association de jeunes chercheur-e-s EFiGiES. 2010 sera l’occasion symbolique de tenir des Etats généraux de la recherche féministe/ sur le genre, avec l’objectif, notamment de faire un état des lieux de l’enseignement, de la recherche, de l’institutionnalisation du champ, et de renforcer sa structuration en affermissant des partenariats en France et à l’International.


(12) « Pratiques féministes, innovations et continuités de 1970 à 2010 ».Un projet d’intervention, par Françoise Flamant et Anne Zelensky avec l’Institut Emilie du Châtelet qui se proposent de faire mieux connaître le foisonnement d’expériences et de pratiques suscitées par le MLF, dans les années 70. … Expériences autonomes, manifestations culturelles, journaux et revues, expériences de vie… Des actrices et témoins viendront en parler ; ainsi que de leurs prolongements dans plusieurs domaines clés de la vie sociale et culturelle. Il conviendra aussi de s’interroger sur les échecs, les tentatives sans lendemain, les difficultés rencontrées. Et sur la praxis à inventer face aux nouveaux périls qui menacent la liberté des femmes.

Plus de détails : Le Mouvement de Libération des femmes a engendré de nombreuses activités et ouvert des espaces de liberté où de nombreuses femmes ont pu donner libre cours à leurs désirs et à leurs créativités.Un colloque d’une journée sera consacrée à l’évocation de ces diverses praxis, les replacera dans leur contexte, avec la participation de militantes des années 70, et examinera la pérennité ou la version contemporaine de ces pratiques, posant ainsi la question de la transmission générationnelle. Quatre tables-rondes sont prévues sur les thèmes de :

                  - l’information, la veille féministe, l’édition, la mémoire.

                  - les actions sociales et politiques.

                  - les manifestations culturelles.

                  - Les lieux  de protection, de formation et de rencontre.

La date a été fixée au  5 juin 2010.


(13) Deux projet arts plastiques  (présenté par Michèle Larrouy) : (1) espace Belleville sur plus de deux mois, le lieu qui comporte plus de 500 M2 est offert (CFDT + Mairie de Paris) ; (2) CGT maison du métallo en mars : parcours de filles/femmes à Belleville. Rapport au corps, dénonciation des corps dans la publicité.


(14) Réseaux des Maisons des Femmes (présenté  par Michèle Larrouy ) : des maisons des femmes se créent de plus en plus ( Creuse, Toulouse, etc avec le nouvelle génération). Maison de Montreuil s’associe aussi. Commence en janvier avec la Creuse à Paris, et finit ( ?) en septembre par  une journée sur la rencontre à la RMF « comment tiennent-elles ? ». Restent sur la non mixité politique.


(15) Projet sur le souvenir du GLIF, ouverture de l’association Flora Tristan, association des 3F.


(16) Lancer des Débats/rencontres sur l’apport du débat lesbien politique au mouvement des femmes.


(17) Limoges : « le torchon brûle, attisons-le. Merci de nous préciser


(18) Formation  et veille féministe : le Torchon brûle en écho blogs et face book, librairie Carabosse, Violette and co.


(19) Actions politiques et sociales : modes d’actions en parallèle avec la barbe. Vivre ensemble, communautés et lieux de rencontre.


 

(20) Projets audio-visuels (Hélène Fleckinger  au nom de l'antenne audiovisuelle).

             - Forum des images les 11-12-13-14 mars : 10 séances de films et un colloque. 

              - Du  2 au 11 avril : festival de Créteil ;

              - Un weekend à partir de septembre : Cinéma le Latina / Centre   Audiovisuel Simone de Beauvoir

               - Cinéma l'Archipel (date ?)

               - Septembre décembre le FIAP Jean Monnet  (cf. projets photos ci-dessus)


Au Forum des Images.

     - Programmation non encore établie : 2 séances en fin de journée (18h30 et 20h30) les jeudis, vendredi et samedi et 4 séances le dimanche à partir de 14 h. Cette programmation propose de redécouvrir des films vidéo (fictions, documentaires militants, films expérimentaux) de la décennie 70 et de montrer leurs   prolongements aujourd’hui dans les pratiques et les réflexions.  

     - Colloque «  Quand les femmes s’emparent de la caméra : histoire,                     pratiques et théories ». Quatre axes ont été retenus : 1) Formation  et                     accès des femmes aux métiers du cinéma : 2) Pratiques, production                      et diffusion ; 3) Théories féministes sur le cinéma et les médias ; 4)                     Période contemporaine et croisement des arts.


