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  • : Re-Belles. 40 ans du mouvement de libération des femmes , MLF Appellation d'Origine Incontrôlée. Objectif : FÉMINISTES TANT QU'IL FAUDRA !
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livres, expos, dépêches...

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9h30 - 10h00 Introductions
Richard Conte, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’institut ACTE
(Arts-Créations-Théories-Esthétiques) UMR. Sorbonne / CNRS
Hélène Périvier, économiste, OFCE, coresponsable de PRESAGE, Programme de Recherche et d’Enseignement des
SAvoirs sur le GEnre
Françoise Gaill, directrice de recherche émérite au CNRS, ancienne directrice de l’Institut Ecologie et Environnement (INEE), conseillère scientifique à l’INEE
10h00 - 11h00 Dialogue
Jacques Rancière, professeur émérite à l’université Paris 8, département de Philosophie
Geneviève Fraisse, directrice de recherche émérite au CNRS (Philosophie), comité scientifique de PRESAGE
11h15 - 11h45 Excluding politics : For a history of muses and ruses
Penelope Deutscher, professeure au département de Philosophie, Northwestern University, Evanston, IL
11h45 - 12h15 Une histoire émancipatrice
Florence Rochefort, historienne, CNRS (GSRL), présidente de l’Institut Emilie du Châtelet (IEC)
12h15-12h45 Réponse de Geneviève Fraisse
12h45 - 14h15 Déjeuner
14h15 - 14h25 Ménage et remue-ménage dans les concepts
Margaret Maruani, directrice de recherche au CNRS, CERLIS/université Paris Descartes, directrice du Mage et de
Travail, genre et sociétés.
14h25 - 14h55 Les contretemps de la création
Stefania Ferrando, doctorante en Etudes politiques (EHESS/institut Marcel Mauss – LIER)
14h55 - 15h25 Identité, égalité et émancipation
Patrick Savidan, professeur des universités à l’université de Poitiers
15h30 – 15h55 Intermède musique
Artiste invitée: Joëlle Léandre
16h - 17h15 Table ronde l’émancipation créatrice
Présidée par Hélène Périvier
Laure Adler, écrivaine et productrice à Radio France
ORLAN, artiste
Sabine Prokhoris, psychanalyste et philosophe
17h15 - 17h45
Geneviève Fraisse
Intermède musique
Artiste invitée : Joëlle Léandre
Remerciements et pot de clôture

 

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FRANÇOISE HUGUIER

AU DOIGT ET À L'ŒIL

Autoportrait d'une photographe

Sabine Wespieser éditeur


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Mes princesses charmantes à moi sont des petites sorcières qui jetaient leurs poupées au feu dans la cour d'une école de religieuses, et incitaient leurs amies à en faire autant. Sans le savoir, elles rejouaient l'histoire de leurs lointaines ancêtres, les sorcières brûlées jadis par une tradition de part et d'autre du mur d'incompréhension que les religions dressent entre les gens de bonne volonté. Vous remarquerez que je n'emploie pas la formule (con)sacrée : « hommes de bonne volonté »… Car les hommes, parfois, semblent faire preuve d'une singulière mauvaise volonté quand il s'agit de se défaire de leurs habitudes, prérogatives et autres grigris destinés à masquer leur impuissance fondamentale.
Or, tout le monde le sait, seuls ceux qui se croient puissants craignent vraiment l'impuissance. Les autres s'en accommodent ou la contournent.


Ainsi, une petite sorcière de mes amies découvrit très vite la loi du plus fort, ayant crapahuté comme enfant otage dans la jungle vietnamienne (« J'avais huit ans », Actes Sud, 2005). Elle s'en accommoda le temps qu'il fallait et en garda singulièrement une curiosité extrême pour l'humanité dans son ensemble, et particulièrement celle qui vit sous d'autres latitudes que la nôtre.


