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  • : Re-Belles. 40 ans du mouvement de libération des femmes , MLF Appellation d'Origine Incontrôlée. Objectif : FÉMINISTES TANT QU'IL FAUDRA !
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livres, expos, dépêches...

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9h30 - 10h00 Introductions
Richard Conte, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’institut ACTE
(Arts-Créations-Théories-Esthétiques) UMR. Sorbonne / CNRS
Hélène Périvier, économiste, OFCE, coresponsable de PRESAGE, Programme de Recherche et d’Enseignement des
SAvoirs sur le GEnre
Françoise Gaill, directrice de recherche émérite au CNRS, ancienne directrice de l’Institut Ecologie et Environnement (INEE), conseillère scientifique à l’INEE
10h00 - 11h00 Dialogue
Jacques Rancière, professeur émérite à l’université Paris 8, département de Philosophie
Geneviève Fraisse, directrice de recherche émérite au CNRS (Philosophie), comité scientifique de PRESAGE
11h15 - 11h45 Excluding politics : For a history of muses and ruses
Penelope Deutscher, professeure au département de Philosophie, Northwestern University, Evanston, IL
11h45 - 12h15 Une histoire émancipatrice
Florence Rochefort, historienne, CNRS (GSRL), présidente de l’Institut Emilie du Châtelet (IEC)
12h15-12h45 Réponse de Geneviève Fraisse
12h45 - 14h15 Déjeuner
14h15 - 14h25 Ménage et remue-ménage dans les concepts
Margaret Maruani, directrice de recherche au CNRS, CERLIS/université Paris Descartes, directrice du Mage et de
Travail, genre et sociétés.
14h25 - 14h55 Les contretemps de la création
Stefania Ferrando, doctorante en Etudes politiques (EHESS/institut Marcel Mauss – LIER)
14h55 - 15h25 Identité, égalité et émancipation
Patrick Savidan, professeur des universités à l’université de Poitiers
15h30 – 15h55 Intermède musique
Artiste invitée: Joëlle Léandre
16h - 17h15 Table ronde l’émancipation créatrice
Présidée par Hélène Périvier
Laure Adler, écrivaine et productrice à Radio France
ORLAN, artiste
Sabine Prokhoris, psychanalyste et philosophe
17h15 - 17h45
Geneviève Fraisse
Intermède musique
Artiste invitée : Joëlle Léandre
Remerciements et pot de clôture

 

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FRANÇOISE HUGUIER

AU DOIGT ET À L'ŒIL

Autoportrait d'une photographe

Sabine Wespieser éditeur


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Mes princesses charmantes à moi sont des petites sorcières qui jetaient leurs poupées au feu dans la cour d'une école de religieuses, et incitaient leurs amies à en faire autant. Sans le savoir, elles rejouaient l'histoire de leurs lointaines ancêtres, les sorcières brûlées jadis par une tradition de part et d'autre du mur d'incompréhension que les religions dressent entre les gens de bonne volonté. Vous remarquerez que je n'emploie pas la formule (con)sacrée : « hommes de bonne volonté »… Car les hommes, parfois, semblent faire preuve d'une singulière mauvaise volonté quand il s'agit de se défaire de leurs habitudes, prérogatives et autres grigris destinés à masquer leur impuissance fondamentale.
Or, tout le monde le sait, seuls ceux qui se croient puissants craignent vraiment l'impuissance. Les autres s'en accommodent ou la contournent.


Ainsi, une petite sorcière de mes amies découvrit très vite la loi du plus fort, ayant crapahuté comme enfant otage dans la jungle vietnamienne (« J'avais huit ans », Actes Sud, 2005). Elle s'en accommoda le temps qu'il fallait et en garda singulièrement une curiosité extrême pour l'humanité dans son ensemble, et particulièrement celle qui vit sous d'autres latitudes que la nôtre.


Armée de sa seule générosité et de son œil curieux, on la vit donc arpenter presque tous les continents, du Japon au Mali et du Détroit de Behring (« En route pour Behring », Maeght, 1993) à St-Pétersbourg (« Kommounalki », Actes Sud, 2008), « Sur les traces de l'Afrique fantôme » (Maeght, 1990) ou dans les coulisses des femmes « Sublimes » (Actes Sud, 1999) de la mode. Car parfois, elle s'arrêtait à Paris* entre deux voyages et trouvait le moyen d'y découvrir des lieux, des histoires, des corps, des visages, le plus souvent de femmes, qu'en général on ne regarde pas de cette manière : avec tendresse et acuité.


Elle raconte ses reportages et bien d'autres choses dans son premier « autoportrait d'une photographe », paru récemment chez Sabine Wespieser. Son livre se lit comme un récit d'aventure, d'aventures au pluriel, dans une prose qui ne perd pas son temps à faire des circonvolutions, qui va droit au but, au plus près de son expérience et de ses rencontres.


C'est un beau livre d'une belle personne : mon amie la petite sorcière mais grande photographe.

 

Cathy Bernheim.


* Un exposition monographique

des œuvres

de Françoise Huguier

aura d'ailleurs lieu à Paris,

à la Maison Européenne de la photographie,

du 4 juin au 31 août 2014.

 

 

 

•  

 

 

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CENTRE AUDIOVISUEL

SIMONE DE BEAUVOIR

Projections

au Nouveau Latina :

20 rue du Temple, 75004 Paris, M°Hôtel de Ville 

Le programme :

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/agenda.html  

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/

   

 

ÉMISSION              

FEMMES LIBRES  

sur Radio Libertaire   

Les mercredis

18h30/20h30

Vous pouvez écouter et ou télécharger l'émission pendant 1 semaine sur: 

http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php

et téléphoner pendant l’émission au 01 43 71 89 40

 

LIBRAIRIE           

VIOLETTE&CO   

102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny 

Livres

- Rencontres

- Atelier d’écriture 

- Expositions  

http://www.violetteandco.com/librairie/ 


 

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 ÉDITIONS  iXe        

un nouveau titre aux Éditions iXe

http://www.editions-ixe.fr/    

 

 

 

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© Catherine Deudon 

 

 

 

 

 

 

 

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Eva Besnyö, 1910-2003 :

"Quand je me déplace avec mon appareil photo, je vois les choses.

Avec un sac à provisions, je passe à côté de tout."

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Eva Besnyö, sans titre, 1976 (Action menée par les Dolle Mina, “Terug naar de Breinaald” / “Retour à l’aiguille à tricoter »)

 

 

LIRE L'ARTICLE DE CATHERINE GONNARD http://lemagazine.jeudepaume.org/2012/07/catherine-gonnard-eva-besnyo-une-femme-de-son-siecle/


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Eva Besnyö, Autoportrait, Budapest, 1929 © Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam

 

 

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Brouiller les cartes. Masculin ? Féminin ? Mais ça dépend des cas. Neutre est le seul genre qui me convienne toujours.


  

Après le passage des footballeuses lesbiennes sud africaines en France le reportage vidéo de TV5 Monde

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Terriennes/Videos/Reportages/p-22210-Lesbiennes-et-footballeuses-en-Afrique-du-Sud-elles-temoignent.htm

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Encore Elles !

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Le DVD

Durée 52 min
Co-production France Télévision
Format PAL
Type Multi Zone DVD 5 Pal DVD-R
Disponible en Français
Prix : 15.00 €

Pour l'acheter et voir la bande annonce :

http://www.lahuit.com/article/fra/encore-elles

Ou 

 http://www.violetteandco.com/librairie/

 

 

26 août 2010

Place du Droit des Femmes et des Hommes…

Au Trocadéro

 

Merci Nelly pour tous ce travail photographique !

 

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26 août 1970/ 26 août 2010

 

Pour lire la suite : 

Place des Droits des Femmes et des Hommes

 

 

 

Sur RFI le 10 avril 2010

9h30-10h30

Valérie Nivelon évoque avec Martine Storti, Cathy Berneim et d'autres les premières années du MLF

ECOUTER :

RFI-10avril10-40-ans-mlf-quand-femmes-prennent-parole

 


Le dossier de TV5 MONDE
pour célébrer les 40 ans du MLF
 

Le dossier sur "Les 40 ans du MLF, Féministes d'hier et d'aujourd'hui"est désormais en ligne sur le site de TV5 Monde, page informations

Pour le consulter, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/MLF-40-ans-feminisme-fevrier-2010

Et pour connaitre le programme spécial que TV5 Monde met en place pour célébrer les femmes, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/8mars-journee-internationale-droits-femmes-2010

  



France Culture

Le 19 octobre 2009, de  9 à10h

LA FABRIQUE DE L'HISTOIRE

d'Emmanuel Laurentin

Thème : CULTE DES GRANDS HOMMES

Invitée Cathy Bernheim 

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Pour écouter :

FCultureFabdelHistoire19-10-9

 

"Avant les grands hommes, les grandes femmes ! A l'occasion d'une série consacrée au culte des grands hommes, nous ouvrons la semaine en évoquant celles qui ont voulu rendre hommage à une anonyme : la femme du soldat inconnu.
C'était le 26 août 1970, une dizaine de militantes se réunissaient place de l'Etoile. Elle veulaient réaliser une action spectaculaire pour soutenir leurs consoeurs américaines qui avaient déclenché une grève. Ce sera la pose d'une gerbe à celle qui est encore "plus inconnue que son mari".
Cette action brève mais médiatisée lancera le mouvement féministe qui va rapidement se structurer.
Cathy Bernheim qui a déjà raconté cette histoire au début des années 1980 dans "Perturbation, ma sœur" (ed. Seuil) , revient sur l'ambiance de cet événement, quand les militantes féministes voulaient faire entrer les femmes dans l'histoire.

 



LIVRES :
Cliquer ici
• Livres et revues 2009/2010
ou • Livres et revues 2011/2012
Des livres que l'on peut trouver, disponibles ou sur commande, dans toutes les libraires de France et de Navarre.

 

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Nous contacter

re.belles@free.fr 

 

ECOUTER DE LA MUSIQUE

 

Archives

 

 

 RETOUR À : la page d'accueil

 

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Si la liberté était le cri de guerre des femmes des années 70, en ce début d'année 2015, elle est aussi le cri de rassemblement de millions de gens, audible au delà des frontières.

 

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Communiqué de presse

Pintemps 2014

solidarité avec

Najat Vallaud Belkacem
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Depuis sa nomination au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud Belkacem subit une volée d’attaques et d’injures sexistes, racistes, misogynes, émanant à la fois de certains membres du personnel politique, de certains medias, de certains sites internet, de certains individus ou groupes s’exprimant sur les réseaux sociaux.
Elle est attaquée et injuriée sous divers angles : pour ce qu’elle pense, pour ce qu’elle a fait en tant que ministre des droits des femmes, pour ce qu’elle est, une jeune femme française d’origine marocaine. Sont ainsi visés ses idées, son action, son parcours, sa personne.
Nous tenons à affirmer notre entière solidarité avec Najat Vallaud Belkacem, conscientes qu’à travers elle, est aussi gravement mis en cause ce que doit être l’égalité républicaine,  c’est-à-dire l’égalité entre les sexes, entre les origines, entre les personnes.

 

Associations signataires :
Féminisme et géopolitique
40 ans de MLF
Forum femmes méditerranée
Chiennes de garde
Collectif féministe contre le viol
Libres MarianneS
Réussir l’égalité femmes-hommes
Ligue du droit international des femmes
Réseau féministe Ruptures
Fit une femme un toit
Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
Coordination du lobby européen des femmes
Le monde à travers un regard
Femmes solidaires
Planning familial
Elles aussi
Association nationale des études féministes
Assemblée des femmes
Elues contre les violences faites aux femmes
Fédération nationale solidarité femmes
Du côté des femmes
Fédération nationale GAMS
Osez le féminisme
Féministes en mouvements

 

contact : http://www.martine-storti.fr/

 

 

 

« Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen », réclament Marie-Noëlle Bas (Chiennes de garde), Magali De Haas (Osez le féminisme), Sabine Salmon (Femmes Solidaires), Annie Sugier (Ligue du droit international des femmes)... après le récent rejet par le Parlement de l'Union d'un rapport sur l'égalité salariale. A quelques semaines des élections des députés de l'UE, elles proposent d'en faire « un enjeu significatif du vote ».

 

Pour la deuxième fois en quelques mois, le Parlement européen a rejeté un texte qui visait à faire avancer l’égalité femmes - hommes en Europe. Les conservateurs, une fois de plus, se sont mobilisés contre l’égalité salariale, la lutte contre les stéréotypes sexistes ou l’accès des femmes aux responsabilités. Comme à leur habitude et prenant modèle sur leurs collègues américains, ils mènent en Europe un combat systématique contre les femmes au détriment de leur liberté et de leur émancipation. Plus étonnant, ils ont pu compter sur des députés s’affirmant progressistes pour s’abstenir et ainsi permettre le rejet du texte.

 

Ce rejet n’est pas un épisode isolé, il s’inscrit dans une série de reculs et de remises en cause des droits des femmes en Europe. Que l’on aborde la question de la contraception et de l’avortement, que l’on parle de permettre aux femmes d’accéder aux responsabilités ou encore de l’égalité des salaires, on se heurte à un mur de conservatisme qui freine n’importe quelle avancée, même minime. Pendant que l’Europe stagne, l’Espagne, la Lituanie ou la Macédoine font reculer le droit à l’avortement, pourtant clé de voute de la liberté des femmes et de l’égalité entre les sexes.

 

Que se passe-t-il dans les têtes de ces parlementaires ? Sont-ils, hommes et femmes, satisfaits des 18% d’écarts de salaire ? Sont-ils contents de constater que les femmes européennes ne sont que 25% dans les parlements nationaux ? Que parmi les 27 gouverneurs des Banques centrales, on ne compte aucune femme et qu’elles représentent par ailleurs 70% des travailleurs pauvres ? Qu’elles assument 2/3 des heures de travail pour ne toucher que 10% des revenus ? Qu’elles soient 62 millions victimes de violences physiques et sexuelles ? Est-ce cette Europe à laquelle nous aspirons et que nous souhaitons laisser aux générations futures ?

 

La responsabilité de la droite dans ces reculs est majeure. Celle des partis progressistes, qui n’ont pas réussi à mobiliser suffisamment ou qui se sont divisés, doit également nous interroger. Les quelques féministes qui se battent depuis longtemps dans ces organisations politiques le savent : l’égalité femmes - hommes, tout le monde est pour… mais ce n’est jamais la priorité ni le bon moment.

 

Quand les dirigeants de l’UE comprendront-ils qu’il ne sera pas possible de construire l’Europe sans les femmes et sans faire de leurs droits un automatisme des politiques publiques ? Tant que la moitié de la population sera victime de discriminations, d’inégalités et de violences, il ne sera pas possible de construire une Europe de justice et une Europe de paix.

 

Il ne s’agit pas uniquement des femmes elles-mêmes ou de leurs droits : c’est une vision de l’Europe que nous voulons porter. Continuera-t-elle à se construire indépendamment des intérêts de celles et ceux qui la constituent ? Continuera-t-elle à être l’objet de quelques individus blancs, aisés, vieillissants et déconnectés de la réalité des peuples qui depuis Bruxelles décident de l’avenir de millions de personnes, créent des normes dans de multiples domaines, mais relèguent aux Etats le droit de régir les libertés des femmes ? 

 

Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen. Les élections européennes seront une occasion à saisir pour porter ce débat sur la scène européenne, d’en faire un enjeu significatif du vote et d’envoyer un signal clair aux institutions européennes : l’Europe ne se fera pas sans les femmes et ne se fera pas sans l’égalité.

 

Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de garde, Marie Cervetti, directrice du FIT, une femme, un toit, Caroline De Haas, militante féministe, Magali De Haas, Osez le féminisme, Monique Dental, réseau féministe Ruptures, Anne-Cécile Mailfert, Osez le féminisme, Françoise Morvan, Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes, Marie-Christine Lecomte, vice-présidente de Libres MarianneS, Françoise Picq, Association nationale des Etudes Féministes, Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires, Martine Storti, présidente de féminisme et géopolitique, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

 

 

 

 

LE BLOC-NOTES  

de Martine Storti 

(sur son site)

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/

 

Genre : osez la liberté !

… Pour en revenir à ces ABCD expérimentés dans quelques écoles françaises, ils auraient dû s’appeler « ABCD de l’égalité et la liberté ». De les avoir mal nommés n’a pas empêché les cris d’orfraie. Pour la suite, il faudra oser mettre la carte sur la table, c’est-à-dire la carte de l’émancipation réelle qu’il faut concevoir comme Pierre Mendès France concevait la  République, « éternellement révolutionnaire à l’encontre des inégalités, de l’oppression et de la misère, de la routine, des préjugés et éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir ».

… lire le début :

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/


http://blogs.mediapart.fr/blog/martinestorti/140214/propos-du-genre-osez-la-liberte

 

 

 

                                                 

 

 

 

 

Amina.

Portrait par Quentin GIRARD

Libération 5 septembre 2013

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/09/05/amina-un-nouveau-dessein_929693

 

Le blog

http://freeamina.blogspot.fr

 

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le 22 février 2014

Pinar Selek


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L'humanité du 22 février 2014
Pinar Selek: Mandat d'arrêt international annulé
Interpol a annulé le mandat d'arrêt par Ankara qui visait la sociologue turque Pinar Selek, condamnée à la prison à vie en Turquie et réfugiée en France. C'est ce qu'a annoncé le député français  Philippe Bies (PS), membre de son comité de soutien.
"La commission de contrôle d'Interpol a annulé le mandat d'arrêt international qui avait été émis par Ankara et supprimé Pinar Selek de ses fichiers", a indiqué le député PS du Bas-Rhin, Philippe Bies, à l'AFP, se référant à une information officielle du ministère de l'Intérieur. "La sociologue retrouve sa liberté de mouvement" au sein des quelque 190 pays membres d'Interpol, à l'exception de la Turquie où elle reste poursuivie, a relevé l'élu. "La suite du combat, c'est son acquittement en Turquie", a ajouté le député.
Pinar Selek a été condamnée en janvier 2013 à la prison à vie par la Cour pénale d'Istanbul, alors qu'elle avait été acquittée à trois reprises auparavant, en 2006, 2008 et 2011. La sociologue, qui réside à Strasbourg, a réagi avec satisfaction à la levée de son mandat d'arrêt. "C'est une bonne nouvelle", a-t-elle dit, jointe par téléphone. Mais "mon seul but est l'acquittement et de rentrer chez moi", a-t-elle ajouté.
Pinar Selek a été condamnée pour "participation à un attentat à l'explosif contre un site touristique d'Istanbul, qui avait fait sept morts en 1998." Incarcérée peu après, elle a été impliquée dans cette affaire pour avoir refusé de donner à la police les noms de rebelles kurdes qu'elle avait rencontrés dans le cadre de ses recherches.
Elle avait été libérée en 2000 à la suite de la publication d'un rapport attribuant l'explosion en question à une fuite de gaz. Elle a quitté la Turquie en 2009, et obtenu en février 2013 l'asile politique en France. 

 www.pinarselek.fr/

solidaritepinarselek.france@gmail.com  

 

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Éditions iXe 5€

http://www.editions-ixe.fr/

 

 

                                                          

ARCHIVES

 JOURNAUX DU MLF         

 

• le torchon brûle n°0 - intégralité.

• le torchon brûle spécial Fête des Mères
• Chroniques du MLF : premiers articles, premiers journaux


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  Histoire du MLF             

 

• Chronologie des années 1970, 1971, 1972.

• 8 mars, du mythe à la réalité.  

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010 - 26 août 1970 ARC DE TRIOMPHE - Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne  

 

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  Presse                              


• Le non-anniversaire d'octobre 2008 + presse 2008/2009  

DIALLO - DSK / OPINIONS DANS LA PRESSE

 

  Livres                               

 

• Livres et revues 2011/2012

• Livres et revues 2010

Rencontre avec deux libraires et une éditrice  

• Françoise Pasquier, éditions Tierce et Deuxtemps-Tierce, 1976-1993  

• Françoise Pasquier, éditrice

 

MernissiMod

 

  Programmes 2010             

  40 ans du MLF                   

 

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010

• LE CONGÈS INTERNATIONAL FÉMINISTE

• LES PROGRAMMES 2010 DÉTAILLÉS

• LE CALENDRIER 2010

• LES PROGRAMMES AUTOUR 


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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 15:04

Rude semaine pour les féministes, mais encore plus rude, espérons-le, pour leurs cibles : le viol, les violences faites aux femmes, le sexisme, etc…

 

• Une campagne coup de poing contre le viol a été lancée par OSEZ LE FÉMINISME, MIX-CITÉ Paris et le COLLECTIF FÉMINISTE CONTRE LE VIOL. Leur slogan commun :

 

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Chaque année en France des dizaines de milliers de femmes sont violées. Aucun de ces crimes ne constitue un cas isolé : le viol est un fait social, une marque que les relations femmes-hommes restent profondément inégalitaires dans notre société. Pour lutter contre cette situation, rappeler ces faits importants et permettre que la honte dont souffrent les victimes de viol change de camp, trois associations féministes (le Collectif féministe contre le viol, Mix-Cité et Osez le féminisme) lancent une pétition nationale.

 

Texte de la pétition :

La honte doit changer de camp !

 

CHAQUE ANNEE EN FRANCE, PLUS DE 198 000 FEMMES SONT VICTIMES DE VIOL OU DE TENTATIVE DE VIOL.
75 000 SONT VIOLEES JE SUIS L’UNE D’ELLES, JE PEUX ETRE L’UNE D’ELLES


Chaque acte sexuel forcé est un instrument de déshumanisation. Il est une négation de notre volonté, le mépris de notre consentement. Les hommes ne sont pas plus que les femmes régis par des « pulsions sexuelles irrépressibles ». Le viol n’a rien à voir avec un désir soi-disant incontrôlable.

Il est une humiliation, une appropriation, une domination des hommes sur le corps et le sexe des femmes et des filles. Plus de 75 000 femmes violées par an : il ne s’agit pas seulement d’une somme de crimes isolés, à classer dans les faits divers, mais une marque que notre société reste profondément inégalitaire dans les relations femmes-hommes.

Sous l’effet de la peur, de la pression de notre entourage, de la volonté d’oublier, une majorité d’entre nous n’a pas porté plainte. Nous dénonçons la tolérance de notre société vis-à-vis du viol. En France, on estime que seulement 2% des violeurs sont condamnés.

Nous dénonçons la stigmatisation des victimes de viol qui doivent trop souvent affronter dénégations, accusations et rejet. Nous refusons de nous laisser culpabiliser sur notre tenue, notre comportement, nos fréquentations. Aucune honte ne doit peser sur nous. Nous devons être entendues sur ce que nous avons subi. Le viol est un crime. Les agresseurs doivent être jugés et condamnés.

Une femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie. Dans 8 cas sur 10, l’agresseur est connu de la victime. Le viol n’est pas une fatalité. Il est le signe d’une société profondément sexiste.

Cette réalité peut changer. Cette réalité doit changer !

 

Nous refusons que la peur du viol imprègne notre quotidien et nos comportements. Nous voulons être pleinement libres dans l’espace privé et dans l’espace public.

 

 

 

SIGNEZ LA PETITION !

http://www.contreleviol.fr

 http://www.osezlefeminisme.fr/

 

 


Des manifestations de nuit
ont eu lieu à Paris Lille, Nantes, Grenoble… Des flashmobs à Strasbourg organisées par l'association LA LUNE.
Et tout ça par un froid de chien(ne)!

