Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Re-Belles. 40 ans du mouvement de libération des femmes , MLF Appellation d'Origine Incontrôlée. Objectif : FÉMINISTES TANT QU'IL FAUDRA !

Publicité

• Chroniques du MLF : premiers articles, premiers journaux



Premiers articles

Combat pour la libération de la femme
Monique Wittig, Gille Wittig, Marcia Rothenburg, Margaret Stephenson

dans L'idiot International N° 6 • mai 1970



Deux ans après mai 68 le langage a déjà repris le fil ancien du discours "lutte des classes". Mais côté femmes tout ce qui est dit est nouveau et révolutionnaire, et renvoie les hommes, gauchistes ou pas, au rang de nantis.



















• Premiers journaux

Numéro zéro du Torchon Brûleparu en encart dans l’Idiot Liberté n°114, 126  de décembre 1970. Il y avait en ce temps là 3 milliards d'humains sur terre, dont 1 milliard 1/2 de...


 

 

 

Supplément au Torchon Brûle n°1

publié en juin 1971 à l'occasion de la manifestation contre la Fête des Mères.

 

le n°2

 

le n° 3

 

le n°4

 

le n° 6

 

 

 

 

Premier numéro des Femmes s'entêtent,

"menstruel" publié en mai 1975 en réponse à l'Année de la Femme décrétée par l'ONU. Cette Une, réalisée par Catherine Deudon, a aussi servi d'affichette pubicitaire pour le journal.


 

 

 

 

 

 

 

Deuxième et dernier numéro.

 

 

 

 

NB : "Les femmes s'entêtent" fut aussi choisi pour titre d'un numéro spécial de la revue Les Temps Modernes, par le collectif de femmes qui le prépara à l'invitation de Simone de Beauvoir (1972). À sa parution en librairie, le volume était proposé avec un bandeau publicitaire jaune comportant cette phrase : "Perturbation ma sœur". Les rédactrices du numéro spécial assumaient ainsi leur filiation avec le surréalisme (cf. Max Ernst : Perturbation, ma sœur, la femme 100 têtes").



Faire un journal en 1975 : 
récit écrit a posteriori par une des participantes à la création du mensuel
"Les Femmes s'entêtent" (2 numéros parus).

… Il y a pourtant des conduites magiques qui sauvent : nous avons décidé de tenir des réunions Journal –un journal qui était un vieux projet pour quelques-unes- et par une logique sans défaut, le journal s'est mis à exister : puisqu'il y avait des réunions… Puis nous nous sommes rendu compte que nous avions encore des choses à dire; entretemps, nous nous étions encore un peu écorchées entre "sœurs" et les rangs s'éclaircissaient. Mais d'autres sont venues, que nous n'avions pas vues depuis longtemps ou bien que nous ne connaissions pas. 
 Ce qui m'étonne le plus, à regarder derrière moi, c'est qu'une telle solitude ait pu donner autre chose qu'une émission de Ménie Grégoire*... 
Écrire, c'est bien joli, mais après? Nous ne savions pas grand-chose d'un journal, juste ce que nous avaient laissé celles qui avaient fait le Torchon Brûle n° 2 (merci petites sœurs). Nous savions qu'il nous fallait un imprimeur, qu'une directrice de publication était obligatoire, qu'il fallait déposer un titre (quel titre? où ça?). On s'est mises à chercher l'imprimeur, on a vu des imprimeurs de gauche, on s'est fait faire des devis, certains étaient trop chers, certains trop loin, certains pas sympas, d'autres nous traitaient en clientes et dans tout ça, on a fini par trouver ce qu'on cherchait : des gens pas trop chers, gentils, qui voulaient bien nous expliquer, et tout…
Puis on a eu des discussions interminables sur le titre : pendant 15 jours, le journal s'est appelé Lilith, pendant une semaine Lilith et Sappholie (variante : Lilith et sa Folie), puis des tas d'autres noms bizarres : il y avait toujours deux ou trois filles qui détestaient le titre momentanément choisi. Puis on s'est mises à chercher un diffuseur parce que nous doutions d'arriver à nous occuper toutes seules de contacter les libraires, faire les paquets, envoyer tout…
Un matin, Cath. et moi, on a atterri chez un diffuseur de bandes dessinées, on a dit : "Voilà, on fait un journal de femmes"… Silence. "Comme le torchon Brûle, vous savez ?" Re-silence. On était mal tombées. Il nous ont indiqué "Parallèles"**, et là, les copains ont dû se demander qui étaient ces farfelues qui voulaient tirer à 15 000 exemplaires un obscur journal de femmes. Ils n'étaient pas très chauds, mais il faut dire qu'on n'avait rien amené, le journal n'existait pas encore, on n'arrivait même pas à dire ce qu'il y aurait dedans…
On leur a dit qu'on allait revenir, et ils ont dû penser qu'ils ne nous reverraient jamais plus.


* La conseillère psycho-cœur d'une grande station de radio de l'époque, qui fut aussi la cible d'une série de savoureuses chansons satiriques dudit MLF. Ëvidemment, nous reviendrons aussi sur les chansons. [Note des Blogueuses = NB]
** Librairie et éditeurs underground [NB].


Graffiti à Lisbonne, 2005.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cette page
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :