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  • : Re-Belles. 40 ans du mouvement de libération des femmes , MLF Appellation d'Origine Incontrôlée. Objectif : FÉMINISTES TANT QU'IL FAUDRA !
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livres, expos, dépêches...

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9h30 - 10h00 Introductions
Richard Conte, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’institut ACTE
(Arts-Créations-Théories-Esthétiques) UMR. Sorbonne / CNRS
Hélène Périvier, économiste, OFCE, coresponsable de PRESAGE, Programme de Recherche et d’Enseignement des
SAvoirs sur le GEnre
Françoise Gaill, directrice de recherche émérite au CNRS, ancienne directrice de l’Institut Ecologie et Environnement (INEE), conseillère scientifique à l’INEE
10h00 - 11h00 Dialogue
Jacques Rancière, professeur émérite à l’université Paris 8, département de Philosophie
Geneviève Fraisse, directrice de recherche émérite au CNRS (Philosophie), comité scientifique de PRESAGE
11h15 - 11h45 Excluding politics : For a history of muses and ruses
Penelope Deutscher, professeure au département de Philosophie, Northwestern University, Evanston, IL
11h45 - 12h15 Une histoire émancipatrice
Florence Rochefort, historienne, CNRS (GSRL), présidente de l’Institut Emilie du Châtelet (IEC)
12h15-12h45 Réponse de Geneviève Fraisse
12h45 - 14h15 Déjeuner
14h15 - 14h25 Ménage et remue-ménage dans les concepts
Margaret Maruani, directrice de recherche au CNRS, CERLIS/université Paris Descartes, directrice du Mage et de
Travail, genre et sociétés.
14h25 - 14h55 Les contretemps de la création
Stefania Ferrando, doctorante en Etudes politiques (EHESS/institut Marcel Mauss – LIER)
14h55 - 15h25 Identité, égalité et émancipation
Patrick Savidan, professeur des universités à l’université de Poitiers
15h30 – 15h55 Intermède musique
Artiste invitée: Joëlle Léandre
16h - 17h15 Table ronde l’émancipation créatrice
Présidée par Hélène Périvier
Laure Adler, écrivaine et productrice à Radio France
ORLAN, artiste
Sabine Prokhoris, psychanalyste et philosophe
17h15 - 17h45
Geneviève Fraisse
Intermède musique
Artiste invitée : Joëlle Léandre
Remerciements et pot de clôture

 

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FRANÇOISE HUGUIER

AU DOIGT ET À L'ŒIL

Autoportrait d'une photographe

Sabine Wespieser éditeur


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Mes princesses charmantes à moi sont des petites sorcières qui jetaient leurs poupées au feu dans la cour d'une école de religieuses, et incitaient leurs amies à en faire autant. Sans le savoir, elles rejouaient l'histoire de leurs lointaines ancêtres, les sorcières brûlées jadis par une tradition de part et d'autre du mur d'incompréhension que les religions dressent entre les gens de bonne volonté. Vous remarquerez que je n'emploie pas la formule (con)sacrée : « hommes de bonne volonté »… Car les hommes, parfois, semblent faire preuve d'une singulière mauvaise volonté quand il s'agit de se défaire de leurs habitudes, prérogatives et autres grigris destinés à masquer leur impuissance fondamentale.
Or, tout le monde le sait, seuls ceux qui se croient puissants craignent vraiment l'impuissance. Les autres s'en accommodent ou la contournent.


Ainsi, une petite sorcière de mes amies découvrit très vite la loi du plus fort, ayant crapahuté comme enfant otage dans la jungle vietnamienne (« J'avais huit ans », Actes Sud, 2005). Elle s'en accommoda le temps qu'il fallait et en garda singulièrement une curiosité extrême pour l'humanité dans son ensemble, et particulièrement celle qui vit sous d'autres latitudes que la nôtre.


Armée de sa seule générosité et de son œil curieux, on la vit donc arpenter presque tous les continents, du Japon au Mali et du Détroit de Behring (« En route pour Behring », Maeght, 1993) à St-Pétersbourg (« Kommounalki », Actes Sud, 2008), « Sur les traces de l'Afrique fantôme » (Maeght, 1990) ou dans les coulisses des femmes « Sublimes » (Actes Sud, 1999) de la mode. Car parfois, elle s'arrêtait à Paris* entre deux voyages et trouvait le moyen d'y découvrir des lieux, des histoires, des corps, des visages, le plus souvent de femmes, qu'en général on ne regarde pas de cette manière : avec tendresse et acuité.


Elle raconte ses reportages et bien d'autres choses dans son premier « autoportrait d'une photographe », paru récemment chez Sabine Wespieser. Son livre se lit comme un récit d'aventure, d'aventures au pluriel, dans une prose qui ne perd pas son temps à faire des circonvolutions, qui va droit au but, au plus près de son expérience et de ses rencontres.


C'est un beau livre d'une belle personne : mon amie la petite sorcière mais grande photographe.

 

Cathy Bernheim.


* Un exposition monographique

des œuvres

de Françoise Huguier

aura d'ailleurs lieu à Paris,

à la Maison Européenne de la photographie,

du 4 juin au 31 août 2014.

 

 

 

•  

 

 

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CENTRE AUDIOVISUEL

SIMONE DE BEAUVOIR

Projections

au Nouveau Latina :

20 rue du Temple, 75004 Paris, M°Hôtel de Ville 

Le programme :

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/agenda.html  

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/

   

 

ÉMISSION              

FEMMES LIBRES  

sur Radio Libertaire   

Les mercredis

18h30/20h30

Vous pouvez écouter et ou télécharger l'émission pendant 1 semaine sur: 

http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php

et téléphoner pendant l’émission au 01 43 71 89 40

 

LIBRAIRIE           

VIOLETTE&CO   

102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny 

Livres

- Rencontres

- Atelier d’écriture 

- Expositions  

http://www.violetteandco.com/librairie/ 


 

•  

 

 ÉDITIONS  iXe        

un nouveau titre aux Éditions iXe

http://www.editions-ixe.fr/    

 

 

 

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© Catherine Deudon 

 

 

 

 

 

 

 

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Eva Besnyö, 1910-2003 :

"Quand je me déplace avec mon appareil photo, je vois les choses.

Avec un sac à provisions, je passe à côté de tout."

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Eva Besnyö, sans titre, 1976 (Action menée par les Dolle Mina, “Terug naar de Breinaald” / “Retour à l’aiguille à tricoter »)

 

 

LIRE L'ARTICLE DE CATHERINE GONNARD http://lemagazine.jeudepaume.org/2012/07/catherine-gonnard-eva-besnyo-une-femme-de-son-siecle/


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Eva Besnyö, Autoportrait, Budapest, 1929 © Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam

 

 

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Brouiller les cartes. Masculin ? Féminin ? Mais ça dépend des cas. Neutre est le seul genre qui me convienne toujours.


  

Après le passage des footballeuses lesbiennes sud africaines en France le reportage vidéo de TV5 Monde

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Terriennes/Videos/Reportages/p-22210-Lesbiennes-et-footballeuses-en-Afrique-du-Sud-elles-temoignent.htm

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Encore Elles !

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Le DVD

Durée 52 min
Co-production France Télévision
Format PAL
Type Multi Zone DVD 5 Pal DVD-R
Disponible en Français
Prix : 15.00 €

Pour l'acheter et voir la bande annonce :

http://www.lahuit.com/article/fra/encore-elles

Ou 

 http://www.violetteandco.com/librairie/

 

 

26 août 2010

Place du Droit des Femmes et des Hommes…

Au Trocadéro

 

Merci Nelly pour tous ce travail photographique !

 

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26 août 1970/ 26 août 2010

 

Pour lire la suite : 

Place des Droits des Femmes et des Hommes

 

 

 

Sur RFI le 10 avril 2010

9h30-10h30

Valérie Nivelon évoque avec Martine Storti, Cathy Berneim et d'autres les premières années du MLF

ECOUTER :

RFI-10avril10-40-ans-mlf-quand-femmes-prennent-parole

 


Le dossier de TV5 MONDE
pour célébrer les 40 ans du MLF
 

Le dossier sur "Les 40 ans du MLF, Féministes d'hier et d'aujourd'hui"est désormais en ligne sur le site de TV5 Monde, page informations

Pour le consulter, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/MLF-40-ans-feminisme-fevrier-2010

Et pour connaitre le programme spécial que TV5 Monde met en place pour célébrer les femmes, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/8mars-journee-internationale-droits-femmes-2010

  



France Culture

Le 19 octobre 2009, de  9 à10h

LA FABRIQUE DE L'HISTOIRE

d'Emmanuel Laurentin

Thème : CULTE DES GRANDS HOMMES

Invitée Cathy Bernheim 

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Pour écouter :

FCultureFabdelHistoire19-10-9

 

"Avant les grands hommes, les grandes femmes ! A l'occasion d'une série consacrée au culte des grands hommes, nous ouvrons la semaine en évoquant celles qui ont voulu rendre hommage à une anonyme : la femme du soldat inconnu.
C'était le 26 août 1970, une dizaine de militantes se réunissaient place de l'Etoile. Elle veulaient réaliser une action spectaculaire pour soutenir leurs consoeurs américaines qui avaient déclenché une grève. Ce sera la pose d'une gerbe à celle qui est encore "plus inconnue que son mari".
Cette action brève mais médiatisée lancera le mouvement féministe qui va rapidement se structurer.
Cathy Bernheim qui a déjà raconté cette histoire au début des années 1980 dans "Perturbation, ma sœur" (ed. Seuil) , revient sur l'ambiance de cet événement, quand les militantes féministes voulaient faire entrer les femmes dans l'histoire.

 



LIVRES :
Cliquer ici
• Livres et revues 2009/2010
ou • Livres et revues 2011/2012
Des livres que l'on peut trouver, disponibles ou sur commande, dans toutes les libraires de France et de Navarre.

 

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Nous contacter

re.belles@free.fr 

 

ECOUTER DE LA MUSIQUE

 

Archives

 

 

 RETOUR À : la page d'accueil

 

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Si la liberté était le cri de guerre des femmes des années 70, en ce début d'année 2015, elle est aussi le cri de rassemblement de millions de gens, audible au delà des frontières.

 

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Communiqué de presse

Pintemps 2014

solidarité avec

Najat Vallaud Belkacem
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Depuis sa nomination au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud Belkacem subit une volée d’attaques et d’injures sexistes, racistes, misogynes, émanant à la fois de certains membres du personnel politique, de certains medias, de certains sites internet, de certains individus ou groupes s’exprimant sur les réseaux sociaux.
Elle est attaquée et injuriée sous divers angles : pour ce qu’elle pense, pour ce qu’elle a fait en tant que ministre des droits des femmes, pour ce qu’elle est, une jeune femme française d’origine marocaine. Sont ainsi visés ses idées, son action, son parcours, sa personne.
Nous tenons à affirmer notre entière solidarité avec Najat Vallaud Belkacem, conscientes qu’à travers elle, est aussi gravement mis en cause ce que doit être l’égalité républicaine,  c’est-à-dire l’égalité entre les sexes, entre les origines, entre les personnes.

 

Associations signataires :
Féminisme et géopolitique
40 ans de MLF
Forum femmes méditerranée
Chiennes de garde
Collectif féministe contre le viol
Libres MarianneS
Réussir l’égalité femmes-hommes
Ligue du droit international des femmes
Réseau féministe Ruptures
Fit une femme un toit
Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
Coordination du lobby européen des femmes
Le monde à travers un regard
Femmes solidaires
Planning familial
Elles aussi
Association nationale des études féministes
Assemblée des femmes
Elues contre les violences faites aux femmes
Fédération nationale solidarité femmes
Du côté des femmes
Fédération nationale GAMS
Osez le féminisme
Féministes en mouvements

 

contact : http://www.martine-storti.fr/

 

 

 

« Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen », réclament Marie-Noëlle Bas (Chiennes de garde), Magali De Haas (Osez le féminisme), Sabine Salmon (Femmes Solidaires), Annie Sugier (Ligue du droit international des femmes)... après le récent rejet par le Parlement de l'Union d'un rapport sur l'égalité salariale. A quelques semaines des élections des députés de l'UE, elles proposent d'en faire « un enjeu significatif du vote ».