Festival du film de femmes (Jacky Buet ) à Créteil du 2 au 11 avril avec 6 séances (1) historique, suffragettes, femmes tondues, (2) deux programmes en collaboration avec INA archives travail et corps, femmes artistes (Louise Bourgeois,…) (3) deux programmes Africains, luttes en Guinée, Cameroun ; film lesbien Afrique du Sud ; hommage à Carole Roussopoulos.


Centre Simone de Beauvoir (Nicole Fernandez-Ferrer) octobre. Archives années 70, films expérimentaux, vie en communauté, vacances, films lesbiens. Travail avec l’INA, émission qui ne se disaient pas féministes.


(21) Journée spécifique sur les manifestations de femmes entre 71 et 77 ( Nadja Ringart ) : Les manifestations féministes  à  l'écran : histoire et actrices

A l'occasion  de la fête des 40 ans,  nous pourrions projeter dans  un espace  spécifique les  films   montrant les manifestations de 1971 à 1977.  A l'exception de celles qui sont reprises par Carole Roussopoulos dans Debout !   Ces images sont largement  ignorées.  Ce sont des images d'archives inestimables et  pourtant peu de gens savent même qu'elles existent.


Nous pensons à  5 films précis, par ordre chronologique :

-Y'a qu'à pas baiser (Images de la manifestation du 20 novembre 1971)

-8 mars 1975

-La marche des femmes à Hendaye (5 octobre 1975)

-Où est-ce qu'on se mai ? (1er mai 1976)

-Manifestation contre la répression de l'homosexualité (juin 1977)

Ces images montrent des jalons  importants de l'histoire du mouvement féministe, elles montrent  surtout  la forme très particulière et ludique des manifestations des premières années. Elles montrent aussi  les visages de nombre de celles  qui ont fait le mouvement, qui ont marché, chanté, protesté ensemble et que bien souvent, nous ne savons plus nommer.


Il s'agit  de montrer ces images, pour les enseignements historiques qu'elles apportent, pour l'atmosphère qu'elles restituent mieux que de nombreux discours et pour permettre de mettre un nom sur certains visages.  Il s'agirait de faire une  sorte de projection à la fois ludique et utile.  Il suffirait de passer  ces films presque en boucle, en version si possible "time codée"  et de demander à chacune, si elle reconnait une amie, de nous indiquer son nom pour la prévenir du déroulement de l'ensemble des événements de cette année 2010. Une  sorte de lancement des festivités, une manière de montrer les manifestations  et  de prévenir le plus grand nombre des événements programmés.


Faute de savoir dans quel espace auraient lieu ces projections, il est difficile d'en fixer la date. Mais compte tenu du potentiel de mobilisation qu'elles représentent, il parait judicieux de les prévoir en début d'année.


(22)La fête au BATACLAN par Cathy Bernheim, Michèle Revel , Corinne Happe, Farida Hamak, Anne-Marie Faure-Fraisse, Nicole Fernandez-Ferrer, Agnès Propeck, Danielle Prévôt et le blog Re-Belles :

Liberté(e) Égalité(e) Sororité(e). Fête fédérative “du mouvement des 40 ans en 2010“. Dimanche 30 mai ou dimanche 6 juin de 14h à 2h du matin. Pique-nique, bourse d’échanges, stands d’informations, interventions, projections, exposition, sketches, concerts, DJ(es).


 23Projets  Chansons, Nicole a indiqué que les Voix Rebelles ont l’intention avec Josy Thibaut d'écrire "l'histoire "des chansons du MLF et de quelques unes de leurs chansons, sinon d'en faire une pour les 40 ans


Théâtre :


(24) Top Girls (Nelly  Diaz) : Cette pièce est proposée par la jeune compagnie Bricole désireuse de l’intégrer au mouvement des 40 ans. Ce projet a été sélectionné pour faire partie du « dispositif Carte Blanche à la jeune création » de l’Espace Icare à Issy les Moulineaux. Ce dernier met œuvre les moyens matériels, pédagogiques et une programmation de 8 dates en janvier février 2010 pour créer Top Grils. il s’agit d’une pièce exceptionnelle tant au niveau du fond que de la forme dont l’auteure est Caryl Churchill. La pièce se situe dans l’Angleterre de Margaret Thatcher, et présente des femmes aux prises avec leurs schizophrénies et leurs désirs, qui tentent d’exister dans la société moderne façonnée par des années de clichés. Cette pièce a connu un succès international. La compagnie  Bricole conçoit son travail avec des apports des spectateurs (conception d’un projet artistique de terrain  où l’on propose au spectateur un parcours autour de l’œuvre construit à l’image de la pièce, comme un puzzle, avant de venir voir la représentation). 

 

(25) Les philosophes et les femmes (Annie Sugier avec Patricia) : à élaborer sur la base des écrits misogynes de 5 philosophes  et des réponses que leur apportent les féministes.

Plus de détails : il y a dans la pensée philosophique un point aveugle : la question des sexes et particulièrement la mise hors-jeu des femmes posées non pas comme sujets mais comme « objets d’analyse ». Le sujet philosophant est sujet masculin. Faire entendre l’invisible, montrer l’inaudible de la question des sexes dans la pensée philosophique, c’est le but de la pièce projetée sous la forme d’une lecture mise en espace (des philosophes  sont réunis pour faire un colloque sur les femmes, cinq comédiens les représentent, un président de séance leur donne la parole à tour de rôle, cinq femmes se tiennent derrière eux, dans un premier temps muettes, pendant qu'ils donnent leur opinion sur les femmes. Ce sont ensuite les femmes qui s’exprimeront  pour donner la version féministe de la réponse aux philosophes).sans tenir compte de la présence de celles qui les servent. L’objectif est de faire connaître ces textes et montrer où s'enracine le mouvement de libération des femmes, d'où nous sommes parties, pourquoi ce n'était pas seulement une lutte sociale (misère des ouvrières) mais aussi une lutte contre les idées de l'élite intellectuelle toute entière, que la banalisation de la répression des femmes était partout, même chez les  philosophes ce qui prouve qu'ils ne sont que de leur temps, qu’ils n'ont pas pensé l'humain mais eux-mêmes et leurs intérêts immédiats. Puis comment grâce aux mouvements féministes, les femmes ont pris la parole en tant que sujets de leur propre devenir (temps : trois quart d'heure ou 1 heure)


(26) X éme arrondissement  Intervention dans  un quartier.pour aller avec le public à la rencontre d’un féminisme actuel et partagé. Avec le Jemmapes-CRL10, la galerie IMMIX, la Mairie du Xe, le cinéma l’Archipel, l’association canal.Projet  Michèle Revel, Cathy Bernheim, le blog Re-Belles et leurs amis-es


• du 8 au 16 mars :  

Une semaine musique et chansons au Jemmapes.

Deux soirées cinéma/débat à l’Archipel, rencontre avec deux cinéastes habitantes du Xe

Intervention sur le canal (piétonnier le dimanche) , art contemporain (date non déterminée.)

• du 15 septembre à fin octobre

Au Jemmapes : théâtre, art contemporain, projections vidéo.

Galerie IMMIX : art contemporain (photographies).

                 Au cinéma l’Archipel : Art de la mémoire, le cinéma révèle la trace du chemin parcouru par les         femmes au cours de ces 40 dernières années. Nous espérons rendre leur évolution visible à travers la projection d'un certain nombre de films-clefs et la programmation d’une ou plusieurs salles. La dynamique de cette approche se fera en 3 temps :

 

1) AVANT-HIER : Échapper au modèle

2) HIER : Démolir les carcans

3) AUJOURD'HUI : Être… ailleurs

 

 

Les projections seront suivies de discussions auxquelles seront conviées réalisatrices, actrices, scénaristes,  journalistes, et autres participantes actives aux débats du mouvement des femmes.


• A la Mairie du Xe, exposition photographique  et archives “histoire du mouvement“. Date à préciser.


(27) Faire connaître les productions de femmes (Cathy Bernheim): éditions de femmes : ed Tierce , les chansons ( ressortir les CD, voix Re-belles avec Josy (« patriarcat ») et Balagny ( Hymne des Femmes) ; les livres qui vont sortir ( compilations des premiers textes « impertinentes ».


(28) Marche mondiale des femmes ( c’est tous les 5 ans, la prochaine en 2010) : du 8 mars au 17 octobre , des actions collectives, en France, en Europe seront organisées sur les quatre thèmes de la 3ème marche mondiale des femmes 2010 : (1) biens communs, biens publics (2) paix et démilitarisation (3) travail des femmes, autonomie financière (4) violences envers les femmes. Pour ce qui est du rassemblement mondial il aura lieu du 13 au 17 octobre 2010 au Congo dans la région du Sud-Kivu. Le nombre de manifestant-es est limité, le rassemblement ne pourra dépasser les 600 personnes. La France aura droit à 6 déléguées. La rencontre européenne  aura lieu aura lieu à Istanbul le 30 juin 2010, à la veille du Forum social européen initiatives sur le passage associer aux 40 ans avec manifestation. Pour ce qui est de la France, la proposition est deux jours d’actions et d’initiatives à Paris les 12 et 13 juin ( extrait du CR de la Marche).