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La création par le COLLECTIF NATIONAL POUR LES DROITS DES FEMMES

d'un Comité de vigilance pour l’application de la loi sur les violences de juillet 2010 mis sur pied le 24 novembre lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale. 

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Puisqu’il faut des moyens pour appliquer cette loi, puisque les associations voient leurs moyens rognés, une manifestation à eu lieu jeudi 25 novembre à 19 heures devant Bercy, place du Bataillon du Pacifique.


25 nov contre violences

 

 

 

L'association NI PUTES NI SOUMISES lançait sa Journée de la Jupe :

 

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Lorsque je suis en jupe, je remarque, oui, que les hommes me regardent. Lorsque je suis en jupe, je me sens femme, oui, aussi dans mon propre regard. Lorsque mes sœurs, à Vitry ou ailleurs, tentent d’en faire de même, elles se font traiter de putes. Elles bravent l'interdit en arborant trop de liberté et de féminité.

 

C’est de là qu’est venue l’idée de se servir des jupes comme un symbole de notre mouvement. Le 25 novembre donc, j...ournée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, j’appelle toutes les françaises à porter une jupe, qu’elle soit crayon, porte feuille, mini, bouffante, plissée…comme un acte de soutien à toutes celles qui subissent le fait d’être née femme.

 

Aussi, ce même jour, Ni Putes Ni Soumises organisera « Toutes en Jupes », une vente aux enchères de jupes de femmes célèbres, qui ont décidé de soutenir notre combat pour les femmes. Les fonds récoltés à l’occasion de cette vente serviront à financer des « appartements-relais », projet de Ni Putes Ni Soumises et de l’association Aurore, un acteur social reconnu. Dans la continuité, des photos de filles des quartiers portant les dites jupes seront exposées et mises en vente.

Sihem HABCHI

Présidente de Ni Putes Ni Soumises


Avec la MAIRIE DE PARIS, et dans la plupart des mairies d'arrondissement, des débâts, des projections, des expositions, des concerts, du théâtre ont accompagné toutes ces intiatives.
Ainsi, dans le 3ème arrondissement, la projection le film
"Une fille comme moi",
tourné par Sandrine Goldschmidt pour/avec l'Association FIT, UNE FEMME, UN TOIT  http://www.associationFIT.org/  

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• Des féministes du groupe LA BARBE , pour fêter à leur manière le centenaire du Codé Pénal, sont allées briquer le parquet de la Cour de Cassation, avec un slogan ironique en guise de mot de désordre : "Dura Lex? Duralex? La justice aux hommes, la vaisselle aux femmes".

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La liste des actions n'est pas exhaustive…

 

ET POUR VOIR LE DIAPORAMA DE CETTE FOLLE SEMAINE PASSÉE

A DIRE D'ELLES

 

 

RAPPEL

Le congrès international féministe

LE FÉMINISME À L’ÉPREUVE
DES MUTATIONS GÉOPOLITIQUES
3. 4. 5. DÉCEMBRE 2010 

 

PALAIS DE LA FEMME
94, RUE DE CHARONNE, PARIS, 11E
M° CHARONNE, FAIDHERBE CHALIGNY, LEDRU-ROLLIN

 

FlyerCongres1.jpg FlyerCongres2.jpg

 

Inscription à l’adresse mail
 congres40ansdemouvement@gmail.com
en précisant nom, prénom, adresse

 

Petit restauration sur place

 

 The program in English

 

en français

40 ans du MLF - Congrès international féministe

 

 

RAPPEL

Ne pas oublier demain Lundi 29 novembre 2010

La diffusion nationale du film

 à 24 h10 = Minuit-dix sur France 3 National

 Encore Elles !

Le film de Constance Ryder et Josiane Szymanski

Coproduit par La Huit et France Télévision - 2010


flyerdiffusion


 

Film documentaire de 52 minutes qui retrace les combats féministes des années 70 à nos jours

La voix off :

Nous étions jeunes étudiantes à Paris. Jeunes filles, nous voulions échapper à la vie de nos mères…

…On se souvient de cette envie de tout essayer, tout apprendre entre copines. Savoir dépanner une voiture, n'est-ce pas une déclaration d'autonomie?… 

Cliquer ici : 

Bande annonce Encore Elles !

Sur facebook :

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 13:33

Kommunalka 3 

exposition de Françoise Huguier

Du 5 novembre 2010 au 8 janvier 2011

au pavillon Carré de Baudouin

121 rue de Ménilmontant 75020 Paris

M° Gambetta

Bus 26 ou 96 (arrêt Pyrénées-Ménilmontant)

Renseignements : 01 58 53 55 40

Entrée libre du mardi au samedi de 11h à 18h.

Fermé les jours fériés (11 novembre, 25 décembre et 1er janvier).


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Françoise Huguier par © Cathy Bernheim


 

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L'affiche de l'exposition


 

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L'affiche du film



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La couverture du livre

 

 

Photographe, réalisatrice et commissaire d’exposition, Françoise Huguier se définit volontiers comme une "photographe documentaire". Grande voyageuse, elle décide en 2000 de passer plusieurs années à Saint-Pétersbourg pour travailler sur les appartements communautaires.

 

Lorsque la photographe Françoise Huguier découvre qu’un grand nombre d’habitants de St. Pétersbourg vivent dans des appartements communautaires, les kommunalki, elle a déjà parcouru la Russie et la Sibérie jusqu’au Détroit de Béring dans de précédents reportages. Mais là, elle décide de se fixer pour cotoyer son sujet au plus près. En 2002, elle observe pendant de longs mois le quotidien de ces appartements et loue une chambre dans l’un d’entre eux. Elle y retourne plusieurs fois au fil des ans, nouant une relation très forte avec une de ses occupantes, Natacha, qui lui sert de fil conducteur ou d’Ariane pour mieux comprendre ce qui se passe entre les gens et les espaces dans ce mode de vie particulier.

Après chacun de ses séjours, Françoise rapporte des centaines de photos, exposées notamment aux rencontres de la photographie d’Arles. Elle en publie un choix dans un livre intitulé « Kommunalka » , paru chez Actes Sud en 2008, où elle relate la genèse de cette aventure. Puis, de retour une nouvelle fois dans l’appartement, elle tourne un film, sorti en 2009 sur les écrans français, et que l’on peut trouver en DVD aux Éditions Montparnasse. Elle y ajoute alors en bonus une sorte de postface , en hommage au meilleur du cinéma fantastique : un court-métrage qui met en scènes d’inquiétantes petites filles croisées dans les couloirs de son rêve éveillé.

La plus récente étape de ce voyage intérieur, Françoise Huguier l’a faite cet été, retournant à St Pétersbourg pour en ramener les portraits de femmes qui toutes, occupent l’espace de la photographie avec une présence saisissante. Seize de ces portraits, inédits, sont exposés avec une cinquantaine d’autres photos au Pavillon Baudouin, entourés des objets de la vie quotidienne en Russie post-soviétique. Un parcours qui dépayse et transporte dans un autre temps.

CB

 

Projections

 

Dans le cadre du Mois du film documentaire 2010, le film Kommunalka de Françoise Huguier sera projeté dans l’auditorium du pavillon Carré de Baudouin les : 

- samedis 6 novembre, 13 novembre, 27 novembre et 18 décembre à 14h30

- vendredis 19 novembre et 7 janvier à 19h30

- vendredi 3 décembre à 14h30

- vendredi 17 décembre à 17h

Ce long métrage d’un huis clos dans un appartement communautaire a obtenu la mention spéciale du jury pour le montage aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal 2008 ainsi que le prix du jury Anna Politkovskaïa au 31e festival international de films de femmes de Créteil (2009).

Durée : 97 min - Année : 2007.

 

Conférences 

Deux conférences animées par Philippe Hagué sont organisées dans l’auditorium du pavillon Carré de Baudouin en présence de Françoise Huguier. Elles sont précédées de la projection du film Kommunalka.

- Le samedi 6 novembre 2010 : projection à 14h30 suivie d’une rencontre à 16h30 avec Françoise Huguier, Michel Parfenov (éditeur, directeur des Lettres russes chez Actes Sud) et Luc Monin (architecte-urbaniste).

- Le vendredi 17 décembre 2010 : projection à 17h suivie d’une rencontre à 19h avec Françoise Huguier, Francis Conte (professeur de civilisation russe et soviétique à l’Université Paris Sorbonne) et Jean-Pierre Thibaudat (journaliste et écrivain).

   

 

100 photos de Pierre et Alexandra Boulat

Reporters sans frontières

du 9 septembre au 27 février 2011 

Au Petit Palais

Avenue Winston Churchill, 75008 Paris

Hall Jacqueau au rez-de-chaussée du musée

Tél : 01 53 43 40 00

http://fr.rsf.org/

http//ww.petitpalais.paris.fr

 

Accès libre du mardi au dimanche de 10h à 18h.

Nocturne le jeudi jusqu'à 20h, fermé le lundi et jours fériés.

 

 

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Dans l'exposition, à gauche, Simone de Beauvoir par Pierre Boulat

Photo © Cathy Bernheim

 

 

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L'affiche de l'exposition

 

 

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La couverture du livre

 

Pierre Boulat 1924 / 1998

Alexandra Boulat 1962 / 2007 

 

Rendant hommage à deux grands noms du photoreportage français, l’album "100 photos de Pierre & Alexandra Boulat pour la liberté de la presse", édité par Reporters sans frontières, et l’exposition au Petit Palais montrent deux regards croisés sur le monde - regards passionnés, déroutants, profondément humanistes. Les reportages de Pierre, sur les bidonvilles de Nanterre dans les années 50 ou sur le quotidien des femmes américaines, dégagent la même intensité que ceux de sa fille à Gaza ou sur les souffrances des mères afghanes, quatre décennies plus tard.  

 

Que ce soit par le regard du père comme par celui de la fille, de par le monde, la condition des femmes n'est jamais absente et transparaît au travers des réalités les plus extrêmes, d'Orient en Occident.

MR

 


PHOTO / FEMMES / FÉMINISME

1860-2010 Collection de la bibliothèque Marguerite Durand

du 19 novembre 2010 au 13 mars 2011

Galerie des bibliothèques / Ville de Paris

22, rue Malher Paris 4e / Métro : Saint-Paul 

Du mardi au dimanche, de 13h à 19h

Nocturne les jeudis jusqu’à 21h

Tarif 6 € / 4 € tarif réduit / 3 € demi tarif

Commissaires de l’exposition :

Florence Rochefort, historienne et Annie Metz, conservatrice en chef de la bibliothèque Marguerite Durand

Bibliothèque Marguerite Durand

 

A l’occasion de la célébration des 40 ans du MLF.

Dans le cadre du Mois de la photo à Paris, novembre 2010.

La bibliothèque Marguerite Durand, présente sa collection de plus de 200 photographies retraçant 150 ans d’histoire des femmes et du féminisme.

 

En écho à cette exposition un livre est édité sous le même nom

Photo, femmes, féminisme
1860-2010 Collection de la bibliothèque Marguerite Durand
par Annie Metz, Florence Rochefort
Préface de Michelle Perrot
Paris bibliothèques
www.paris-bibliotheques.org
Diffusion Actes Sud
Format 19 x 27 cm, 208 pages – 170 photos en noir et blanc
En librairie le 17 novembre 2010 - 39 €

 

 

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La couverture du livre

 

 

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Deux photographies de Sabine Weis

 

 

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© Catherine Deudon, la manifestation du 6 octobre 1979 pour la défense du droit à l'avortement.

 

 

On ne sait rien de l’admirable activité des femmes, et même les féministes

ignorent les trois-quarts de ce qu’ont fait, dans tous les ordres de préoccupations

humaines, leurs aïeules, leurs mères... ou leurs contemporaines”.

MARGUERITE DURAND, 23 janvier 1932, Le Quotidien.

 Ainsi s’exprimait Marguerite Durand dans les colonnes du journal Le Quotidien quelques

jours après l’acceptation par la Ville de Paris des collections dont elle lui faisait don,

fondant ainsi la première bibliothèque féministe officielle. “Celles qui nient la production

intellectuelle de la femme ou la valeur de son activité (...) trouveront là les preuves de leur

erreur”, déclarait-elle aussi à L’Intransigeant.

 

Le parcours de l'exposition

- Marguerite Durand (1864-1936) et la Belle Epoque du féminisme

- Célébrités du monde des arts, du spectacle et des lettres

- Profession photographe côté femmes

- Métiers féminins, territoires masculins ?

- Femmes engagées, de la Commune aux années MLF

 

Un autre livre…

La frondeuse

Marguerite Durand, patrone de presse et féministe

Élizabeth Coquart

Payot, janvier 2010

 

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• Livres et revues  

 

 

Photos en mouvement 

exposition de 100 photos de Catherine Deudon

du 24 novembre au 3 décembre

Mairie du 20, Paris

6, place Gambetta

Salon d’honneur

Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement
Arianne Calvo, Adjointe à la Maire du 20e arrdt, chargée de la petite enfance et de l’égalité femme/homme

Accès libre au heures d'ouverture de la Mairie

 

 

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Le livre de Catherine Deudon

Un mouvement à soi

Images du mouvement des femmes 1970 - 2001

Éditions Syllepses 2003

 

"Depuis 30 ans, Catherine Deudon a suivi, l’appareil photo à la main, les mouvements de femmes en France . Elle en a saisi les moments collectifs. Elle a aussi capturé les portraits de ses figures les plus connues comme des plus anonymes. De ces photos qu’elle a accumulées, elle nous propose aujourd’hui une sélection qui trace les chemins d’un des mouvements qui ont le plus marqué la société française de l’après-Mai 68. Je suis tombée dans les révélateurs, les bains d'arrêts, et les fIxateurs d'images vers 16 ans, j'ai lu Simone de Beauvoir vers 17, j'ai rencontré mai 68 vers 28, le reste va comme de soi : mettre ensemble photographie et Simone de Beauvoir à 30 ans ajoute-t-elle dans son introduction qui ouvre ce recueil de photos.
Un livre d’histoires et d’Histoire".

 

 et aussi avec

La Mairie du 20ème

Frédérique Calandra, Maire du 20e arrondissement
Arianne Calvo, Adjointe à la Maire du 20e arrdt, chargée de la petite enfance et de l’égalité femme/homme

Durant la semaine du 25 novembre 2010,

expositions et rencontres sont organisées dans le 20e à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
 

Du 22 novembre au 3 décembre,

vous pourrez découvrir (voir ci-dessus) dans le salon d’honneur de la mairie (6 place Gambetta)

Photos en mouvement, une exposition de Catherine Deudon retraçant 40 ans de féminisme et de luttes pour les droits des femmes (1970-2010).

Samedi 27 novembre,

une soirée est organisée à partir de 20h au pavillon Carré de Baudouin (121 rue de Ménilmontant) en présence de Frédérique Calandra, Maire du 20e, Fatima Lalem, adjointe au Maire de Paris en charge de l’égalité Femmes-Hommes et Ariane Calvo, adjointe à la Maire du 20e en charge de la petite enfance et de l’égalité Femmes-Hommes.

La soirée débutera avec Agnès Bihl, chanteuse-auteure-compositrice-interprète,

suivie à 21h de "La douceur du velours", une lecture sur les violences faites aux femmes par la comédienne Sophie de la Rochefoucauld. Réservations : 01 43 15 20 03.

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D’autres rencontres sont organisées dans le 20e arrondissement :

Jeudi 25 novembre de 18h30 à 20h30 :

rencontre parentale sur le thème des "violences faites aux femmes" organisée par le Relais Ménilmontant avec l'Association de Médiation Interculturelle, au 2/8 rue Henri Chevreau (Tél. 01 47 97 62 81 - www.relaismenilmontant.free.fr)

Vendredi 26 novembre de 14h à 16h :

café-débat et projection d’un court-métrage sur le thème "Agir contre les violences faites aux femmes" organisés par le Point d’accès au droit du 20e (PAD20) avec le CIDFF de Paris (Centre d'Informations des Femmes et des Familles), au 15 cité Champagne (Tél. 01 53 27 37 40).

 

 

Rappel

Congrès international féministe

 

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LE FÉMINISME À L’ÉPREUVE
DES MUTATIONS GÉOPOLITIQUES
3. 4. 5. DÉCEMBRE 2010 

 

PALAIS DE LA FEMME
94, RUE DE CHARONNE, PARIS, 11E
M° CHARONNE, FAIDHERBE CHALIGNY, LEDRU-ROLLIN

 

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Voir le programme complet

40 ans du MLF - Congrès international féministe

soutenir dans facebook

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Rappel

diffusion du film documentaire de Constance Ryder et Josiane Szymanski

Encore Elles!

Le samedi 20 novembre à 15 h 20 sur France 3 Ile de France-Centre.

Le lundi 29 novembre à 24 h10 = Minuit-dix sur France 3 National

40 ans du MLF - Encore Elles !

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 11:36

Le film de Constance Ryder et Josiane Szymanski

Coproduit par La Huit et France Télévision - 2010

 

sera diffusé :

 

Le samedi 20 novembre à 15 h 20 sur France 3 Ile de France-Centre.

Le lundi 29 novembre à 24 h10 = Minuit-dix sur France 3 National


Film documentaire de 52 minutes qui retrace les combats féministes des années 70 à nos jours


 

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Josiane Szymanski et Constance Ryder ici à la conférence de Ti Grace Atkinson à Reid Hall, Paris, 1980.

 

La voix off :

Nous étions jeunes étudiantes à Paris. Jeunes filles, nous voulions échapper à la vie de nos mères…

…On se souvient de cette envie de tout essayer, tout apprendre entre copines. Savoir dépanner une voiture, n'est-ce pas une déclaration d'autonomie?…

 

Cliquer ici : 

Bande annonce Encore Elles !

On peut y voir les premières minutes du film

mais aussi lire le dossier de presse

et faire des commentaires.

Sur facebook :

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S’appuyant sur un fond d’images d’archives extrêmement riche, d’interviews et de témoignages inédits, les réalisatrices d’« Encore Elles ! » cherchent à répondre à la question : « 40 ans après la naissance du MLF, où en sont les féministes? »

Pour la première fois devant une caméra, les militantes d’hier et d’aujourd’hui s’expriment en toute liberté et parfois, dialoguent ou se répondent.

Interviewées pour l’occasion, les militantes des premiers temps du mouvement livrent à la jeune génération non seulement leurs souvenirs, mais aussi leurs réflexions sur le monde actuel. Nous traversons avec elles les thèmes majeurs de la libération des femmes : inégalités salariales, sous représentation dans les fonctions dirigeantes, violences conjugales et sexuelles, port du voile intégral, remise en cause du droit à l’avortement, etc.

Qu’elles se soient battues dans les années 1970 ou rejoignent les luttes actuelles, elles en arrivent à la même conclusion : si certaines avancées sont réelles, il reste encore beaucoup à faire. Les libertés fondamentales des femmes sont loin d’être définitivement acquises. CB.

 

Encore elles ! 

Réalisatrices : Constance Ryder et Josiane Szymanski.

Chef opératrices : Josiane Szymanski, Sylvia Calle, Sarah Blum.

Ingénieuses du son : Christine Gadelorge, Suzanne Newmann, Agnès Szabo.

Productrice : Laurence Milon pour La Huit.

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 15:02

Voir toutes les vidéos du Congrès :

Le Congrès International Féministe en vidéo

 

 

 

LE FÉMINISME À L’ÉPREUVE
DES MUTATIONS GÉOPOLITIQUES
3. 4. 5. DÉCEMBRE 2010 

 

PALAIS DE LA FEMME
94, RUE DE CHARONNE, PARIS, 11E
M° CHARONNE, FAIDHERBE CHALIGNY, LEDRU-ROLLIN

 

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Petite restauration sur place.

 

The program in English

 

 

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Dans la décennie soixante-dix du vingtième siècle, les mouvements féministes dits “de la deuxième vague”, bousculèrent un univers patriarcal qui assignait les femmes à résidence, assignation des corps et des esprits.
Par centaines de milliers, ici et là-bas, ici et ailleurs, donc partout, des femmes courageuses, insolentes, imaginatives, mettaient à nu de multiples territoires d’oppression, démontaient les mille et un visages de la domination masculine, défaisaient les outils d’analyse censés dire le réel en oubliant “le deuxième sexe”, inventaient de nouveaux espaces d’égalité et de liberté, redécouvraient - héritières ignorantes de leur héritage - une histoire qui ne leur avait pas été transmise, une longue histoire d’émancipation et même de libération, une interminable histoire de victoires et de défaites, d’avancées et de reculs. 40 ans plus tard, le monde n’est plus le même.
Des mutations géopolitiques, des changements économiques, sociaux, sociétaux, des déplacements idéologiques ont façonné un “monde mondial” qui conjugue paradoxalement uniformisation et quêtes identitaires, ou qui use de la différence des cultures comme d’une arme contre l’universalisme.
Sur cette scène mondiale, comment ne pas constater que les femmes sont au coeur de questions de société et même de conflits géopolitiques ? Leur “cause” - oui, reprenons cette belle expression de la “cause des femmes”, notre cause – alors qu’elle a été et est de plus en plus reconnue, est aussi instrumentalisée pour servir d’argument à toutes sortes de politiques. Dominer les femmes, ou les protéger, ou les libérer... en parlant à leur place, en leur nom.
Ce congrès – un congrès, c’est-à-dire un lieu d’expressions, de réflexions, de débats, peut-être aussi de différences, voire de divergences – se propose d’envisager quelques-uns des problèmes politiques et sociaux du monde tel qu’il est devenu à partir de la question des femmes et avec leurs analyses : que veut dire à l’heure de la mondialisation “égalité des sexes” et “liberté des femmes” ? Quelle traduction de mots d’ordre anciens – exemple : “notre corps nous appartient” - dans une division internationale et sexuée du travail, travail de production et de reproduction ? Que sont devenues nos conquêtes entre marchandisation triomphante et retour du religieux ? A quoi servent les institutions, nationales et internationales, chargées des politiques d’égalité ? A l’heure du post – post communisme, post colonialisme, post modernisme - qu’est-ce qu’une politique féministe ?
Autant de questions qui seront abordées lors de ce congrès à plusieurs voix, voix du Nord et du Sud, de l’Est et de l’Ouest, réunies durant presque trois jours dans un dépassement des positionnements géographiques.

 

 

 

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LE FÉMINISME À L’ÉPREUVE
DES MUTATIONS GÉOPOLITIQUES
3. 4. 5. DÉCEMBRE 2010 

 

PALAIS DE LA FEMME
94, RUE DE CHARONNE, PARIS, 11E
M° CHARONNE, FAIDHERBE CHALIGNY, LEDRU-ROLLIN

 

VENDREDI 3.DÉCEMBRE

ACCUEIL À PARTIR DE 8H30 POUR LES 3. 4. ET 5. DÉCEMBRE

 

40 ans après...          9H30-12H30 

PRÉSIDENTE : CAROLINE DE HASS

(France, animatrice du réseau “Osez le féminisme”)

INTERVENTION D’ACCUEIL Fatima Lalem

(France, adjointe au Maire de Paris, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes)

LES ENJEUX DU CONGRÈS Martine Storti

(France, présidente de l’association “40 ans de mouvement”)

LE FÉMINISME, 40 ANS DE CHANGEMENTS Françoise Picq

(France, universitaire, association “40 ans de mouvement”, ANEF).

40 ANS DE MUTATIONS GÉOPOLITIQUES Barbara Loyer

(France, Institut français de géopolitique)

LES FÉMINISTES DANS LES PAYS MUSULMANS Sana Ben Ashour

(Tunisie, juriste, association tunisienne des femmes démocrates )

LES FEMMES COMME SUJET POLITIQUE Magdalena Sroda

(Pologne, philosophe, université de Varsovie )

 

Débat

14H-18H15

Les femmes entre marchandisation et retour du religieux

14H-16H 

Femmes et division internationale du travail

PRÉSIDENTE : TANIA ANGELOFF

(France, sociologue, Paris-Dauphine, MAGE)

FEMMES, FÉMINISMES ET TRAVAIL DANS UNE PERSPECTIVE COMPARATISTE Helena Hirata

(France, sociologue, CRESPPA-GTM, CNRS)

SALARIAT, PRÉCARITÉ ET CONVERGENCES ENTRE LES SEXES DANS LE MARCHÉ DU TRAVAIL Léna Lavinas

(Brésil, économiste, Université Fédérale de Rio de Janeiro).

LE TRAVAIL DU CARE: DES RELATIONS SOCIALES VERS LES RAPPORTS SOCIAUX Rose-Myrlie Joseph

(Haïti/ France, sociologue, Université Paris7)

 

Débat 

                              16H15-18H15 

Notre corps nous appartient-il vraiment ?

PRÉSIDENTE : CATHY BERNHEIM

(France, écrivain, journaliste)

AVORTEMENT, CONTRACEPTION, ICI ET AILLEURS: QUELLES VICTOIRES? QUELLES RÉSISTANCES? Michèle Ferrand

(France, sociologue, CSU-CNRS)

PROSTITUTION, SEX TRAFFICKING AND THE INTERNATIONAL DEBATE ABOUT COMMERCIAL SEXUAL EXPLOITATION (PROSTITUTION, TRAITE, COMMERCE DU SEXE: LE DÉBAT INTERNATIONAL) Janice Raymond

(USA, universitaire, Coalition Against Trafficking in Women). Intervention en anglais

TRANSNATIONAL COMMERCIAL SURROGACY IN INDIA FROM A GENDER PERSPECTIVE (LE COMMERCE TRANSNATIONAL DE LA

MATERNITÉ DE SUBSTITUTION DANS UNE PERSPECTIVE DE GENRE) Sheela Saravanan

(Inde, géographe, universitaire). Intervention en anglais

ELIMINATION OF GIRLS (L’ÉLIMINATION DES FILLES) Paula Banerjee

(Inde, universitaire,). Intervention en anglais

 

Débat

SAMEDI 4.DÉCEMBRE 9H15-12H30

     9H15-12H30

Organisations et instances internationales chargées du droit des femmes:avancées? alibi? récupération?

PRÉSIDENTE : ANOUSHEH KARVAR

(France, CFDT, chargée des questions internationales)

LA CONVENTION POUR L’ÉLIMINATION DE TOUTES LES DISCRIMINATIONS À L’ÉGARD DES FEMMES (CEDAW) : QUELLE EFFICACITÉ DU DISPOSITIF? Françoise Gaspard

(France, sociologue, EHESS, Experte du comité CEDAW)

FÉMINISME ET INSTITUTIONS INTERNATIONALES: ALLIANCE INÉVITABLE OU “DROITISATION” INQUIÉTANTE DE NOS MOUVEMENTS? Jules Falquet

(France, sociologue, université Paris Diderot)

ORGANISATIONS INTERNATIONALES: AVANCÉES, COMPROMIS OU INSTRUMENTALISATIONS DES DROITS DES FEMMES? Malka Marcovich

(France, Historienne, consultante internationale, droits humains et droits des femmes).

L’UNION EUROPÉENNE, UN ESPACE D’ÉGALITÉ POUR LES FEMMES? Monique Dental

(France, réseau féministe Ruptures)

LA DÉCENNIE DE LA FEMME AFRICAINE, DÉFIS ET ENJEUX Mama Koite Dumbia

(Mali, Présidente de FEMNET)

LES FEMMES, ENJEU RENOUVELÉ DU CONFLIT NORD/SUD Sophie Bessis

(France, Tunisie, historienne et journaliste, IRIS)

 

Débat

   14H-18H15

Féminisme, universalisme, post communisme, post colonialisme

PRÉSIDENTE : SARAH OUSSEKINE

(France, Voix d’Elles rebelles)

APRÈS LA CHUTE DU MUR DE BERLIN, VOIES ET FORMATS DU FÉMINISME TRANSNATIONAL Ioanna Cirstocea

(Roumanie, France, sociologue, CNRS)

L'ÉMANCIPATION DES FEMMES AU XXI SIÈCLE: UNE PIERRE DANS LA GOUVERNANCE DU CAPITALISME GLOBALISÉ Monique Sélim

(France, anthropologue, IRD)

FÉMINISME ET ISLAMISME: L’EXPÉRIENCE IRANIENNE Chahla Chafiq

(Iran, France, sociologue, écrivaine)

FÉMINISME, RACISME, ANTI-RACISME: ALLIANCE ET FAUX AMIS Liliane Kandel

(France, sociologue)

DÉCOLONISATION, POSTCOLONISATION: ÊTRE FÉMINISTE AUJOURD’HUI Wassyla Tamzali

(Algérie, Collectif Maghreb-Egalité).

 

Débat
soirée collective : projection, buffet. 
DIMANCHE 5.DÉCEMBRE

 

   9H30-12H30

Qu’est-ce qu’une politique féministe aujourd’hui?

LE CONGRÈS VU PAR GENEVIÈVE FRAISSE Geneviève Fraisse

(France, philosophe, CNRS)

DÉBAT AVEC DES INTERVENANTES DES DEUX JOURNÉES ET LA SALLE : QUELLES PRIORITÉS? QUELS OBJECTIFS? QUELLES STRATÉGIES FÉMINISTES?

 

 

Venues de différents pays (France, Algérie, Brésil, Etats-Unis, Haïti, Inde, Iran, Mali, Pologne, Roumanie, Tunisie), elles interviendront lors du Congrès international féministe qui se tiendra sur le thème "Le féminisme à l'épreuve des mutations géopolitiques" les 3, 4, et 5 décembre 2010 à Paris dans le cadre des "40 ans du MLF". Voici le portrait de ces féministes.


Tania Angeloff

Sociologue, maître de conférences à l'Université Paris-Dauphine, membre de l'Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO) et du laboratoire Enquête- Terrains-Théories (ETT) au Centre Maurice Halbwachs. Spécialiste des questions de genre et d'emploi dans une perspective comparative internationale. Travaille actuellement sur la société chinoise et les rapports de genre au travail sur plusieurs générations. Membre du comité directeur du GDRE-MAGE (Marché du travail et genre) ainsi que du comité éditorial de la revue Travail, Genre et sociétés. A publié en 2010, Histoire sociale de la Chine : 1949-2009 (La Découverte, collection Repères, Paris) et, en 2000, Le temps partiel : un marché de dupes ? (Syros, Paris).

Paula Banerjee

Historienne, professeur à l'Université de Calcutta (Inde). Vice-présidente de l'Association internationale d'études des migrations forcées. Spécialisée comme chercheuse et comme militante dans l'étude des conflits frontaliers en Asie du Sud et du Sud-Est, de leurs effets pour les femmes, du rôle des femmes dans la paix et la guerre.

Publications récentes : Borders, histories, existences (Sage, New Delhi, 2010), Women and peace politics (Sage, New Delhi, 2008).

Sana Ben Ashour

Agrégée, professeur de droit à l'université tunisienne et militante pour les droits humains des femmes. Quatre principaux champs d'étude : l'urbanisme et la protection du patrimoine culturel immobilier, l'histoire du droit tunisien en période coloniale, la condition juridique des femmes en pays d'islam, la question démocratique et des libertés publiques dans l'aire maghrébine, arabe et musulmane. Actuelle présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates. Son implication dans le mouvement autonome des femmes l'a conduite à participer à la fondation et à l'animation de plusieurs espaces de lutte des femmes : la Commission femmes de l'Union générale des travailleurs tunisiens, l'Association des femmes universitaires pour la recherche et le développement, le Collectif 95 Maghreb-Egalité, l'Université féministe Ilhem Marzouki de l'ATFD, le Réseau Aîsha des associations des femmes arabes.

Cathy Bernheim

Ecrivain et journaliste, traductrice des autobiographies d'Angela Davis et Emma Goldman, auteure de biographies (Mary Shelley, Valentine Hugo), de romans et d'essais. Le 26 août 1970 à l'Arc deTriomphe, à Paris, elle a déposé avec une dizaine de femmes une gerbe « À la femme inconnue du soldat », acte fondateur du mouvement de libération des femmes (MLF). Elle est l'auteure de nombreux textes et photos parus dans les ouvrages collectifs féministes des année 70. Elle a raconté cette « naissance d'un mouvement de femmes » dans Perturbation, ma soeur (Le Félin), réédité en poche cette année en même temps que son essai autobiographique : L'amour presque parfait. Sous le nom de Catherine Crachat, elle a participé à la création de la rubrique du Sexisme ordinaire parue dans les TempsModernes de1973 à 1983.Co-fondatricede l'association « 40 de mouvement », du blog Re-Belles, des groupes Yes We Scan et Est-ce ta fête ?, elle a contribué activement aux actions de l'année 2010. Notamment la fête de la "Liberté, égalité sororité" du 6 juin 2010 à la Flèche d'Or, et la manifestation au Trocadéro le 26 août 2010 pour réclamer que le place des droits de l'homme soit rebaptisée place des droits des femmes et des hommes.

Sophie Bessis

Sophie Bessis a la double nationalité tunisienne et française. Agrégée d'histoire. A été journaliste, notamment à l'hebdomadaire Jeune Afrique. Spécialiste des questions liées aux relations Nord-Sud et au développement, et de la question des femmes, essentiellement dans le monde arabe et en Afrique. Actuellement chercheuse associée à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS, Paris). Secrétaire générale adjointe de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH). Publications récentes : L'Occident et les autres, histoire d'une suprématie (Paris, La Découverte, 2001). Las emergencias del mundo : economia, poder, alteridad (Ediciones Nobel, Oviedo, Espagne 2005). Les Arabes, les femmes, la liberté (Paris, AlbinMichel, 2007). Mujeres y familia en las sociedades arabes actuales (co-direction, Ed Bellaterra, Barcelone, 2010).

Chahla Chafiq

Ecrivaine et sociologue, a été amenée à s'exiler en France en 1982 suite à la répression massive des opposant-e-s par le pouvoir islamiste d'Iran. Est aussi une militante féministe des droits humains. Est l'une des cofondatrices du Réseau international de solidarité avec les féministes en Iran (2007). Auteure d'essais et de nouvelles, elle écrit en français et en persan. Parmi ses ouvrages publiés en français, citons : Chemins et Brouillard(Metropolis, Genève, 2005) ; Le Nouvel Homme islamiste : la Prison politique en Iran. (Le Félin, Paris, 2002). Sa thèse Islamisme et société : religieux, politique, sexe et genre. A la lumière de l'expérience iranienne a reçu en 2010 le Prix Le Monde de la recherche universitaire. Elle paraîtra aux Presses universitaires de France en 2011. Site : www.chahlachafiq.com.

Ioanna Cirstocea

Chargée de recherche au CNRS, membre du PRISME-GSPE, Strasbourg depuis 2006. Ancienne élève de l'Ecole doctorale en sciences sociales (Bucarest) et de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS, Paris) où elle a obtenu son doctorat en sociologie en 2004, elle enseigne à l'Institut d'études politiques de Strasbourg et elle a publié un livre (Faire et vivre le postcommunisme. Les femmes roumaines face à la 'transition', (Bruxelles, Editions de l'université de Bruxelles, 2006) et plusieurs articles qui interrogent les recompositions sociales et politiques en Europe de l'Est par le biais du genre.

Monique Dental

Monique Dental a été ingénieure d'études et de recherches à l'Université de Paris 7-Denis Diderot à la direction du Centre d'études, de documentation et de recherche pour les enseignements féministes et a coordonné le Réseau inter-universitaire et interdisciplinaire national sur le genre (RING). Militante associative de longue date, elle a fondé notamment le Collectif de pratiques et de réflexions féministes Ruptures qui organise actuellement ses activités en deux structures : un collectif non mixte et une structure mixte qui travaille en réseau pour l'intégration de l'égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les questions d'actualité et de société. Publications de Ruptures : une lettre-agenda bimensuelle parmail, un bulletin mensuel de 34 pages et des dossiers d'études thématiques.

Jules Falquet

Jules Falquet est féministe et maîtresse de conférences en sociologie à l'Université Paris Diderot. Elle a vécu au Mexique et au Salvador. Elle s'intéresse particulièrement aux mouvements sociaux de résistance à la mondialisation néolibérale, dans une perspective féministe, antiraciste et anti-capitaliste. Elle a analysé le poids des institutions internationales, du complexe militaro-industriel et de l'Etat dans l'imposition du néolibéralisme, sous couvert de “développement”, dans son récent ouvrage : De gré ou de force. Les femmes dans la mondialisation (Paris, La Dispute 2008). Elle a également co-coordonné Le Sexe de la mondialisation. Genre, classe, race et nouvelle division du travail (avec Helena Hirata, Danièle Kergoat, Brahim Labari, Nicky Lefeuvre et Fatou Sow, Paris : Les Presses de Sciences Po, 2010).

Michèle Ferrand

Directrice de recherche en sociologie, rattachée au laboratoire du CNRS CRESP PACSU, et chercheure associée à l'unité “Démographie genre et société” de l'INED. Elle a été l'une des actrices du développement des recherches sur le genre et a appliqué cette problématique à plusieurs champs de la sociologie : famille (avortement, paternité maternité), travail, éducation et sexualité. Ses recherches récentes ont porté sur les inter relations entre sexualité et procréation, et notamment sur la place de l'enfant, tant en France que dans quatre pays en Afrique : Burkina Faso, Ghana, Maroc et Sénégal.

Publications : L'IVG (Que sais-je ? PUF ,1987), Féminin, masculin (Paris, la Découverte, 2004), L'excellence scolaire, une affaire de famille (en collaboration avec F. Imbert et C.Marry, Paris, L'Harmattan, 1999, reparution en 2010).

Geneviève Fraisse

Philosophe, directrice de recherche au CNRS, a été déléguée interministérielle aux droits des femmes et députée européenne. A publié de nombreux ouvrages, citons parmi les plus récents : A côté du genre, sexe et philosophie de l'égalité (Le Bord de l'eau 2010), Les femmes et leur histoire, (1998-Folio-Gallimard, 2010), Service ou servitude, essai sur les femmes toutes mains, (1979-Le Bord de l'eau, 2009), Le privilège de Simone de Beauvoir (Actes Sud, 2008), Du consentement ( Seuil, 2007).

Caroline de Haas

Diplômée d'un master d'histoire à l'université de Nanterre. A été secrétaire générale de l'Union Nationale des Etudiants de France de 2006 à 2009. Collaboratrice d'un élu régional dans la vie professionnelle, elle est l'animatrice du réseau Osez le féminisme, fondé en 2009. Cette association a vocation à faire monter l'engagement féministe dans la société, notamment auprès des nouvelles générations. Elle a entre autres lancé le site internet http://www.viedemeuf.fr en réaction aux inégalités professionnelles.

Helena Hirata

Sociologue, directrice de recherche au CNRS, GTM-CRESPPA. Thèmes de recherche : théories et pratiques du care dans une perspective comparée ; division sexuelle du travail ; subjectivité et travail. Publications : Dictionnaire critique du féminisme, (Paris, PUF, 2004, dir. en coll.) ; Travail et genre. Regards croisés France, Europe, Amérique Latine, (Paris, la Découverte, 2008, dir. en coll) ; Le sexe de la mondialisation, (Presses de Sciences Po, Paris, 2010, dir. en coll.).

Rose-Myrlie Joseph

Doctorante FNS en Etudes genre à l'Université de Lausanne et en sociologie à l'Université Paris 7. Sa thèse a pour titre “L'articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de race dans la migration et le travail des femmes haïtiennes”. Elle est membre du Centre d'études féministes LIEGE de l'Université de Lausanne, du Centre d'enseignement de documentation et de recherche pour les études féministes (CEDREF) de l'Université Paris 7, et de l'Association française de sociologie (AFS -RT24). Elle a travaillé avec des organisations locales et internationales pendant 5 ans en Haïti, et milite avec des associations féministes et/ou minoritaires en France depuis 3 ans. Ses recherches portent sur la sexualité des filles adolescentes dans les quartiers pauvres (2006), le féminisme dans les politiques de développement (2009), le travail des femmes du Sud dans la migration interne et internationale (depuis 2007).

Liliane Kandel

Sociologue, a participé dès 1970 au mouvement de libération des femmes et, par la suite, à la mise en place et au développement des études féministes à l'Université. Elle a été co-responsable du Centre d'Etudes et de Recherches féministes (CEDREF) à l'Université Paris 7 -Denis Diderot, où elle a organisé plusieurs séminaires et colloques de recherche sur les femmes et le genre, et a activement participé au séminaire de Rita Thalmann : Sexe et race :Discours et formes nouvelles d'exclusion au 20ème siècle. Par ailleurs elle a participé aux Chroniques du sexisme ordinaire, publiées sous la direction de Simone de Beauvoir dans les Temps Modernes de 1973 à 1983 ainsi qu'à nombre de revues et ouvrages collectifs. Elle a publié Féminismes et nazisme (Odile Jacob 2004) et, en collaboration, Textes premiers-Mouvement de libération des femmes (Stock 2009). Elle est membre du comité de rédaction des Temps modernes.

Anousheh Karvar

Chercheure en sciences sociales et syndicaliste CFDT. Actuellement responsable de la politique de la formation tout au long de la vie, de cadre de vie et de lutte contre la ségrégation urbaine, elle a été en charge jusqu'en juin 2010 des questions internationales à la CFDT. En juillet 2010, elle a co-organisé la 21e édition de la Conférence internationale des études féministes iraniennes à Paris.

Mama Koite Doumbia

Présidente du Réseau de développement et de communication des femmes africaines (FEMNET) jusqu'en octobre 2010. Vice-présidente de Genre en Action depuis novembre 2008. Membre du Conseil économique social et culturel de l'Union africaine (ECOSOCC). Syndicaliste, activiste et responsable de plusieurs organisations de femmes au Mali, en Afrique et dans le monde. A publié notamment : Livret sur les droits des femmes travailleuses au Mali et Genre et politiques neo-libérales (Genre et OMD, Rabat 2006.)

Fatima Lalem

Après un parcours de militante féministe, enseignante/chercheure et de responsable au Planning familial, est adjointe au maire de Paris, chargée de l'égalité femmes/hommes et de la planification familiale. En tant que telle, elle mène une politique autour de quatre axes : la lutte contre les violences faites aux femmes, la promotion de l'égalité professionnelle, le développement d'un réseau territorial des centres de planification et la généralisation des actions de prévention et d'éducation à l'égalité et à la sexualité en direction des jeunes, filles et garçons. Elle assume également la présidence de la commission de surveillance de l'hôpital HEGP. Site : http://fatimalalem.blogspot.com.

Lena Lavinas

Professeur d'économie à l'Institut d'économie de l'Université fédérale de Rio de Janeiro, où elle détient la chaire de politique sociale. Ses domaines de recherche sont les études féministes, inégalités et systèmes de protection sociale, dynamique du marché du travail, évaluation des politiques publiques. Elle a fondé la revue Estudos Feministas, en 1992, au sein d´un collectif de féministes liées à la recherche et à l´enseignement de troisième cycle. Et elle l'a dirigée jusqu'en 1996. Entre 2002 et 2010 elle était membre du comité éditorial de Feminist Economics.

Barbara Loyer

Professeur et directrice de l'Institut français de géopolitique de l'Université Paris 8, membre du comité de rédaction de la revue Hérodote. Ses recherches portent sur le rapport entre langues et territoires, entre démocratie et géopolitique, ainsi que sur l'apport spécifique de l'analyse territoriale des différents systèmes de pouvoir. Elle rédige actuellement un livre sur la géopolitique de la question des femmes. Publications : “Géopolitique du Pays basque. Nations et nationalismes en Espagne” (Harmattan 1997) Géopolitique de l'Espagne (Colin 2006). A participé à Nouvelle géopolitique des régions françaises (Fayard 2005) au Dictionnaire des banlieues (Larousse 2009), ainsi qu'au récent numéro de Hérodote Femmes et géopolitique (1er trimestre 2010).

Malka Marcovich

Historienne et féministe, a travaillé depuis une vingtaine d'années avec de nombreuses institutions internationales, régionales etnationales, ainsi que des ONG droits humains et droits des femmes tels que Amnesty International, la FIDH, la LICRA, le Lobby européen des femmes, la Coalition contre la traite des femmes, le réseau Les femmes aussi, le collectif Article premier, le Réseau international des droits humains, Femmes solidaires, la Ligue du droit international des femmes, le Mouvement pour la paix et contre le terrorisme, le Comité laïcité république... A publié de nombreux articles et rapports autour des questions relatives aux droits universels et aux droits des femmes. Son dernier ouvrage, Les Nations désUnies, comment l'ONU enterre les droits de l'homme (Jacob Duvernet 2008), retrace les dérives de l'organisation internationale contre les droits universels depuis une dizaine d'années.

Sarah Oussekine

Sarah Oussekine est française (née à Issy les Moulineaux en 1962) d'origine algérienne. Fondatrice de l'association féministe Voix d'Elles Rebelles, qui veille dans l'ombre depuis 1995 sur le destin de jeunes filles et femmes victimes de violences dans une cité à Saint-Denis.

Françoise Picq

Françoise Picq est docteure d'Etat en science politique, maître de conférences à l'université Paris-Dauphine (retraitée). A participé au Mouvement de libération des femmes et au développement des études féministes depuis les années 1970 (organisation de colloques, revues, séminaires, associations de chercheuses (ANEF : Association nationale des études féministes), réseaux d'études féministes, en France ou en Europe). Vice présidente de l'association “40 ans de mouvement”. Ses travaux portent sur le féminisme, son histoire, ses théories, ses relations avec le mouvement ouvrier, le socialisme. A notamment publié : Libération des femmes : les années mouvement (Paris : Seuil. 1993. Réédition en cours.) Textes premiers-Mouvement de libération des femmes, avec Cathy Bernheim, Liliane Kandel et Nadja Ringart, (Stock 2009), Vous avez dit queer ? La question de l'identité et le féminisme (Réfraction, n°46)

Janice Raymond

Janice Raymond a été professeur, notamment d'études de genre et d'éthique médicale à l'université du Massachusetts à Amherst. Militante féministe active contre les violences subies par les femmes et l'exploitation sexuelle, elle a été co-directrice de la CATW (Coalition Against Trafficking in Women) de 1994 à 2007. En 2007, a reçu l'International Woman Award, du Zero Tolerance Trust, à Glasgow (Ecosse). Auteure de cinq livres, elle a aussi écrit de nombreux articles, traduits dans plusieurs langues, relatifs aux violences contre les femmes, la santé, le féminisme, la prostitution...