 

Pour la deuxième fois en quelques mois, le Parlement européen a rejeté un texte qui visait à faire avancer l’égalité femmes - hommes en Europe. Les conservateurs, une fois de plus, se sont mobilisés contre l’égalité salariale, la lutte contre les stéréotypes sexistes ou l’accès des femmes aux responsabilités. Comme à leur habitude et prenant modèle sur leurs collègues américains, ils mènent en Europe un combat systématique contre les femmes au détriment de leur liberté et de leur émancipation. Plus étonnant, ils ont pu compter sur des députés s’affirmant progressistes pour s’abstenir et ainsi permettre le rejet du texte.

 

Ce rejet n’est pas un épisode isolé, il s’inscrit dans une série de reculs et de remises en cause des droits des femmes en Europe. Que l’on aborde la question de la contraception et de l’avortement, que l’on parle de permettre aux femmes d’accéder aux responsabilités ou encore de l’égalité des salaires, on se heurte à un mur de conservatisme qui freine n’importe quelle avancée, même minime. Pendant que l’Europe stagne, l’Espagne, la Lituanie ou la Macédoine font reculer le droit à l’avortement, pourtant clé de voute de la liberté des femmes et de l’égalité entre les sexes.

 

Que se passe-t-il dans les têtes de ces parlementaires ? Sont-ils, hommes et femmes, satisfaits des 18% d’écarts de salaire ? Sont-ils contents de constater que les femmes européennes ne sont que 25% dans les parlements nationaux ? Que parmi les 27 gouverneurs des Banques centrales, on ne compte aucune femme et qu’elles représentent par ailleurs 70% des travailleurs pauvres ? Qu’elles assument 2/3 des heures de travail pour ne toucher que 10% des revenus ? Qu’elles soient 62 millions victimes de violences physiques et sexuelles ? Est-ce cette Europe à laquelle nous aspirons et que nous souhaitons laisser aux générations futures ?

 

La responsabilité de la droite dans ces reculs est majeure. Celle des partis progressistes, qui n’ont pas réussi à mobiliser suffisamment ou qui se sont divisés, doit également nous interroger. Les quelques féministes qui se battent depuis longtemps dans ces organisations politiques le savent : l’égalité femmes - hommes, tout le monde est pour… mais ce n’est jamais la priorité ni le bon moment.

 

Quand les dirigeants de l’UE comprendront-ils qu’il ne sera pas possible de construire l’Europe sans les femmes et sans faire de leurs droits un automatisme des politiques publiques ? Tant que la moitié de la population sera victime de discriminations, d’inégalités et de violences, il ne sera pas possible de construire une Europe de justice et une Europe de paix.

 

Il ne s’agit pas uniquement des femmes elles-mêmes ou de leurs droits : c’est une vision de l’Europe que nous voulons porter. Continuera-t-elle à se construire indépendamment des intérêts de celles et ceux qui la constituent ? Continuera-t-elle à être l’objet de quelques individus blancs, aisés, vieillissants et déconnectés de la réalité des peuples qui depuis Bruxelles décident de l’avenir de millions de personnes, créent des normes dans de multiples domaines, mais relèguent aux Etats le droit de régir les libertés des femmes ? 

 

Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen. Les élections européennes seront une occasion à saisir pour porter ce débat sur la scène européenne, d’en faire un enjeu significatif du vote et d’envoyer un signal clair aux institutions européennes : l’Europe ne se fera pas sans les femmes et ne se fera pas sans l’égalité.

 

Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de garde, Marie Cervetti, directrice du FIT, une femme, un toit, Caroline De Haas, militante féministe, Magali De Haas, Osez le féminisme, Monique Dental, réseau féministe Ruptures, Anne-Cécile Mailfert, Osez le féminisme, Françoise Morvan, Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes, Marie-Christine Lecomte, vice-présidente de Libres MarianneS, Françoise Picq, Association nationale des Etudes Féministes, Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires, Martine Storti, présidente de féminisme et géopolitique, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

 

 

 

 

LE BLOC-NOTES  

de Martine Storti 

(sur son site)

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/

 

Genre : osez la liberté !

… Pour en revenir à ces ABCD expérimentés dans quelques écoles françaises, ils auraient dû s’appeler « ABCD de l’égalité et la liberté ». De les avoir mal nommés n’a pas empêché les cris d’orfraie. Pour la suite, il faudra oser mettre la carte sur la table, c’est-à-dire la carte de l’émancipation réelle qu’il faut concevoir comme Pierre Mendès France concevait la  République, « éternellement révolutionnaire à l’encontre des inégalités, de l’oppression et de la misère, de la routine, des préjugés et éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir ».

… lire le début :

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/


http://blogs.mediapart.fr/blog/martinestorti/140214/propos-du-genre-osez-la-liberte

 

 

 

                                                 

 

 

 

 

Amina.

Portrait par Quentin GIRARD

Libération 5 septembre 2013

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/09/05/amina-un-nouveau-dessein_929693

 

Le blog

http://freeamina.blogspot.fr

 

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le 22 février 2014

Pinar Selek


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L'humanité du 22 février 2014
Pinar Selek: Mandat d'arrêt international annulé
Interpol a annulé le mandat d'arrêt par Ankara qui visait la sociologue turque Pinar Selek, condamnée à la prison à vie en Turquie et réfugiée en France. C'est ce qu'a annoncé le député français  Philippe Bies (PS), membre de son comité de soutien.
"La commission de contrôle d'Interpol a annulé le mandat d'arrêt international qui avait été émis par Ankara et supprimé Pinar Selek de ses fichiers", a indiqué le député PS du Bas-Rhin, Philippe Bies, à l'AFP, se référant à une information officielle du ministère de l'Intérieur. "La sociologue retrouve sa liberté de mouvement" au sein des quelque 190 pays membres d'Interpol, à l'exception de la Turquie où elle reste poursuivie, a relevé l'élu. "La suite du combat, c'est son acquittement en Turquie", a ajouté le député.
Pinar Selek a été condamnée en janvier 2013 à la prison à vie par la Cour pénale d'Istanbul, alors qu'elle avait été acquittée à trois reprises auparavant, en 2006, 2008 et 2011. La sociologue, qui réside à Strasbourg, a réagi avec satisfaction à la levée de son mandat d'arrêt. "C'est une bonne nouvelle", a-t-elle dit, jointe par téléphone. Mais "mon seul but est l'acquittement et de rentrer chez moi", a-t-elle ajouté.
Pinar Selek a été condamnée pour "participation à un attentat à l'explosif contre un site touristique d'Istanbul, qui avait fait sept morts en 1998." Incarcérée peu après, elle a été impliquée dans cette affaire pour avoir refusé de donner à la police les noms de rebelles kurdes qu'elle avait rencontrés dans le cadre de ses recherches.
Elle avait été libérée en 2000 à la suite de la publication d'un rapport attribuant l'explosion en question à une fuite de gaz. Elle a quitté la Turquie en 2009, et obtenu en février 2013 l'asile politique en France. 

 www.pinarselek.fr/

solidaritepinarselek.france@gmail.com  

 

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Éditions iXe 5€

http://www.editions-ixe.fr/

 

 

                                                          

ARCHIVES

 JOURNAUX DU MLF         

 

• le torchon brûle n°0 - intégralité.

• le torchon brûle spécial Fête des Mères
• Chroniques du MLF : premiers articles, premiers journaux


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  Histoire du MLF             

 

• Chronologie des années 1970, 1971, 1972.

• 8 mars, du mythe à la réalité.  

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010 - 26 août 1970 ARC DE TRIOMPHE - Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne  

 

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  Presse                              


• Le non-anniversaire d'octobre 2008 + presse 2008/2009  

DIALLO - DSK / OPINIONS DANS LA PRESSE

 

  Livres                               

 

• Livres et revues 2011/2012

• Livres et revues 2010

Rencontre avec deux libraires et une éditrice  

• Françoise Pasquier, éditions Tierce et Deuxtemps-Tierce, 1976-1993  

• Françoise Pasquier, éditrice

 

MernissiMod

 

  Programmes 2010             

  40 ans du MLF                   

 

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010

• LE CONGÈS INTERNATIONAL FÉMINISTE

• LES PROGRAMMES 2010 DÉTAILLÉS

• LE CALENDRIER 2010

• LES PROGRAMMES AUTOUR 


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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 08:17


À l'occasion des 40 ans du mouvement de libération des femmes 

Lundi 10 mai 2010, de 14 h à 19 h

 

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BIBLIOTHÈQUE DE DOCUMENTATION INTERNATIONALE CONTEMPORAINE

 

http://www.bdic.fr/


Salle de conférences (1er étage)

BDIC - Entrée libre

 6, Allée de l'Université
F-92001 Nanterre Cedex

Téléphone : 33-(0)1-40-97-79-00
Télécopie : 33-(0)1-40-97-79-40
Courrier électronique : courrier@bdic.fr

 

 

Rendre visibles les traces du mouvement de libération des femmes : c’est l’objectif que la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) s’est fixé en consacrant un de ses Lundis de la BDIC* à la présentation de toutes les archives qu’elle conserve sur ce mouvement : archives de militantes féministes, nombreux tracts du MLF, du MLAC, de groupes femmes de quartier ou d’entreprises des années 1971-1975, photos de Catherine Deudon et d’Elie Kagan, affiches du Front des artistes plasticiens, archives audiovisuelles, et bien sûr un grand nombre des revues et bulletins féministes de ces années-là..

 

Pour cette journée d’études, la BDIC a invité quelques féministes « de la première heure » : Liliane Kandel et Françoise Picq présenteront les archives qu’elles ont déposées à la BDIC, et Nadja Ringart retracera l’histoire du premier journal féministe des années 1970, Le Torchon brûle, auquel elle a participé. La BDIC a invité également quelques doctorant.e.s qui travaillent actuellement sur ces archives et parleront de leur recherche.


La séance se terminera par la projection d’un film de Carole Roussopoulos, grande vidéaste féministe disparue en octobre 2009.

 

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Contact : Anne-Marie Pavillard : anne-marie.pavillard@bdic.fr

* Les Lundis de la BDIC : cycle de conférences, un lundi par mois, destiné à présenter les principales richesses de la BDIC.

http://www.bdic.fr/

 

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Published by Re-Belles
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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 09:57

 

Printemps2010-2

 

samedi 17

14h30 - Liberté, Fierté, Visibilité

Pauline

Fiction de Céline Sciamma, France (2009). Couleur. 8’. VF/ST

Les difficultés d’une jeune fille ayant quitté son village natal pour vivre son homosexualité loin

du regard réprobateur de ses habitants. Par la réalisatrice du film La naissance des pieuvres.

Ndim, Ndim

Documentaire de Martha Qumba, Afrique du Sud (2005). Couleur. 8’. VO/ST

Ce film trace le touchant portrait d’une lesbienne noire activiste vivant au coeur d’un quartier

sud-africain particulièrement difficile.

But Some Are Brave

Animation de Grace Channer, Canada (2007). Couleur. 5’.

Chronique poétique relatant l’histoire politique et culturelle de communautés

menacées.

Cameroun : sortir du Nkuta

Documentaire de Céline Metzger, France (2009). Couleur. 52’. VF/ST

Au Cameroun, l’homosexualité est passible d’emprisonnement. A travers plusieurs témoignages

de gays et lesbiennes, le film suit le travail de l’avocate Alice Nkom qui lutte avec témérité contre

les lois homophobes du pays.

En présence d’Alice Nkom. Séance suivie d’un échange avec le public.

 

17h00 - Hors jeu

Lesbophobie et sexisme dans le sport

Colpi di testa

Documentaire de Loredana Conte, Italie (2005). Couleur. 26’. VO/ST

Rome 1968, une professeure d’éducation physique forme la première équipe féminine de football

qui remporta la coupe en 1969. Trente-huit ans plus tard, ces fières championnes racontent avec

nostalgie comment elles ont affronté les préjugés à une époque où une femme en short était un

vrai scandale.

Training Rules

Documentaire de Dee Mosbascher & Fawn Yacker, Etats-Unis (2009).

