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  • : Re-Belles. 40 ans du mouvement de libération des femmes , MLF Appellation d'Origine Incontrôlée. Objectif : FÉMINISTES TANT QU'IL FAUDRA !
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livres, expos, dépêches...

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9h30 - 10h00 Introductions
Richard Conte, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’institut ACTE
(Arts-Créations-Théories-Esthétiques) UMR. Sorbonne / CNRS
Hélène Périvier, économiste, OFCE, coresponsable de PRESAGE, Programme de Recherche et d’Enseignement des
SAvoirs sur le GEnre
Françoise Gaill, directrice de recherche émérite au CNRS, ancienne directrice de l’Institut Ecologie et Environnement (INEE), conseillère scientifique à l’INEE
10h00 - 11h00 Dialogue
Jacques Rancière, professeur émérite à l’université Paris 8, département de Philosophie
Geneviève Fraisse, directrice de recherche émérite au CNRS (Philosophie), comité scientifique de PRESAGE
11h15 - 11h45 Excluding politics : For a history of muses and ruses
Penelope Deutscher, professeure au département de Philosophie, Northwestern University, Evanston, IL
11h45 - 12h15 Une histoire émancipatrice
Florence Rochefort, historienne, CNRS (GSRL), présidente de l’Institut Emilie du Châtelet (IEC)
12h15-12h45 Réponse de Geneviève Fraisse
12h45 - 14h15 Déjeuner
14h15 - 14h25 Ménage et remue-ménage dans les concepts
Margaret Maruani, directrice de recherche au CNRS, CERLIS/université Paris Descartes, directrice du Mage et de
Travail, genre et sociétés.
14h25 - 14h55 Les contretemps de la création
Stefania Ferrando, doctorante en Etudes politiques (EHESS/institut Marcel Mauss – LIER)
14h55 - 15h25 Identité, égalité et émancipation
Patrick Savidan, professeur des universités à l’université de Poitiers
15h30 – 15h55 Intermède musique
Artiste invitée: Joëlle Léandre
16h - 17h15 Table ronde l’émancipation créatrice
Présidée par Hélène Périvier
Laure Adler, écrivaine et productrice à Radio France
ORLAN, artiste
Sabine Prokhoris, psychanalyste et philosophe
17h15 - 17h45
Geneviève Fraisse
Intermède musique
Artiste invitée : Joëlle Léandre
Remerciements et pot de clôture

 

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FRANÇOISE HUGUIER

AU DOIGT ET À L'ŒIL

Autoportrait d'une photographe

Sabine Wespieser éditeur


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Mes princesses charmantes à moi sont des petites sorcières qui jetaient leurs poupées au feu dans la cour d'une école de religieuses, et incitaient leurs amies à en faire autant. Sans le savoir, elles rejouaient l'histoire de leurs lointaines ancêtres, les sorcières brûlées jadis par une tradition de part et d'autre du mur d'incompréhension que les religions dressent entre les gens de bonne volonté. Vous remarquerez que je n'emploie pas la formule (con)sacrée : « hommes de bonne volonté »… Car les hommes, parfois, semblent faire preuve d'une singulière mauvaise volonté quand il s'agit de se défaire de leurs habitudes, prérogatives et autres grigris destinés à masquer leur impuissance fondamentale.
Or, tout le monde le sait, seuls ceux qui se croient puissants craignent vraiment l'impuissance. Les autres s'en accommodent ou la contournent.


Ainsi, une petite sorcière de mes amies découvrit très vite la loi du plus fort, ayant crapahuté comme enfant otage dans la jungle vietnamienne (« J'avais huit ans », Actes Sud, 2005). Elle s'en accommoda le temps qu'il fallait et en garda singulièrement une curiosité extrême pour l'humanité dans son ensemble, et particulièrement celle qui vit sous d'autres latitudes que la nôtre.


Armée de sa seule générosité et de son œil curieux, on la vit donc arpenter presque tous les continents, du Japon au Mali et du Détroit de Behring (« En route pour Behring », Maeght, 1993) à St-Pétersbourg (« Kommounalki », Actes Sud, 2008), « Sur les traces de l'Afrique fantôme » (Maeght, 1990) ou dans les coulisses des femmes « Sublimes » (Actes Sud, 1999) de la mode. Car parfois, elle s'arrêtait à Paris* entre deux voyages et trouvait le moyen d'y découvrir des lieux, des histoires, des corps, des visages, le plus souvent de femmes, qu'en général on ne regarde pas de cette manière : avec tendresse et acuité.


Elle raconte ses reportages et bien d'autres choses dans son premier « autoportrait d'une photographe », paru récemment chez Sabine Wespieser. Son livre se lit comme un récit d'aventure, d'aventures au pluriel, dans une prose qui ne perd pas son temps à faire des circonvolutions, qui va droit au but, au plus près de son expérience et de ses rencontres.


C'est un beau livre d'une belle personne : mon amie la petite sorcière mais grande photographe.

 

Cathy Bernheim.


* Un exposition monographique

des œuvres

de Françoise Huguier

aura d'ailleurs lieu à Paris,

à la Maison Européenne de la photographie,

du 4 juin au 31 août 2014.

 

 

 

•  

 

 

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CENTRE AUDIOVISUEL

SIMONE DE BEAUVOIR

Projections

au Nouveau Latina :

20 rue du Temple, 75004 Paris, M°Hôtel de Ville 

Le programme :

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/agenda.html  

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/

   

 

ÉMISSION              

FEMMES LIBRES  

sur Radio Libertaire   

Les mercredis

18h30/20h30

Vous pouvez écouter et ou télécharger l'émission pendant 1 semaine sur: 

http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php

et téléphoner pendant l’émission au 01 43 71 89 40

 

LIBRAIRIE           

VIOLETTE&CO   

102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny 

Livres

- Rencontres

- Atelier d’écriture 

- Expositions  

http://www.violetteandco.com/librairie/ 


 

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 ÉDITIONS  iXe        

un nouveau titre aux Éditions iXe

http://www.editions-ixe.fr/    

 

 

 

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© Catherine Deudon 

 

 

 

 

 

 

 

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Eva Besnyö, 1910-2003 :

"Quand je me déplace avec mon appareil photo, je vois les choses.