Sheela Saravanan

Sheela Saravanan est docteure en géographie et en Development Planning from India. A fait sa thèse à l'Ecole de santé publique de l'Université de technologie de Queensland (Australie). Participe actuellement au projet “Social Construction of Transnational Commercial Surrogacy in India” du centre Karl Jaspers de l'Université de Heidelberg (Allemagne). Est spécialisée dans des questions liées au genre en Asie du Sud depuis dix ans et a écrit de nombreux articles et rapports sur l'infanticide des filles, la violence contre les femmes, le commerce de la maternité de substitution.

Monique Selim

Monique Selim est anthropologue, directrice de recherches a l'Institut de recherches pour le developpement (IRD) et responsable de l'axe Travail et mondialisation dans l'UMR Développement et sociétés paris1/IRD. Ses recherches ont d'abord porté sur la France urbaine puis se sont déplacées en Asie (au Bangladesh, au Laos, au Vietnam, en Ouzbékistan et en Chine). La globalisation sous ses formes multiples et sexuées est au centre de ses intérêts.

Publications récentes : La crise vue d'ailleurs, Phélinas P., Selim M. (L'Harmattan 2010), Anthropologie politique de la globalisation, Hours B., Selim M. (L'Harmattan 2009), L'Ouzbékistan à l'ère de l'identité nationale, Bazin L., Hours B., Selim M. (L'Harmattan 2009)

Magdalena Sroda

Professeur à l'Institut de philosophie de l'université de Varsovie depuis 1982, membre de l'European Gender Equality Institute (Vilno). Travaille sur l'histoire des idées, la philosophie politique et morale, les gender studies. A été de 2004 à 2005 secrétaire d'Etat dans le cabinet du Premier ministre Marek Belka, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes. Principales publications : The idea of Dignity in Culture and Etics (1994), History of moral ideas (1996), Individualism and its Critics. Contemporary debates between Comunitarians, Liberals and Feminists about Subject, Community and Gender (2003) et Women and Power (2009).

Martine Storti

Professeur de philosophie, journaliste, inspectrice générale de l'éducation nationale, présidente de l'association “40 ans de mouvement”. Ouvrages publiés : Je suis une femme, pourquoi pas vous ? 1974-1975 Quand je racontais le mouvement des femmes dans Libération (Michel de Maule. 2010), L'arrivée de mon père en France (Michel de Maule), 32 jours de mai (Le bord de l'eau), Cahiers du Kosovo (Textuel), Un chagrin politique(L'Harmattan). Site : http://www.martine-storti.fr/.

Wassyla Tamzali

Wassyla Tamzali a été avocate, directrice des droits des femmes à l'UNESCO. Membre fondateur du Collectif Maghreb Égalité crée à Rabat en 1992, et en 1993 fondatrice et vice-présidente du Forum international des femmes de la Méditerranée. Anime le Parlement des femmes sous les lois islamiques à la Conférence mondiale de Pékin en 1995. A mené un long combat pour faire condamner par la communauté internationale, la prostitution des femmes comme une violation des droits de la personne humaine ; en 1999, à Dhaka, au Bangladesh, a reçu en reconnaissance de ce travail, par les associations féministes abolitionnistes, le Lifetime Achievement Award. Publications récentes : Une femme en colère, lettre d'Alger aux Européens désabusés, (Gallimard 2009 ), Burqa ? (Chèvre feuille étoilée, 2010). El burqa como excusa (Saga éditorial, Espagne, 2010.

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Published by Re-Belles
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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 11:26

Entre deux manifs, il y a des expos, des projections, des débats à la librairie Violette & Co ou ailleurs, des colloques… L'automne des 40 ans du MLF est riche en événements… 

Rappel !

Les prochains rendez-vous

 

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du Vendredi 22 octobre au vendredi 3 décembre

 

EXPOSITION COLLECTIVE  DE PLASTICIENNES.`

Elles @ Belleville

 ESPACE BELLEVILLE, 4 Boulevard de  la Villette, 75019 Paris, M° Belleville

Inauguration : 22 octobre 2010 –18H30 –20H30

VERNISSAGE FIN NOVEMBRE - A SUIVRE.

Dans le cadre de la célébration des 40 ans du MLF, Mouvement féministe et lesbien, le réseau « 40 ans ça se fête » et les responsables de l’Espace Belleville vous invitent  à l’exposition collective de plasticiennes du 22 Octobre au 27 Novembre.Très grand lieu dédié aux expositions, l’Espace Belleville s’étend  sur deux niveaux et donnent la possibilité d’exposer des travaux monumentaux.

 

Graphistes, peintres, photographes, art-vidéastes, sculpteures, illustratrices, toutes  professionnelles;

nous sommes militantes, engagées, féministes, politiques, lesbiennes.

L’expression visuelle est une part importante de notre engagement. Nous travaillons sur des thématiques qui nous concernent, nous impliquent, nous vulnérabilisent certaines fois quand nous mettons en jeu notre propre corps, mais nous donnent des forces souvent pour poursuivre les luttes pour nos droits.

 

Rosine Aroyo - Peintre

Odile Debloos - photographe

Catherine Hubert - plasticienne

Mad - illustratrice 

Michèle Larrouy - plasticienne

Julie Poupé - photographe

Isabelle Prieur - sculpteure/dessinatrice

Magali Roumy - plasticienne

Nelly Trumel peintre – reporter/photographe

Ann Mari Vierge - illustratrice

Barbara Wolman - vidéaste

Valéri.e Bouillon – Zerose - sculpteure/plasticienne

    

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1er et 2 novembre 2010 

cineffable

22e festival international lesbien et féministe de Paris

Quand les lesbiennes se font du cinéma

 

Pour cause de travaux, le festival aura lieu cette année à

l'Espace Reuilly, 21 rue Hénard, 75012 Paris


 

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… Résumé des épisodes précédents :

après bien des recherches c’est finalement à l’Espace Reuilly que Cineffable proposera la 22ème  édition du festival international du film lesbien et féministe de Paris Quand les lesbiennes se font du cinéma, les 1er et 2 novembre 2010. Durée restreinte oblige, les programmatrices ont écrémé la sélection pour présenter, en 12 séances, le « meilleur du meilleur » de la production lesbienne et féministe de l’année.

 

… Donc, informations pratiques :

Le lieu du 22e festival : Espace Reuilly, 21 rue Hénard, 75012 Paris

Horaires : lundi 1er novembre à partir de 11h30 (séance à 12h) ; mardi 2 novembre à partir de 9h pour le petit déjeuner (séance à 10h)

Accès : Métro Montgallet (ligne 8) ou Dugommier (ligne 6)

Tarifs : adhésion (indispensable pour réserver l’accès du festival aux femmes) de 2 € (chômeuses, étudiantes…) à 10 € (soutien) ; ticket à l’unité, 5 € ; carnet de 6 tickets, 25 €.

Contact et informations : site internet www.cineffable.fr - courriel contact@cineffable.fr

La grille des programmes 

 

2 longs métrages de fiction 

 -    Viola di mare : magnifique film italien basé sur une histoire vraie qui s’est déroulée en Sicile au début du 19e siècle : pour vivre son histoire d’amour avec Sara, Angela est obligée de changer d’identité et de devenir, aux yeux de tous, Angelo…

-       Elena Undone (Elena défaite) : le nouveau film de Nicole Conn, réalisatrice de Claire of the Moon, est LE film romantique de la sélection. L’amitié qui lie Peyton, jeune lesbienne assumée, et Elena, épouse d’un pasteur anti gay qui n’a jamais expérimenté le grand amour, se transforme peu à peu en une dévorante passion.

4 documentaires :

-       Sin by Silence (Silence criminel) : un documentaire américain bouleversant sur les violences domestiques. La réalisatrice filme le combat extraordinaire de femmes, emprisonnées à vie pour avoir tué leurs maris violents, qui se battent pour aider d’autres femmes à rompre ce cycle de violence.
Sous réserve : présence de la réalisatrice et d’une des intervenantes du documentaire.

-       Edie and Thea : A Very Long Engagement (De très longues fiançailles) : les réalisatrices de The Brandon Teena Storynous reviennent avec ce documentaire drôle et touchant sur une grande histoire d’amour, celle d’Edie et Thea qui se sont rencontrées à 19 ans lors d’une soirée dansante et qui, passées 80 ans, continuent à danser ensemble…

-       Verliebt, verzopft, verwegen(Amoureuses, audacieuses) : dans ce documentaire lauréat de nombreux prix, une jeune lesbienne s’interroge sur l’histoire des lesbiennes dans les années 50/60 à Vienne, sa ville natale. Après bien des recherches, elle finit par trouver trois femmes qui acceptent de témoigner face à la caméra.

-       Topp Twins : Les Topp Twins sont des sœurs jumelles lesbiennes féministes chanteuses de country et humoristes reconnues et adorées dans tout le pays. Suivre leur parcours nous permet de découvrir trente ans d’histoire de la Nouvelle-Zélande féministe… en chansons. Ce documentaire a connu le succès lors de sa sortie en salles dans le pays.

4 séances de 33 courts métrages issus de 15 pays sur 4 continents.

 

Cineffable ne pouvait pas laisser passer la célébration incontournable de 2010, les 40 ans du Mouvement de libération des femmes, qui s’inscrit en fil rouge de ce 22ème festival avec :

-       Une séance rétrospective qui ne peut, en 2h, prétendre à l’exhaustivité mais propose de revenir sur quelques images comme des bouffées de mémoire pour prendre de nouvelles forces… Des débuts avec la première manifestation filmée par Carole Roussopoulos au sens du féminisme aujourd'hui avec les témoignages de la fête du 6 juin à la Flèche d'Or, en passant par la compilation de 21 ans d’actualités recueillies par Atalante Vidéos Féministes.

-       Une séance Hommage à Carole Roussopoulos : 3 films datant de périodes différentes, précédés par une Leçon de cinéma, interview privilégiée donnée en 2000 au Festival International de Films de Femmes de Créteil. Carole Roussopoulos revient sur son parcours professionnel en une dizaine de minutes savoureuses.

-       Une rencontre 40 ans de féminisme en France, L'apport historique des lesbiennes, autour de l’exposition des affiches extraites de Mouvement de presse : des années 1970 à nos jours - luttes féministes et lesbiennes de Michelle Larrouy et Martine Laroche. Avec Michèle Larrouy, Martine Laroche (sous réserve) et Suzette Robichon (sous réserve), lundi 1er novembre à 16h.

-       Un hommage à Michèle Causse, lesbienne radicale dont les écrits et la pensée sont essentiels à notre histoire de lesbiennes dans ce mouvement, avec Françoise Leclère et Suzette Robichon, mardi 2 novembre à 16h.

-       Une installation d’écrans vidéospour voir ou revoir, en visionnement à la carte, les films cultes de Carole Roussopoulos (Le F.H.A.R ; S.C.U.M Manifesto ; Debout…) ainsi que des œuvres moins souvent présentées (Yvonne Netter, avocate ; Qui a peur des Amazones ? ; Viol conjugal, viol à domicile ; Mariages forcés, plus jamais !…) et de nombreux autres documents anciens ou actuels avec, notamment, Atalante Vidéos Féministes, les VidéObstinées, Télédebout.

 

Comme lors des dernières éditions, tous les films seront sous-titrés, y compris les films francophones à l’intention des sourdes et malentendantes. Les présentations de séances et rencontres seront également accessibles grâce à l’engagement d’une équipe d’interprètes bénévoles en LSF (langue des signes française).

 

Et bien que plus à l’étroit dans ce nouvel espace, Cineffable réserve leurs places à la librairie Violette and Coet à l’exposition surprise d’artistes plasticiennes, tandis que l’équipe restauration se prépare à vous régaler à la cafétéria – cœur de la convivialité légendaire du festival.

 

Et si la programmation est restreinte comparée aux années précédentes, sachez d’ores et déjà qu’une seconde sélection originale se prépare pour un week-end de festivités et de films inédits lors du Printemps de Cineffable 2011.

 

Pour suivre l’évolution du programme et des modalités pratiques de l’organisation, et pour souscrire vos adhésions et tickets d’entrées en prévente : www.cineffable.fr (clôture des préventes : 25 octobre 2010).

   

 

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Le 9 novembre à 20h30

Discussion : Enjeux internationaux du féminisme aujourd’hui

 En présence de Caroline de Haas de Osez le Féminisme, Caroline Fourest rédactrice en chef de ProChoix, Barbara Loyer de l’Institut Français de Géopolitique, Anita Khemka (Inde), Gracia Violeta Ross Quiroga (Bolivie) et Marcela Cea (Chili).



 

Jeudi 18 novembre  de 19h30 à 22h 30

Réunion publique
« Les engagements féministes face aux intégrismes
et aux pouvoirs politico-religieux : solidarités, acquis et limites »
Salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan 75002 Paris
Métro Sentier.
Entrée libre

 
A l’initiative du Réseau Féministe « Ruptures », plusieurs associations et individu-es féministes ont constitué, en septembre 2008, le groupe transversal « Laïcité. Luttes contre les intégrismes religieux ».
Entre autres actions, il a établi un dossier chronologique sur les initiatives et les luttes menées par les mouvements féministes en France de 1989 à 2009.

Dans le cadre des 40 ans du Mouvement de libération des femmes, nous vous invitons à une soirée-débat sur le thème : « Les engagements féministes face aux intégrismes et aux pouvoirs politico-religieux : solidarités, acquis et limites ».

Nous vous proposons d’échanger nos réflexions et analyses critiques sur cette expérience passée, de comprendre les difficultés rencontrées, de faire un état des lieux aujourd’hui et de réfléchir aux perspectives d’action.

Lors de cette soirée, le dossier chronologique sera en vente.
 
Différentes personnalités ayant pris connaissance du dossier nous feront part de leurs points de vue et de leurs réflexions :
Bernice Dubois, Commission de lutte contre les extrémismes religieux de la CLEF (Coordination pour le lobby européen des femmes – France)
Marieme Hélie-Lucas, coordinatrice du réseau SIAWI (Secularism is a women’s issue)
Wassyla Tamzali, Collectif Maghreb égalité
Fiametta Venner, revue Prochoix

Débat avec la salle

Contacts :
Monique Dental  : monique.dental@orange.fr
Claudie Lesselier  : claudie.lesselier@wanadoo.fr


Pour voir la suite des programmes et plus de détails cliquer ici :  40 ans du MLF // Programmes de l'automne 2010

 

 

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Quelques traces photographiques…

et toujours nos appels à vos photos…

 

Nous n'avions pas toujours nos appareils photo, aussi ce ne sont que quelques cartes postales de certains événements qui ont eu lieu depuis la rentrée 2010. Si vous avez des photos du Fiap, de l'ouverture de Sisterhood is powerful, des colloques, envoyez les nous. Merci. 

 

 

Les 18 et 19 septembre 2010

au forum associatif du 10e arrdt à Paris.

Dans le jardin Récollets/Villemin, rencontre avec les auteures de livres inscrites dans la démarche féministes des 40 ans.

 

 

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On voit sur les photographies : Christine Fauré, Evelyne Le Garrec, Françoise Flamant, Valérie Ganne, Danièle Cottereau, Michèle Revel, Christine Lemoine, Martine Storti, Josiane Szymanski, Sandrine Goldschmidt, Michèle Larrouy, Isabelle Pinier, Rémi Féraud - Maire du 10°, Eric Algrain - Adjoint au Maire du 10°…

 

• 

 

Jeudi 7 au dimanche 10 octobre 2010  

 

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Sisterhood is powerful

Au Nouveau Latina - 20, rue du Temple, 75004 Paris, tél. 01 42 78 47 86  

Le soir du 7 octobre, pour la soirée inaugurale ou était projeté le film de Coline Serreau, Mais qu'est-ce qu'elles veulent, nous n'avions pas nos appareils photo… Dommage car la salle était pleine, le film à redécouvrir absolument et les organisatrices nous ont servi un excellant champagne…

A l'avis général, ON RECOMMENCE L'AN PROCHAIN !

 

 

 

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On voit sur les photographies : Nicole Fernàndez Ferrer, Shu Lea Chang - réalisatrice, Cathy bernheim, Marc Olry - distributeur Lost Films,Vivian Ostrovsky, Françoise Flamant, Claudine Dannequin, Josiane Szymanski - réalisatrices. Et sur la dernière photo, Danielle Prévôt, Françoise Flamant et jean Omalley, charpentière "américaine".

 

 

Dimanche 17 octobre,  de 18 à 23h

La fête au Tango

Avec les DJ's de la Flèche d'Or, Isabelle et ses copines.

Avec la projection des événements 2010.

Merci au DJ's pour cette ambiance et cette énergie, merci à Joss et Barbara pour les projections, merci aux associations organisatrices des Thés au gazon… Une très belle fête.

 

Nous avons volontairement flouté des visages du premier plan.

 

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Mercredi 20 octobre à 20h30

Projection et discussion

 "Conférence de Nairobi, 1985" réalisation Françoise Dasques (60min).


Malka Marcovitch, historienne, Perrine Rouillon, image du film, et Anne Faisandier, son du film.

Photographie © Catherine Deudon

 

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Samedi 23 et dimanche 24 octobre 2010

 

MOUVEMENT DES LESBIENNES,
LESBIENNES EN MOUVEMENT

Dans le cadre des 40 ans du MLF

Organisé par la Coordination Lesbienne en France

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 11:00

 

A savoir : les entrées au Nouveau Latina coûtent 4,66 € ! Si vous prenez la carte pour 5 films (à voir dans l'année) + 1 film offert avec les 5 tampons sur la carte de fidélité, soit 28€.
Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir organise des projections tous les mois au Nouveau Latina  et les occasions de voir des films exceptionnels sont nombreuses dans ce cinéma… surtout aujourd'hui dimanche 10 octobre 2010


du 7 au 10 octobre 2010

Spécial  40 ans de mouvement de libération des femmes

au Nouveau Latina - 20, rue du Temple, 75004 Paris.

Séance d'ouverture  

JEUDI 7 OCT. 20h MAIS QU’EST CE QU’ELLES VEULENT ? de Coline Serreau (et en sa présence). France, 1975, 90’ . Projection suivie d’une rencontre autour d’un verre. 

Voir le programme complet plus bas dans l'article… 

 

 

Qu'est-ce que le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir ?

 

Fondé en 1982 par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder, 
le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir a pour mission de recenser tous les documents audiovisuels sur les droits, les luttes, l'art et la création des femmes, de les faire connaître et de les distribuer.

 

Archiver


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Les films, les vidéos, les enregistrements sonores, les rushes du fonds du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir sont issus du cinéma militant des années 1960 à 1980, de l’art vidéo des années 1980, des mouvements sociaux et politiques des années 1990 à 2000. Dans la foulée de mai 68 et des Etats généraux du cinéma, le cinéma d'intervention renaît de ses cendres, avec la volonté de filmer le réel sur le vif et d’agir sur les mouvements de lutte. Dans ce contexte d'effervescence militante, des réalisatrices s’emparent des nouvelles ressources du cinéma, et en particulier de la vidéo, avec les caméras Portapak de Sony. Elles accompagnent ainsi l’histoire et les luttes des femmes et prennent en charge leur propre représentation. A l'instar de Virginia Woolf qui réclamait "Une chambre à soi", les féministes demandent "une caméra à soi", et en font un acte de renaissance. Un peu partout en France, les collectifs vidéos se multiplient, non institutionnalisés, fluctuants et fertiles. Les réalisatrices ne commentent jamais les propos de l'extérieur, à travers une voix off. Ne pas couper, ne pas censurer. 
Rien ne doit entraver ou altérer la parole.


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Laetitia Puertas et Nicole Fernàndez Ferrer, filment le 26 août 2010 au Trocadéro

 

…et filmer

 

Aujourd’hui, le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir filme et archive aussi des événements contemporains. La création d'une mémoire audiovisuelle s'inscrit dans la perspective commune au mouvement des femmes de donner une image positive de leur place, de leur rôle et de leur contribution.

 Le fonds du CaSdB compte de nombreuses vidéos militantes féministes, gays et lesbiennes des années 1970-1980, mais aussi des œuvres plus récentes, documentaires, vidéo art, fiction et films expérimentaux produits en France et à l'étranger. Grâce au CASdB, les vidéos des fondatrices (Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder), mais aussi des groupes tels 'Les Muses s’amusent', 'Videa, 'Les Insoumuses' ou 'Video Out' sont de nouveau en circulation. Le fonds valorise des oeuvres trop souvent méconnues, peu visibles, voire encore oubliées faute de distribution…

 

 

Quels sont les objectifs et les actions du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir?

 

Parallèlement à ce travail de sauvegarde et de valorisation d’une mémoire audiovisuelle, le Centre s’est donné pour mission l’éducation à l’image et en premier lieu l’analyse des représentations sexuées dans l’audiovisuel.

 

Si les femmes ont toujours été présentes dans le cinéma et dès les premiers films, les années 70 marquent une montée en puissance des femmes et des sujets féministes. Les stéréotypes, la discrimination contre les femmes, les droits des femmes au travail, la libre disposition de son corps vont constituer autant de thématiques de films. La représentation des femmes à l'écran devant la caméra, derrière la caméra en est bouleversée. Des équipes techniques entièrement féminines verront le jour. La radicalité de l'approche des réalisatrices a fait bouger les lignes. Les luttes politiques, les batailles du mouvement féministe, lesbien et homosexuel vont être relayées par des groupes ou des individus, femmes et hommes activistes, qui filment, montrent, donnent une visibilité médiatique à tous ces mouvements.

 

Le CaSdB poursuit la sauvegarde et valorisation du patrimoine audiovisuel concernant l’histoire des femmes, œuvre à la préservation d’un fonds vidéo et film fragile. Il montre et met à disposition des films comme œuvres d’art mais aussi comme instruments de recherche et de documentation. Il travaille à l’ éducation à l’image et à la formation grâce à l’accès aux images d’archives, à leur analyse et leur recyclage. Enfin, le Centre produit de nouveaux films.

Parmi ses interventions et actions, on trouve notamment :


• L’animation d’un Centre de ressources d’un fonds audiovisuel de plus de 800 œuvres sur l’histoire, l’art et les luttes des femmes.
• La diffusion à travers des projections, des programmations.
• La formation à l’image.
• La production d’archives audiovisuelles ou de films initiés par le Centre.
• La distribution à travers la location de films et vidéos ou la vente d’images.
• La sauvegarde, restauration et valorisation des archives.
• La mise au dépôt légal des oeuvres.
• Le catalogage, l'indexation et la mise en ligne sur notre base de données.
• Des projections mensuelles au cinéma le Nouveau Latina.
• Le conseil expert en programmation et en recherche d’archives.
• Des projections pour des centres sociaux et culturels, des bibliothèques, des comités d’entreprise.
• Des projections et ateliers auprès de personnes détenues.
• Des ateliers scolaires (analyse des stéréotypes sexués, formation à l’image, histoire des droits des femmes à travers le cinéma féministe...)
• La création d’un site pédagogique sur les représentations sexués dans l’audiovisuel : Genrimages.org.
• La captation des conférences de l’Institut Emilie du Châtelet, et en général, de tout événement lié aux femmes et à leur histoire.
• La production, le tournage, le montage de vidéos sur des thématiques féministes.

 

 

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Ioana Wieder, Claire Delpech, Delphine Seyrig, Carole Roussopoulos (de dos) et Claire Etcherelli (près de la fenêtre)

 

Une pionnière : Carole Roussopoulos


Carole Roussopoulos filme la première manifestation du FHAR (Front Homosexuel d’Action révolutionnaire). Peu avant un collectif de féministes part caméra au poing filmer une grève de femmes à Troyes.
 Carole Roussopoulos rapporte ainsi ses débuts de vidéaste :


Jean Genet me dit : “Il y a une machine révolutionnaire qui vient de sortir”. C’était vraiment le départ de la vidéo. Je me suis alors dit que, non seulement j’allais être libre de faire ce que je voulais, mais que j’allais pouvoir donner la parole aux gens qui ne l’avaient pas […]. Ces gens-là, on ne les voyait jamais et on ne les entendait ni à la radio ni à la télé. Et je me suis dit que la vidéo était l’outil rêvé pour ça, parce que ça ne coûtait pas cher. Je m’y suis donc mise, c’était en 1969. (Carole Roussopoulos, in 360°, octobre 2003).


S'ensuivra une production abondante, politique, engagée, aux côtés de son mari Paul, tous deux signant leur vidéos du nom de Video Out, tandis qu’un groupe de femmes vidéastes activistes Videa commence à tourner. Il n’y a pas de commentaire, seule compte la parole des personnes filmées.

 

Une caméra à soi


De la dénonciation de l’attitude machiste de la C.G.T. au questionnement du «français moyen» sur sa vision des lesbiennes et des homosexuels (Manifestation contre la répression de l’homosexualité), de la solidarité avec les ouvrières du textile de Troyes (Grève de femmes à Troyes) , des relations femmes hommes chez les LIP en grève, au portrait des comédiennes face à l’industrie du cinéma américain  et français (Sois belle et tais-toi !), on retrouve la volonté marquée de laisser du temps à la parole, la richesse d’un cadre qui embrasse plus qu’il ne découpe, l’interpellation explicite du spectateur.


 

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Delphine Seyrig filmant la manifestation du 1er mai 1976

 

 

Le programme 

Du 7 au 10 octobre 2010

Sisterhood is powerful

Au Nouveau Latina - 20, rue du Temple, 75004 Paris, tél. 01 42 78 47 86  

 En partenariat avec la Mairie de Paris (Observatoire de l’Égalité femmes hommes, Mission cinéma)

et le Cinéma le Nouveau Latina.   

Séance d'ouverture le jeudi 7 octobre, (projection suivie d’une rencontre autour d’un verre), deux séances vendredi 8 le soir, trois séances samedi 9, trois séances dimanche 10. 

Programmation proposée par Cathy Bernheim et Nicole Fernández Ferrer.


 

 

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JEUDI 7 OCT.

20h
MAIS QU’EST CE QU’ELLES VEULENT ?
de Coline Serreau. France, 1975, 90’
Témoignages de huit femmes, ouvrières, paysannes, mères de famille qui s’interrogent sur leur vie, leur place dans la société… Elles se battent contre les inégalités, les préjugés,les conditions qui leur sont faites… Elles ne renoncent pas, et se livrent à la caméra les yeux grands ouverts sur le monde. En présence de Coline Serreau, réalisatrice (sous réserve) –

Projection suivie d’une rencontre autour d’un verre.

VENDREDI 8 OCT.
20h
LETTERS HOME
de Chantal Akerman. France, 1986, vidéo, coul., 104’
Pièce de François Merle : 11 février 1963, Sylvia Plath, poétesse américaine,se donne la mort. Une longue correspondance la reliait jusque-là à sa mère. Projection suivie d’une rencontre avec Chantal Akerman et Ioana Wieder fondatrice du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir.
 

22h

Vidéo et Art. Séance concoctée et présentée par Élisabeth Lebovici, critique d’art

 

GUERRILLÈRE TALKS
de Vivienne Dick.Etats-Unis, 1978, S8, coul., 28’
Inspirée des Guérillères, de Monique Wittig et des recherches de la psychanalyste Luce Irigaray, Vivienne Dick, cinéaste (alors) punk et (déjà) féministe, s’est lancée à la recherche d’un langage révolutionnaire au féminin pluriel. Elle construit son cinéma devant nos yeux, ou du moins une forme de cinéma partagé avec ces guerrières --Lydia Lunch, Pat Place, Adele Bertei, Tina Lhotsky...-, qu’ont été ces femmes surgies comme des fusées sur la scène newyorkaise de la fin des années 70’s. Huit magasins de film super 8 non montés se succèdent, séparés par des entames rouges, laissant chacune
apparaître et occuper l’image et le son à sa guise, sans obéir à la voix de son maître. (E.L)

 

MY NECROPOLIS
de Moyra Davey,France, Canada, 2009, vidéo, coul., 30 min
Ce qui me plait dans l’oeuvre de Moyra Davey, artiste, écrivaine et vidéaste vivant à New York et ayant séjourné durant un an à Paris, c’est qu’elle partage chacune de ses hésitations, de ses interrogations dans ses productions, sans rendre celles-là plus intelligentes, plus belles, plus totalisantes, plus lêchées. Ainsi, dans My Necropolis, elle donne un texte à lire et à interpréter par ses proches: l’extrait d’une lettre de Walter Benjamin à Gershom Scholem (1931), que Davey cherche en vain à comprendre. L’enquête de Davey englobe des amies traductrices, des amieshilarantes mais aussi son fils et son
compagnon, englobant aussi des vues de cimetières parisiens et des tombes en particulier. Celles-là référent à l’écriture, aux écrivain(e)s, à la lecture, à la mélancolie. (E. L)

 

 

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SAMEDI 9 OCT.
18h
SOME AMERICAN FEMINISTS
de Luce Guilbeault, Nicole Brossard & Margaret Wescott. Canada, 1980, 56’, coul
Luce Gulbeault s’entretient avec Rita Mae Brown, auteure et poète, Margo Jefferson, écrivaine et critique, Kate Millett, auteure et sculpteure, Lila Karp, écrivaine et professeure, Ti-Grace Atkinson, théoricienne et activiste féministe, Betty Friedan, auteure.
 

20h
 

INÈS
de Delphine Seyrig. France, 1973, vidéo, n/bl., 19’ 28
Delphine Seyrig dénonce avec force l’emprisonnement et les sévices dont a été victime Inès Etienne Romeu, militante brésilienne opposée à la dictature emprisonnée en 1971. 

 

LA MARCHE DES FEMMES À HENDAYE
de Carole Roussopoulos & Ioana Wieder, France 1975, vidéo, n/bl., 30’
Mille femmes venues de toute la France se rassemblent à Hendaye le dimanche 5 octobre 1975 contre les exécutions de militants basques par le régime franquiste.
 

LA MARCHE DU RETOUR DES FEMMES À CHYPRE
de Carole Roussopoulos. France, 1975, vidéo, n/bl., 40’
Avec l’appui de délégations de femmes, venues du monde entier, les femmes chypriotes s’efforcent d’obtenir, par une marche pacifique, l’application de la résolution de l’ONU ordonnant le retour des réfugiés chez eux.
Projection présentée par Hélène Fleckinger, Association Carole Rousopoulos  

  

22h
LA RUMEUR (THE CHILDREN’S HOUR)
de William Wyler. États-Unis, 1961, 35’, n /bl., 1h 44
Dans une petite ville de province, deux amies Karen Wright et Martha Dobie dirigent une institution pour jeunes filles, aidées par Lily, la tante de Martha, une ancienne actrice excentrique. Projection présentée par Cathy Bernheim, journaliste écrivaine.

DIMANCHE 10 OCT.
16h
SÉANCE INA
Concoctée et présentée par Catherine Gonnard.

 

18h

RAISING THE ROOF
de Veronica Selver & Françoise Flamant. États-Unis, 2005, vidéo, coul. 30’
Les Seven Sisters un collectif américain de femmes charpentières, brisent les discriminations professionnelles et prouvent leurs talents.  

 

MAIS QU’EST-CE QU’ELLES FONT ?
Groupe la Griffone, 198 ?, vidéo, coul., 42’
Des femmes créent, travaillent, mettent en commun ressources et combats.


ALLERS VENUES
de Vivian Ostrovsky. France, 1984, 16’, coul., 12’
À la campagne, un groupe d’amies vont et viennent entre poulets, chiens et chats. Projection en présence des réalisatrices des trois films.

 

20h
YO LA PEOR DE TODAS
de Maria Luisa Bemberg. Argentine, 1990, 35mm, coul., 105’
Soeur Ines de la Cruz, non admise à l’université parce qu’elle était femme, rentre au couvent où elle devient, en proie à la misogynie du Mexique de l’époque, une des plus grandes savantes et poétesse de l’empire espagnol du XVIIe siècle.

 

 

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com
http://www.facebook.com/pages/Centre-audiovisuel-Simone-de-Beauvoir/322512114438

http://www.genrimages.org  

 

 

 

 

Présentation

 

 

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TO DELPHINE, WITH LOVE

Avant l’hommage que va lui consacrer la Cinémathèque française (du 22 septembre au 11 octobre), le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir tient à associer Delphine Seyrig à cette programmation consacrée à la lutte des femmes pour leur libération.
 
Voici 20 ans que Delphine est partie. S’est éteinte, comme on dit, pour autant qu’une telle lumière puisse s’éteindre. Comme une étoile morte, a dead star, elle continue de briller sur les écrans, dans les mémoires. Car au cinéma, les actrices ne meurent jamais : elles apparaissent et disparaissent au gré des modes, de la volonté des faiseurs de film et des aléas de la vie. Mais leur image ne meurt pas. Seuls meurent les supports, pellicules ou pixels qui s’effacent, dit-on, plus vite que le souvenir dans nos vies éphémères. Au cinéma le temps n’est rien qu’une convention–ce qu’ensemble nous tenons pour vrai, réel ou simplement, nécessaire. Le temps d’un film ou de l’éternité, c’est pareil. Mais Delphine était aussi une femme entêtée. L’éternité ne lui suffisait pas : elle voulait que les femmes soient heureuses, libres et débridées dans la vraie vie. C’est pourquoi, s’emparant de la vidéo, son premier geste a été de réclamer la libération d’une prisonnière politique (Inez, 1974). Puis elle a mis sa fantaisie au service de combats souvent jugés dérisoires par la société qui l’encensait par ailleurs (Maso et Miso vont en bateau, 1975 ou Scum Manifesto, 1976) ou dévoilé l’envers du décor dans lequel évoluaient les actrices de son époque (Sois belle et tais-toi, 1977). Des vidéos diffusées par le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, qu’elle a contribué à créer avec Simone de Beauvoir, Carole Roussopoulos, Ioana Wieder et quelques autres, en 1982.

DE LA FORCE DES FEMMES

Mais qu’est-ce qu’elles veulent ? Mais qu’est-ce qu’elles font, elles, les pires de toutes ?  Elles dressent un toit. Elles marchent de Hendaye à Chypre et retour. Elles envoient des lettres chez elles ou ploient sous le poids de la rumeur… Mais elles ne rompent pas. « Rompez ! »,  ce n’est pas dans leur vocabulaire. Ce sont des femmes en marche, en lutte, en colère, ces féministes dites de la deuxième génération qui, un peu partout à travers le monde, font exploser les stéréotypes depuis quelques décennies. Du tract au théâtre,  du marteau sans faux-cils à l’art comptant pour quelque chose (par opposition à « l’art comptant pour rien » cher à tant de conservateurs), leurs outils sont divers. Mais toujours, pour les suivre, les accompagner, il y a une caméra. Et bien souvent, derrière elle, le regard d’une  ou de plusieurs femme(s).

C’est ce qu’il faut pour monter en intensité : des regards et des femmes. Dessus, dessous, devant, derrière (la caméra). Et pour que le message soit puissant, il faut que les femmes aiment les femmes. Qu’elles les écoutent et qu’elles les enregistrent. Qu’elles les caressent du regard et qu’elles les filment du bout des doigts.  Il faut que les femmes s’aiment. Ça y est, la rumeur enfle, des voix se font entendre de plus en plus distinctement. Entre celles qui s’exclament : « Depuis le temps qu’on vous le dit » et celles qui jamais au grand jamais n’accepteront les diktats de la masse, entre celles qui « Non merci, sans façon » et celles qui « aiment les hommes », quelle cacophonie ! Mais qui a dit qu’aimer ça se passait seulement derrière les portes closes,  au fond d’un lit, dans la pén…(h)ombre ? Dessus, dessous, mais jamais à côté ? À deux mais jamais plus ? Qui a dit qu’aimer les femmes, c‘était ne pas aimer le reste de l’humanité ?  Qui a dit que la fraternité n’avait pas de féminin ?

Les films que nous vous proposons ici vous prouvent le contraire.

Ils montrent que la force des femmes est d’être ensemble, de se battre ensemble, de rire ensemble. Ils affirment qu’elles peuvent partager toutes les choses de la vie sans en avoir honte. Ils démontrent que le gène du double débrayage n’existe pas : que le mot charpentier peut s’employer au féminin, que l’art des femmes parvient à faire trébucher le vieux monde macho dans ses propres voiles… Et qu’un regard peut être une arme efficace pour démolir les forteresses.

SISTERHOOD = SORORITÉ ?

En 1970 paraissait aux États Unis un recueil de textes intitulé « Sisterhood is powerful ».  Membre du groupe des New York Radical Women et co-fondatrice du W.I.T.C.H., la poétesse Robin Morgan faisait preuve d’une largesse d’esprit qui prévalut longtemps dans les mouvements des femmes de la deuxième génération, en publiant une série de contributions disparates, mais dont l’ensemble donnait une photographie assez exacte de ce qui se passait alors chez les féministes américaines. De la charte presque réformiste du N.O.W. au SCUM Manifesto, le spectre était large, et le choix, vaste. Et le mot « sisterhood » qui couronnait cette démarche, devint emblématique de cette tolérance. Et cela d’autant facilement que la langue anglaise avait un autre mot, « sorority », pour décrire le lien entre deux sœurs. Par contre en France,  le seul mot « sororité » par lequel se traduisent les deux termes, n’a jamais été vraiment revendiqué. Jusqu’à récemment où quelques intrépides ont sorti le slogan « Liberté, égalité, sororité » pour fêter l’anniversaire des 40 ans du mouvement de libération des femmes.

Cathy Bernheim

 


 

 

 

 

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Bravo à Nicole, Laetitia, Cathy, Marion la graphiste et toute l'équipe du Centre

pour cette très belle affiche, ce très beau dépliant,

ce programme que nous allons (re) découvrir… Michèle Dublog.

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 05:48

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Samedi 25 - dimanche 26 septembre 2010

Festival Femmes en résistance

à l’espace municipal Jean Vilar, Arcueil. RER B Laplace (zone 2) ou Arcueil Cachan.


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Projection samedi 25 septembre à 20h30 du film   Une fille comme moi* réalisé par les résidentes du C.H.R.S les Univers’Elles, l'Association “FIT une femme, un toit“, et Sandrine Goldschmidt. Agées de 18 à 25 ans les filles du FIT sont venues à la rencontre avec les féministes de 2010… comme par exemple le 6 juin à la fête des 40 ans à la Flêche d'Or et on cherché la réponse à leur question : féministes pour quoi faire ?


Une fille comme moi*

Prendre la parole, la donner, la libérer, la faire circuler, se regarder, s’écouter, puis regarder les autres, les écouter, prendre conscience, sortir du « Je », fabriquer du « nous », cicatriser hier, construire demain en ayant appris à dire non ensemble, c’est ainsi que les résidentes du FIT ont écrit ce documentaire, c’est ainsi que Sandrine Goldschmidt l’a réalisé.

Telles des journalistes, elles se sont prêtées au jeu des débats, des grilles d‘interview à construire, des rendez-vous à prendre. Elles ont appris à filmer, prendre le son, cadrer et éclairer. Elles ont témoigné, fait témoigner.

 

Après plusieurs mois de travail en ateliers, celles qui m’ont jamais la parole l‘ont prise et l’ont donnée, surprenant chaque fois leurs interlocutrices par leur énergie de vie, par leur lutte acharnée contre la victimisation, par leurs actes qui font d’elles des résistantes à l’oppression.

 

Elles ont voulu dire qu’elles sont la relève, celle qui n’acceptera plus la torture, l’infamie, la soumission.


 Elles ont conclu « aujourd’hui, moi, je suis féministe ».


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http://www.associationfit.org/  

http://resistancesdefemmes.wordpress.com/

 

 

 

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Samedi

13h30 Ouverture

 

14h Femme, vieille et militante ! (résistance à la  bêtise)

 “The Time of Their Lives“, de Jocelyn Cammack, 2009, 69’

 A trois, elles ont trois siècles, et rien perdu de leur énergie revendicatrice et de leur sourire. Pensionnaires d’une maison de retraite pas tout à fait comme les autres, elles sont de tous les combats.

 

16h Belles telles qu’elles ! (résistance à la bêtise)

 “Arresting Ana“ de Lucie Schwarz , 26’.

Les blogs pro-Ana, entre incitation à l’anorexie et acte libératoire de jeunes femmes en souffrance ? Les interdire ? Se tromper de coupables ? Complexité d’une situation de mal-être des jeunes femmes.

 "Berpekt Houdbaar, Sunny Bergman", 2008, 60’.

Rides, seins, nez, hanches, lèvres &. la chirurgie esthétique modifie, rabote, gonfle, découpe & jusque que dans les parties les plus intimes. Avec talent et humour, Sunny Bergman décortique et dénonce le business de la femme irréelle.

 

18h A la maison ou dans la rue : séance-débat autour des violences sexuelles.

“Pas à vendre“, de Marie Vermeiren, pour le Lobby européen des femmes. 26’

 Suivi du dernier film de Carole Roussopoulos,

“Viol conjugal, viols à domicile“, 2009, 28’

 Discussion, en partenariat avec Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol et Osez le féminisme, qui prépare un nouveau manifeste contre le viol.

 

20h30 Féministes, pour quoi faire ?

Introduction théâtrale : Monologue de Médée, extrait du spectacle “Sages comme des images“, passé à Avignon. D’après Dario Fo et Franca Rame. Avec Rebecca Bonnet et la compagnie "La nébuleuse du crabe ª. recitsdefemmes@gmail.com

Une fille comme moi*, documentaire réalisé par les résidentes du C.H.R.S les Univers’Elles, Association “FIT une femme, un toit“, et Sandrine Goldschmidt, 2010.

 Les résidentes du FIT sont souvent féministes sans le savoir, parce qu’elles ont posé des actes forts de refus de la société patriarcale. Elles partent à la découverte du rôle des associations féministes et d’un mouvement multiforme et d'un chemin qui pourrait bien changer à jamais leur vision de la société.


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dimanche

13h30 "Pas un truc de gonzesse ?" (résistance à la bêtise)

“Mas Vale Mana que fuerza ?“, de Mari Carmen de Lara, 2007, 70’

 Football, Boxe & Des femmes aussi performantes que des hommes ?

“Ella es el Matador“, de Gemma Cubero et Celeste Carrasco, 2009, 62’, Etats-Unis / Espagne.

 Des taureaux, des hommes &. Comment exister dans cet univers symbolique et machiste ? Portraits de femmes qui se confrontent à la Bête.

 

16h  “J’ai tué mon mari violent“, crime ou légitime défense : séance-débat

“Sin by Silence“, de Olivia Klaus, 2008, 52’ : Comment faire pour que les femmes qui se retournent contre leur mari après des années de violence conjugale ne se retrouvent pas derrière les barreaux pour le reste de leur vie ? L’exemple américain d’une lutte de 20 ans pour faire reconnaître les mécanismes de la violence conjugale

 

18h Féministes, pour résister à la bêtise humaine !

Séance de courts-métrages, drôles ou énergisants, pour montrer comment les femmes résistent à la bêtise humaine au quotidien ! Programme en ligne début septembre.

 

19H30 Apéro musical avec les Mam’selles Mallow

 EXPOSITION de photos : "Tampons contre la bêtise", photographies, par Hélène Epaud.

 

 

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Jeudi 7 au dimanche 10 octobre 2010 

 

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Sisterhood is powerful

Au Nouveau Latina - 20, rue du Temple, 75004 Paris, tél. 01 42 78 47 86  

 En partenariat avec la Mairie de Paris (Observatoire de l’Égalité femmes hommes, Mission cinéma)

et le Cinéma le Nouveau Latina.   

Séance d'ouverture le jeudi 7, deux séances vendredi 8 le soir, trois séances samedi 9, trois séances dimanche 10, clôture autour d'un verre dimanche soir.

Programmation proposée par Cathy Bernheim et Nicole Fernández Ferrer.


 http://www.centre-simone-de-beauvoir.com
 http://www.facebook.com/pages/Centre-audiovisuel-Simone-de-Beauvoir/322512114438

   

 

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TO DELPHINE, WITH LOVE

Avant l’hommage que va lui consacrer la Cinémathèque française (du 22 septembre au 11 octobre), le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir tient à associer Delphine Seyrig à cette programmation consacrée à la lutte des femmes pour leur libération.
 
Voici 20 ans que Delphine est partie. S’est éteinte, comme on dit, pour autant qu’une telle lumière puisse s’éteindre. Comme une étoile morte, a dead star, elle continue de briller sur les écrans, dans les mémoires. Car au cinéma, les actrices ne meurent jamais : elles apparaissent et disparaissent au gré des modes, de la volonté des faiseurs de film et des aléas de la vie. Mais leur image ne meurt pas. Seuls meurent les supports, pellicules ou pixels qui s’effacent, dit-on, plus vite que le souvenir dans nos vies éphémères. Au cinéma le temps n’est rien qu’une convention–ce qu’ensemble nous tenons pour vrai, réel ou simplement, nécessaire. Le temps d’un film ou de l’éternité, c’est pareil. Mais Delphine était aussi une femme entêtée. L’éternité ne lui suffisait pas : elle voulait que les femmes soient heureuses, libres et débridées dans la vraie vie. C’est pourquoi, s’emparant de la vidéo, son premier geste a été de réclamer la libération d’une prisonnière politique (Inez, 1974). Puis elle a mis sa fantaisie au service de combats souvent jugés dérisoires par la société qui l’encensait par ailleurs (Maso et Miso vont en bateau, 1975 ou Scum Manifesto, 1976) ou dévoilé l’envers du décor dans lequel évoluaient les actrices de son époque (Sois belle et tais-toi, 1977). Des vidéos diffusées par le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, qu’elle a contribué à créer avec Simone de Beauvoir, Carole Roussopoulos, Ioana Wieder et quelques autres, en 1982.

DE LA FORCE DES FEMMES

Mais qu’est-ce qu’elles veulent ? Mais qu’est-ce qu’elles font, elles, les pires de toutes ?  Elles dressent un toit. Elles marchent de Hendaye à Chypre et retour. Elles envoient des lettres chez elles ou ploient sous le poids de la rumeur… Mais elles ne rompent pas. « Rompez ! »,  ce n’est pas dans leur vocabulaire. Ce sont des femmes en marche, en lutte, en colère, ces féministes dites de la deuxième génération qui, un peu partout à travers le monde, font exploser les stéréotypes depuis quelques décennies. Du tract au théâtre,  du marteau sans faux-cils à l’art comptant pour quelque chose (par opposition à « l’art comptant pour rien » cher à tant de conservateurs), leurs outils sont divers. Mais toujours, pour les suivre, les accompagner, il y a une caméra. Et bien souvent, derrière elle, le regard d’une  ou de plusieurs femme(s).