Couleur. 56’. VO/ST

Pendant les 26 années où elle a entraîné l’équipe féminine de basket de

Pennsylvania State University, Rene Portland avait trois règles de base: pas de

drogue, pas d’alcool et pas de lesbiennes. Ce film montre comment le sport

universitaire féminin, nid de nombreuses pratiques homophobes, brise les vies

et les rêves de ses athlètes les plus talentueuses.

Prix du meilleur documentaire au festival du film gay et lesbien de San Francisco 2009

Séance suivie d’une discussion animée par la journaliste Chriss Lag, en

présence de Nicole Abar (Liberté aux joueuses), Maria Salvetti (Fédération

Sportive Gay et Lesbienne) et Dorothée Lopes (SOS Homophobie).


20h00 - Les 7 merveilles du court

Tanz ins Glück

Fiction de Barbara Seiler, Suisse (2009). Couleur. 16’. VO/ST

Anna est femme de ménage. Chaque nuit, elle nettoie le bureau d’Helen, cadre dans le milieu

de la finance. Les deux femmes n’auraient jamais dû se rencontrer. Pourtant, un jour, elles se

retrouvent dans un cours de salsa...

El patio de mi casa

Fiction de Pilar Gutierrez Aguado, Espagne (2007). Couleur. 27’. VO/ST

Maria et son fils Jonas habitent au 3e gauche, Asun, au 3e droite et Laura au 2e gauche. Ils sont

voisins et ont quelque chose en commun que le hasard ne va pas tarder à leur faire découvrir...

Meilleur moyen métrage de fiction au Festival International du Film Lesbien et Féministe de Paris 2009.

Don’t Mess with Texas

Fiction de Tricia Crooke, Carrie Shroder & Sarah Kanter, Etats-Unis (2008).

Couleur. 6’. VO/ST

Deux jeunes lesbiennes arrogantes et provocatrices entrent dans un bar au fin fond du Texas.

Mais les choses ne sont pas tout à fait ce qu’elles semblent être...

Pitstop

Fiction de Melanie McGraw, Etats-Unis (2007). Couleur. 14’. VO/ST

Maggie se réfugie dans l’univers poétisé de son appareil photo. Lorsque

sa famille l’oublie dans une station-service, elle fait la connaissance

d’une femme artiste et solitaire. Une rencontre touchante et révélatrice.

Elles deux, saison 2

Fiction de Patricia & Colette, France (2008). Couleur. 2’. VF/ST

La vie sentimentale de Patricia & Colette adaptée dans un roman vidéo trépidant.

ça c’est bien

Animation de Lucile Duchemin, France (2008). Couleur. 3’. VF/ST

Le parcours d’une jeune fille à travers les idées restreintes et hétérocentristes de notre société.

I Kissed a Girl

Clip de Patricia & Colette, France (2009). Couleur. 5’.

Vidéoclip parodique sur la chanson de Katy Perry I Kissed a Girl.

La petite nouveauté du Printemps !!!

dimanche 18

 

13h00 - Homoparentalité, état des lieux

Child of Mine

Documentaire de Lizzie Thynne, Royaume-Uni (1996). Couleur. 28’. VO/ST

Recueil de témoignages de lesbiennes-mères britanniques évoquant la difficulté d’obtenir pour

la co-parente une reconnaissance juridique. Des situations différentes, une cause commune.

Présenté lors du 9e Festival International du Film Lesbien et Féministe de Paris (1997).

Nos parents sont gays et c’est pas triste

Documentaire de Marie Mandy, France (2003). Couleur. 28’. VF/ST

Premier documentaire français donnant la parole à des adolescents vivant au sein de familles

homoparentales. Emy-Lou, 16 ans, vit une semaine sur deux avec son père et sa belle-mère

et l’autre avec sa mère et sa... belle-mère. Wendy, 13 ans, a été adoptée par un couple de

femmes et Charles et Dorothée, des jumeaux de 16 ans, sont nés par insémination artificielle

et élevés par leur mère et son amie.

Présenté lors du 15e Festival International du Film Lesbien et Féministe de Paris (2003).

Homo Baby Boom

Documentaire de Anna Boluda, Espagne (2008). Couleur.

27’. VO/ST

En 2005, l’Espagne a légalisé le mariage et l’adoption pour

les personnes de même sexe, devenant l’un des rares pays

accordant les mêmes droits aux couples homosexuels et

hétérosexuels. Depuis, la vie des familles s’est nettement

améliorée, même s’il reste encore beaucoup à faire.

Séance suivie d’une discussion en présence de Martine Gross, sociologue

au CNRS et présidente d’honneur de l’APGL, Sylvain Rolland, référent

du groupe G.P.A. à l’APGL, Mathieu Nocent, pilote de la com politique à

l’APGL, et Elisabeth Perez, productrice de cinéma et participante au film

Nos parents sont gays et c’est pas triste.


16h00 - Le voyage de Nadia

Le voyage de Nadia

Documentaire de Carmen Garcia & Nadia Zouaoui, Canada (2006). Couleur. 75’. VF/ST

A 19 ans, choisie sur photo, Nadia a été contrainte d’épouser un Algérien deux fois plus âgé

qu’elle, vivant à Montréal. Après 18 ans d’absence, Nadia retourne en Kabylie, son pays natal,

pour voir si les choses ont évolué. Loin des clichés, ce documentaire fouille la réalité complexe

de l’enfermement forcé des femmes dans leur propre demeure.

Prix «Caméra au poing» aux Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal 2006.

Prix du Jury au Festival des Libertés de Bruxelles 2007.

 

Participation aux frais : 4€, 3€ (adhérentes)

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 10:22

Reprise du Palmarès au Nouveau Latina : mardi 13 avril 2010
 


18h00 / Prix du Jury Graine de Cinéphage, meilleur long-métrage :
My Queen Karo de Dorothée VAN DEN BERGHE (Belgique), 103’


20h00/ Prix de l’association Beaumarchais, meilleur court-métrage francophone :
C’est gratuit pour les filles de Marie AMACHOUKELI et Claire BURGER (France), 23’
Grand Prix du Jury, meilleur long-métrage :
Pudana – Last of the Line de Anastasia LAPSUI et Markku LEHMUSKALLIO (Finlande), 83’


22h00 / Prix Anna Politkovskaïa, meilleur long-métrage documentaire
War and love in Kabul de Helga REIDEMEISTER (Allemagne) 86’
 


Le Nouveau Latina 20 rue du Temple / 75004 Paris
Tel 01 42 78 47 86 / www.lenouveaulatina.com

 

 

FFF 2010 carte prep conf pressw-1

 

 

Le 9 avril 2010
Nuit blanche des 40 ans de mouvement de libération des femmes

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Soirée les 40 ans du MLF : Nuit blanche à partir de 19h jusqu’au bout de la nuit, à la Maison des Arts de Créteil précédée d’un forum à 18h dans l’espace piscine.

Etat des lieux de la condition des femmes, 40 ans après la création du Mouvement.
Cette année, en écho à l’anniversaire d’un geste devenu historique, le Festival affirme son héritage et collabore aux côtés du collectif "40 ans de Mouvement de Libération des Femmes" aux différents événements fêtant cette date symbolique.

Retour sur les années qui ont précédé cette révolution.

En collaboration avec l’association 40 ans de Mouvement de Libération des Femmes.

Présentation par Jackie Buet
Introduction par Michelle PERROT, historienne et féministe française.

avec :

  • Christine BARD
  • Cathy BERNHEIM
  • Marie-Jo BONNET
  • Nicole FERNANDEZ-FERRER
  • Françoise FLAMANT
  • Hélène FLECKINGER
  • Ghaïss JASSER
  • Nadja RINGART
  • Vivian OTROVSKY et Rosine GRANGE
  • Ioana WIEDER

 

 


PROJECTIONS DE 19h à 2h

Retour sur les années qui ont précédé cette révolution :

un programme concocté avec l’Institut National de l’Audiovisuel sur les femmes à la télévision dans les années 40, 50 et 60.
 
 
  •  Making More Noise de Bryony Dixon, archives de 1899 à 1917 sur les suffragettes
    1899 – 1917, 65mn, ROYAUME-UNI
    Compilation incontournable de films d’époque sur les suffragettes et autres rebelles. Le British Film Institute propose une série d’actualités et de comédies d’époque. Une occasion unique de voir l’histoire des femmes en marche.
  • Eût-elle été criminelle de Jean-Gabriel Périot, une interrogation sur les femmes tondues à la Libération
    2006, documentaire expérimental, 10mn, FRANCE
    France, été 1944. Les femmes accusées d’avoir entretenu des relations avec des soldats allemands durant la guerre sont publiquement châtiées.
    Par un travail de montage et de recadrage d’images d’archives, Jean-Gabriel Périot propose une relecture personnelle d’un événement historique à la violence inouïe. Déroulées au son de la Marseillaise, ces images impriment en nous tristesse et révolte. Essai précis et tendu comme un fil, ce film sans didactisme nous rappelle donc de façon radicale que la barbarie de la guerre n’est pas que le fait du vaincu. Affrontant l’histoire en face plus de soixante ans après les faits, Eût-elle été criminelle… sonne terriblement juste et se montre plus que nécessaire..
  • S.C.U.M Manifesto de Carole Roussopoulos et Delphine Seyrig
    1976, essai, 27mn, FRANCE
    Lecture mise en scène d’extraits de « S.C.U.M. Manifesto » (Society for Cutting Up Men), manifeste de Valérie Solanas, édité en 1967 et alors épuisé en français. Delphine Seyrig en traduit quelques passages à Carole Roussopoulos qui les tape à la machine. En arrière plan, un téléviseur diffuse en direct des images du journal télévisé dont on entend par moments les nouvelles apocalyptiques. Comme le livre, le film est un pamphlet contre la société dominée par l’image « mâle » et l’action « virile ». Une vidéo devenue référence incontournable par son inventivité, son humour et son irrévérence : « Il y a un moment où il faut sortir les couteaux. C’est juste un fait. Purement technique. […] Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé. La seule communication audible », écrivait Christiane Rochefort dans sa préface à l’édition française.
  • Archives INA, La condition des femmes au quotidien avant les années 70
    - Journal national : Carte de tabac pour les femmes, 1945, 53s, Ina (Les Actualités Françaises)
    En décembre 1945, quelques mois après avoir obtenu le droit de vote, les femmes, âgées de plus de 21 ans, eurent droit à la carte de rationnement de tabac. Ce qui a permis de distribuer du tabac à 13 millions de femmes, soit un nombre égal à celui des hommes de plus de 18 ans.
    -Cinq colonnes à la une
    L’Expérience de Grenoble (planning familial), 1961, 15min, Ina (RTF)
    Reportage dans le premier centre du Mouvement Français pour le Planning Familial. Situé à Grenoble, ce centre a ouvert ses portes en toute illégalité.
    -Série : Les femmes aussi
    La Fiancée du gendarme Lamour de Serge Moati (1970, 52mn,Ina (Ina ORTF) )
    Serge Moati a rencontré trois femmes de gendarmes qui racontent leur vie, faites d’inquiétudes et de frustrations. Elles ne se lient avec personne. Elles doivent être discrètes, respectables et irréprochables. Elles ont des comptes à rendre au brigadier chef qui inspecte régulièrement la tenue des appartements qui leur sont prêtés.
    Une des femmes parle de la façon dont la gendarmerie s’est introduite dans sa vie dès son mariage, de la peur qui l’habite lorsque les gendarmes interviennent lors des manifestations.
  • Daddy de Peter Whitehead, un film visionnaire avec Niki de Saint-Phalle
    1973, fiction, 1h15, ROYAUME-UNI
    Les phantasmes d’une jeune fille qui, à cause de son père, a pour les hommes une haine féroce.
    Pour son film Daddy, Whitehead a utilisé la caricature. Niki de Saint Phalle y tient le premier rôle en pastichant Lili Marlène. Le personnage du père-colonel incarne le pouvoir (et sa parodie) tandis que son uniforme militaire est toujours caricaturé. Niki est de même en portant les vêtements sortis des bandes-dessinées.
  • Courting Justice de Ruth B. Cowan et Jane Thandi Lipman, documentaire qui nous emmène à la rencontre des 18% de femmes juges en Afrique du Sud.
    2008, documentaire, 52mn, AFRIQUE DU SUD
    Courting Justice emmène les spectateurs derrière les toges et les marteaux pour révéler les femmes qui constituent seulement 18% des juges en Afrique du Sud. Originaires de divers horizons et investies d’énormes responsabilités, ces femmes pionnières nous livrent un compterendu sincère et plein d’humour de la transformation de leur pays depuis l’apartheid.
  • MorAgenda de Melek Özman, Leyla Karagül, Güliz Saglam, Birsen Atakan
    2008, documentaire, 40mn, TURQUIE
    En 2007 nous avons demandé s’il fallait être un homme pour être éligible au parlement turc. Après vérification, nous avons constaté que c’était bien le cas…
    Le MorAgenda 2007 est la chronique d’un an d’efforts et de luttes menées par les groupes de femmes et les institutions dans plusieurs villes de Turquie pour une vie sans discrimination ni inégalité.