Avec un sac à provisions, je passe à côté de tout."

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Eva Besnyö, sans titre, 1976 (Action menée par les Dolle Mina, “Terug naar de Breinaald” / “Retour à l’aiguille à tricoter »)

 

 

LIRE L'ARTICLE DE CATHERINE GONNARD http://lemagazine.jeudepaume.org/2012/07/catherine-gonnard-eva-besnyo-une-femme-de-son-siecle/


Eva Besnyo-Autoportrait-1952 

Eva Besnyö, Autoportrait, Budapest, 1929 © Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam

 

 

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Brouiller les cartes. Masculin ? Féminin ? Mais ça dépend des cas. Neutre est le seul genre qui me convienne toujours.


  

Après le passage des footballeuses lesbiennes sud africaines en France le reportage vidéo de TV5 Monde

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Terriennes/Videos/Reportages/p-22210-Lesbiennes-et-footballeuses-en-Afrique-du-Sud-elles-temoignent.htm

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Encore Elles !

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Le DVD

Durée 52 min
Co-production France Télévision
Format PAL
Type Multi Zone DVD 5 Pal DVD-R
Disponible en Français
Prix : 15.00 €

Pour l'acheter et voir la bande annonce :

http://www.lahuit.com/article/fra/encore-elles

Ou 

 http://www.violetteandco.com/librairie/

 

 

26 août 2010

Place du Droit des Femmes et des Hommes…

Au Trocadéro

 

Merci Nelly pour tous ce travail photographique !

 

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26 août 1970/ 26 août 2010

 

Pour lire la suite : 

Place des Droits des Femmes et des Hommes

 

 

 

Sur RFI le 10 avril 2010

9h30-10h30

Valérie Nivelon évoque avec Martine Storti, Cathy Berneim et d'autres les premières années du MLF

ECOUTER :

RFI-10avril10-40-ans-mlf-quand-femmes-prennent-parole

 


Le dossier de TV5 MONDE
pour célébrer les 40 ans du MLF
 

Le dossier sur "Les 40 ans du MLF, Féministes d'hier et d'aujourd'hui"est désormais en ligne sur le site de TV5 Monde, page informations

Pour le consulter, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/MLF-40-ans-feminisme-fevrier-2010

Et pour connaitre le programme spécial que TV5 Monde met en place pour célébrer les femmes, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/8mars-journee-internationale-droits-femmes-2010

  



France Culture

Le 19 octobre 2009, de  9 à10h

LA FABRIQUE DE L'HISTOIRE

d'Emmanuel Laurentin

Thème : CULTE DES GRANDS HOMMES

Invitée Cathy Bernheim 

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Pour écouter :

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"Avant les grands hommes, les grandes femmes ! A l'occasion d'une série consacrée au culte des grands hommes, nous ouvrons la semaine en évoquant celles qui ont voulu rendre hommage à une anonyme : la femme du soldat inconnu.
C'était le 26 août 1970, une dizaine de militantes se réunissaient place de l'Etoile. Elle veulaient réaliser une action spectaculaire pour soutenir leurs consoeurs américaines qui avaient déclenché une grève. Ce sera la pose d'une gerbe à celle qui est encore "plus inconnue que son mari".
Cette action brève mais médiatisée lancera le mouvement féministe qui va rapidement se structurer.
Cathy Bernheim qui a déjà raconté cette histoire au début des années 1980 dans "Perturbation, ma sœur" (ed. Seuil) , revient sur l'ambiance de cet événement, quand les militantes féministes voulaient faire entrer les femmes dans l'histoire.

 



LIVRES :
Cliquer ici
• Livres et revues 2009/2010
ou • Livres et revues 2011/2012
Des livres que l'on peut trouver, disponibles ou sur commande, dans toutes les libraires de France et de Navarre.

 

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Nous contacter

re.belles@free.fr 

 

ECOUTER DE LA MUSIQUE

 

 

 

 RETOUR À : la page d'accueil

 

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Si la liberté était le cri de guerre des femmes des années 70, en ce début d'année 2015, elle est aussi le cri de rassemblement de millions de gens, audible au delà des frontières.

 

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Communiqué de presse

Pintemps 2014

solidarité avec

Najat Vallaud Belkacem
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Depuis sa nomination au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud Belkacem subit une volée d’attaques et d’injures sexistes, racistes, misogynes, émanant à la fois de certains membres du personnel politique, de certains medias, de certains sites internet, de certains individus ou groupes s’exprimant sur les réseaux sociaux.
Elle est attaquée et injuriée sous divers angles : pour ce qu’elle pense, pour ce qu’elle a fait en tant que ministre des droits des femmes, pour ce qu’elle est, une jeune femme française d’origine marocaine. Sont ainsi visés ses idées, son action, son parcours, sa personne.
Nous tenons à affirmer notre entière solidarité avec Najat Vallaud Belkacem, conscientes qu’à travers elle, est aussi gravement mis en cause ce que doit être l’égalité républicaine,  c’est-à-dire l’égalité entre les sexes, entre les origines, entre les personnes.

 

Associations signataires :
Féminisme et géopolitique
40 ans de MLF
Forum femmes méditerranée
Chiennes de garde
Collectif féministe contre le viol
Libres MarianneS
Réussir l’égalité femmes-hommes
Ligue du droit international des femmes
Réseau féministe Ruptures
Fit une femme un toit
Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
Coordination du lobby européen des femmes
Le monde à travers un regard
Femmes solidaires
Planning familial
Elles aussi
Association nationale des études féministes
Assemblée des femmes
Elues contre les violences faites aux femmes
Fédération nationale solidarité femmes
Du côté des femmes
Fédération nationale GAMS
Osez le féminisme
Féministes en mouvements

 

contact : http://www.martine-storti.fr/

 

 

 

« Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen », réclament Marie-Noëlle Bas (Chiennes de garde), Magali De Haas (Osez le féminisme), Sabine Salmon (Femmes Solidaires), Annie Sugier (Ligue du droit international des femmes)... après le récent rejet par le Parlement de l'Union d'un rapport sur l'égalité salariale. A quelques semaines des élections des députés de l'UE, elles proposent d'en faire « un enjeu significatif du vote ».

 

Pour la deuxième fois en quelques mois, le Parlement européen a rejeté un texte qui visait à faire avancer l’égalité femmes - hommes en Europe. Les conservateurs, une fois de plus, se sont mobilisés contre l’égalité salariale, la lutte contre les stéréotypes sexistes ou l’accès des femmes aux responsabilités. Comme à leur habitude et prenant modèle sur leurs collègues américains, ils mènent en Europe un combat systématique contre les femmes au détriment de leur liberté et de leur émancipation. Plus étonnant, ils ont pu compter sur des députés s’affirmant progressistes pour s’abstenir et ainsi permettre le rejet du texte.

 

Ce rejet n’est pas un épisode isolé, il s’inscrit dans une série de reculs et de remises en cause des droits des femmes en Europe. Que l’on aborde la question de la contraception et de l’avortement, que l’on parle de permettre aux femmes d’accéder aux responsabilités ou encore de l’égalité des salaires, on se heurte à un mur de conservatisme qui freine n’importe quelle avancée, même minime. Pendant que l’Europe stagne, l’Espagne, la Lituanie ou la Macédoine font reculer le droit à l’avortement, pourtant clé de voute de la liberté des femmes et de l’égalité entre les sexes.

 

Que se passe-t-il dans les têtes de ces parlementaires ? Sont-ils, hommes et femmes, satisfaits des 18% d’écarts de salaire ? Sont-ils contents de constater que les femmes européennes ne sont que 25% dans les parlements nationaux ? Que parmi les 27 gouverneurs des Banques centrales, on ne compte aucune femme et qu’elles représentent par ailleurs 70% des travailleurs pauvres ? Qu’elles assument 2/3 des heures de travail pour ne toucher que 10% des revenus ? Qu’elles soient 62 millions victimes de violences physiques et sexuelles ? Est-ce cette Europe à laquelle nous aspirons et que nous souhaitons laisser aux générations futures ?

 

La responsabilité de la droite dans ces reculs est majeure. Celle des partis progressistes, qui n’ont pas réussi à mobiliser suffisamment ou qui se sont divisés, doit également nous interroger. Les quelques féministes qui se battent depuis longtemps dans ces organisations politiques le savent : l’égalité femmes - hommes, tout le monde est pour… mais ce n’est jamais la priorité ni le bon moment.

 

Quand les dirigeants de l’UE comprendront-ils qu’il ne sera pas possible de construire l’Europe sans les femmes et sans faire de leurs droits un automatisme des politiques publiques ? Tant que la moitié de la population sera victime de discriminations, d’inégalités et de violences, il ne sera pas possible de construire une Europe de justice et une Europe de paix.

 

Il ne s’agit pas uniquement des femmes elles-mêmes ou de leurs droits : c’est une vision de l’Europe que nous voulons porter. Continuera-t-elle à se construire indépendamment des intérêts de celles et ceux qui la constituent ? Continuera-t-elle à être l’objet de quelques individus blancs, aisés, vieillissants et déconnectés de la réalité des peuples qui depuis Bruxelles décident de l’avenir de millions de personnes, créent des normes dans de multiples domaines, mais relèguent aux Etats le droit de régir les libertés des femmes ? 

 

Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen. Les élections européennes seront une occasion à saisir pour porter ce débat sur la scène européenne, d’en faire un enjeu significatif du vote et d’envoyer un signal clair aux institutions européennes : l’Europe ne se fera pas sans les femmes et ne se fera pas sans l’égalité.

 

Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de garde, Marie Cervetti, directrice du FIT, une femme, un toit, Caroline De Haas, militante féministe, Magali De Haas, Osez le féminisme, Monique Dental, réseau féministe Ruptures, Anne-Cécile Mailfert, Osez le féminisme, Françoise Morvan, Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes, Marie-Christine Lecomte, vice-présidente de Libres MarianneS, Françoise Picq, Association nationale des Etudes Féministes, Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires, Martine Storti, présidente de féminisme et géopolitique, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

 

 

 

 

LE BLOC-NOTES  

de Martine Storti 

(sur son site)

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/

 

Genre : osez la liberté !

… Pour en revenir à ces ABCD expérimentés dans quelques écoles françaises, ils auraient dû s’appeler « ABCD de l’égalité et la liberté ». De les avoir mal nommés n’a pas empêché les cris d’orfraie. Pour la suite, il faudra oser mettre la carte sur la table, c’est-à-dire la carte de l’émancipation réelle qu’il faut concevoir comme Pierre Mendès France concevait la  République, « éternellement révolutionnaire à l’encontre des inégalités, de l’oppression et de la misère, de la routine, des préjugés et éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir ».

… lire le début :

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/


http://blogs.mediapart.fr/blog/martinestorti/140214/propos-du-genre-osez-la-liberte

 

 

 

                                                 

 

 

 

 

Amina.