C’est ce qu’il faut pour monter en intensité : des regards et des femmes. Dessus, dessous, devant, derrière (la caméra). Et pour que le message soit puissant, il faut que les femmes aiment les femmes. Qu’elles les écoutent et qu’elles les enregistrent. Qu’elles les caressent du regard et qu’elles les filment du bout des doigts.  Il faut que les femmes s’aiment. Ça y est, la rumeur enfle, des voix se font entendre de plus en plus distinctement. Entre celles qui s’exclament : « Depuis le temps qu’on vous le dit » et celles qui jamais au grand jamais n’accepteront les diktats de la masse, entre celles qui « Non merci, sans façon » et celles qui « aiment les hommes », quelle cacophonie ! Mais qui a dit qu’aimer ça se passait seulement derrière les portes closes,  au fond d’un lit, dans la pén…(h)ombre ? Dessus, dessous, mais jamais à côté ? À deux mais jamais plus ? Qui a dit qu’aimer les femmes, c‘était ne pas aimer le reste de l’humanité ?  Qui a dit que la fraternité n’avait pas de féminin ?

Les films que nous vous proposons ici vous prouvent le contraire.

Ils montrent que la force des femmes est d’être ensemble, de se battre ensemble, de rire ensemble. Ils affirment qu’elles peuvent partager toutes les choses de la vie sans en avoir honte. Ils démontrent que le gène du double débrayage n’existe pas : que le mot charpentier peut s’employer au féminin, que l’art des femmes parvient à faire trébucher le vieux monde macho dans ses propres voiles… Et qu’un regard peut être une arme efficace pour démolir les forteresses.

SISTERHOOD = SORORITÉ ?

En 1970 paraissait aux États Unis un recueil de textes intitulé « Sisterhood is powerful ».  Membre du groupe des New York Radical Women et co-fondatrice du W.I.T.C.H., la poétesse Robin Morgan faisait preuve d’une largesse d’esprit qui prévalut longtemps dans les mouvements des femmes de la deuxième génération, en publiant une série de contributions disparates, mais dont l’ensemble donnait une photographie assez exacte de ce qui se passait alors chez les féministes américaines. De la charte presque réformiste du N.O.W. au SCUM Manifesto, le spectre était large, et le choix, vaste. Et le mot « sisterhood » qui couronnait cette démarche, devint emblématique de cette tolérance. Et cela d’autant facilement que la langue anglaise avait un autre mot, « sorority », pour décrire le lien entre deux sœurs. Par contre en France,  le seul mot « sororité » par lequel se traduisent les deux termes, n’a jamais été vraiment revendiqué. Jusqu’à récemment où quelques intrépides ont sorti le slogan « Liberté, égalité, sororité » pour fêter l’anniversaire des 40 ans du mouvement de libération des femmes.

Cathy Bernheim

 


 

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JEUDI 7 OCT.

20h
MAIS QU’EST CE QU’ELLES VEULENT ?
de Coline Serreau. France, 1975, 90’
Témoignages de huit femmes, ouvrières, paysannes, mères de famille qui s’interrogent sur leur vie, leur place dans la société… Elles se battent contre les inégalités, les préjugés,les conditions qui leur sont faites… Elles ne renoncent pas, et se livrent à la caméra les yeux grands ouverts sur le monde. En présence de Coline Serreau, réalisatrice (sous réserve) –

Projection suivie d’une rencontre autour d’un verre.

VENDREDI 8 OCT.
20h
LETTERS HOME
de Chantal Akerman. France, 1986, vidéo, coul., 104’
Pièce de François Merle : 11 février 1963, Sylvia Path, poétesse américaine,se donne la mort. Une longue correspondance la reliait jusque-là à sa mère. Projection suivie d’une rencontre avec Chantal Akerman et Ioana Wieder fondatrice du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir.
 

22h

Vidéo et Art. Séance concoctée et présentée par Élisabeth Lebovici, critique d’art

 

GUERRILLÈRE TALKS
de Vivienne Dick.Etats-Unis, 1978, S8, coul., 28’
Inspirée des Guérillères, de Monique Wittig et des recherches de la psychanalyste Luce Irigaray, Vivienne Dick, cinéaste (alors) punk et (déjà) féministe, s’est lancée à la recherche d’un langage révolutionnaire au féminin pluriel. Elle construit son cinéma devant nos yeux, ou du moins une forme de cinéma partagé avec ces guerrières --Lydia Lunch, Pat Place, Adele Bertei, Tina Lhotsky...-, qu’ont été ces femmes surgies comme des fusées sur la scène newyorkaise de la fin des années 70’s. Huit magasins de film super 8 non montés se succèdent, séparés par des entames rouges, laissant chacune
apparaître et occuper l’image et le son à sa guise, sans obéir à la voix de son maître. (E.L)

 

MY NECROPOLIS
de Moyra Davey,France, Canada, 2009, vidéo, coul., 30 min
Ce qui me plait dans l’oeuvre de Moyra Davey, artiste, écrivaine et vidéaste vivant à New York et ayant séjourné durant un an à Paris, c’est qu’elle partage chacune de ses hésitations, de ses interrogations dans ses productions, sans rendre celles-là plus intelligentes, plus belles, plus totalisantes, plus lêchées. Ainsi, dans My Necropolis, elle donne un texte à lire et à interpréter par ses proches: l’extrait d’une lettre de Walter Benjamin à Gershom Scholem (1931), que Davey cherche en vain à comprendre. L’enquête de Davey englobe des amies traductrices, des amieshilarantes mais aussi son fils et son
compagnon, englobant aussi des vues de cimetières parisiens et des tombes en particulier. Celles-là référent à l’écriture, aux écrivain(e)s, à la lecture, à la mélancolie. (E. L)

 

 

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SAMEDI 9 OCT.
18h
SOME AMERICAN FEMINISTS
de Luce Guilbeault, Nicole Brossard & Margaret Wescott. Canada, 1980, 56’, coul
Luce Gulbeault s’entretient avec Rita Mae Brown, auteure et poète, Margo Jefferson, écrivaine et critique, Kate Millett, auteure et sculpteure, Lila Karp, écrivaine et professeure, Ti-Grace Atkinson, théoricienne et activiste féministe, Betty Friedan, auteure.
 

20h
 

INÈS
de Delphine Seyrig. France, 1973, vidéo, n/bl., 19’ 28
Delphine Seyrig dénonce avec force l’emprisonnement et les sévices dont a été victime Inès Etienne Romeu, militante brésilienne opposée à la dictature emprisonnée en 1971. 

 

LA MARCHE DES FEMMES À HENDAYE
de Carole Roussopoulos & Ioana Wieder, France 1975, vidéo, n/bl., 30’
Mille femmes venues de toute la France se rassemblent à Hendaye le dimanche 5 octobre 1975 contre les exécutions de militants basques par le régime franquiste.
 

LA MARCHE DU RETOUR DES FEMMES À CHYPRE
de Carole Roussopoulos. France, 1975, vidéo, n/bl., 40’
Avec l’appui de délégations de femmes, venues du monde entier, les femmes chypriotes s’efforcent d’obtenir, par une marche pacifique, l’application de la résolution de l’ONU ordonnant le retour des réfugiés chez eux.
Projection présentée par Hélène Fleckinger, Association Carole Rousopoulos  

  

22h
LA RUMEUR (THE CHILDREN’S HOUR)
de William Wyler. États-Unis, 1961, 35’, n /bl., 1h 44
Dans une petite ville de province, deux amies Karen Wright et Martha Dobie dirigent une institution pour jeunes filles, aidées par Lily, la tante de Martha, une ancienne actrice excentrique. Projection présentée par Cathy Bernheim, journaliste écrivaine.

DIMANCHE 10 OCT.
16h
RAISING THE ROOF
de Veronica Selver & Françoise Flamant. États-Unis, 2005, vidéo, coul. 30’
Les Seven Sisters un collectif américain de femmes charpentières, brisent les discriminations professionnelles et prouvent leurs talents.  

 

MAIS QU’EST-CE QU’ELLES FONT ?
Groupe la Griffone, 198 ?, vidéo, coul., 42’
Des femmes créent, travaillent, mettent en commun ressources et combats.


ALLERS VENUES
de Vivian Ostrovsky. France, 1984, 16’, coul., 12’
À la campagne, un groupe d’amies vont et viennent entre poulets, chiens et chats. Projection en présence des réalisatrices des trois films.


18h
SÉANCE INA
Concoctée et présentée par Catherine Gonnard.

 

20h
YO LA PEOR DE TODAS
de Maria Luisa Bemberg. Argentine, 1990, 35mm, coul., 105’
Soeur Ines de la Cruz, non admise à l’université parce qu’elle était femme, rentre au couvent où elle devient, en proie à la misogynie du Mexique de l’époque, une des plus grandes savantes et poétesse de l’empire espagnol du XVIIe siècle.

 

 

 

Bravo à Nicole, Laetitia, Cathy, Marion la graphiste et toute l'équipe du Centre

pour cette très belle affiche, ce très beau dépliant,

ce programme que nous allons (re) découvrir… Michèle Dublog.

 

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Lundi 1er et 2 novembre 2010 


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22e festival international lesbien et féministe de Paris

Quand les lesbiennes se font du cinéma

Pour les 40 ans du mouvement de libération des femmes un hommage spécial à Carole Roussopoulos.

Programmation en cours…

Pour cause de travaux, le festival aura lieu cette année à

l'Espace Reuilly, 21 rue Hénard, 75012 Paris

 

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Et ne pas oublier la fête

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 08:26

 

  Octobre

 

CINÉMA  CENTRE SIMONE DE BEAUVOIR - SISTERHOOD IS POWERFUL - DU JEUDI 7 AU  DIMANCHE 10

CONCERT HOMMAGE AUX FEMMES CONPOSITRICES - AU FIAP À 20H30  MERCREDI 14

  FÊTE LIBERTÉ ÉGALITÉ SORORITÉ  AU TANGO À 18 H  DIMANCHE 17 

DISCUSSION : LA CONFÉRENCE DE NAÏROBI - AU FIAP À 20H30  MERCREDI 20

COLLOQUE : MOUVEMENT DES LESBIENNES / LESBIENNES EN MOUVEMENT- MAIRIE DE PARIS SAMEDI 23 DIMANCHE 24

 

 

Tous les événements passés sont archivés ici :  40 ans de MLF // 2ème semestre 2010

Ou là : LES PROGRAMMES 2010 DÉTAILLÉS  

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 Dimanche 17 octobre 2010

De 18h à 23h

11, rue au Maire, 75003 Paris, M° Arts et Métiers

On danse au Tango avec

les 40 ans du mouvement de libération des femmes,

 les DJ's de la Flèche d'Or et toute l'équipe du 6 juin.

Il y aura aussi des projections et des surprises…

 

 

 

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Mercredi 20 octobre à 20h30

Projection et discussion

Projection : "Conférence de Nairobi, 1985" réalisation Françoise Dasques (60min).

Discussions : La troisième conférence mondiale sur les femmes, organisée par l'ONU à Nairobi, a-t-elle vraiment été l'acte de "naissance du féminisme mondial", comme on a pu le dire ? Avec Perrine Rouillon et Anne Faisandier (image et son son du film présenté) et Malka Marcovich: historienne, consultante internationale des droits Humains et des droits des femmes.

Avec la collaboration du Center audiovisuel Simone de Beauvoir

 

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du Vendredi 22 octobre au vendredi 3 décembre

 

EXPOSITION COLLECTIVE  DE PLASTICIENNES.`

Elles @ Belleville

 

ESPACE BELLEVILLE, 4 Boulevard de  la Villette, 75019 Paris, M° Belleville

Inauguration : 22 octobre 2010 –18H30 –20H30

VERNISSAGE FIN NOVEMBRE - A SUIVRE.

 

Accessibilité handicapé-es

 

Dans le cadre de la célébration des 40 ans du MLF, Mouvement féministe et lesbien, le réseau « 40 ans ça se fête » et les responsables de l’Espace Belleville vous invitent  à l’exposition collective de plasticiennes du 22 Octobre au 27 Novembre.Très grand lieu dédié aux expositions, l’Espace Belleville s’étend  sur deux niveaux et donnent la possibilité d’exposer des travaux monumentaux.

 

Graphistes, peintres, photographes, art-vidéastes, sculpteures, illustratrices, toutes  professionnelles;

nous sommes militantes, engagées, féministes, politiques, lesbiennes.

L’expression visuelle est une part importante de notre engagement. Nous travaillons sur des thématiques qui nous concernent, nous impliquent, nous vulnérabilisent certaines fois quand nous mettons en jeu notre propre corps, mais nous donnent des forces souvent pour poursuivre les luttes pour nos droits.

 

Rosine Aroyo - Peintre

Odile Debloos - photographe

Catherine Hubert - plasticienne

Mad - illustratrice 

Michèle Larrouy - plasticienne

Julie Poupé - photographe

Isabelle Prieur - sculpteure/dessinatrice

Magali Roumy - plasticienne

Nelly Trumel peintre – reporter/photographe

Ann Mari Vierge - illustratrice

Barbara Wolman - vidéaste

Valéri.e Bouillon – Zerose - sculpteure/plasticienne

 

 

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Samedi 23 et dimanche 24 octobre 2010

 

MOUVEMENT DES LESBIENNES,
LESBIENNES EN MOUVEMENT

Dans le cadre des 40 ans du MLF

Organisé par la Coordination Lesbienne en France

 

 

Coordination Lesbienne en France

avec l'appui des associations membres de la CLF

dont les Archives de Recherche et Culture Lesbienne (ARCL).

À l'Hôtel de Ville de la ville de Paris le 23 octobre

À la Maison des Femmes de Paris le 24 octobre sous forme d'ateliers.

 

Il est indispensable de s’inscrire par courrier adressé à LA C.L.F  en nous adressant le bulletin d’inscription ci-joint accompagné du chèque de règlement de votre participation aux frais (buffet et brunch offerts), libellé au nom de la CLF.

Possibilité de s'inscrire aux deux journées ou à l’une d’entre elles seulement (à préciser à l'inscription).

 

Pour imprimer le buletin d'inscription, il suffit de cliquer/glisser le bulletin (au bas de cet article) sur le bureau de votre ordinateur


Pour toute information, adressez vous aux organisatrices :
mail : clf.info@yahoo.fr
ou par téléphone au 06 12 96 85 27
ou à l'adresse postale : CLF c/o C.Q.F.D 37 avenue Pasteur 93100 MONTREUIL

 

  SAMEDI 23 OCTOBRE 2010

HÔTEL DE VILLE DE PARIS

1° journée

 

Accueil à 9h

10h     Ouverture par Fatima LALEM (sous réserve de son accord), Adjointe au Maire de Paris. Chargée de l’Egalité Femmes-Hommes.

 10h15 Présentation de la Coordination Lesbienne en France et du colloque -  

            Modératrice du colloque : Odile DEBLOOS.

  Epigraphe : Wittig

 

Années 70 et 80 : la fabrique des idées

 

 

 

 

10h40 Marie Jo BONNET: « Révolution et/ou réformisme homosexuel dans les années 1970 ». 

 11h      Suzette TRITON : « La presse des lesbiennes, moteur de notre histoire ?». 

 11h20  Catherine GONNARD : « Mixité, non mixité : heurts et dialogues d’un mouvement autonome entre 1980 et 2000 ». 

 11h40 Natacha CHETCUTI : « Du féminisme à la critique du système hétérosexuel : itinéraire politique et théorique ».  

 12h      Michèle LARROUY : « Comment se repérer dans le foisonnement lesbien ».  


12h20 : 15mn de débat avec la salle

Rencontre autour du buffet, visite au stand de Violette & co.

 

 

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Utopies et pratiques

 

 

 

14h     Chantal MELLIES : « Utopies d'une lesbienne voyageuse ». 

14h20 Collectif "Débat Ciné": « A propos de l’argent et des lesbiennes ».

 14h40 Anne BENIGUEL : « Cineffable : laboratoire d'autogestion, école d'affirmation ». 

 15h     Brigitte BOUCHERON : « Toulouse, Bagdam Espace : lesbien première langue ». 

 

15h20 : 15mn de débat avec la salle

 

Agir sur le monde tel qu’il est

 

15h40 Groupe LOCs (Lesbiennes of Color) : « De l’urgence de créer son espace politique ».

 16h     Danielle CHAREST: « C’est quoi c’est-ti l’hétérosocialité et à quoi ça sert ? ». 

16h20 Coordination Lesbienne en France : « Mais qu’est ce qu’elles veulent ? ».


 

16h40 : 15mn de débat avec la salle

 

Clôture

 

17h     Hommage à Michèle Causse qui a choisi de « dé-naître » le 29 juillet dernier.

 

17h 20 Conclusions.

Info : clf.info@yahoo.fr : tél 06 12 96 85 27

 

 

 

 

 

Dimanche 24 OCTOBRE 2010

Maison des femmes de Paris 

2   2° journée (non mixte)

 

12H-13H30 Brunch et discussion informelle sur la première journée du colloque et les projets annexes au colloque – Quelles pistes nous ouvre la journée du samedi, quelles envies, quels projets ?

 

 

13H30 15H30 Expériences

 

Atelier 1 Proposé par Monique Blachon et Henriet Genin: « Autour de Repaire de Jubilation ».

Atelier 2 Proposé par La Barbare : « La Barbare, un espace de luttes et initiatives politiques et culturelles entre 1998 et 2007 ».

Atelier 3         Atelier Images : 2 heures d’images autour des lieux et initiatives lesbiennes.

 

15H30-16H pause café

 

16H 18H Réflexions

 

Atelier 4 Proposé par Débatciné : « A propos de l’argent et des lesbiennes, la suite ».  

Montage d'extraits de films en rapport avec le thème, suivi d'une discussion.  

Atelier 5 Proposé par les ARCL « Archives de Recherche et Culture Lesbienne : « Archiver pour transmettre ? »  

 Atelier 6         Atelier Images : 2 heures d’images autour des lieux et initiatives lesbiennes. 

18H 19H Conclusions : Actions pour aujourd’hui et pour demain. Chacune sera conviée à évoquer les souhaits, projets, pistes d’action que lui inspire ce colloque de 2 jours.


Voir le programme détaillé au bas de cette page ou en cliquant ici LES PROGRAMMES 2010 DÉTAILLÉS

 

 

Novembre

Les programmes des mois suivants seront détaillés au fur et à mesure

 

 

 

 

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1er et 2 novembre 2010 

22e festival international lesbien et féministe de Paris

Quand les lesbiennes se font du cinéma

Pour les 40 ans du mouvement de libération des femmes un hommage spécial à Carole Roussopoulos.

Programmation en cours…

Pour cause de travaux, le festival aura lieu cette année à

l'Espace Reuilly, 21 rue Hénard, 75012 Paris

 

 

 

 

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Le 9 novembre à 20h30

Discussion : Enjeux internationaux du féminisme aujourd’hui

 En présence de Caroline de Haas de Osez le Féminisme, Caroline Fourest rédactrice en chef de ProChoix, Barbara Loyer de l’Institut Français de Géopolitique, Anita Khemka (Inde), Gracia Violeta Ross Quiroga (Bolivie) et Marcela Cea (Chili).

Note des blogeuses : L'intitulé de cette discussion à changé : dernière mouture le 3 août. 


 

Jeudi 18 novembre  de 19h30 à 22h 30

Réunion publique
« Les engagements féministes face aux intégrismes
et aux pouvoirs politico-religieux : solidarités, acquis et limites »
Salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan 75002 Paris
Métro Sentier.
Entrée libre

 
A l’initiative du Réseau Féministe « Ruptures », plusieurs associations et individu-es féministes ont constitué, en septembre 2008, le groupe transversal « Laïcité. Luttes contre les intégrismes religieux ».
Entre autres actions, il a établi un dossier chronologique sur les initiatives et les luttes menées par les mouvements féministes en France de 1989 à 2009.

Dans le cadre des 40 ans du Mouvement de libération des femmes, nous vous invitons à une soirée-débat sur le thème : « Les engagements féministes face aux intégrismes et aux pouvoirs politico-religieux : solidarités, acquis et limites ».

Nous vous proposons d’échanger nos réflexions et analyses critiques sur cette expérience passée, de comprendre les difficultés rencontrées, de faire un état des lieux aujourd’hui et de réfléchir aux perspectives d’action.

Lors de cette soirée, le dossier chronologique sera en vente.
 
Différentes personnalités ayant pris connaissance du dossier nous feront part de leurs points de vue et de leurs réflexions :

Bernice Dubois, Commission de lutte contre les extrémismes religieux de la CLEF (Coordination pour le lobby européen des femmes – France)
Marieme Hélie-Lucas, coordinatrice du réseau SIAWI (Secularism is a women’s issue)
Wassyla Tamzali, Collectif Maghreb égalité
Fiametta Venner, revue Prochoix

Débat avec la salle

Contacts :
Monique Dental  : monique.dental@orange.fr
Claudie Lesselier  : claudie.lesselier@wanadoo.fr

 

 

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Le 24 novembre à 20h30

Concert Les Swinging Poules

Trois divas du swing accompagnées de leur pianiste

 

 

Décembre

 

Les programmes des mois suivants seront détaillés au fur et à mesure

 

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Vendredi 3, samedi 4, dimanche 5 décembre 2010

Congrès international féministe

Le féminisme à l'épreuve des mutations géopolitiques

40 ans après la réapparition sur la scène française et internationale d’un mouvement féministe, les femmes sont aujourd’hui au cœur d’enjeux économiques, sociaux, sociétaux, culturels qui s’inscrivent dans des dynamiques géopolitiques.

Il s’agit de décliner ces enjeux, en s’appuyant sur une analyse de ce qui s’est passé, sur la scène mondiale, du côté des femmes et des mouvements féministes depuis 40 ans, sur les thématiques nouvelles qui se sont peu à peu installées dans le cadre à la fois de la mondialisation, d’une montée du néo-libéralisme, du retour du religieux, d’un développement et d’une évolution des théories féministes.

- Il s’agira aussi de décrypter et démonter les diverses instrumentalisations dans lesquelles les femmes et le féminisme sont pris, tant sous l’angle de telle ou telle politique nationale que sous l’angle de la politique de genre conduite par les organisations multilatérales internationales (Union européenne, ONU, Banque mondiale, FMI, Unicef...) d’évaluer ce que les femmes gagnent ou perdent aux déplacements idéologiques à l’œuvre ces dernières années

- Il s’agira enfin de dessiner, au-delà des analyses, des perspectives intellectuelles et de lutte pour poursuivre sur le chemin de la libération des femmes, c’est-à-dire celui qui conjugue égalité et liberté.

 

Invités - humanite.png le 10 Septembre 2010

L'invitée de la semaine

françoise picq Le monde n’est plus le même, que sont devenues nos conquêtes féministes ?

Universitaire, chercheuse féministe.