 

 

 

du 2 au 11 avril 2010

À la Maison des Arts de Créteil (MAC)

Place Salvador Allende - Créteil

Tél. 01 49 80 38 98

Accès

Métro ligne 8 : Créteil Préfecture (Terminus), traversez le centre commercial et sortir porte 25 en voiture : Porte de Bercy, autoroute A4,Nancy-Metz, bretelle Créteil/Sénart, direction Créteil-Centre, puis Mont-Mesly, puis Hôtel de Ville - Maison des Art

 

le 2 avril 2010 à 20h30

Soirée exceptionnelle pour l'ouverture du festival

La chanteuse malienne, ROKIA TRAORÉ ouvrira le Festival le 2 avril à 20h30 par un concert, à la Maison des Arts de Créteil.

Profitez des tarifs préférentiels accordés aux abonné(e)s et aux accrédité(e) de notre 32ème édition sur la page infos pratiques.


 



de 2 au 11 avril 2010
Un programme Trans-Europe-Afrique



 





Le 9 avril 2010
Nuit blanche du féminisme

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40 ans
de mouvement
de libération
des femmes

PROJECTIONS DE 20h à 2h

Retour sur les années qui ont précédé cette révolution :
un programme concocté avec l’Institut National de l’Audiovisuel sur les femmes à la télévision dans les années 40, 50 et 60.
 
Making More Noise de Bryony Dixon, archives de 1899 à 1917 sur les suffragettes
Eût-elle été criminelle de Jean-Gabriel Périot, une interrogation sur les femmes tondues à la Libération
S.C.U.M Manifesto de Carole Roussopoulos et Delphine Seyrig
Archives INA, La condition des femmes au quotidien avant les années 70
Daddy de Peter Whitehead, un film visionnaire avec Niki de Saint-Phalle
Courting Justice de Ruth B. Cowan et Jane Thandi Lipman, documentaire qui nous emmène à la rencontre des 18% de femmes juges en Afrique du Sud.
MorAgenda de Melek Özman, Leyla Karagül, Güliz Saglam, Birsen Atakan, sur les conquêtes récentes du mouvement des femmes en Turquie


 

DÉBAT À 19 H

Vendredi 9 avril, 19h, MAC - Piscine

En collaboration avec l’association 40 ans de Mouvement de Libération des Femmes et en partenariat avec l’Ina.

 État des lieux de la condition des femmes, 40 ans après la création du Mouvement.
Cette année, en écho à l’anniversaire d’un geste devenu historique, le Festival International de Films de Femmes de Créteil affirme son héritage et collabore aux côtés du collectif « 40 ans du mouvement de libération des femmes » aux différents événements fêtant cette date symbolique.
 
Présentation par Jackie Buet
Introduction par Michelle PERROT

avec :

  • Christine BARD
  • Cathy BERNHEIM
  • Marie-Jo BONNET
  • Nicole FERNANDEZ-FERRER
  • Françoise FLAMANT
  • Hélène FLECKINGER
  • Ghaïss JASSER
  • Nadja RINGART
  • Vivian OTROVSKY et Rosine GRANGE
  • Ioana WIEDER
Tous les programmes,
Compétitions, Avant premières, Sections parallèles, Autoportrait,
Débats/Forums, Événements
:

FESTIVAL INTERNATIONAL DE FILMS DE FEMMES - CRÉTEIL



EDITO

Un grand pas pour les femmes
 
Si on a pu dire des femmes pendant des siècles qu’elles étaient « au four et au moulin », il n’est pas encore acquis qu’elles soient aux affaires et aux comptes en banque. Or ce sont ces deux domaines qui mènent le monde même s’ils ne font pas rêver !
 
Mon éditorial sera consacré à l’essentiel. La reconnaissance du cinéma des réalisatrices du monde entier et cette année particulièrement de l’Afrique.
 
Ce n’est pas tant la défense d’un cinéma « au féminin » qui nous occupe dans cette manifestation qui aborde sa 32éme édition avec fougue.
Mais bien de défendre des films, rarement soutenus par des productions importantes, souvent faits avec entêtement dans la marge, en auto-production.
Ce sont les voix libres des femmes qui crient depuis longtemps pour être enfin entendues. Ce sont leurs histoires et leur place dans l’Histoire qui y sont mises en avant.
 
Si Carole Roussopoulos que vous connaissez tous et Yasmine Ahmad que vous n’avez rencontrée que deux fois au festival, étaient encore avec nous à Créteil, nous pourrions dire, à leur exemple, que certaines réalisatrices dessinent une oeuvre, une démarche à travers leur engagement et qu’elles trouvent auprès du festival et de son public un vrai soutien.
Malheureusement elles nous ont quitté et laissé dans un profond chagrin de ne pouvoir d’avantage profiter de leurs regards pleins de tendresse et de bravoure sur les êtres humains, les sociétés, leur histoire, tant l’une et l’autre ont été attentives à la vie même des femmes qui s’expriment au quotidien et dessinent leurs destins en bravant l’adversité.
 
Si en 2010 on fête à la fois le centenaire du 8 mars (journée proclamée « de la femme » à Copenhague il y a 100 ans), les 40 ans du MLF (la femme du soldat inconnu), le 50ème anniversaire des Indépendances des pays d’Afrique francophones etc…. et j’en passe ! on peut se dire que c’est trop de commémorations pour peu de résultat !
Mais, quand on visite l’exposition elles@centrepompidou qui met en valeur les artistes femmes des collections du centre Beaubourg, quand on assiste à l’oscarisation de la première femme cinéaste, Kathryn Bigelow, à Hollywood en 82 ans, qu’on reçoit les différents programmes sur l’initiative des 40 ans de MLF, on se dit que l’histoire a bougé, qu’elle bouge et qu’elle bougera encore en faveur des femmes. Surtout, on rendra grâce à la persévérance de leurs combats, notamment à celui des féministes des différentes époques.
 
Tout est pourtant très relatif dans ces avancées, car quand on lit les statistiques sur les violences conjugales en France ( 400 femmes meurent chaque année sous les coups de leur conjoint), la perpétuation des crimes d’honneur dans des pays proches tels que la Turquie ou lointains tels que l’Inde, le sort des bébés filles en Chine (génocide médicalisé de grand ampleur entraînant des dizaines de millions de femmes « manquantes ») on se dit que les combats des 40 ans, des 100 ans ne sont que des balbutiements.
 
Alors quel serait aujourd’hui l’enjeu majeur pour franchir un grand pas supplémentaire pour l’égalité des femmes ?
Avoir une femme présidente de la République, 50% de femmes dans les conseils d’administration des principales entreprises du CAC 40 ? Que le 82ème oscar hollywoodien ou la 60ème Palme d’or à Cannes soit attribuée à une femme ?
 
Pourquoi pas ! Ces petits pas franchis par la société représentent un grand pas pour les femmes qui n’ont d’autres moyens que de s’appuyer sur l’exemple pour s’émanciper à la fois socialement et personnellement.
Mais surtout, il faut faire que l’éducation, la parole, le cinéma, les arts soient des leviers d’émancipation, de connaissance et de reconnaissance pour les femmes.
 
Le festival se donne comme mission fondamentale d’offrir avec constance un lieu de reconnaissance et de visibilité des démarches des réalisatrices afin de renverser le processus de décapitation de leurs pensées et de leurs manières de voir le monde.
 
Jackie Buet
Mars 2010



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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 16:17


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Belle affluence au Forum des Images du 11 au 14 mars où la manifestation « Je suis une femmes pourquoi pas vous ? » a été suivie avec enthousiasme. On nous dit qu’on s’est bousculé à la soirée des « Archives des luttes » (le 12)  et que le colloque « Quand les femmes s’emparent de la caméra » (le 13) a soulevé de passionnantes questions. Ci-dessous, en attendant d’autres transcriptions, l’intervention de Cathy Bernheim à la table ronde « Féminisme, genre et représentation », à laquelle participaient Heike Hurst, Géraldine Gourbe, Marie-Hélène Bourcier, Claudine Le Pallec Marand, Nicole Fernàndez Ferrer et Laetitia Puertas.



 

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Au cinéma l’Archipel, le film de Charlotte Silvera, “Louise l’insoumise“ nous a entraîné(e)s avec tendresse et simplicité dans ces époques de l’enfance où il faut défendre l’intégrité de son identité pour devenir une femme.

Dégagé de tout maniérisme, un film subtilement moderne qui se positionne dans l’histoire du cinéma et prend le parti du féminisme, d’un bout à l’autre, sans concessions.

Louise l’insoumise est disponible en vidéo, ainsi que deux des autres films de Charlotte Silvera, à l’adresse suivante :

http://sites.google.com/site/cinemacharlottesilvera/Home

 

Il faut dire que ce soir là, Dominique Poggi nous avait ouvert les sens par le souffle de sa musique descendue d’un temps où les quatre éléments jouaient avec le monde dans un jazz universel.

 

 

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A la Mairie du 20° et jusqu'au 25 mars, l’exposition des affiches du mouvement organisée par les Archives féministes et lesbiennes est toujours visible à la Mairie du 20° arrondissement parisien.

 

 

 

Le Festival International de Films de Femmes

du 2 au 11 avril

à la Maison des Arts de Créteil,

 

Nous reparlerons de ce rendez-vous, incontournable depuis 1979, très prochainement et plus en détail. Mais déjà le calendrier :

FESTIVAL INTERNATIONAL DE FILMS DE FEMMES - CRÉTEIL


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FESTIVAL INTERNATIONAL DE FILMS DE FEMMES - CRÉTEIL

 

 

 

 

Intervention à la table ronde “Féminisme, genre et représentation“

au Forum des Images

 

 

BELLES ET REBELLES À PERPÉTUITÉ ?

Intervention de Cathy Bernheim

au colloque « Quand les femmes s’emparent de la caméra »

Forum des Images, Paris, 13 mars 2010

 


Quand j’étais petite, j’ai passé quelques débuts de vacances dans un HLM de la cité Lamalgue à Toulon. Ma mère m’y déposait avec une décapotable qui faisait son effet au pied du bâtiment B où habitait sa sœur aînée, mère de sept enfants dont trois à peu près de mon âge vivaient encore à la maison. Cette arrivée avait du style : elle était très cinématographique, ma mère, très ciné. Elle s’était fait un look de Lana Turner quelques années après ma naissance et n’avait de cesse que je lui ressemble aussi. Ce qui m’a valu quelques séances de torture esthétique auxquelles j’ai résisté vous voyez comment.

Moi, celle à qui j’aurais voulu ressembler, c’est Ava Gardner.

Surtout dans « La comtesse aux pieds nus », quand elle baladait ce pauvre Humphrey Bogart sous la pluie dans les ruelles de Madrid et l’abandonnait pour des petits machos dont je me demandais toujours ce qu’ils avaient de si attirant pour elle.

J’étais jeune : je ne savais pas encore.

Mais je savais qu’Ava Gardner était belle et je savais deux choses indiscutables. Que 1. « Pour être belle il faut souffrir ». Et que 2. « Sois belle et tais-toi ».

Ma très cinématographique maman repartait dans un nuage de poussière (enfin, là, j’en rajoute : on n’est quand même pas dans un western). Et moi je restais là, sur le balcon, soulagée de la voir partir si joyeuse, tandis qu’entourée de mes cousins et cousines qui n’allaient jamais au cinéma j’allais enfin pouvoir être moche et débraillée.

Maman adorait le cinéma. Elle était née dans un film de Pagnol, à Marseille, et m’avait mise au monde dans un film d’Hollywood, sur la Riviera.

Le dernier film que j’ai vu en salle avec elle s’appelait « Imitation of Life » (« Le mirage de la vie »). Je crois bien qu’elle avait pleuré. Moi, pas, j’étais déjà une dure, du haut de mes seize ans.

Mais les films, aujourd’hui, je les vois comme elle, émue par les belles dames et séduite par les beaux garçons, submergée par les émotions, ébahie devant la beauté des paysages et des visages.

Oui, surtout des visages. Vous avez vu comme c’est beau un visage, quand on s’approche, quand on pose longuement son regard dessus, quand on le caresse des yeux ? C’est beau en vrai, bien sûr, irrésistiblement si on prend le temps, mais c’est beau sur l’écran, en grand, quand on redevient petites et petits, dans l’obscurité.

Nous avons toutes et tous nos visages cinématographiques préférés, ceux qui nous ont accompagné(e)s à tous les âges de nos vies, chacune et chacun les siens. Nous les avons regardé changer, vieillir, rajeunir dans le désordre des bobines, des films qu’on a vus au hasard, quand ils étaient programmés. (Car en ce temps-là, pour voir un film, il fallait attendre qu’il  sorte. Aujourd’hui, pour voir des belles dames et des beaux messieurs, il suffit de cliquer). Ils nous ont construit nos images, nos façons d’être femme presque autant, plus parfois, que les femmes de nos famille.

Moi, c’est Ava Gardner, allez, même dans « Pandora »… Garbo quand elle rit dans « Ninotchka », la terrible Bette Davis dans « All about Eve », Joan Crawford dans « Mildred Pierce ». Ou bien ce sont Ingrid Thullin et Gunnel Lindblom, sœurs ennemies dans « Le silence », Silvana Mangano dans « Riz amer », Monica Vitti dans « Le désert rouge », Jeanne Moreau dans « La nuit » et dans « Eva » (dans sa boignoire) Jean Seberg quand elle vend le New York Herald Tribune et Anna Karina dans « Une femme est une femme », Delphine Seyrig dans « Marienbad » mais aussi dans « Captain America » [NDB –note des blogueuses : Erreur de l’auteur, il s’agit de « Mister Freedom »]. Et pour finir une dernière image, celle du lieutenant Ripley seule dans l’espace où personne ne vous entend crier. Mais là, ce n’était pas le visage de Sigourney Weaver qui me fascinait, c’était le débardeur.

Le monde venait de changer, et moi avec.

Oui, d’accord, ce n’est pas l’objet de ce débat. Ni le sujet. De quoi faut-il que je vous parle, déjà ? « Féminisme, genre et représentation » : tout un programme.

En 1981, peu de temps avant que je ne délaisse pour une trentaine d’années le mouvement des femmes (une parenthèse créatrice, en quelque sorte), j’ai participé à une commission présidée par Anne Zelensky, chargée par Yvette Roudy de dresser un bilan de la France au féminin. Il m’avait été demandé d’examiner de près « l’image des femmes ». Ce que j’ai fait avec passion tellement j’étais scandalisée, et depuis longtemps, par ce que la société des hommes, qui s’exprimait sans freins, imposait aux femmes comme images d’elles-mêmes. Nous venions, depuis quelques années, d’en épingler quelques échantillons dans le rubrique du Sexisme ordinaire des Temps Modernes, à laquelle nous travaillions avec Simone de Beauvoir.

Comme j’aimais le cinéma, j’avais pris l’habitude d’évaluer les rôles qu’on réservait aux femmes dans les films d’Hollywood ou d’ailleurs qui déferlaient sur nos écrans. Et quand cette rubrique collective s’est arrêtée, j’ai continué un moment seule dans les Temps Modernes, à raconter à Simone de Beauvoir –et à elle seule- d’horribles films d’horreur qui devenaient chaque année de plus en plus sanglants, mais où, enfin, les femmes commençaient à prendre leur revanche.

Depuis ce temps, j’ai calculé que j’ai dû voir une dizaine de milliers de films pour des raisons professionnelles, ce qui signifie à peu près un million de minutes, soit 16 666 heures de projection. (Voilà le genre de calcul idiot que j’adore faire…)

Aujourd’hui que les femmes dépècent, trucident et éparpillent les hommes à grands renforts d’effets spéciaux, et s’en prennent plein la gueule en retour, je me dis qu’au moins c’est clair, la guerre des sexes a bien lieu.

Et même si ce n’est pas nous qui l’avons commencée, qu’il est temps de réfléchir ensemble à la façon dont nous pourrons apprendre aux enfants des deux genres à s’aimer en paix.

Cela passe par les images. Mais pas celles du vieux cinéma, de ce cinéma qui faisait rêver mon enfance. Cela passe en fait par ce qui les produit, le regard et l’imagination de ceux qui les produisent.

Maintenant, je vais vous lire une liste : celle des femmes qui ont sorti des films en France ces trois dernières années. Il y en a environ 250. Sur un total d’environ 2000 films sortis sur les écrans français à la même période, vous calculerez quel pourcentage cela fait.

[Elle lit la liste, et précise au milieu de sa lecture :] Ce n’est pas la liste des victimes du dernier crash d’avion que je suis en train de vous lire là…

[Et ajoute à la fin de la liste] : Voilà. Ce sont les femmes qui ont signé des films ces trois dernières années sur nos écrans. C’est pour vous dire soutenez-les, allez les voir.

 


 

 

 

Et pour finir, encore une caméra, celle de Joss.

Avec un grand merci pour toutes ses images "d'aujourd'hui", enregistrées et diffusées sur les ondes, et qui nous accompagnent…


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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 18:36

40 ans A3 BAT Mise en page 1-1

À l'Archipel
L
e 18 mars à 19h30
17, boulevard de Strasbourg, 75010 Paris

Projection du film 
Louise l'insoumise
en présence de la réalisatrice Charlotte Silvera

1984 - France - Comédie dramatique - 1h35

Prélude musical avec
Dominique Poggi
À la croisée du jazz et des musiques ethniques
Voir la présentation de Dominique Poggi ci-dessous, après la présentation du film et de la réalisatrice Charlotte Silvera.

Entrée 7€
Débat et restauration

Le Film

Une petite fille se libère des contraintes familiales et religieuses.
Les filles, ça dit pas toujours "oui" et quand ça dit non, parfois, c'est revigorant. Un thème d’hier et d’aujourd’hui. Un film à voir et revoir pour son souffle de liberté, sa belle insolence et aussi… son actualité.


collageCharlotte.jpg  Louiselinsoumise1984
Charlotte Silvera à la manifestation des GRRRÊVEUSES, sur la piazza Beaubourg, mars1980.


Chronique d’une révolte.

1961. Louise a dix ans et deux sœurs. Leurs parents, juifs d'origine tunisienne, se sont installés dans une cité de la banlieue parisienne cinq ans plus tôt, juste avant l'indépendance de la Tunisie. La mère, dans la tradition des femmes au foyer, règne sur l’appartement. Elle règle avec rigueur la vie quotidienne de ses trois filles mais reste soumise à son époux. La télévision, que Louise regarde en cachette, fait entrer dans la maison un paradoxal vent de liberté. À l’école, la fréquentation des autres filles souligne l’absurdité de cette existence sous étroite surveillance. Louise va se révolter contre toutes les interdictions, religieuses ou maternelles, qui entravent son envie de découvrir le reste du monde.


Charlotte Silvera a consacré plusieurs années à la vidéo militante. Son premier long métrage de fiction nous entraîne dans l’univers clos, parfois étouffant, parfois attendrissant, souvent drôle, d’une famille semblable aux autres par delà les différences culturelles. D’autres films suivront, qui allient la rigueur de la documentation au pur plaisir du cinéma. Tous ouvrent de passionnants débats sur l’enfermement, le désir d’évasion et le rapport particulier des femmes à la liberté (de culte, de mœurs, d’opinions). Une œuvre riche, à découvrir à la lumière des controverses de la société actuelle. C.B.

 

Réalisation : Charlotte Silvera
Auteurs & scénaristes : José e Constantin et Charlotte Silvera
avec : Catherine Rouvel (Edith, la mère), Roland Bertin (Le père), Myriam Stern (Louise), Joëlle Tami (Gisèle), Deborah Cohen (Viviane), Marie-Christine Barrault (Mme Royer), Lucia Bensasson (La tante), Dominique Bernard (L'oncle G
aston), Pierre Baillot


FILMOGRAPHIE

1984 : Louise l’insoumise, avec Catherine Rouvel, Roland Bertin, Myriam Stern. Prix Georges Sadoul 1986

1988 : Prisonnières, avec Annie Girardot, Bernadette Lafont, Marie-Christine Barrault, Corinne Touzet, Fanny Bastien.

1989 : C’est la tangente que je préfère, avec Agnès Soral, Christophe Malavoy, Georges Corraface, Marie-Christine Barrault. Lauréate Aide à la production Fondation Groupama,1995

2002 : Les filles, personne s’en méfie, avec Thilda Bares, Nora Rotman et la participation de Jean-Claude Brialy, Alexandra Stewart, Helena Noguera.



 

Comment  le Mouvement de libération des Femmes

m’a mise en musique dans les années 70.

Dominique Poggi

 

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Il régnait à cette époque, dans les réunions passionnées et dans les actions politiques percutantes, une intelligence collective remarquable, une créativité de tous les instants et un humour corrosif à souhait. Je m’y suis régalée comme beaucoup d’entre nous. J’y ai aussi trouvé le soutien et l’énergie pour réaliser mon rêve : devenir musicienne. C’est Monique Wittig qui, la première, m’a  vivement encouragée à tenter cette aventure, moi qui craignais d’être « trop vieille » pour commencer des études musicales, (j’avais 20 ans en 1970 !)

La force que nous nous donnions les unes aux autres me fait dire aujourd’hui que  le mouvement des femmes m’a littéralement « mise en musique ».

Après quelques  années d’études, j’étais prête à composer et une question me taraudait : pourquoi ne connaît-on pas de femmes compositrices ? Comme j’avais une formation de sociologue et que le mouvement des femmes nous rendait vigilantes, j’ai décidé de me lancer dans une recherche pour en avoir le cœur net : n’y a-t-il pas eu de femmes compositrices, (pour des questions d’oppression et d’exploitation) ou y en t-il eu qui seraient passées aux oubliettes de l’histoire ? Et que croyez vous qu’il arriva ? J’ai découvert qu’à toutes les époques de l’histoire, des troubadours à nos jours, des femmes ont non seulement composé, mais elles ont aussi des précurseuses ; ainsi, par exemple Fransesca Caccine invente  l’opéra, plus tard Catherine Vanderberg  invente l’opéra comique et tutti quanti. Une synthèse de cette recherche a été publiée en février 1979 dans Questions féministes «  Musique en feu, il y a toujours eu des résistantes », ( C. lahourcade, D. Poggi) 

Je vous invite à en prendre connaissance  car comme exemple d’invisibilisation des apports créatifs des femmes c’est très édifiant. En même temps, ces découvertes m’ont donné l’impulsion pour me lancer dans la composition et de donner des concerts. Car avoir des modèles de références est toujours très stimulant. Tant de femmes avaient investi le monde de la musique…et avaient du batailler pour y parvenir, j’avais envie de m’inscrire, à mon tour, dans cette histoire là.

Et là encore, le mouvement m’a mise en musique, car j’ai rencontré (grâce à une annonce passée sur « Les réponseuses »), celle qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de Mimi Bastille. Nous avons commencé à monter un répertoire et un jour, la voilà qui arrive à une répétition en disant qu’il y avait un festival au Riverbop consacré aux femmes dans le jazz et que nous pouvions y être programmées par l’organisatrice, qui se trouvait être la contrebassiste Joëlle Léandre. J’ai hésité, cela ne faisait que 4 ans que j’avais commencé à apprendre le piano et je doutais. Mais Mireille qui, elle, ne doutait pas, m’a convaincue et elle a eu raison, nous avons eu un franc succès et depuis je n’ai jamais arrêté la musique.