Portrait par Quentin GIRARD

Libération 5 septembre 2013

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/09/05/amina-un-nouveau-dessein_929693

 

Le blog

http://freeamina.blogspot.fr

 

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le 22 février 2014

Pinar Selek


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L'humanité du 22 février 2014
Pinar Selek: Mandat d'arrêt international annulé
Interpol a annulé le mandat d'arrêt par Ankara qui visait la sociologue turque Pinar Selek, condamnée à la prison à vie en Turquie et réfugiée en France. C'est ce qu'a annoncé le député français  Philippe Bies (PS), membre de son comité de soutien.
"La commission de contrôle d'Interpol a annulé le mandat d'arrêt international qui avait été émis par Ankara et supprimé Pinar Selek de ses fichiers", a indiqué le député PS du Bas-Rhin, Philippe Bies, à l'AFP, se référant à une information officielle du ministère de l'Intérieur. "La sociologue retrouve sa liberté de mouvement" au sein des quelque 190 pays membres d'Interpol, à l'exception de la Turquie où elle reste poursuivie, a relevé l'élu. "La suite du combat, c'est son acquittement en Turquie", a ajouté le député.
Pinar Selek a été condamnée en janvier 2013 à la prison à vie par la Cour pénale d'Istanbul, alors qu'elle avait été acquittée à trois reprises auparavant, en 2006, 2008 et 2011. La sociologue, qui réside à Strasbourg, a réagi avec satisfaction à la levée de son mandat d'arrêt. "C'est une bonne nouvelle", a-t-elle dit, jointe par téléphone. Mais "mon seul but est l'acquittement et de rentrer chez moi", a-t-elle ajouté.
Pinar Selek a été condamnée pour "participation à un attentat à l'explosif contre un site touristique d'Istanbul, qui avait fait sept morts en 1998." Incarcérée peu après, elle a été impliquée dans cette affaire pour avoir refusé de donner à la police les noms de rebelles kurdes qu'elle avait rencontrés dans le cadre de ses recherches.
Elle avait été libérée en 2000 à la suite de la publication d'un rapport attribuant l'explosion en question à une fuite de gaz. Elle a quitté la Turquie en 2009, et obtenu en février 2013 l'asile politique en France. 

 www.pinarselek.fr/

solidaritepinarselek.france@gmail.com  

 

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Éditions iXe 5€

http://www.editions-ixe.fr/

 

 

                                                          

ARCHIVES

 JOURNAUX DU MLF         

 

• le torchon brûle n°0 - intégralité.

• le torchon brûle spécial Fête des Mères
• Chroniques du MLF : premiers articles, premiers journaux


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  Histoire du MLF             

 

• Chronologie des années 1970, 1971, 1972.

• 8 mars, du mythe à la réalité.  

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010 - 26 août 1970 ARC DE TRIOMPHE - Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne  

 

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  Presse                              


• Le non-anniversaire d'octobre 2008 + presse 2008/2009  

DIALLO - DSK / OPINIONS DANS LA PRESSE

 

  Livres                               

 

• Livres et revues 2011/2012

• Livres et revues 2010

Rencontre avec deux libraires et une éditrice  

• Françoise Pasquier, éditions Tierce et Deuxtemps-Tierce, 1976-1993  

• Françoise Pasquier, éditrice

 

MernissiMod

 

  Programmes 2010             

  40 ans du MLF                   

 

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010

• LE CONGÈS INTERNATIONAL FÉMINISTE

• LES PROGRAMMES 2010 DÉTAILLÉS

• LE CALENDRIER 2010

• LES PROGRAMMES AUTOUR 


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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 16:59

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Il a souvent été dit que le mouvement de libération des femmes était contre le mariage, alors que certaines sont allées jusqu'à créer dans les années 1970 un « groupe de femmes mariées » qui entendait prendre toute sa place au sein d'un MLF tout juste sorti des limbes.

Dans un témoignage que nous a adressé Jacqueline Feldman*, militante de la première heure (et même d'avant, puisqu'elle participa au groupe « Féminin, masculin, avenir » créé avant mai 68), on peut lire par exemple, cet extrait d'un tract du groupe dit « femmes mariées », datant de 1972 et paru dans Le Torchon Brûle n° 3 :  

 

"Nous refusons de nous considérer comme réformistes ou irrémédiablement aliénées parce que nous sommes dans une situation de compromission, parce que c'est une situation réelle. 

On prend conscience de son oppression de femme à un moment donné de son histoire individuelle… Ce peut être après le mariage (surtout si on a aujourd'hui 30 ou 40 ans !). A ce moment-là, si le mari n'est pas le tyran impitoyable qui nous viole tous les soirs et finit par nous plaquer de toutes façons, faisant de nous l'opprimée type accueillie à bras ouverts au MLF, on peut se trouver dans une situation complexe sur le plan économique et affectif, devant en outre tenir compte des droits de ces autres personnes que sont les enfants, qui ne permet plus de solution pure."

 

Le tract recensait les thèmes abordés par ce groupe : « cohabitation, vie en communauté, sexualité, fidélité, travail à l'extérieur, travail ménager (et seuil de tolérance de la saleté !), rupture, divorce, problèmes posés par les enfants, rapports avec notre propre mère… »

 

Ce groupe femmes mariées reprenait une pratique développée à la suite des groupes de prise de conscience initiés par les féministes américaines. Il répondait aussi à un besoin, explique Jacqueline :

« Et voilà que je rencontrais des femmes qui me faisaient avancer : nous nous réunissions et nos réunions n'avaient pas le même caractère que celui des réunions mixtes. Ce n'était pas seulement des discussions logiques, abstraites, détachées. C'était toute notre vie qui s'étalait là, notre affectif, nos problèmes. »

 

C'était pourtant l'époque où les frontières commençaient à se tracer entre les groupes qui se réunissaient sous la bannière du mouvement de libération des femmes, et dont la situation, les centres d'intérêt, les modes d'action étaient parfois divergents. On n'aurait pas imaginé (à tort), à ce moment-là, que le groupe sur le mariage pouvait intéresser les lesbiennes. Et pourtant, raconte J. Feldman :

« J'ai rencontré là, un jour, une jeune et douce femme, qui me raconta qu'on lui avait retiré son enfant parce qu'elle était lesbienne. Elle en gardait une profonde blessure : elle n'avait rien pu faire. Tout cela faisait ressortir combien les lesbiennes avaient été opprimées, et quel soulagement pour elles d'avoir enfin un lieu, une portion de société, où elles pouvaient se montrer le front haut, et non en paria censées être des débauchées, vouées à la honte. Mieux, elles étaient devenues les phares du mouvement. Aux yeux de beaucoup, il apparaissait désormais nécessaire que l'on devienne lesbienne si l'on était féministe ».