(39) Lien avec la situation actuelle et ne pas oublier tout ce qui s’est fait au cours des 40 ans et pas seulement au début de la période (réaction de Maya)



(30) Radio Libertaire ( Nelly Trumel) : en 1986 émission « femmes libres » et prévoir un programme d’émissions


(31) Femmes Africaines ( Niamo) Luttes menées et solidarités. Elles sont là et l’ont toujours été. Ecologie et Féminisme avec F. D’Aubonne (dans le même ensemble ??)


(32) Cinéfable  ( qui ?): Festival international féministe à Paris, 22 ème édition au Trianon. Succession de débats : fin octobre début novembre.


(33) Osez le Féminisme : thème de la transmission (les jeunes femmes ont l’impression que tout est gagné). A partir de 2010 il y aura une rubrique sur les 40 ans. L’équipe est disponible pour faire de l’info et les contacts médias et participer aux demandes de financement.


(34) NPNS : vont s’y associer. Les locaux de la maison de la mixité pourront être utilisés.




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Autres questions

Nécessité de :


établir une organisation et faire appel aux forces des volontaires.

Mieux préparer les demandes de financement  (notamment auprès des collectivités et des sponsors). Il faut constituer un « pôle financier ». Etablir un compte.

faire un travail auprès des médias.

Il faut trouver une idée d’action de lancement.

 


 

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« VIDÉO DES PREMIERS TEMPS »

dont l'Association Carole Roussopoulos est partenaire et qui s'intéressera cette année aux

« Politiques de la vidéo : revendication d'autonomie et inscription institutionnelle ».    

Le séminaire aura lieu un lundi par mois, entre 17h30 et 20h, à la BnF, site Richelieu, en salle des commissions (5 rue Vivienne, 75002 Paris – Rez-de-chaussée – Métro : Bourse, Pyramides ou Palais-Royal).

 

 

/ séminaire

TRAVELLING FEMINISTE 

"PENSÉES ET USAGES CRITIQUES DES IMAGES"

Travelling Féministe est un laboratoire de recherche et d'expérimentation sur les usages féministes, queer, postcoloniaux des archives audiovisuelles, travaillant autour des ressources du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, fondé en 1982 par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder.

programme en attente 

 

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http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

 

/ Cycle de conférences : « Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre »

 

/ Séminaire Sexe et Genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines 

 

/ Le Café de l’Institut Émilie du Châtelet

18h30 à 20h30 : Jardin des Plantes, Restaurant La Baleine, 47 rue Cuvier 75005 Paris

    

/ Conférence 

 

/ Assises de l'IEC 2012  


/ Colloque 

 

/ Journée Jeune recherche
de l’Institut Émilie du Châtelet

 

http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

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Le Centre Hubertine Auclert

Centre francilien de ressources pour l'égalité femmes-hommes
7 impasse Milord, 75018 Paris

Centre de ressources

Causeries

Séminaires

Agendas/Actualités…

http://www.centre-hubertine-auclert.fr/

 

 

 

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Catégories

/ ACTUS / OPINIONS /

 

MANIFS / ACTIONS         

 

Le 8 mars c'est toute l'année!


 

 

 

 

 

 

 

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Figaro, ici, Figaro, là, Figaro en haut, et Figaro en bas !

 

Ce n’est pas le fameux air du Barbier de Séville,  mais la présentation tout aussi virile de la saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris, que 10 activistes de la Barbe ont brièvement interrompue aujourd’hui.
Pour ne prendre que les opéras, sur 19 oeuvres programmées, 19 compositeurs, 19 virils librettistes, 19 metteurs en scène, et, 18 chefs d'orchestre masculins sur 19.
Depuis là scène où elles avaient rejoint Mr Christophe Ghristi directeur de la dramaturgie et la directrice du Ballet sortante Mme  Brigitte Lefevre (bientôt remplacée par Mr Benjamin Millepied), les barbues se sont félicitées de la bonne tenue virile du programme:
« Comme Rodolphe sut sacrifier Mimi à son art, de même vous savez faire place nette et ne laisser que le mâle talent s’exprimer et s’épanouir lorsqu’il s’agit de diriger.  A la baguette comme à la tête de votre noble établissement. "Riez" donc Messieurs – à l’instar de  la Marguerite de Faust - "de vous voir si beaux en ce miroir" que vous tend La Barbe".
 "à part Werther, les femmes sont pourtant à l 'honneur dans le répertoire" a bravement tenté Mr Ghristi alors que les barbues regagnaient les coulisses guidées par le service d'ordre.