La  grande pianiste et improvisatrice suisse,  Irène Scheiwtzer que j’ai eu la chance de rencontrer m’a, elle aussi, encouragée, ainsi que les différents groupes de femmes qui ont organisé des événements politiques, culturels,  et m’ont invitée à jouer à cette occasion comme cela se passe cette année. A toutes je dis un grand merci de m’avoir ainsi mise en musique.

Aujourd’hui, à mon tour, j’encourage, chaque fois que l’occasion s’en présente, de jeunes musiciennes bourrées de talents à avoir confiance en elles et à s’affirmer pleinement, c’est ma façon de continuer la mise en musique.

 

Pianiste, compositrice et conteuse, Dominique Poggi s’est initiée aux musiques du monde au cours de ses voyages, (Afrique, Indonésie, Brésil).  Elle joue du didgerido1, de la caisa  et  de divers instruments « racines » : Senza d’Afrique, percussions, gongs et bols d’Asie, flûte harmonique.


Elle a opté pour la musique acoustique et cherche des univers sonores originaux,  fusion d’instruments ancestraux et de musiques d’aujourd’hui.


Elle se situe ainsi à la croisée du jazz et des musiques ethniques, optant pour une musique à la fois construite et laissant une part à l’improvisation.


Avec le quartet d’ethno jazz, Touloulou, elle a produit deux albums, Bonne Nouvelle, (distribué par Night and Day) et  Aquarelle (distribué par Les éditions du Souffle d’Or).Tous les morceaux de ces CD sont des compositions originales du groupe.  www.myspace.com/touloulou


Elle développe des expériences de coopération avec des artisans du bien être

et a lancé en 2007 les Rencontres Bains de soi(e), dont les Editions du Souffle d’Or sont partenaires.


Elle a également une longue pratique des arts martiaux non violents et de la danse africaine.


1. Instrument vieux de 60 000 ans, inventé par les Aborigènes d’Australie et se pratiquant avec la respiration continue.

 


Mairie du 10ème
du 17 au 27 mars - Vernissage le 17 mars à 19 heures
72, rue du faubourg Saint-Martin, 75010 Paris, Salle de la Rotonde, 4ème étage.

Exposition photographique

Catherine Deudon, Photos en mouvement, histoire de libération des femmes.
100 photographies des moments forts de l’histoire du MLF.

Invitation JIFtexte expo verso journée de la femme2

 

"Je suis tombée dans les révélateurs, les bains d'arrêt et les fixateurs vers 16 ans, j'ai lu Simone de Beauvoir vers 17, j'ai rencontré Mai 68 vers 28, le reste est allé comme de soi : mettre ensemble photographie et Simone de Beauvoir à 30 ans en rencontrant le Mouvement de libération des femmes et son humour rebelle…"

Extrait de : Un mouvement à soi, 1970-2001, Catherine Deudon, Editions Syllepses, 2003.

 

 

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 10:25


Toute la semaine nous avons pu suivre les événements et actions qui se sont déroulés autour du 8 mars en particulier sur France 3

lundi 8 mars dans le 12/13
Annie Sugier, Anne Zelinski
accès direct :

 

http://info.francetelevisions.fr/video



lundi 8 mars dans le 19/20
Martine Storti, Caroline de Haas
accès : rechercher le 19/20 du 8 mars

 

http://info.francetelevisionsPIC



Vendredi 12 mars dans le 19/20
Hélène Fleckinger au Forum des Images
accès : rechercher le 19/20 du 12 mars, 2ème partie à la 17ème mn
  http://info.francetelevisionsPIC



Vendredi 5 mars dans le soir 3

Cathy Bernheim face à Edwige Antier
accès : rechercher le soir 3 du 5 mars

 

http://info.francetelevisionsPIC



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Dans la presse écrite :

 

Liliane Kandel dans le Monde du samedi 13 mars





Le mercredi 10 mars

Conférence de presse
40 ans du mouvement de libération des femmes

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 05:42
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8 mars : la fête au furet ?

 

Il est passé par ici, il repassera par là, mais qu’est-ce que c’est que ce 8 mars, mystérieuse fête des femmes, voir de la femme pour certains égarés, qui nous revient chaque année juste avant le printemps ? Un peu d’histoire…

Au commencement étaient les mouvements féministes, divers, foisonnants, agités, dont certains luttaient pour le suffrage des femmes (en français contemporain, le droit de vote), d’autres pour la maternité heureuse ou les droits des travailleuses…

Je vous parle d’un temps, là, que les moins de cent ans ne peuvent pas connaître.

Ça durait déjà depuis un bout de temps, cette agitation. Certain(e)s pensent que Lucy, notre ancêtre commune, n’était pas étrangère à tout ce remue-ménage. Ou alors, Ève ? Ou Lilith ? Ou on ne sait quelle inconnue engloutie corps et âme dans le chaos de l’Histoire, avec sa grande hache et sa majuscule si ridiculement masculine.

Puis vint le mois d’août 1910. Où dans un éclair d’inspiration, la militante du mouvement féminin socialiste international allemand Clara Zetkin proposa un moyen de « contrecarrer l’influence des groupes féministes sur les femmes du peuple »* lors de la deuxième conférence internationale de femmes socialistes qui se tenait à Copenhague. Ce moyen était une journée des femmes qui serait fêtée chaque année, à une date encore indéterminée.

Ce sont les Bolchéviques qui en Russie, après la révolution de 1917, ont repris l’idée et l’ont concrétisée. Et c’est l’URSS de1945 qui, sortant du chaos de la seconde guerre mondiale, décrètera officiellement une Journée des femmes qui sera célébrée chaque année le… 8 mai. Ce fut fait dans les pays dits socialistes où l’on apporta des bouquets de fleurs aux secrétaires dans les bureaux et prononça des discours à l’intention des travailleuses méritantes.

Après quoi, on retrouve dans les années 1950  en France une de ces légendes dont la presse a le secret : une énigmatique grève de femmes le 8 mars 1857 qui mériterait qu’on l’honore à nouveau. Nous disons « légende » car les recherches historiques menées dans les années 1970, notamment par Françoise Picq et Liliane Kandel, ont révélé une étrange réalité : cette grève n’a jamais eu lieu.

Mais le 8 mars, aujourd’hui est devenu toute autre chose.

La preuve ci-dessous.


* L'information est de Françoise Picq  dans un article du supplément au bulletin du CNRS intitulé : Le long chemin vers l’égalité (cité par une dépêche de l’AFP du 6 mars 2010, 10 :17 : 00).


Dépêche AFP


06/03/2010 10:17:00 AFP Eco NORMAL 8mars-femmes-histoire- Social


Le 8 mars, journée destinée au départ à "contrecarrer" l'influence féministe Ironie de l'histoire, la célébration d'une Journée de la femme, lancée en août 1910, avait pour but, selon son initiatrice, la socialiste Clara Zetkin, de "contrecarrer l'influence des groupes féministes sur les femmes du peuple", selon Françoise Picq, historienne à Paris IX.

La militante allemande du mouvement féminin socialiste international, proche de Lénine, a lancé cette idée lors de la 2ème conférence internationale des femmes socialistes, à Copenhague, sans avancer de date précise, ajoute l'historienne dans le supplément du journal du CNRS consacré à ce 100ème anniversaire et intitulé "le long chemin vers l'égalité". Il s'agissait alors surtout d'arracher le droit de vote des femmes. Dès la prise du pouvoir par les Bolcheviques en Russie, la nouvelle tradition s'instaure, et après 1945, la Journée des femmes est officiellement célébrée chaque 8 mai dans tous les pays socialistes où elle s'apparente à la fête des mères!. Plus incroyable, en France, dans les années 1950, "toute la presse militante du PCF et de la CGT comme celle des +groupes femmes+ du mouvement de libération des femmes, relayée par les quotidiens nationaux" écrit que le 8 mars commémore une manifestation de couturières new-yorkaises le 8 mars 1857, explique l'historienne. Or cet évènement n'a jamais eu lieu, et les journaux de l'époque "n'en ont
jamais fait mention", ajoute Françoise Picq qui a débusqué l'"invention" des couturières new-yorkaises il y a une trentaine d'années. Au fil du temps, en France, cette commémoration soigneusement encadrée par le PCF et ses organisations satellites va s'émanciper, à l'initiative, pense Françoise Picq, de Madeleine Colin, alors dirigeante de la CGT, qui devait souhaiter lui donner un caractère moins traditionnel et réactionnaire. Elle devient alors celle de la lutte des femmes travailleuses. "Le 8 mars est devenu une date officielle il y a une trentaine d'années mais pour ma génération c'était l'anti-fête des mères", explique la philosophe et historienne Geneviève Fraisse, auteure entre autres du livre "les femmes et leur histoire". "Ces 100 ans, ça ne veut pas dire grand chose, la lutte des femmes c'est plutôt 200 ans que 100 ans", ajoute-t-elle.
f m / i m / b g AFP Eco le 06/03/2010 09:17:57


Le 8 mars à la télévision

Réalisé par Josiane Szymanski et Géraldine Bénit

13' DIMANCHE 7 MARS FRANCE 3

En 1973, Evelyne ROCHEDEREUX publie dans la revue "Les Temps Modernes", le texte « les belles histoires de Ghena Goudou ».

>Elle nous raconte l'histoire de sa rencontre avec Simone de Beauvoir. Voir ci-dessous l'interview d'Evelyne Rochedereux.

  LES BONUS France 3

 

 

 

Le 8 mars, la manifestation, à 18h30, place de la Nation >Bastille


Le 8 mars 2010, lancement de la 3ème Marche Mondiale des Femmes !


logo2010

la Marche Mondiale des Femmes contre les violences et la pauvreté

3ème action internationale du 8 mars 2010 au 17 octobre 2010

Appel de la Marche
« Être en marche » exprime l’idée d’avancer librement, sans contraintes ni empêchements. Nous sommes en marche pour dire la force des femmes organisées de manière collective, en associations, groupes, mouvements, avec des expériences, des cultures politiques différentes, mais qui poursuivent un objectif commun: dépasser l’ordre actuel, injuste, qui engendre violences et pauvreté. Notre Marche exprime également notre solidarité internationale et le fait que nous sommes vigilantes vis-à-vis des situations vécues par nos camarades dans d’autres régions du globe. [suite]

Les thèmes de la Marche

Autonomie économique des femmes
L’autonomie économique des femmes se réfère à leur capacité à pourvoir elles-mêmes à leurs besoins ainsi qu’à ceux des personnes qui dépendent d’elles et à décider de la meilleure façon d’y parvenir. Dans ce sens, l’autonomie économique est une notion plus large que l’autonomie financière dans la mesure où elle comprend aussi l’accès à la sécurité sociale et aux services publics. [suite]

Biens communs et services publics
Le bien commun représente des «biens» spécifiques que tous (ou presque tous) les membres d’une communauté déterminée partagent et qui leur apportent des bénéfices. Il s’agit des besoins basiques pour une vie digne telle que la nourriture, l’eau, la terre, le logement, les connaissances et l’accès aux services publics (éducation, santé, énergie, etc.). [suite]

Paix et démilitarisation
Les conflits ne sont pas tous de même nature: il y a les conflits coloniaux (l’Angleterre en Inde, l’Afrique de l’Est, le Moyen-Orient; la France en Algérie, en Afrique de l’Ouest, etc.); les conflits d’agression (l’Allemagne contre plusieurs pays tels que la Belgique et la France en 1939); les conflits d’occupation (Israël en Palestine, etc.); les conflits de religion (entre différentes confessions ou différents courants au sein d’une même confession) tel que le communalisme; les conflits menés par des dictateurs contre leur peuple (Batista à Cuba, Pinochet au Chili, Marcos aux Philippines, etc). De nombreux conflits sont justifiés par des conflits ethniques entre tribus ou groupes dans un pays ou région tandis que leurs véritables causes économiques demeurent masquées. En fait, beaucoup de conflits sont rentables ou de nature économique (Irak, Région des Grands Lacs en l’Afrique, etc.) et ont été provoqués dans le but de contrôler les ressources naturelles (le pétrole en Irak, le coltan pour les téléphones portables dans la République démocratique du Congo) et les richesses qu’elles promettent apporter ainsi que de promouvoir les industries d’armes, les milices privées et les industries locales de sécurité. [suite]

Violences envers les femmes
La violence envers les femmes est structurelle. Il s’agit d’une caractéristique inhérente au système patriarcal et capitaliste dont les hommes, les groupes d’hommes, les institutions patriarcales et les Etats se servent pour contrôler la vie, le corps et la sexualité des femmes. Bien que la violence touche les femmes en tant que groupe social, il faut comprendre ses différentes formes, l’époque où elle a lieu et les raisons qui l’engendrent car chacune des violences commises est insérée dans un contexte différent. [suite]

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Pour une 3ème Marche Mondiale des Femmes !
du 8 mars au 17 octobre 2010

Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous restons en marche!