 

On voit naître là une antienne qui sera reprise inlassablement par les médias, identifiant féministes et lesbiennes. Tandis qu'en réaction se développait le « lesbianisme politique » succédant à la création du groupe des Gouines rouges. Une autre époque du MLF commençait, celle des divisions.

Aux États-Unis, le Women's Liberation Movement qui nous avait en partie servi de modèle, avait traversé les mêmes tensions. Un de ses groupes, les Restockings [www.redstockings.org], publiait un recueil de textes, Feminist Revolution (1975, repris en 1979 chez Random House). Il précisait :

 

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« Ce recueil est dédié :

- à Simone de Beauvoir, la femme qui a révélé la domination masculine en France et nous rendues féministes…

- aux femmes et hommes du mouvement de libération des Noirs aux U.S.A. qui nous ont enseigné directement le pouvoir et la beauté des masses populaires, et nous ont ainsi raconté la vérité sur les femmes…     

- à tous les opprimés de la terre qui voient leur dynamisme et leur force dérobés par l'exploitation d'autrui et qui ont des ailes quand ils brisent leur chaînes. »

 

Le recueil tentait de faire le point sur l'évolution des thèmes débattus dans le mouvement, parmi lesquels le mariage.


La question du mariage

par Pat Mainardi1

« (…) Pour comprendre les conséquences des préjugés contre le mariage et la situation d'épouse dans le mouvement, il nous faut d'abord examiner leurs antécédents au sein de notre culture dominée par le masculin. Les hommes ont toujours fait preuve de malhonnêteté vis à vis du mariage, en se déclarant « piégés » ou «attrapés » et en clamant que le mariage signifiait la fin de leur liberté, un fil à la patte. (…) [ils] n'ont cessé d'affirmer que le mariage ne signifie rien pour un homme, qu'il y est contraint, et que si le mariage dure, c'est par le seul effet de sa bienveillance ou de son idiotie. En refusant de prendre en compte la part de l'épouse (salaire, ménage, soutien émotionnel et sexuel, gestation, éducation des enfants), il explique qu'elle a de la chance de l'avoir, lui, et garde ainsi la haute main sur leur mariage. (…)

 

Dans les années 50, la contreculture des beatniks a engendré un nouveau style d'oppression des femmes. Le refus de se marier et le fait d'abandonner femme et enfants ont été érigés en mode de vie au point de devenir un mouvement de masse parmi les hommes. Mais la libération sexuelle s'est révélée problématique pour les femmes : alors qu'autrefois, une femme qui exprimait un désir sexuel était traitée de putain, elle se retrouvait maintenant qualifiée de frigide ou coincée quand elle ne voulait pas coucher avec le premier venu. Les beatniks des années 50 sont devenus les hippies et les militants des années 60, et à mesure que la contreculture se développait, la critique du mariage s'est développée. On connaît l'importance de la domination masculine dans toutes ces contrecultures. Je me contenterai de signaler que là où les beatniks considéraient le mariage comme une entrave, les hippies le trouvaient rétrograde et les militants affirmaient qu'il était contre-révolutionnaire parce qu'il introduisait la propriété privée dans les relations interpersonnelles. (…)

 

En 1968, pendant les sessions de prise de conscience qui ont eu lieu au cours de la semaine des New York Radical Women, des débats plutôt chauds ont eu lieu sur l'opposition entre le mariage et la liberté sexuelle. En entendant les femmes témoigner des différents arrangements qu'elles avaient expérimentés, il devint évident que le mode de vie alternatif révolutionnaire de la contreculture dans son ensemble était un gigantesque recul pour les femmes, même quand certaines y avaient vu une amélioration du « mariage traditionnel » et en avaient conçu quelque espoir. (…) On entendit décrire les communautés comme des endroits où les femmes, non seulement assuraient les tâches qui leur étaient habituellement attribuées, style repas et ménage, mais en plus vivaient sous la pression constante de devoir se rendre sexuellement accessibles à tous. Et cela sans recours à la contraception, considérée comme « non naturelle ». Comme le raconta l'une d'entre elles, « toutes les femmes étaient tout le temps enceintes ». Et quand les couches sales et les cris des enfants commençaient à « déprimer » les hommes, ils « se barraient » vers une nouvelle communauté plus libre, en laissant les femmes se débrouiller avec les services sociaux et élever leurs enfants comme elles le pouvaient. En réalité, le credo selon lequel les enfants n'étaient la propriété privée de personne signifiait que les hommes ne se sentaient pas obligés de les entretenir ou de les chérir, ni même de rester dans le coin.

 

(…) Les groupes de prise de conscience sur les « mariages libres » ont révélé que dans la plupart des cas, c'était le mari qui en premier initiait une relation extraconjugale. Après quoi, pour soulager sa conscience, il parvenait à convaincre sa femme de prendre un amant. (…) Ces multiples arrangement de la « liberté sexuelle » prennent beaucoup de temps, aux hommes comme aux femmes, mais sans doute plus aux femmes. On peut en faire une carrière, à l'exclusion de toute autre carrière que l'on pourrait vouloir mener. (…)

 

À partir du moment où nous avons commencé à nous raconter mutuellement et avec honnêteté nos expériences, ce que nous voulions et ce que nous avions mis au point, nous avons commencé à voir ce qu'il y avait de bon et ce qu'il y avait de mauvais dans nos relations avec nos maris et nos amants, ce qu'il allait falloir changer et ce que nous voulions préserver. Si ces témoignages et cette honnêteté étaient restés la règle, l'histoire du mouvement des femmes aurait été en grande partie différente. »

 

Aujourd'hui, les temps ont changé, le mariage hétérosexuel a évolué : contraception et avortement libres, partage de l'autorité parentale, travail des femmes (même si encore nettement entravé) ont changé la donne. Il n'y a pas si longtemps en France, le vote du PACS a suscité de nombreux débats d'arrière garde plutôt rétros par rapport à l'évolution des pratiques. On attend avec intérêt ceux qui vont avoir lieu autour des propositions d'élargissement du mariage aux personnes de même sexe.