Quelques chiffres :
 
Saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris
    •    Opéras (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 19 hommes librettistes / 19 hommes metteurs en scène / 18 hommes chefs d'orchestre
    •    Ballets (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 15 hommes chorégraphes
    •    Concerts symphoniques (sur 8) : 8 hommes compositeurs / 8 chefs d’orchestre
 
Chiffres Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, 2012 :
    •    96% des opéras sont dirigés par des hommes
    •    70% des centres chorégraphiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    85% des centres dramatiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    95% des concerts sont dirigés par des hommes 

 

www.labarbelabarbe.org

 

labarbelabarbe@gmail.com


fb : groupe d’action féministe la barbe
tw : @labarbelabarbe

 

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DR-Simone de Beauvoir et Alice Schwarzer

 

 

OPINIONS                         

L'écho des actes

Dans le feu de l’action, il arrive que les actes dépassent la pensée. Évaluer la portée des événements et des actions entreprises pour leur répondre, prendre son temps, préciser son opinion. : autant de moyens de sortir de l’urgence de l’actualité pour s’éclaircir les idées.

+ ici > • Ne pas aller place des Vosges !  

 

INTERNATIONAL              

Yabiladies le magazine des maghrébines

  ici > http://www.yabiladies.com/articles/details/9448/femmes-arabes-annees-lumieres-liberte.html

 http://www.yabiladies.com/

Le plus.Nouvelobs

Révolutions arabes : la démocratie, incompatible avec le droit des femmes ?

Réminiscence de notre propre histoire, les révolutions arabes ?

Geneviève Fraisse nous livre son analyse :

 ici > http://leplus.nouvelobs.com/contribution/210393;revolutions-arabes-la-democratie-incompatible-avec-le-droit-des-femmes.html

Sur Radio Canada 

 ici > le-feminisme-musulman-nexiste-pas-Wassyla Tamzali 

  Toutes les vidéos du Congrès du 2, 3 et 4 déc 2010

 ici >  Le congrès international féministe 2010

 

MÉDIAS                                

> EGALITÉ-info

les femmes et les hommes font l'info

> Un nouveau blog

Feministes en tous genres

qui publie des entretiens et des articles sur le genre et la sexualité 

http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/

 > Une nouvelle émission

sur France Inter consacrée aux femmes

Désormais tous les vendredi à 9h

Les femmes, toute une histoire-F-Inter-dim16h-17h

 Présentée par Stéphanie Duncan

LES NOUVELLES news • , l'autre genre d'info

 

En marge du 6 octobre 1979

Le mouvement féministe d’après 68 en France est une histoire atypique et houleuse qui a laissé des traces… Pour moi, encore aujourd’hui, écrire en majuscules “MLF“ est une épreuve, une émotion et une interrogation. 

Pour comprendre, il faut revenir à la journée du 6 octobre 1979. Une Marche des Femmes est prévue pour que la loi Veil de 75, légalisant provisoirement l’avortement, soit confirmée lors de sa révision, prévue à la session parlementaire de l’automne 79. 

Boulevard Raspail (?), à l’heure dite, la foule des femmes est impressionnante et quand la manifestation a démarré nous sommes 40 à 50.000. Nous n’avions jamais vu ça. Je savais que des collègues à moi, instits. en Seine-Saint-Denis, avaient prévu de venir… Mais là, ces milliers de femmes de tous horizons, c’était le bonheur d’un aboutissement : “toutes les femmes“, sans drapeaux ni signes distinctifs. Elles sont dans la rue pour leur Liberté.

Mais voilà que des galopades bizarres se font sur les côtés. Un petit groupe habillé en vert et blanc. Certaines portent d’immenses lettres M, L, F, vertes aussi, d’autres distribuent des tracts, elles tentent de prendre la tête de la manifestation sans y parvenir, ouf ! C’est Psyképo pour les initiées ; le groupe psychanalyse et politique, librairie des femmes, éditions des femmes, Antoinette et ses groupies, on a l’habitude… Si ce n’est que… 

...Quelques jours plus tard nous apprenons que “Mouvement de Libération des Femmes – MLF“ a été déposé comme marque commerciale à l’Institut National de la Propriété Industrielle. 

Les tentatives d’Antoinette Fouque pour s’approprier le mouvement des "femmes" et du même coup de "les" déposséder de ce qu'"elles" viennent de conquérir ont commencé bien avant l’automne 1979 et continuent encore aujourd’hui. La dernière offensive était en octobre dernier. Pour en connaître les détails, les méthodes et les déjouer, vous pouvez lire les articles parus dans la presse nationale du mois d’octobre 2008.