Le MLF a été l’héritier rebelle et iconoclaste du mouvement de Mai 68, de la même façon que celui-ci était l’héritier rebelle du mouvement ouvrier et du Parti communiste. En ce temps-là, le marxisme donnait des clefs pour comprendre le monde, et l’espoir révolutionnaire donnait des ailes. Il s’agissait de changer la vie, radicalement. Contestant qu’un groupe social soit à lui seul porteur de l’intérêt général, le MLF affirmait que c’était à chaque groupe social de choisir ses enjeux et ses moyens de lutte. Et que les femmes étaient un groupe social. C’est ainsi qu’il a contribué à complexifier le marxisme, autant qu’à le déconstruire. C’est ainsi qu’il a été un analyseur de la société et l’a fait bouger. Mais, depuis quarante ans, les temps ont changé. Le monde n’est plus le même. Nous n’avons plus de repères à partir desquels construire les nôtres ; plus de grille d’analyse à démêler. Pourtant les femmes, plus que jamais, sont au cœur des questions de société et des conflits géopolitiques. Elles sont devenues un enjeu entre modernité occidentale et tradition obscurantiste. La « cause des femmes » est instrumentalisée pour servir d’argument à toutes sortes de politiques. Les dominer, les protéger, les libérer... en parlant à leur place. Avec le quarantième anniversaire du MLF, il s’agit aussi de retourner les choses. D’envisager les problèmes politiques et sociaux du monde tel qu’il est devenu, à partir de la question des femmes et avec leurs analyses : mondialisation, division internationale du travail et migrations, travail des femmes, production, reproduction, care, prostitution, laïcité, universalisme, tiers-mondisme. Que sont devenues nos conquêtes entre marchandisation et retour du religieux ? À quoi servent les institutions chargées des politiques d’égalité ? Qu’est-ce qu’une politique féministe aujourd’hui ? Des questions à creuser lors du congrès international, début décembre (on trouvera le programme, comme pour toutes les manifestations des quarante ans, sur le blog : http://re-belles.over-blog.com/).

 

 

françoise picq

 

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Projets dont les dates définitives seront confirmées à la rentrée (début septembre).  

Avec le collectif Ruptures

Lieu : Conseil Régional Ile-de-France à confirmer.
Entrée libre. Inscription obligatoire.
Programme détaillé transmis ultérieurement. 

1er table ronde :

une soirée dans la semaine du 18 au 22 octobre 2010 de 19 H. à 22 H.

La parité dans la vie politique : luttes féministes et avancées depuis la loi de 2000. La réforme territoriale et les régressions qu’elle engendre : quelles mobilisations ?

2ème table ronde :

une soirée dans la semaine du 15 au 20 novembre 2010 de 19 H. à 22 H.

L’évolution des positions féministes sur la question de la prostitution face aux institutions européennes et au développement du néo libéralisme.
Détournement et instrumentalisation des notions de liberté et de libre choix. L’exemple de la Suède dans sa lutte contre le système prostitutionnel.

 

Le Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes « Ruptures » est engagé dans les luttes féministes depuis les années 1970. Il l’est également aujourd’hui dans tous les mouvements sociaux soutenant les droits des femmes et le féminisme, et, plus largement, avec toutes les femmes et tous les hommes qui luttent pour une égalité réelle entre les sexes et contre toutes les formes de domination que le questionnement féministe peut ébranler.
Le Collectif a été à l’initiative en mai 2008 de l’organisation de trois tables rondes autour du thème « Le Mai des féministes ».

 

 

 

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Les programmes complets

 

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Colloque

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CLF samedi 23-2

 

 

CLF dimanche 24

 

 

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Du 7 au 10 octobre

Sisterhood is powerful

  Le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir / Au Nouveau Latina - 20, rue du Temple, 75004 Paris, tél. 01 42 78 47 86

 

Bravo à Nicole, Laetitia,Cathy, Marion la graphiste et toute l'équipe du Centre pour cette très belle affiche, ce très beau dépliant, ce programme que nous allons (re) découvrir… Michèle Dublog.

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Colloque

 

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Le FIAP Jean Monnet

 

 

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 16:50

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De l'Arc de Triomphe (26 août 1970) à la place du droit des Femmes et des Hommes (actuelle esplanade du Trocadéro ou "des droits de l'Homme"), le 26 août 2010, les filles et petites filles de la femme du soldat inconnu fêtent les 40 ans du MLF, Mouvement de libération des femmes et rappellent que le féminisme est un combat de tous les temps…

 

 

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Cathy Bernheim et Danielle Prévôt 

 

Photographies DR Blog Re-Belles

 

Lecture de la déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne

 

 

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Par Marie Gouze, dite Olympe de Gouges

A décréter par l’assemblée nationale dans ses dernières séances ou dans celle de la prochaine législature.


Préambule

 

Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes moeurs, et au bonheur de tous.

 

En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.

 

Article I.

La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

 

Article II.

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la Femme et de l'Homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et surtout la résistance à l'oppression.

 

Article III.

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation qui n'est que la réunion de la Femme et de l'Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

 

Article IV.

La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

 

Article V.

Les lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société : tout ce qui n'est pas défendu par ces lois, sages et divines, ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elles n'ordonnent pas.

 

Article VI.

La Loi doit être l'expression de la volonté générale ; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation ; elle doit être la même pour tous : toutes les citoyennes et tous les citoyens étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emploi publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

 

Article VII.

Nulle femme n'est exceptée ; elle est accusée, arrêtée et détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse.

 

Article VIII.

La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une Loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux femmes.

 

Article IX.

Toute femme étant déclarée coupable, toute rigueur est exercée par la Loi.

 

Article X.

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune : pourvu que ses manifestations ne troublent pas l'ordre public établi par la Loi.

 

Article XI.

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers les enfants. Toute Citoyenne peut donc dire librement, je suis mère d'un enfant qui vous appartient, sans qu'un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

 

Article XII.

La garantie des droits de la femme et de la citoyenne nécessite une utilité majeure ; cette garantie doit être instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de celles à qui elle est confiée.

 

Article XIII.

Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses de l'administration, les contributions de la femme et de l'homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toues les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l'industrie.

 

Article XIV.

Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes, ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l'admission d'un partage égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l'administration publique, et de déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée de l'impôt.

 

Article XV.

La masse des femmes, coalisées pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son administration.

 

Article XVI.

Toute société, dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution : la Constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation n'a pas coopéré à sa rédaction.

 

Article XVII.

Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés ; elles sont pour chacun un droit inviolable et sacré ; nul ne peut en être privé comme vrai patrimoine de la nature, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

 

Postambule.

 

Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers ; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n'est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l'usurpation. L'homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. Ô femmes ! Femmes, quand cesserez-vous d'être aveugles ? Quels sont les avantages que vous avez recueillis dans la révolution ? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n'avez régné que sur la faiblesse des hommes. Votre empire est détruit ; que vous reste-t-il donc ? La conviction des injustices de l'homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature ; qu'auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise ? le bon mot du législateur des noces de Cana ? Craignez-vous que nos Législateurs Français, correcteurs de cette morale, longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui n'est plus de saison, ne vous répètent : femmes qu'y a-t-il de commun entre vous et nous ? Tout, auriez-vous à répondre. S'ils s'obstinaient, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes ; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité ; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie ; déployez toute l'énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampant à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l'Être suprême. Quelles que soient les barrières que l'on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n'avez qu'à le vouloir. Passons maintenant à l'effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société ; et puisqu'il est question, en ce moment, d'une éducation nationale, voyons si nos sages Législateurs penseront sainement sur l'éducation des femmes.

 

Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse leur a rendu ; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis ; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernent français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l'administration nocturne des femmes ; le cabinet n'avait point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profané et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l'ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.

Dans cette sorte d'antithèse, que de remarques n'ai-je point à offrir ! Je n'ai qu'un moment pour les faire, mais ce moment fixera l'attention de la postérité la plus reculée. Sous l'ancien régime, tout était vicieux, tout était coupable ; mais ne pourrait-on pas apercevoir l'amélioration des choses dans la substance même des vices ? Une femme n'avait besoin que d'être belle ou aimable ; quand elle possédait ces deux avantages, elle voyait cent fortunes à ses pieds. Si elle n'en profitait pas, elle avait un caractère bizarre, ou une philosophie peu commune, qui la portait aux mépris des richesses ; alors elle n'était plus considérée que comme une mauvaise tête : la plus indécente se faisait respecter avec de l'or ; le commerce des femmes était une espèce d'industrie reçue dans la première classe, qui, désormais, n'aura plus de crédit. S'il en avait encore, la révolution serait perdue, et sous de nouveaux rapports, nous serions toujours corrompus ; cependant la raison peut-elle se dissimuler que tout autre chemin à la fortune est fermé à la femme que l'homme achète, comme l'esclave sur les côtes d'Afrique. La différence est grande ; on le sait. L'esclave commande au maître ; mais si le maître lui donne la liberté sans récompense, et à un âge où l'esclave a perdu tous ses charmes, que devient cette infortunée ? Le jouet du mépris ; les portes même de la bienfaisance lui sont fermées ; elle est pauvre et vieille, dit-on ; pourquoi n'a-t-elle pas su faire fortune ? D'autres exemples encore plus touchants s'offrent à la raison. Une jeune personne sans expérience, séduite par un homme qu'elle aime, abandonnera ses parents pour le suivre ; l'ingrat la laissera après quelques années, et plus elle aura vieilli avec lui, plus son inconstance sera inhumaine ; si elle a des enfants, il l'abandonnera de même. S'il est riche, il se croira dispensé de partager sa fortune avec ses nobles victimes. Si quelque engagement le lie à ses devoirs, il en violera la puissance en espérant tout des lois. S'il est marié, tout autre engagement perd ses droits. Quelles lois reste-t-il donc à faire pour extirper le vice jusque dans la racine ? Celle du partage des fortunes entre les hommes et les femmes, et de l'administration publique. On conçoit aisément que celle qui est née d'une famille riche, gagne beaucoup avec l'égalité des partages. Mais celle qui est née d'une famille pauvre, avec du mérite et des vertus ; quel est son lot ? La pauvreté et l'opprobre. Si elle n'excelle pas précisément en musique ou en peinture, elle ne peut être admise à aucune fonction publique, quand elle en aurait toute la capacité. Je ne veux donner qu'un aperçu des choses, je les approfondirai dans la nouvelle édition de tous mes ouvrages politiques que je me propose de donner au public dans quelques jours, avec des notes.

Je reprends mon texte quant aux moeurs. Le mariage est le tombeau de la confiance et de l'amour. La femme mariée peut impunément donner des bâtards à son mari, et la fortune qui ne leur appartient pas. Celle qui ne l'est pas, n'a qu'un faible droit : les lois anciennes et inhumaines lui refusaient ce droit sur le nom et sur le bien de leur père, pour ses enfants, et l'on n'a pas fait de nouvelles lois sur cette matière. Si tenter de donner à mon sexe une consistance honorable et juste est considéré dans ce moment comme un paradoxe de ma part, et comme tenter l'impossible, je laisse aux hommes à venir la gloire de traiter cette matière ; mais, en attendant, on peut la préparer par l'éducation nationale, par la restauration des moeurs et par les conventions conjugales. "

 

 

 

 

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Cathy Bernheim et Martine Storti 

 

AU PAYS DES HOMMES-ROIS

 

Arc de Triomphe : en portant une gerbe « À la femme inconnue du soldat », nous avons souligné que les femmes aussi, traversaient l’histoire d’un pays. Mais leur disparition  de l’Histoire officielle, de ses symboles et de ses récits, nous amenait à constater qu’il y avait  une guerre aussi pour les femmes, contre les femmes. C’est pour faire face à cette guerre des sexes que les féministes des années 70 se sont rassemblées. Mais aujourd’hui, nous dit-on, les femmes ont obtenu tout ce qu’elle veulent : liberté, égalité, sexualité… Ah bon ? Vraiment ? Alors, pourquoi sommes-nous ici ce matin ? Vous qui luttez au quotidien pour vous faire entendre, vous le savez bien. Vous êtes ici, je suis ici, parce qu’être femme, ça n’est pas tout à fait normal au pays des hommes-rois. Ça ne va pas encore de soi.

Femmes, quand on regarde autour de ce soi si controversé, si surveillé, si balisé, on se rend compte que partout, les hommes sont toujours rois.

Oh bien sûr, pas chaque petit bonhomme, individuellement, si prompt pourtant à défendre l’ordre des hommes-rois. Lui, le petit homme, il sait tout juste encore qui il est, donneur de sperme ou fils éprouvette, chair canon ou poil au menton. Cet homme là a vacillé sur son socle comme toutes les idoles des siècles précédents avant de s’écraser dans la poussière. Il n’a plus de royaume où exercer, seul et souverain, sa tyrannie sur ses sujets, sa famille et ses terres. Mais il a encore tous ses frères avec qui jouer au plus fort. Car ensemble, les hommes sont rois d’un pays plus vaste que le monde. Partout, ils décident ce qui est bon et bien, ils dictent les lois de la vie en commun. Démocratiquement ou autoritairement mais toujours, entre hommes. Rois de la terre, des mers et des cieux. Du travail, des loisirs et du pieu. Des assemblées, des commissions et des nations. Des cultures, de l’élevage et des religions. Ce n’est pas une accusation, c’est un fait. Une multitude de faits innombrables et multiples qui tous se rejoignent. En convergeant, ces faits forment une toile dans laquelle s’empêtrent tous les insectes, femelles et mâles, qui tentent de partager l’ espace des maîtres. Encore rares sont celles et ceux qui s’en plaignent. Car sous prétexte d’intimité, une foule immense de serfs et serves consentent à leur emprise, confortent leur empire.

C’est sur ce terrain, l’intimité, que nous avions choisi de frapper en déclarant la grève des femmes à la suite des Américaines. Comme le dit Virginia Woolf dans « Trois guinées » : « L’univers de la vie privée et celui de la vie publique sont inséparables. Les tyrannies et les servilités de l’un sont aussi les tyrannies et les servilités de l’autre. »

Cathy Bernheim

 

 

26 août 2010

Pour les quarante ans du MLF,

hommage à des femmes qui ont fait avancer la cause des femmes

 

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Françoise Picq

 

Olympe de Gouges (1748- 1793)

« Article premier : La femme nait et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ») (GF, p.183) Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne, 1791.

            Les femmes ont droit à l’échafaud, elles doivent avoir droit à la tribune.

 

Flora Tristan (1803-1844)

« Tous les malheurs du monde proviennent de cet oubli ou mépris qu’on a fait (1818-1902),  jusqu’ici des droits naturels et imprescriptibles de l’être femme » (-Flora Tristan L’Union ouvrière, 1834) ;

« La loi qui asservit la femme et la prive d’instruction vous opprime vous, hommes prolétaires […] affranchissez les dernières esclaves […] proclamez les Droits de la Femme » (Flora Tristan L’Union ouvrière, 1844).

 

Hubertine Auclert, (1848-1914)

« Femmes de France, je vous le dis du haut de cette tribune. Ceux qui nient notre égalité, dans le présent, la nieront dans l’avenir. Comptons donc sur nous-mêmes, n’abandonnons pas nos revendications. Nous sommes depuis des siècles trop victimes de la mauvaise foi, pour nous oublier nous-mêmes et croire qu’en travaillant pour le bien-être général, nous aurons notre part du bien général ». Hubertine Auclerc, Discours au Congrès ouvrier socialiste de Marseille, 1879.

 

Elisabeth Cady Stanton et Suzan B. Anthony  (1820-1906)

"Nos hommes aux idées larges nous ont conseillé le silence pendant la guerre [civile] et nous avons gardé le silence en nourrissant un sentiment d'injustice ; il nous ont conseillé le silence à New York et au Kansas pour ne pas compromettre le "suffrage des nègres"; ils ont menacé, au cas où nous ne suivrions pas ce conseil, de nous laisser mener toutes seules notre combat. Nous avons lutté seules et nous avons essuyé une défaite. Mais seules, nous avons pu mesurer notre force : nous avons renoncé à tout jamais aux conseils des hommes; et nous avons fait le vœu solennel que plus jamais il n'y aura de silence, tant que  les femmes n'auront, partout sur cette terre verdoyante, les mêmes droits que les hommes. "  (Elisabeth Cady Stanton et Suzan B. Anthony "Message aux générations futures":The history of women suffrage, t. II, 1882),

 

Nelly Roussel (1878-1922)

Que les femmes posent leurs conditions pour enfanter : « Plus d’enfants pour le capitalisme qui en fait de la chair à travail que l’on exploite ou de la chair à plaisir que l’on souille ». Posons nos conditions  « Et si elles ne sont point acceptées…, faisons ce que font tous les travailleurs conscients et dignes, lorsqu’on les exploite, les maltraite et les bafoue : Faisons la grève ! Faisons la grève, Camarade ! la grève des ventres » (Génération consciente, décembre 1919-mai 1920)

 

Simone de Beauvoir (1908-1986)

« On ne naît pas femme, on le devient. C’est l’ensemble de la civilisation qui élabore ce produit intermédiaire entre le mâle et le castrat qu’on qualifie de féminin »

« Quand sera aboli l’esclavage d’une moitié de l’humanité et tout le système d’hypocrisie qu’il implique, […], le couple humain trouvera sa vraie figure. […] C’est au sein du monde donné qu’il appartient à l’homme de faire triompher le règne de la liberté ; pour remporter cette suprême victoire il est entre autres nécessaire que par delà leurs différenciations naturelles hommes et femmes affirment sans équivoque leur fraternité » (Le Deuxième sexe, 1949).

 

Christiane Rochefort (1917-1998)

Il y a un moment où il faut sortir les couteaux.

C'est juste un fait. Purement technique. 

Il est hors de question que l'oppresseur aille comprendre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souffrir: mettez-vous à sa place.

Ce n'est pas son chemin.

Le lui expliquer est sans utilité.

L'oppresseur n'entend pas ce que dit son opprimé comme un langage mais comme un bruit. C'est dans la définition de l'oppression.

En particulier les plaintes de l'opprimé sont sans effet, car naturelles. Pour l'oppresseur il n'y a pas oppression, forcément, mais un fait de nature.

Aussi est-il vain de se poser comme victime : on ne fait par là qu'entériner un fait de nature, que s'inscrire dans le décor planté par l'oppresseur.

[…]

Au niveau de l'explication, c'est tout à fait sans espoir. Quand l'opprimé se rend compte de ça, il sort les couteaux. Là on comprend qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Pas avant.

Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé. La seule communication audible.

Peu importent le caractère, la personnalité, les mobiles actuels de l'opprimé.

C'est le premier pas réel hors du cercle.

C'est nécessaire. 

Christiane ROCHEFORT. (Préface à Scum Manifesto)

 

Monique Wittig (1936-2003)

« Nous, depuis ce temps immémorial, vivons comme un peuple colonisé dans le peuple, si bien domestiquées que nous avons oublié que cette situation de dépendance ne va pas de soi. C’est pour l’homme que nous sommes nourries et élevées, c’est par l’homme que nous vivons, il peut acheter notre corps et quand il est rassasié, il peut s’en débarrasser.  […]

Nous sommes la classe la plus anciennement opprimée. En tant que telle, nous voulons commencer la lutte contre le pouvoir qui maintient cette oppression. […]. La lutte commence pour nous. […] Maintenant que nous avons théoriquement les mêmes droits que les hommes, ce qui nous apparaît clairement, c’est cette monstruosité : il existe dans les sociétés modernes une sorte de travail qui n’a pas de valeur d’échange, c’est le travail que nous faisons à la maison […]. Nous l’appelons ce travail, travail servile. […] nous disons que tant qu’il restera dans ce pays une femme opprimée, serve dans sa famille, victime de discrimination dans son travail public, nous les femmes, nous ne serons pas libérées et c’est pour toutes que nous voulons la libération » (« Combat pour la libération de la femme, L’Idiot International, mai 1970)

 

 

 

 

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Martine Storti 

 

 

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Françoise Flamant

 

 

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Maya Surduts

 

 

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Catherine Deudon

 

 

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Liliane Kandel

 

 

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Danielle Prévôt et Sandrine Goldschmidt 

 

 

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à droite Danièle Cottereau

 

 

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Laetitia Puertas et Nicole Fernandez Ferrer

 

 

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Cathy Bernheim et Emmanuelle de Lesseps,

toutes deux présentes à l'Arc de Triomphe le 26 août 1970

 

 

 

 

 

Mais aussi

26 août 1970/ 26 août 2010

Une autre commémoration a bel et bien eu lieu – certes moins rassembleuse et légèrement plus confidentielle...

Elles étaient trois, plus une journaliste locale, ce matin-là à Lescouët-Jugon, doux village de France situé dans les Côtes d’Armor qui arbore fièrement son monument aux… morts très spécifiquement masculins.

 

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Et devinez un peu qui se cache derrière un mort officiellement reconnu ?

Au moins une femme inconnue !

 

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Ou comment, en voilant, l’artiste dévoile… le pot aux roses : l’invisibilité symbolique des femmes.

 

ZEROSE présente l’avis en rose...

Tablier rose pour monument aux morts

Une action artistique* de valéri.e bouillon le 26 août 2010 à Lescouët-Jugon (Côtes d’Armor)

“L'action artistique de ce 26 août 2010 a pour but de commémorer l'action militante du 26 août 1970 à Paris où 9 femmes avaient déposé une gerbe à la mémoire de "la femme inconnue du soldat inconnu".

Ce geste ayant plus ou moins marqué le début de la renaissance du féminisme en France, aujourd'hui, 40 ans plus tard, devant le monument aux morts de ce village de France, un parmi d'autres, qui ne reconnaît que la valeur des hommes, par ce tablier rose symbole de leurs tâches quotidiennes, je rends hommage au courage non reconnu de toutes les femmes, d'ici et d'ailleurs, de maintenant comme de jadis.

Je dédie mon geste aux femmes qui, partout, ici comme ailleurs, poursuivent la lutte contre la domination masculine et, en particulier, aux femmes indiennes du gang des saris roses (Gulabi Gang).”

Merci à Marie-Noëlle Milteau et Caroline Widehem (dite Théophraste Merlot) pour leur soutien.

Le film de la performance sera disponible fin septembre sur le site web de la très prochaine TéléDebout.

*Technique d’expression artistique, la performance est la mise en œuvre ou en espace d’une création. C’est une action symbolique par laquelle l’artiste rend visible l’invisible avec des moyens esthétiques : formes, couleurs, matières…

 

ZEROSE promeut les artistes plasticiennes et les arts plastiques auprès des femmes. Elle défend un art social propre à faire évoluer les mentalités dans le sens du respect et de l’égalité de tou.te.s et propose des ateliers visant à créer du lien social entre femmes et à favoriser le partage des connaissances.

 http://zerose-org.blogspot.com/

 

 

Dans la presse

Nous complèterons cette revue de presse au fur et à mesure…

 

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Pour voir les journaux de FR3 du 26 août suivre ce lien :

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_PARIS_ILE_DE_FRANCE

Pour voir le site de FR3 consacré aux 40 ans du mouvement de libération des femmes suivre cet autre lien :

 http://paris-ile-de-france-centre.france3.fr/info/paris-ile-de-france/les-40-ans-du-mlf-64431718.html 

 

 

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Pour voir le 20h de France 2 du 26 août suivre ce lien :

http://info.francetelevisions.fr/?id-categorie=JOURNAUX

puis cliquer sur JT > 20h > éditions > Nationale

 

Les 40 ans du MLF - Libération vidéo
26 août 2010. A l'occasion des 40 ans du Mouvement de Libération des Femmes (MLF), des militantes féministes ont rebaptisé le Trocadero en "Place des droits des femmes et des hommes". Tout comme en 1970, elles avaient déposé une gerbe à la femme du soldat inconnu.
Mots-clés : mlf féminisme militant

 

 

france  >  société

Actualités- Une centaine de militantes fêtent les 40 ans du MLF ( France Info - 26 août 2010 )

Le MLF (Mouvement de libération des femmes) commémorait aujourd’hui ses 40 ans. Une centaine de militantes se sont réunies aujourd’hui sur le Parvis des Droits de l’Homme, au (...)

 


 

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http://www.lejdd.fr/Societe/Social/Actualite/Les-anciennes-du-MLF-passent-le-relais-216630/

 

Social  |   28 Août 2010  |  Mise à jour le 30 Août 2010

Les "anciennes" du MLF passent le relais

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Il y a quarante ans, une dizaine de militantes se ruaient sur la tombe du soldat inconnu pour honorer... sa femme! Cathy Bernheim était là.

Debout sur son estrade de fortune, plantée au milieu de l’esplanade du Trocadéro, Cathy Bernheim*, 64 ans, joue des cordes vocales pour demander que le parvis des Droits-de-l’Homme soit rebaptisé "place des Droits-des-Femmes-et-des-Hommes". Ce jeudi 26 août 2010, pour les

40 ans du Mouvement de libération des femmes, les oratrices et les références aux illustres pionnières se succèdent. Ici, Olympe de Gouges et sa déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Là, Flora Tristan et sa lutte pour le droit au divorce. Plus loin, Simone de Beauvoir et son célèbre "On ne naît pas femme: on le devient".

La sono a lâché. Le public reste clairsemé. L’enthousiasme, lui, est présent. Les pancartes avec les slogans d’époque – "Je suis une femme, pourquoi pas vous", "Une femme sans homme, c’est un peu comme un poisson sans bicyclette" – retrouvent une nouvelle jeunesse. "Le combat continue" semble être le mot d’ordre que ces militantes aux cheveux parfois grisonnants se seraient passé.

D’ailleurs, rendez-vous est pris pour la manifestation samedi en faveur de Sakineh, cette Iranienne condamnée à mort par lapidation.

Les rebelles en pantalon sont conduites au poste de police

De l’Arc de Triomphe, où le premier coup d’éclat médiatique a eu lieu, au Trocadéro, les phallocrates diront certainement qu’en quarante ans le chemin parcouru par les militantes du MLF dépasse à peine le kilomètre. Contraception, droit à l’avortement, lutte pour disposer de son corps, leur répondront ces dernières. Même s’il est vrai que les années 1980 et 1990 ont été une période de reflux. Et que les actions un brin provocatrices, comme celle du 26 août 1970, ne sont plus au programme. Ce jour-là, à peine sortie de la voiture de son frère, Cathy Bernheim fond sur ses amies. Elles sont une dizaine, tentent de se frayer un chemin vers la tombe du soldat inconnu. Les policiers de l’Arc de Triomphe découvrent, interdits, une des banderoles que ces militantes déploient: "Il y a plus inconnu que le soldat inconnu, sa femme". Les hommes au képi font barrage. Et appellent, devant cette menace, deux cars de police en renfort. Les rebelles en pantalon sont conduites au poste et chantent à tue-tête tout le long du chemin.

"L’idée était de faire savoir que des femmes se réunissaient, que des groupes existaient, que la révolution était en marche", s’emballe Cathy Bernheim. Emmanuelle de Lesseps en était, elle aussi. "Nous n’arrêtions pas de rire. Il régnait un esprit de révolte et d’euphorie. Enfin, nous pouvions nous exprimer. Depuis, il y a eu des progrès, mais les luttes de libération ne finissent jamais", note cette femme discrète qui n’aime pas prendre la parole en public. Cathy Bernheim acquiesce. "Il reste encore beaucoup à faire. Par exemple dans le domaine du travail. Aujourd’hui, quand on parle des “familles monoparentales”, ça veut dire des femmes seules avec enfants. Et pour les nourrir, elles doivent accepter n’importe quel boulot précaire", s’offusque-t-elle.

Elles, les "anciennes", voient ces célébrations comme autant d’occasions de rencontres avec les "nouvelles" dont le collectif La Barbe ou Osez le féminisme. La sociologue et spécialiste de l’histoire du Mouvement de libération des femmes Françoise Picq relève qu’"il a fallu du temps à la nouvelle génération pour qu’elle se dise que tout n’était pas gagné. Aujourd’hui, elle tâtonne.

Un certain nombre de thèmes ont émergé, comme les violences, l’égalité des salaires ou la place des femmes dans la vie politique. Mais pas encore vraiment de thèmes mobilisateurs et qui unifient". Dans les années 1920, l’égalité des droits était le mot d’ordre. Cinquante plus tard, les femmes voulaient pouvoir disposer de leur corps. Et le militantisme repartait.

Aujourd’hui, l’époque de Mai-68 et du plein-emploi semble bien loin. « On ne peut plus prendre deux ans de notre vie pour militer », explique Caroline de Haas, d’Osez le féminisme. Ce qui n’empêche pas de mener des combats. Au rang des priorités, l’égalité professionnelle. "A poste égal, les femmes touchent toujours des salaires inférieurs de 27 % à ceux des hommes. Quant aux postes précaires, ils sont occupés à 80 % par des femmes", souligne l’animatrice de ce réseau né en 2009. Et de s’alarmer aussi contre les milliers de viols dont on ne parle pas.

A côté de ces luttes, "anciennes" et "nouvelles" restent conscientes qu’il faut aussi défendre leurs acquis, comme le droit à l’avortement. "En 2009, le gouvernement a voulu supprimer les subventions au Planning familial. Il a reculé et, au moins, ça nous a réveillées", affirme Caroline de Haas. Le 6 novembre prochain, plusieurs associations défileront pour défendre ce droit conquis en 1975. Sans doute l’occasion de retrouver Cathy Bernheim et ses amies. Pour l’heure, celles-ci ont quitté la place du Trocadéro pour aller refaire le monde au Café de l’Homme… Décidément.

* Une nouvelle édition du livre de Cathy Bernheim, Perturbation, ma sœur, paraît le 2 septembre aux éditions du Félin, 240 p., 11,50 euros.

Arthur Nazaret - Le Journal du Dimanche

Samedi 28 Août 2010

 

 

 

 

AFP

 

 

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http://www.francesoir.fr/politique/aujourd-hui-le-mot-feministe-sonne-comme-une-grossierete.12780

 

“Aujourd’hui le mot féministe

sonne comme une grossièreté”

Juliette Demey et Sarah Lévy 26/08/10 à 11h15

Le 26 août 1970 marque l’acte fondateur de ce qui deviendra le Mouvement de libération des femmes. Quarante ans plus tard, les combats restent nombreux.


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Un clin d’œil ? Pas seulement. Pour l’écrivain Cathy Bernheim, le rendez-vous a un goût spécial : il y a quarante ans, le 26 août 1970, elle était l’une des dix femmes qui brandissaient la banderole proclamant : « Un homme sur deux est une femme », sur les Champs-Elysées. Sous l’Arc de Triomphe, elles avaient déposé une gerbe « à la femme du soldat inconnu », avant d’être interpellées. Ce 26 août, « pour la première fois, la volonté politique des femmes de se faire entendre apparaît sur la place publique », explique Cathy Bernheim aujourd’hui.

Toujours des inégalités

Le mouvement de libération des femmes prendra ensuite son réel essor en France. Il a ses figures de proue : Simone de Beauvoir, Antoinette Fouque, Monique Wittig, Anne Zelensky ou Jacqueline Feldman. Quarante ans après, les acquis sont nombreux, de l’avortement à la pilule en passant par la parité…

Mais selon un sondage « Elle-Ifop », 75 % des femmes estiment que leur situation reste moins enviable que celle des hommes. Malgré 7 lois depuis 1972, elles gagnent toujours 27 % de moins que les hommes en moyenne. L’Assemblée nationale ne compte que 18 % de députées.

Sans parler des violences domestiques… Aujourd’hui, des mouvements comme Osez le féminisme, La Barbe ou les Chiennes de garde rappellent, chacun à leur façon, que ce combat pour l’égalité est d’actualité. « Chaque génération invente “son” féminisme », selon Christine Bard, historienne et sociologue. « Les jeunes femmes d’aujourd’hui sont confrontées à un monde plus dur et anxiogène que celui de leurs aînées. Elles ont besoin d’être soutenues, et non culpabilisées pour leur éventuel engagement. » Les aînées ont répondu présentes.

“Aujourd’hui le mot féministe sonne comme une grossièreté”

Porte-parole de la cause féministe dans le monde culturel et médiatique, l’ex-chroniqueuse de Laurent Ruquier n’a pas sa langue dans sa poche quand il s’agit de défendre les droits des femmes. Actuellement, elle prépare même un spectacle sur ce thème.

France-Soir. Qu’évoque pour vous le MLF ?

Isabelle Alonso. Le MLF n’est pas de mon temps ni de ma génération, pourtant c’est le mouvement par lequel tout est arrivé.

F.-S. Que représente le mot féministe pour vous aujourd’hui ?

I. A. C’est une partie de ma panoplie d’humaniste et de démocrate. Quelque chose de fondamental pour un meilleur équilibre dans le monde.

F.-S. Pensez-vous que les jeunes filles soient assez sensibilisées à la cause féminine de nos jours ?

I. A. Ce serait un miracle si elles l’étaient. Il y a une telle entreprise de démolition de l’idée du féminisme que c’est mal vu de militer pour les droits des femmes. Aujourd’hui le mot « féministe » sonne comme une grossièreté. Les hommes ont immédiatement l’image d’une femme frustrée. Beaucoup pensent que je ne les aime pas. C’est faux ! Je ne déteste pas les hommes. Au contraire…

F.-S. Comment la passion du féminisme vous est-elle venue ?

I. A. Quand j’étais enfant, les différences entre les filles et les garçons me gonflaient déjà. Je ne trouvais pas normal qu’on doive jouer à la poupée tandis qu’eux avaient tous les jouets téléguidés. Et puis mon père et ma mère n’ont jamais considéré comme légitime la différence faite entre filles et garçons. J’ai toujours été traitée comme mes frères.

F.-S. Pensez-vous qu’il y ait encore des raisons de se battre aujourd’hui en France ?

I. A. Bien sûr, on stagne en ce moment, il reste la lutte contre les inégalités salariales, les violences faites aux femmes, la question du port de la burka. Certes, les femmes se considèrent davantage comme les sujets de leur propre vie mais au niveau social et politique, on recule.

F.-S. Quelle solution s’offre-t-elle alors aux femmes ?

I.-A. Si on faisait toutes ensemble des actions plus radicales, comme celles de José Bové, peut-être qu’on se ferait mieux entendre… Dans tous les cas, il faut se sentir belle et rebelle par principe car c’est toujours plus constructif que de dire « oui papa », « oui chéri » ou « oui mon fils » comme le disaient les féministes des années 1970.

 

 

La suite des publications prochainement et :

pour voir toutes les publications dans le web :

MLF+Trocadero+Google

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 15:37

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- L'Arc de Triomphe le 26 août 1970

- Début 2010, le retour à l'Arc de Triomphe de Namascar et Cathy Bernheim, accompagnées d'Evelyne Rochedereux et Catherine Deudon.

 

AUJOURD’HUI PLUS QUE JAMAIS,

DÉCLARONS NOTRE FLAMME À LA LIBERTÉ DES FEMMES.

 

Le rassemblement aura lieu le 26 août 2010 à 11 heures sur l’esplanade des Droits de l’Homme (esplanade du Trocadéro). Une nouvelle plaque y sera apposée, pour la rebaptiser :

Place du Droit des Femmes et des Hommes

 

- Des banderoles seront déployées.

- Lecture sera faite de la Déclaration des Droits de la Femme d’Olympe de Gouges.

- Des textes féministes rappelleront le combat des femmes pour leur libération à travers l’histoire.

- Un rappel de l’action du 26 août 1970 à l’Arc de Triomphe nous permettra de faire le lien entre la renaissance du féminisme en France dans les années 1970 et notre action présente.

- Nous célébrerons et citerons un certain nombre de nos contemporaines qui sont poursuivies à travers le monde pour avoir réclamé leur liberté : liberté de circuler, de s’associer, de faire de la politique mais aussi de s’habiller comme elles veulent ou d’aimer qui elles veulent. Nous avons pensé bien sûr à Aung San Suu Kyi ou Taslima Nasreen, dont les combats nous sont connus depuis longtemps, mais d’autres seront évoquées.

Diverses animations auront lieu. Nous les souhaitons plus ludiques que solennelles. Nous espérons que l’imagination sera au pouvoir et que nombreuses seront celles qui se joindront à nous pour rappeler que la lutte des femmes pour leur libération est l’affaire de tous.

 

À l’issue de la manifestation, une demande officielle sera déposée auprès de la Mairie de Paris pour obtenir le changement d’appellation de cette place jusqu’ici consacrée aux seuls droits des hommes.


 

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LES FÉMINISTES ONT DE LA SUITE DANS LES IDÉES

26 août 1789 : « Tous les hommes naissent libres et égaux en droit. » Premier article de la Déclaration des Droits de l’Homme, ce beau principe est adopté officiellement par la nation ce jour-là. Mais les femmes s’y retrouvent-elles ? Ce n’est pas évident.

La citoyenne Olympe de Gouges, auteure d’une Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, fera remarquer quelques temps plus tard que si les femmes ont le droit de monter à l’échafaud, elles devraient bien avoir celui de monter à la tribune.

Le suffrage universel masculin sera institué en 1848.

Les femmes attendront encore près d’un siècle pour avoir le droit de voter.

 

26 août 1970 : Mais que font ces quelques femmes réunies devant la flamme du soldat inconnu, à Paris, sous l’Arc de Triomphe ? Elles sont une dizaine. L’une d’entre elles porte une gerbe de fleurs où l’on peut lire : « À la femme inconnue du soldat ».

Huit autres déploient des banderoles :

-  Un homme sur deux est une femme

-  Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme

- Solidarité avec les femmes en lutte aux USA

- Libération des Femmes.

Autour d’elles virevoltent quelques photographes et journalistes prévenus pour l’occasion. Le lendemain, leurs articles paraissent dans les journaux souvent à la Une.

Le mot de désordre est lâché : LIBÉRATION DES FEMMES.

Il va courir tout au long des décennies, parfois ouvertement, souvent en sourdine,

pour passer, tel un furet, d’une vie à l’autre.

 

Libération des femmes. C’est une exigence par laquelle elles réclament que les situations de violence dans lesquelles elles se sont retrouvées parce que femmes, ne se reproduisent pas à l’infini.

C’est aussi un vœu, suffisant pour que chacune y trouve son compte et cherche les moyens de se libérer de ce qui, disent-elles alors, l’opprime. Et en ces temps d’après Mai-68 qui remettent en question l’ordre établi, nombreux sont celles et ceux qui se lèvent pour défendre l’opprimé.

L’opprimée, elle, attendra encore un peu.

 

MAIS NOUS, NOUS N’ATTENDRONS PAS UN SIÈCLE DE PLUS !

 

La liberté de toutes et tous reste l’exigence première des démocrates.

- Rappelons une fois encore que dans une démocratie, il ne peut y avoir de citoyens de seconde zone, déclarés tels parce qu’ils sont étrangers, voyageurs, venus d’ailleurs ou d’un autre genre humain.

- Et réclamons que cette esplanade soit désormais appelée ainsi :

PLACE DU DROIT DES FEMMES ET DES HOMMES… du monde entier.

 

 

En ce 26 août 2010, pour fêter les 40 ans du mouvement de libération des femmes et de sa première apparition publique à l’Arc de Triomphe,


AUJOURD’HUI, PLUS QUE JAMAIS,

DÉCLARONS NOTRE FLAMME À LA LIBERTÉ DES FEMMES.

 

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Discussions, Rencontres, Colloques

 

 

 

/ séminaire

« VIDÉO DES PREMIERS TEMPS »

dont l'Association Carole Roussopoulos est partenaire et qui s'intéressera cette année aux

« Politiques de la vidéo : revendication d'autonomie et inscription institutionnelle ».    

Le séminaire aura lieu un lundi par mois, entre 17h30 et 20h, à la BnF, site Richelieu, en salle des commissions (5 rue Vivienne, 75002 Paris – Rez-de-chaussée – Métro : Bourse, Pyramides ou Palais-Royal).

 

 

/ séminaire

TRAVELLING FEMINISTE 

"PENSÉES ET USAGES CRITIQUES DES IMAGES"

Travelling Féministe est un laboratoire de recherche et d'expérimentation sur les usages féministes, queer, postcoloniaux des archives audiovisuelles, travaillant autour des ressources du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, fondé en 1982 par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder.

programme en attente 

 

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http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

 

/ Cycle de conférences : « Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre »

 

/ Séminaire Sexe et Genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines 

 

/ Le Café de l’Institut Émilie du Châtelet

18h30 à 20h30 : Jardin des Plantes, Restaurant La Baleine, 47 rue Cuvier 75005 Paris

    

/ Conférence 

 

/ Assises de l'IEC 2012  


/ Colloque 

 

/ Journée Jeune recherche
de l’Institut Émilie du Châtelet

 

http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

>

 

 

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Le Centre Hubertine Auclert

Centre francilien de ressources pour l'égalité femmes-hommes
7 impasse Milord, 75018 Paris

Centre de ressources

Causeries

Séminaires

Agendas/Actualités…

http://www.centre-hubertine-auclert.fr/

 

 

 

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Catégories

/ ACTUS / OPINIONS /

 

MANIFS / ACTIONS         

 

Le 8 mars c'est toute l'année!


 

 

 

 

 

 

 

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Figaro, ici, Figaro, là, Figaro en haut, et Figaro en bas !

 

Ce n’est pas le fameux air du Barbier de Séville,  mais la présentation tout aussi virile de la saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris, que 10 activistes de la Barbe ont brièvement interrompue aujourd’hui.
Pour ne prendre que les opéras, sur 19 oeuvres programmées, 19 compositeurs, 19 virils librettistes, 19 metteurs en scène, et, 18 chefs d'orchestre masculins sur 19.
Depuis là scène où elles avaient rejoint Mr Christophe Ghristi directeur de la dramaturgie et la directrice du Ballet sortante Mme  Brigitte Lefevre (bientôt remplacée par Mr Benjamin Millepied), les barbues se sont félicitées de la bonne tenue virile du programme:
« Comme Rodolphe sut sacrifier Mimi à son art, de même vous savez faire place nette et ne laisser que le mâle talent s’exprimer et s’épanouir lorsqu’il s’agit de diriger.  A la baguette comme à la tête de votre noble établissement. "Riez" donc Messieurs – à l’instar de  la Marguerite de Faust - "de vous voir si beaux en ce miroir" que vous tend La Barbe".
 "à part Werther, les femmes sont pourtant à l 'honneur dans le répertoire" a bravement tenté Mr Ghristi alors que les barbues regagnaient les coulisses guidées par le service d'ordre.

Quelques chiffres :
 
Saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris
    •    Opéras (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 19 hommes librettistes / 19 hommes metteurs en scène / 18 hommes chefs d'orchestre
    •    Ballets (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 15 hommes chorégraphes
    •    Concerts symphoniques (sur 8) : 8 hommes compositeurs / 8 chefs d’orchestre
 
Chiffres Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, 2012 :
    •    96% des opéras sont dirigés par des hommes
    •    70% des centres chorégraphiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    85% des centres dramatiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    95% des concerts sont dirigés par des hommes 

 

www.labarbelabarbe.org

 

labarbelabarbe@gmail.com


fb : groupe d’action féministe la barbe
tw : @labarbelabarbe

 

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DR-Simone de Beauvoir et Alice Schwarzer

 

 

OPINIONS                         

L'écho des actes

Dans le feu de l’action, il arrive que les actes dépassent la pensée. Évaluer la portée des événements et des actions entreprises pour leur répondre, prendre son temps, préciser son opinion. : autant de moyens de sortir de l’urgence de l’actualité pour s’éclaircir les idées.

+ ici > • Ne pas aller place des Vosges !  

 

INTERNATIONAL              

Yabiladies le magazine des maghrébines

  ici > http://www.yabiladies.com/articles/details/9448/femmes-arabes-annees-lumieres-liberte.html

 http://www.yabiladies.com/

Le plus.Nouvelobs

Révolutions arabes : la démocratie, incompatible avec le droit des femmes ?

Réminiscence de notre propre histoire, les révolutions arabes ?

Geneviève Fraisse nous livre son analyse :

 ici > http://leplus.nouvelobs.com/contribution/210393;revolutions-arabes-la-democratie-incompatible-avec-le-droit-des-femmes.html

Sur Radio Canada 

 ici > le-feminisme-musulman-nexiste-pas-Wassyla Tamzali 

  Toutes les vidéos du Congrès du 2, 3 et 4 déc 2010

 ici >  Le congrès international féministe 2010

 

MÉDIAS                                

> EGALITÉ-info

les femmes et les hommes font l'info

> Un nouveau blog

Feministes en tous genres

qui publie des entretiens et des articles sur le genre et la sexualité 

http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/

 > Une nouvelle émission

sur France Inter consacrée aux femmes

Désormais tous les vendredi à 9h

Les femmes, toute une histoire-F-Inter-dim16h-17h

 Présentée par Stéphanie Duncan

LES NOUVELLES news • , l'autre genre d'info

 

En marge du 6 octobre 1979

Le mouvement féministe d’après 68 en France est une histoire atypique et houleuse qui a laissé des traces… Pour moi, encore aujourd’hui, écrire en majuscules “MLF“ est une épreuve, une émotion et une interrogation. 

Pour comprendre, il faut revenir à la journée du 6 octobre 1979. Une Marche des Femmes est prévue pour que la loi Veil de 75, légalisant provisoirement l’avortement, soit confirmée lors de sa révision, prévue à la session parlementaire de l’automne 79. 

Boulevard Raspail (?), à l’heure dite, la foule des femmes est impressionnante et quand la manifestation a démarré nous sommes 40 à 50.000. Nous n’avions jamais vu ça. Je savais que des collègues à moi, instits. en Seine-Saint-Denis, avaient prévu de venir… Mais là, ces milliers de femmes de tous horizons, c’était le bonheur d’un aboutissement : “toutes les femmes“, sans drapeaux ni signes distinctifs. Elles sont dans la rue pour leur Liberté.

Mais voilà que des galopades bizarres se font sur les côtés. Un petit groupe habillé en vert et blanc. Certaines portent d’immenses lettres M, L, F, vertes aussi, d’autres distribuent des tracts, elles tentent de prendre la tête de la manifestation sans y parvenir, ouf ! C’est Psyképo pour les initiées ; le groupe psychanalyse et politique, librairie des femmes, éditions des femmes, Antoinette et ses groupies, on a l’habitude… Si ce n’est que… 

...Quelques jours plus tard nous apprenons que “Mouvement de Libération des Femmes – MLF“ a été déposé comme marque commerciale à l’Institut National de la Propriété Industrielle. 

Les tentatives d’Antoinette Fouque pour s’approprier le mouvement des "femmes" et du même coup de "les" déposséder de ce qu'"elles" viennent de conquérir ont commencé bien avant l’automne 1979 et continuent encore aujourd’hui. La dernière offensive était en octobre dernier. Pour en connaître les détails, les méthodes et les déjouer, vous pouvez lire les articles parus dans la presse nationale du mois d’octobre 2008.