 

1Pat Meinardi, membre des Redstockings, est l'auteur de « La politique du travail ménager », texte traduit par Christiane Rochefort et paru dans le Torchon Brûle n° 0, et repris dans les textes premiers, pp 102-109. La traduction à main levée des extraits de ce texte-ci est due à Cathy Bernheim.

 

* Jacqueline Feldman a fait des études de mathématiques, et passé une thèse de physique théorique au CNRS.  Après avoir participé au mouvement de Mai 68, elle s’engage dans le mouvement de libération des femmes. Passée dans la section sociologie du CNRS, elle s’est intéressée aux femmes, aux mathématiques appliquées aux sciences humaines et aux nouveaux problèmes éthiques et épistémologiques posés par les sciences humaines. Elle notamment publié aux éditions Tierce La sexualité du Petit Larousse ou le jeu du dictionnaire (Paris, Editions Tierce, 1980, 175 p.) et Voyage mal poli à travers les savoirs et la science (Paris, Editions Tierce, 1980, 85 p.)


 

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AVANT-PROJET DE LOI

visant à ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe


EXPOSE DES MOTIFS


Institution pluriséculaire où se reflètent traditions et pratiques religieuses, le mariage est traditionnellement défini comme étant un acte juridique solennel par lequel l’homme et la femme établissent une union dont la loi civile règle les conditions, les effets et la dissolution.

 

Prérogative exclusive de l’église durant l’Ancien régime, le mariage civil, révocable et enregistré en mairie a été institué par la loi du 20 septembre 1792.

 

Ce mariage laïc, qui pour l’essentiel transpose les règles du droit canon, n’a toutefois pas été défini par le code civil, qui traite des actes du mariage, puis dans un titre distinct des conditions, effets et de la dissolution du mariage. Nulle part n’a été expressément affirmé que le mariage suppose l’union d’un homme et d’une femme. Cette condition découle toutefois d’autres dispositions du code civil.

 

De fait, jusqu’à une époque récente, l’évidence était telle que ni les rédacteurs du Code, ni leurs successeurs, n’éprouvèrent le besoin de le dire expressément. La différence de sexe n’en était pas moins une condition fondamentale du mariage en droit français, de sorte que son non respect constituait une cause de nullité absolue du mariage (art 184).

 

L’idée de l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe a constamment progressé depuis le vote de la loi du 15 novembre 1999 sur le PACS, une majorité de français y étant aujourd’hui favorable. Il est vrai que si le PACS a permis de répondre à une aspiration réelle de la société et que son régime a été significativement renforcé et rapproché du mariage, des différences subsistent, et cet instrument juridique ne répond ni à la demande des couples de même sexe qui souhaitent d’une part pouvoir se marier ni à leur demande d’accès à l’adoption.

 

Une nouvelle étape paraît doit donc être franchie.


Tel est l’objet du présent projet de loi qui ouvre le droit au mariage aux personnes de même sexe et par voie de conséquence l’accès à la parenté à ces couples, via le mécanisme de l’adoption qui lui est intimement lié. Ce sont donc à titre principal les dispositions du code civil relatives au mariage et à l’adoption qui sont modifiées ainsi que celles relatives au nom de famille, qui nécessitent des adaptations. Enfin des dispositions de coordination sont nécessaires principalement dans le code civil mais aussi dans nombre d’autres codes.

Au premier paragraphe de l’article 1er, l’article 143 du code civil introduit une définition du mariage, qui pose symboliquement la possibilité du mariage entre personnes de même sexe. (1°)

 

La deuxième disposition de ce paragraphe réécrit l’article du code civil fixant les dispositions relatives à l’exigence d’un âge minimum, l’article 144 actuel posant cette condition pour l’homme et la femme (2°).

 

Les 3°, 4° et 5° élargissent le champ des liens d’alliances prohibés au nom de l’inceste, ces derniers devant s’appliquer également entre personnes de même sexe (articles 162 à 164 du code civil) .

 

Le second paragraphe crée un chapitre IV bis, intitulé « des règles de conflit de lois » afin de permettre, sur le territoire national, la célébration du mariage d’un français avec une personne de nationalité étrangère ou de deux personnes de nationalité étrangère dont la loi personnelle prohibe le mariage homosexuel. En effet, sans disposition spécifique, les règles applicables seraient celles dégagées par la jurisprudence en matière de droit international privé, aux termes desquelles les conditions de fond du mariage sont déterminées par la loi personnelle de chacun des époux.

 

La nouvelle règle prévoit donc la possibilité pour deux personnes de même sexe de se marier lorsque, pour l’une d’elle, la loi personnelle ou la loi de l’Etat de sa résidence le permet. Le mariage des personnes de même sexe leur ouvrant la voie de l’adoption, que ce soit l’adoption conjointe d’un enfant, par les deux époux, ou l’adoption de l’enfant du conjoint, il est nécessaire de prendre des dispositions nouvelles concernant le nom de famille. En effet, le dispositif actuel ne peut plus, dans ces situations nouvelles, trouver sa pleine application.

 

Tel est l’objet du titre II du projet de loi.

 

La loi n°2002-304 du 4 mars 2002 relative au nom de famille modifiée par la loi n°2003-516 du 18 juin 2003 a changé en profondeur le dispositif existant en matière de dévolution du nom. Elle a permis aux parents de choisir par déclaration conjointe le nom dévolu à leur enfant notamment pour lui conférer leurs deux noms accolés dans l'ordre choisi par eux. A défaut de choix, le droit positif prévoit que l’enfant portera le nom du père.

 

Toutefois, ces dispositions ne s’appliquent qu’aux enfants nés à compter du 1er janvier 2005, date d’entrée en vigueur de la loi de 2002. Pour les enfants adoptés nés avant cette date, les dispositions anciennes (attribution du nom du mari) demeurent applicables. Il est donc prévu aux articles 2 et 3 du projet de loi de modifier les dispositions du code civil relatives au nom de famille et à l'adoption, quelle soit prononcée en la forme plénière ou simple. Ces nouvelles dispositions instaurent une autonomie des règles applicables dans le cas de l’adoption, afin d’éviter l'usage inadapté des anciennes dispositions sexuées sur le nom de l'adopté.

 

L'article 2 dans ses I et II tire les conséquences de la modification de l'article 357 du code civil fixant les règles régissant le nom de l'adopté en la forme plénière en modifiant les articles 311-21 et 311-23 alinéa 2 du code civil afin de préserver le principe de l'unité du nom de la fratrie, quel que soit le mode d'établissement de la filiation.

 

L'article 2 III réécrit les dispositions de l'article 357 du code civil relatif au nom l'adopté dans le cadre de l'adoption plénière afin de prévoir un mécanisme analogue au dispositif prévu en matière de détermination du nom de l'enfant lors de la déclaration de naissance ou de l'établissement de la filiation à l'égard d'un ou de ses deux parents, en l’adaptant à l'établissement d'un lien de filiation adoptive à l'égard de deux parents de même sexe.

 

Le principe selon lequel l'enfant adopté en la forme plénière prend le nom de l'adoptant est maintenu. De même, en cas d'adoption conjointe par deux époux ou de l'adoption de l'enfant du conjoint, les adoptants ou l'adoptant et son conjoint pourront choisir, par déclaration conjointe de conférer à l'adopté soit le nom de l'un ou de l'autre, soit leurs deux noms accolés dans l'ordre choisi par eux dans la limite d'un nom de famille pour chacun d'eux. Cette faculté de choix ne peut être faite qu'une seule fois. En revanche, en l'absence de choix de nom, l'adopté portera le double nom de famille constitué du nom de chacun des adoptants ou de l'adoptant et de son conjoint accolé selon l'ordre alphabétique dans la limite du premier nom de famille de chacun d'eux.

 

Le principe d'unité du nom de la fratrie issu de la loi du 4 mars 2002 est également préservé puisque le nom précédemment choisi ou dévolu aux autres enfants communs du couple s'impose à l'enfant adopté en la forme plénière.

 

Les dispositions de l'article 357 permettaient dans le cas de l'adoption par une personne seule mariée que l'adopté puisse porter le nom du conjoint de l'adoptant alors qu'aucun lien de filiation n'était établi à son égard. Ces dispositions désuètes sont supprimées par le présent projet.

 

Enfin, la faculté pour le tribunal, à la demande du ou des adoptants de modifier les prénoms de l'adopté est conservé.

 

L'article 2 IV étend ce dispositif à la reconnaissance en France des adoptions étrangères assimilable à une adoption plénière de droit français prévue à l'article 357-1 du code civil.

 

L'article 3 concerne les dispositions applicables pour la détermination du nom de l'adopté en la forme simple.

 

L'article 3 I prévoit la coordination de l'article 361 du code civil qui procédait par renvoi à certaines dispositions de l'article 357 que le présent projet à remanier.

 

L'article 3 II, dans le même esprit que l'article 2, adapte les dispositions de l'article 363 du code civil relatives au nom de l'adopté en la forme simple telles qu'elles résultent de la loi du 4 mars 2002 précitée aux cas de l'adoption par deux personnes de même sexe.

 

Le principe de l'adjonction de nom de l'adoptant au nom d'origine de l'adopté simple est maintenu, sous réserve du recueil du consentement de l'adopté majeur prévu à l'alinéa 2 de l'article 61-3 du même code, applicable en matière d'adoption simple aux termes de l'arrêt n°12135 de la Cour de cassation du 8 juillet 2010 rendu en formation de question prioritaire de constitutionnalité.


La première chambre de la Cour de cassation ayant, dans un arrêt 6 octobre 2010, rappelé que les dispositions de l'article 363 du code civil ne précisaient pas l'ordre des noms adjoints, le projet tire les conséquences de cette décision et prévoit que l'adoptant avec le consentement de l'adopté de plus de 13 ans doivent choisir, outre les vocables adjoints pour constituer le nom de l'adopté, leur ordre. Enfin, à défaut de choix, ou en cas de désaccord, ces nouvelles dispositions prévoient que le nom conféré à l'adopté simple sera constitué par l'adjonction en seconde position du premier nom de l'adoptant au premier nom de l'adopté.

 

S'agissant de l'adoption simple par deux adoptants mariés, le projet prévoit que les adoptants choisissent lequel de leur nom sera adjoint au nom de l'adopté dans la limite d'un nom. Lorsque l'adopté porte un double nom, le texte ajoute qu'outre le choix du nom que l'adopté conservera, l'adoptant, avec le consentement de l'adopté de plus de 13 ans, doit également déterminer l'ordre de cette adjonction de noms constituant le nom composé de l'adopté.

 

La faculté pour l'adoptant de solliciter du tribunal la substitution du nom de l'adoptant au nom de l'adopté est maintenue, tout comme la possibilité pour l'adopté, dans l'hypothèse de l'adoption simple de l'enfant du conjoint, de conserver son nom d'origine. Dès lors, l'adoption par le beau-parent permettra à l'adopté simple mineur de 15 ans de ne pas voir son nom modifié du fait de son adoption et ainsi, le cas échéant, de porter le même nom que les autres enfants communs du couple. Enfin, ce projet reprend les dispositions prévues en cas d'adoption par deux époux en les adaptant aux couples mariés de même sexe. Ainsi le nom de famille substitué à celui de l'adopté peut, au choix des adoptants, être soit celui de l'un ou de l'autre ou soit les noms accolés des époux dans l'ordre choisi par eux et dans la limite d'un seul nom pour chacun d'eux. Les principes selon lesquels la demande de substitution, d'une part, peut être formée postérieurement à l'adoption, et, d'autre part, requiert le consentement de l'adopté est âgé de plus de treize ans sont également maintenus.

 

Au titre III, le projet de loi prévoit de nombreuses dispositions de coordination concernant le code civil, puis le titre IV insère d’une part la règle d’application ultramarine, ces nouvelles dispositions ayant vocation à s’appliquer sur l’ensemble du territoire de la République, et d’autre part des dispositions transitoires.

 

En effet, la validité du mariage s’appréciant au jour de sa célébration, à défaut de disposition spécifique, le mariage d’un français célébré à l’étranger avant l’entrée en vigueur de la présente loi ne pourrait produire d’effet en France. Il est donc prévu que ce mariage sera reconnu et pourra faire l’objet d’une transcription, sous réserve toutefois des règles générales relatives applicables aux mariages célébrés à l’étranger et du respect des dispositions impératives en droit interne, tels le consentement des époux ou encore leur présence lors de la célébration du mariage.

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dont l'Association Carole Roussopoulos est partenaire et qui s'intéressera cette année aux

« Politiques de la vidéo : revendication d'autonomie et inscription institutionnelle ».    

Le séminaire aura lieu un lundi par mois, entre 17h30 et 20h, à la BnF, site Richelieu, en salle des commissions (5 rue Vivienne, 75002 Paris – Rez-de-chaussée – Métro : Bourse, Pyramides ou Palais-Royal).

 

 

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Figaro, ici, Figaro, là, Figaro en haut, et Figaro en bas !

 

Ce n’est pas le fameux air du Barbier de Séville,  mais la présentation tout aussi virile de la saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris, que 10 activistes de la Barbe ont brièvement interrompue aujourd’hui.
Pour ne prendre que les opéras, sur 19 oeuvres programmées, 19 compositeurs, 19 virils librettistes, 19 metteurs en scène, et, 18 chefs d'orchestre masculins sur 19.
Depuis là scène où elles avaient rejoint Mr Christophe Ghristi directeur de la dramaturgie et la directrice du Ballet sortante Mme  Brigitte Lefevre (bientôt remplacée par Mr Benjamin Millepied), les barbues se sont félicitées de la bonne tenue virile du programme:
« Comme Rodolphe sut sacrifier Mimi à son art, de même vous savez faire place nette et ne laisser que le mâle talent s’exprimer et s’épanouir lorsqu’il s’agit de diriger.  A la baguette comme à la tête de votre noble établissement. "Riez" donc Messieurs – à l’instar de  la Marguerite de Faust - "de vous voir si beaux en ce miroir" que vous tend La Barbe".
 "à part Werther, les femmes sont pourtant à l 'honneur dans le répertoire" a bravement tenté Mr Ghristi alors que les barbues regagnaient les coulisses guidées par le service d'ordre.

Quelques chiffres :
 
Saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris
    •    Opéras (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 19 hommes librettistes / 19 hommes metteurs en scène / 18 hommes chefs d'orchestre
    •    Ballets (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 15 hommes chorégraphes
    •    Concerts symphoniques (sur 8) : 8 hommes compositeurs / 8 chefs d’orchestre
 
Chiffres Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, 2012 :
    •    96% des opéras sont dirigés par des hommes
    •    70% des centres chorégraphiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    85% des centres dramatiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    95% des concerts sont dirigés par des hommes 

 

www.labarbelabarbe.org

 

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fb : groupe d’action féministe la barbe
tw : @labarbelabarbe

 

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DR-Simone de Beauvoir et Alice Schwarzer

 

 

OPINIONS                         

L'écho des actes

Dans le feu de l’action, il arrive que les actes dépassent la pensée. Évaluer la portée des événements et des actions entreprises pour leur répondre, prendre son temps, préciser son opinion. : autant de moyens de sortir de l’urgence de l’actualité pour s’éclaircir les idées.

+ ici > • Ne pas aller place des Vosges !  

 

INTERNATIONAL              

Yabiladies le magazine des maghrébines

  ici > http://www.yabiladies.com/articles/details/9448/femmes-arabes-annees-lumieres-liberte.html

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Réminiscence de notre propre histoire, les révolutions arabes ?

Geneviève Fraisse nous livre son analyse :

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Désormais tous les vendredi à 9h

Les femmes, toute une histoire-F-Inter-dim16h-17h

 Présentée par Stéphanie Duncan

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En marge du 6 octobre 1979

Le mouvement féministe d’après 68 en France est une histoire atypique et houleuse qui a laissé des traces… Pour moi, encore aujourd’hui, écrire en majuscules “MLF“ est une épreuve, une émotion et une interrogation. 

Pour comprendre, il faut revenir à la journée du 6 octobre 1979. Une Marche des Femmes est prévue pour que la loi Veil de 75, légalisant provisoirement l’avortement, soit confirmée lors de sa révision, prévue à la session parlementaire de l’automne 79. 

Boulevard Raspail (?), à l’heure dite, la foule des femmes est impressionnante et quand la manifestation a démarré nous sommes 40 à 50.000. Nous n’avions jamais vu ça. Je savais que des collègues à moi, instits. en Seine-Saint-Denis, avaient prévu de venir… Mais là, ces milliers de femmes de tous horizons, c’était le bonheur d’un aboutissement : “toutes les femmes“, sans drapeaux ni signes distinctifs. Elles sont dans la rue pour leur Liberté.

Mais voilà que des galopades bizarres se font sur les côtés. Un petit groupe habillé en vert et blanc. Certaines portent d’immenses lettres M, L, F, vertes aussi, d’autres distribuent des tracts, elles tentent de prendre la tête de la manifestation sans y parvenir, ouf ! C’est Psyképo pour les initiées ; le groupe psychanalyse et politique, librairie des femmes, éditions des femmes, Antoinette et ses groupies, on a l’habitude… Si ce n’est que… 

...Quelques jours plus tard nous apprenons que “Mouvement de Libération des Femmes – MLF“ a été déposé comme marque commerciale à l’Institut National de la Propriété Industrielle. 

Les tentatives d’Antoinette Fouque pour s’approprier le mouvement des "femmes" et du même coup de "les" déposséder de ce qu'"elles" viennent de conquérir ont commencé bien avant l’automne 1979 et continuent encore aujourd’hui. La dernière offensive était en octobre dernier. Pour en connaître les détails, les méthodes et les déjouer, vous pouvez lire les articles parus dans la presse nationale du mois d’octobre 2008.