Calendrier des actions de la Marche Mondiale des Femmes

8 mars 2010
- Lancement de la Marche dans chaque pays
- En France, des manifestations et/ou des marches dans les régions, départements, villes, avec célébration des 100 ans de la Journée Internationale pour les droits des femmes

12 juin 2010
- Manifestation nationale à Paris
- Événements pour la fin de cette manifestation

12 et 13 juin 2010
- Forum national sur les quatre thèmes de la Marche

30 juin 2010
- Manifestation européenne à Istanbul (Turquie)

17 octobre 2010
- Délégation internationale à Bukavu (République démocratique du Congo)
- Journée de solidarité internationale principalement en direction des femmes vivant dans des pays en situation de guerre

du début décembre 2009 à fin mai 2010
- Écriture collective de quatre textes sur les quatre thèmes de la Marche
- Adoption des revendications pour une «Charte revendicative pour les Droits des Femmes»
- Débats et réunions publiques...

Si vous désirez participer à cette Troisième Marche Mondiale des Femmes, entrez en contact
avec le collectif d'organisation : 01 44 62 12 04 ou 06 80 63 95 25 - marchfem@rezisti.org


Un appel est à signer par les associations et organisations qui souhaitent soutenir cette initiative


Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche !

En 2000, lors de la Première Marche Mondiale des Femmes, des femmes de plus de 150 pays ont porté haut et fort leurs revendications auprès de leurs gouvernements et des organisations internationales (FMI, OMC, ONU). L’objectif était d’éliminer la pauvreté et la violence envers les femmes.

En 2005, le Relais de la Charte Mondiale des Femmes pour l’Humanité et la Courtepointe de la solidarité se sont rendus dans plus de 50 points focaux à travers le monde. Le message était simple : le monde que nous voulons porte les valeurs d’ÉGALITÉ, de LIBERTÉ, de JUSTICE, de PAIX et de SOLIDARITÉ.

En 2007, Pourquoi nous sommes abolitionnistes - Ce texte, adopté par la réunion nationale des 13 et 14 mai 2007 après amendements et débat, est le texte de la Coordination de la MMF sur la prostitution [suite]

En 2010, nous marcherons de nouveau pour porter des revendications qui s'inscriront dans quatre champs d'action :
- Autonomie économique des femmes, vie et travail décents
- Violence envers les femmes
- Paix et démilitarisation
- Bien commun et accès aux ressources.

 



Un appel "Osez le Féminisme" à la manifestation du 8 mars

 


Actions

Ni Putes ni Soumises recouvre la statue de la République d'une burqa géante

Toulouse, manif de nuit, interpellation musclée

file:///Plus de détails sur / http///www.ladepeche.fr/article/2010/03/07/791363-Interpellation-musclee-a-la-marche-des-femmes.html



Avec la Mairie de Paris
Journée des femmes : 100 ans de transmission d'héritage et de combat
Cette année, 14 collectivités de l'espace métropolitain se mobilisent dans une démarche commune en ce centenaire de la journée internationale des femmes…
8 mars : Le programme avec la Mairie de Paris

 

Avec les Mairies d'arrondissements

8 mars et 40 ans du MLF à la Mairie du 10ème

8 mars et 40 ans du MLF à la Mairie du 20ème 

Voir également les autres Mairie dans les sites officiels

 

Avec les 40 ans du mouvement de Libération des femmes

Programme des 40 ans du MLF - 2010

40 ans du MLF au Forum des Images 

40 ans du MLF dans le 10ème à Paris

Le site de la régie de quartier du 10ème

 

 

La liste des partenariats et des initiatives pour le 8 mars est si longue que nous ne pouvons que vous insiter à chercher dans les sites officiels des quartiers et villes.

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 21:06

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À l'Archipel
LE 18 MARS À 19H30 

17 Boulevard de Strasbourg, 75010 PARIS


Projection du film 

Louise l'insoumise
en présence de la réalisatrice Charlotte Silvera

1984 - France - Comédie dramatique - 1h35
Première d'une séries de projections à l'Archipel tout au long de l'année 2010.
Prélude musical/Projection/Débat/Buffet

Une petite fille se libère des contraintes familiales et religieuses.
Les filles, ça dit pas toujours "oui" et quand ça dit non, parfois, c'est revigorant. Un thème d’hier et d’aujourd’hui. Un film à voir et revoir pour son souffle de liberté, sa belle insolence et aussi… son actualité.


collageCharlotte.jpg  Louiselinsoumise1984
Charlotte Silvera à la manifestation des GRRRÊVEUSES, sur la Piazza Beaubourg, mars1980.


Chronique d’une révolte.

1961. Louise a dix ans et deux sœurs. Leurs parents, juifs d'origine tunisienne, se sont installés dans une cité de la banlieue parisienne cinq ans plus tôt, juste avant l'indépendance de la Tunisie. La mère, dans la tradition des femmes au foyer, règne sur l’appartement. Elle règle avec rigueur la vie quotidienne de ses trois filles mais reste soumise à son époux. La télévision, que Louise regarde en cachette, fait entrer dans la maison un paradoxal vent de liberté. À l’école, la fréquentation des autres filles souligne l’absurdité de cette existence sous étroite surveillance. Louise va se révolter contre toutes les interdictions, religieuses ou maternelles, qui entravent son envie de découvrir le reste du monde.

Charlotte Silvera a consacré plusieurs années à la vidéo militante. Son premier long métrage de fiction nous entraîne dans l’univers clos, parfois étouffant, parfois attendrissant, souvent drôle, d’une famille semblable aux autres par delà les différences culturelles. D’autres films suivront, qui allient la rigueur de la documentation au pur plaisir du cinéma. Tous ouvrent de passionnants débats sur l’enfermement, le désir d’évasion et le rapport particulier des femmes à la liberté (de culte, de mœurs, d’opinions). Une œuvre riche, à découvrir à la lumière des controverses de la société actuelle. C.B.

 

Réalisation : Charlotte Silvera
Auteurs & scénaristes : José e Constantin et Charlotte Silvera
avec : Catherine Rouvel (Edith, la mère), Roland Bertin (Le père), Myriam Stern (Louise), Joëlle Tami (Gisèle), Deborah Cohen (Viviane), Marie-Christine Barrault (Mme Royer), Lucia Bensasson (La tante), Dominique Bernard (L'oncle G
aston), Pierre Baillot


FILMOGRAPHIE

1984 : Louise l’insoumise, avec Catherine Rouvel, Roland Bertin, Myriam Stern. Prix Georges Sadoul 1986

1988 : Prisonnières, avec Annie Girardot, Bernadette Lafont, Marie-Christine Barrault, Corinne Touzet, Fanny Bastien.

1989 : C’est la tangente que je préfère, avec Agnès Soral, Christophe Malavoy, Georges Corraface, Marie-Christine Barrault. Lauréate Aide à la production Fondation Groupama,1995

2002 : Les filles, personne s’en méfie, avec Thilda Bares, Nora Rotman et la participation de Jean-Claude Brialy, Alexandra Stewart, Helena Noguera.




Mairie du 10ème
8 mars à 20h
72, rue du faubourg Saint-Martin, 75010 Paris, Salle des Fêtes

Projection du film vidéo

Grève des femmes à Troyes, 1972, en présence de Cathy Bernheim, co-auteur.
France, 1971, vidéo, n. et bl., 55 min
Réalisation, Annette Levy-Willard, Catherine Deudon, Cathy Bernheim, Ned Burgess et Suzanne Fenn


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Élyette ouvre la grille de l'usine qu'elles occupent depuis des semaines en disant :

"J'ouvrirais bien des portes toute ma vie…"


Dans une usine de bonneterie à Troyes, alors qu'elles sont en grève et occupent les locaux, quelques ouvrières racontent ce qu’elles vivent et comment ce combat change leur vie. Elles discutent avec un groupe du mouvement de libération des femmes venu les soutenir et les filmer. Une des premières réalisations collectives féministes tournée en vidéo légère.


Mairie du 10ème
du 17 au 27 mars - Vernissage le 17 mars à 19 heures.
72, rue du faubourg Saint-Martin, 75010 Paris, Salle de la Rotonde, 4ème étage.

Exposition photographique

Catherine Deudon, Photos en mouvement, histoire de libération des femmes.
100 photographies des moments forts de l’histoire du MLF.

Invitation JIFtexte expo verso journée de la femme2

 

"Je suis tombée dans les révélateurs, les bains d'arrêt et les fixateurs vers 16 ans, j'ai lu Simone de Beauvoir vers 17, j'ai rencontré Mai 68 vers 28, le reste est allé comme de soi : mettre ensemble photographie et Simone de Beauvoir à 30 ans en rencontrant le Mouvement de libération des femmes et son humour rebelle…"

Extrait de : Un mouvement à soi, 1970-2001, Catherine Deudon, Editions Syllepses, 2003.



Espace Jemmapes-CRL10
,
du 8 au 13 mars, 20 h.
116, quai de Jemmapes, 75010 Paris

Une semaine musique et chanson exclusivement féminine
La scène du canal présente Les filles du Kanal.

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Lundi, Sarah Olivier + L ; mardi, Charlotte etc
mercredi, June et Jim + Leonore Boulanger
jeudi : Yoanna + Claire Lise,
vendredi : Jami Rose + Katrin’Wal(d)teufel,
samedi : Annie Papin chante Grisélidis la catin révolutionnaire.


À noter aussi, les 1er, 5 et 6 mars à 20h CIE QUARTET BUCCAL
Elles sont cinq, gonflées à bloc, et ont décidé de faire voler en éclats leur quotidien. Pour ce road movie a capella, les chanteuses du Quintet Buccal conjuguent voix, corps, énergie avec humour et séduction.
www.myspace.com/quartetbuccal




Espace Grange aux Belles-CRL10

8 mars à 20h30
6, rue Boy Zelenski, 75010 Paris

Le fabuleux cabaret présente Jazz au féminin
, avec Marie-José Ségarra, Tara Petit-Pas, Raphaelle Naudin et Awa Timbo

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Maison des associations du X°
Mars (date en cours)
206, quai de Valmy, 75010 Paris


Exposition photographique
Par le groupe “Yes we scan”
Pour se libérer, les femmes se sont réapproprié les moyens d’expression. Regards croisés des anonymes.

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Travail en cours…


Des affiches dans le 10ème

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Et un lien avec un blog fan : 

 

http://tinyurl.com/yesn3ny
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 14:48
Au Forum des images
du 11 au 14 mars

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 17:59

Le programme général 

40 ans de mouvement de libération des femmes - 2010

Diffusé le depuis 1er mai


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Le 6 juin 2010 de 14h à 02h  

Fête Féministe à la Flèche d'Or

 

 

CPBlogOK

 

  

fête

LIBERTÉ

ÉGALITÉ

SORORITÉ*

* SORORITÉ/FRATERNITÉ : solidarité entre et/ou avec les femmes/les hommes

à la flèche d’or

102 bis, rue de Bagnolet Paris 20è. M° Alexandre Dumas

LE PROGRAMME DU 6 juin de 14h A 02h

 

DIALEM Slam et rap LITTLE BALLROOM rock InvitéeS surpriseS Dj’s danse dominique POGGI ethno jazz MIMI BASTILLE chanson RIM Slam et slogans les voix rebelles on chante


14H ACCUEIL, AMBIANCE SONORE, VISITE DE L’EXPO ET DES STANDS, CONTACTS

14H30 Débat : SERVITUDES DE LA LIBERTÉ/LES HABITS NEUFS DE LA DOMINATION MASCULINE

16H MUSIQUE, CHANSONS, Théâtre

17H Débat : L’ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE

18H  MUSIQUE ET CHANSONS + DIAPORAMA

19H30 RESTAURATION  

21H ROCK … ET DJ’s…


Et aussi dans les 3 salles de la flèche d’or

TOUTE LA JOuRNÉE,  Restauration, Crèche / atelier de dessin pour les petits avec Jean-Charles / lecture avec talents-hauts, table des associations, table des livres, projections en continu de films et vidéo, Camera-box-enregistrement Live et perso/traces et témoignages), danse (si on veut, quand on veut),  Expositions.

 

Pour imprimer, cliquer sur le texte ci-dessous sans relâcher et glisser pour déposer l'image jpg sur le bureau, l'ouvrir et imprimer.

 

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DIALEM

 

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INTRO :

Considérant que la déclaration des droits de l’homme  était mal comprise.

Considérant que la déclaration des droits de la femme était mal connue.

Me considérant être un être humain, aussi féminin soit il,

je me donne le droit de remettre les choses à l’endroit.


Voici la déclaration des droits de la femme inspirée d’Olympe de Gouges et réarrangée par mes soins.

« Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d'être constituées en Assemblée nationale. Considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics, ont résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous.

En conséquence, le sexe supérieur, en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.»


Article 1

La Femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Chaque femme dispose de son corps. Toutes formes de mutilations sexuelles est formellement interdite. LA PAROLE

Article 2

Ces droits fondamentaux sont le respect, la propriété, la sûreté, à l’extérieur comme à l’intérieur de son domicile conjugal , et surtout la résistance à l'oppression. LIBRE

Article 3

La femme a un cerveau. Elle ne doit pas être inquiétée de ses décisions. Elle a le droit  de choisir son mari et d’être soutenue si son choix déplait à son entourage. FRANCAISE D’AFRIQUE

Article 4

Nul  homme n’a le droit d’user de la force afin d'obtenir les faveurs d’une femme.  20H

Article 5

Pour l'entretien de la demeure commune  les contributions de la femme et de l'homme doivent être égales. Elle a trop souvent part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles cela est désormais désuet. CHIEN ET CHIENNE

OUTRO: 

Femme, réveille-toi; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers; reconnais tes droits MARSEILLAISE des Femmes

 

 

 

 

Little Ballroom

 

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Little Ballroom est un quatuor illuminé qui exprime sa rage et sa poésie dans un show décapant, de léopard et de paillettes ! S’y  bousculent des mélodies désarmantes, des provocations explosives, pétries d’une énergie punk qui donne sa pleine dé-mesure en scène.

Compos, reprises inspirées ou création originale sur un poème de Bukowski, les lives prennent des allures de performance. Ils renvoient à un cabaret déjanté où se croisent rock'n'roll, chanson et autres ambiances tant lumineuses que désenchantées.

 

A fleur de peau et la tête à l'envers, la voix d'Audrey se fait gueule pour incarner une sensibilité sur le fil. Chanson d’amour déglinguée, slam rageur, debout sur le comptoir, cagoule de catch sur la tête, ou berceuse nostalgique, son feeling lui confère une présence peu ordinaire.

Les souffles de son accordéon se combinent aux mélodies du violoncelle d'Automne, petite merveille qui peint chaque morceau d'une couleur singulière. Elle grince, crie, troue, chavire, taquine,  ou émeut, son archet se frayant un chemin dans le calme et la tempête, avec une dextérité et une maîtrise que la folie guette.

 

Le jeu de batterie de Cyrille se montre intraitable sur tous les tempos. Il passe du punk des Ramones à des atmosphères diverses et dinguos. Subtil sur les peaux, il souligne cette musique à la théâtralité méchamment féminine. Soutenue par la basse de Thomas qui épouse l'univers du trio.

 

 

RIM

 

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DOMINIQUE POGGI

 

 

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Le programme général :
(Non exhaustif)

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Les programmes détaillés :


Au Forum des images
du 11 au 14 mars


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Expositions Catherine Deudon 
Mairie du 9° du 1er au 11 mars, Mairie du 10° du 17 au 27 mars



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Exposition La Barbe - Espace Simone de Beauvoir à NANTES 
du 4 au 27 mars



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Discussions, Rencontres, Colloques

 

 

 

/ séminaire

« VIDÉO DES PREMIERS TEMPS »

dont l'Association Carole Roussopoulos est partenaire et qui s'intéressera cette année aux

« Politiques de la vidéo : revendication d'autonomie et inscription institutionnelle ».    

Le séminaire aura lieu un lundi par mois, entre 17h30 et 20h, à la BnF, site Richelieu, en salle des commissions (5 rue Vivienne, 75002 Paris – Rez-de-chaussée – Métro : Bourse, Pyramides ou Palais-Royal).

 

 

/ séminaire

TRAVELLING FEMINISTE 

"PENSÉES ET USAGES CRITIQUES DES IMAGES"

Travelling Féministe est un laboratoire de recherche et d'expérimentation sur les usages féministes, queer, postcoloniaux des archives audiovisuelles, travaillant autour des ressources du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, fondé en 1982 par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder.

programme en attente 

 

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http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

 

/ Cycle de conférences : « Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre »

 

/ Séminaire Sexe et Genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines 

 

/ Le Café de l’Institut Émilie du Châtelet

18h30 à 20h30 : Jardin des Plantes, Restaurant La Baleine, 47 rue Cuvier 75005 Paris

    

/ Conférence 

 

/ Assises de l'IEC 2012  


/ Colloque 

 

/ Journée Jeune recherche
de l’Institut Émilie du Châtelet

 

http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

>

 

 

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Le Centre Hubertine Auclert

Centre francilien de ressources pour l'égalité femmes-hommes
7 impasse Milord, 75018 Paris

Centre de ressources

Causeries

Séminaires

Agendas/Actualités…

http://www.centre-hubertine-auclert.fr/

 

 

 

>

 

 

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> 

Catégories

/ ACTUS / OPINIONS /

 

MANIFS / ACTIONS         

 

Le 8 mars c'est toute l'année!


 

 

 

 

 

 

 

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Figaro, ici, Figaro, là, Figaro en haut, et Figaro en bas !

 

Ce n’est pas le fameux air du Barbier de Séville,  mais la présentation tout aussi virile de la saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris, que 10 activistes de la Barbe ont brièvement interrompue aujourd’hui.
Pour ne prendre que les opéras, sur 19 oeuvres programmées, 19 compositeurs, 19 virils librettistes, 19 metteurs en scène, et, 18 chefs d'orchestre masculins sur 19.
Depuis là scène où elles avaient rejoint Mr Christophe Ghristi directeur de la dramaturgie et la directrice du Ballet sortante Mme  Brigitte Lefevre (bientôt remplacée par Mr Benjamin Millepied), les barbues se sont félicitées de la bonne tenue virile du programme:
« Comme Rodolphe sut sacrifier Mimi à son art, de même vous savez faire place nette et ne laisser que le mâle talent s’exprimer et s’épanouir lorsqu’il s’agit de diriger.  A la baguette comme à la tête de votre noble établissement. "Riez" donc Messieurs – à l’instar de  la Marguerite de Faust - "de vous voir si beaux en ce miroir" que vous tend La Barbe".
 "à part Werther, les femmes sont pourtant à l 'honneur dans le répertoire" a bravement tenté Mr Ghristi alors que les barbues regagnaient les coulisses guidées par le service d'ordre.

Quelques chiffres :
 
Saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris
    •    Opéras (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 19 hommes librettistes / 19 hommes metteurs en scène / 18 hommes chefs d'orchestre
    •    Ballets (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 15 hommes chorégraphes
    •    Concerts symphoniques (sur 8) : 8 hommes compositeurs / 8 chefs d’orchestre
 
Chiffres Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, 2012 :
    •    96% des opéras sont dirigés par des hommes
    •    70% des centres chorégraphiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    85% des centres dramatiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    95% des concerts sont dirigés par des hommes 

 

www.labarbelabarbe.org

 

labarbelabarbe@gmail.com


fb : groupe d’action féministe la barbe
tw : @labarbelabarbe

 

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DR-Simone de Beauvoir et Alice Schwarzer

 

 

OPINIONS                         

L'écho des actes

Dans le feu de l’action, il arrive que les actes dépassent la pensée. Évaluer la portée des événements et des actions entreprises pour leur répondre, prendre son temps, préciser son opinion. : autant de moyens de sortir de l’urgence de l’actualité pour s’éclaircir les idées.

+ ici > • Ne pas aller place des Vosges !  

 

INTERNATIONAL              

Yabiladies le magazine des maghrébines

  ici > http://www.yabiladies.com/articles/details/9448/femmes-arabes-annees-lumieres-liberte.html

 http://www.yabiladies.com/

Le plus.Nouvelobs

Révolutions arabes : la démocratie, incompatible avec le droit des femmes ?

Réminiscence de notre propre histoire, les révolutions arabes ?

Geneviève Fraisse nous livre son analyse :

 ici > http://leplus.nouvelobs.com/contribution/210393;revolutions-arabes-la-democratie-incompatible-avec-le-droit-des-femmes.html

Sur Radio Canada 

 ici > le-feminisme-musulman-nexiste-pas-Wassyla Tamzali 

  Toutes les vidéos du Congrès du 2, 3 et 4 déc 2010

 ici >  Le congrès international féministe 2010

 

MÉDIAS                                

> EGALITÉ-info

les femmes et les hommes font l'info

> Un nouveau blog

Feministes en tous genres

qui publie des entretiens et des articles sur le genre et la sexualité 

http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/

 > Une nouvelle émission

sur France Inter consacrée aux femmes

Désormais tous les vendredi à 9h

Les femmes, toute une histoire-F-Inter-dim16h-17h

 Présentée par Stéphanie Duncan

LES NOUVELLES news • , l'autre genre d'info

 

En marge du 6 octobre 1979

Le mouvement féministe d’après 68 en France est une histoire atypique et houleuse qui a laissé des traces… Pour moi, encore aujourd’hui, écrire en majuscules “MLF“ est une épreuve, une émotion et une interrogation. 

Pour comprendre, il faut revenir à la journée du 6 octobre 1979. Une Marche des Femmes est prévue pour que la loi Veil de 75, légalisant provisoirement l’avortement, soit confirmée lors de sa révision, prévue à la session parlementaire de l’automne 79. 

Boulevard Raspail (?), à l’heure dite, la foule des femmes est impressionnante et quand la manifestation a démarré nous sommes 40 à 50.000. Nous n’avions jamais vu ça. Je savais que des collègues à moi, instits. en Seine-Saint-Denis, avaient prévu de venir… Mais là, ces milliers de femmes de tous horizons, c’était le bonheur d’un aboutissement : “toutes les femmes“, sans drapeaux ni signes distinctifs. Elles sont dans la rue pour leur Liberté.

Mais voilà que des galopades bizarres se font sur les côtés. Un petit groupe habillé en vert et blanc. Certaines portent d’immenses lettres M, L, F, vertes aussi, d’autres distribuent des tracts, elles tentent de prendre la tête de la manifestation sans y parvenir, ouf ! C’est Psyképo pour les initiées ; le groupe psychanalyse et politique, librairie des femmes, éditions des femmes, Antoinette et ses groupies, on a l’habitude… Si ce n’est que… 

...Quelques jours plus tard nous apprenons que “Mouvement de Libération des Femmes – MLF“ a été déposé comme marque commerciale à l’Institut National de la Propriété Industrielle. 

Les tentatives d’Antoinette Fouque pour s’approprier le mouvement des "femmes" et du même coup de "les" déposséder de ce qu'"elles" viennent de conquérir ont commencé bien avant l’automne 1979 et continuent encore aujourd’hui. La dernière offensive était en octobre dernier. Pour en connaître les détails, les méthodes et les déjouer, vous pouvez lire les articles parus dans la presse nationale du mois d’octobre 2008.