Armée de sa seule générosité et de son œil curieux, on la vit donc arpenter presque tous les continents, du Japon au Mali et du Détroit de Behring (« En route pour Behring », Maeght, 1993) à St-Pétersbourg (« Kommounalki », Actes Sud, 2008), « Sur les traces de l'Afrique fantôme » (Maeght, 1990) ou dans les coulisses des femmes « Sublimes » (Actes Sud, 1999) de la mode. Car parfois, elle s'arrêtait à Paris* entre deux voyages et trouvait le moyen d'y découvrir des lieux, des histoires, des corps, des visages, le plus souvent de femmes, qu'en général on ne regarde pas de cette manière : avec tendresse et acuité.


Elle raconte ses reportages et bien d'autres choses dans son premier « autoportrait d'une photographe », paru récemment chez Sabine Wespieser. Son livre se lit comme un récit d'aventure, d'aventures au pluriel, dans une prose qui ne perd pas son temps à faire des circonvolutions, qui va droit au but, au plus près de son expérience et de ses rencontres.


C'est un beau livre d'une belle personne : mon amie la petite sorcière mais grande photographe.

 

Cathy Bernheim.


* Un exposition monographique

des œuvres

de Françoise Huguier

aura d'ailleurs lieu à Paris,

à la Maison Européenne de la photographie,

du 4 juin au 31 août 2014.

 

 

 

•  

 

 

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CENTRE AUDIOVISUEL

SIMONE DE BEAUVOIR

Projections

au Nouveau Latina :

20 rue du Temple, 75004 Paris, M°Hôtel de Ville 

Le programme :

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/agenda.html  

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/

   

 

ÉMISSION              

FEMMES LIBRES  

sur Radio Libertaire   

Les mercredis

18h30/20h30

Vous pouvez écouter et ou télécharger l'émission pendant 1 semaine sur: 

http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php

et téléphoner pendant l’émission au 01 43 71 89 40

 

LIBRAIRIE           

VIOLETTE&CO   

102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny 

Livres

- Rencontres

- Atelier d’écriture 

- Expositions  

http://www.violetteandco.com/librairie/ 


 

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 ÉDITIONS  iXe        

un nouveau titre aux Éditions iXe

http://www.editions-ixe.fr/    

 

 

 

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© Catherine Deudon 

 

 

 

 

 

 

 

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Eva Besnyö, 1910-2003 :

"Quand je me déplace avec mon appareil photo, je vois les choses.

Avec un sac à provisions, je passe à côté de tout."

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Eva Besnyö, sans titre, 1976 (Action menée par les Dolle Mina, “Terug naar de Breinaald” / “Retour à l’aiguille à tricoter »)

 

 

LIRE L'ARTICLE DE CATHERINE GONNARD http://lemagazine.jeudepaume.org/2012/07/catherine-gonnard-eva-besnyo-une-femme-de-son-siecle/


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Eva Besnyö, Autoportrait, Budapest, 1929 © Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam

 

 

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Brouiller les cartes. Masculin ? Féminin ? Mais ça dépend des cas. Neutre est le seul genre qui me convienne toujours.


  

Après le passage des footballeuses lesbiennes sud africaines en France le reportage vidéo de TV5 Monde

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Terriennes/Videos/Reportages/p-22210-Lesbiennes-et-footballeuses-en-Afrique-du-Sud-elles-temoignent.htm

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Encore Elles !

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Le DVD

Durée 52 min
Co-production France Télévision
Format PAL
Type Multi Zone DVD 5 Pal DVD-R
Disponible en Français
Prix : 15.00 €

Pour l'acheter et voir la bande annonce :

http://www.lahuit.com/article/fra/encore-elles

Ou 

 http://www.violetteandco.com/librairie/

 

 

26 août 2010

Place du Droit des Femmes et des Hommes…

Au Trocadéro

 

Merci Nelly pour tous ce travail photographique !

 

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26 août 1970/ 26 août 2010

 

Pour lire la suite : 

Place des Droits des Femmes et des Hommes

 

 

 

Sur RFI le 10 avril 2010

9h30-10h30

Valérie Nivelon évoque avec Martine Storti, Cathy Berneim et d'autres les premières années du MLF

ECOUTER :

RFI-10avril10-40-ans-mlf-quand-femmes-prennent-parole

 


Le dossier de TV5 MONDE
pour célébrer les 40 ans du MLF
 

Le dossier sur "Les 40 ans du MLF, Féministes d'hier et d'aujourd'hui"est désormais en ligne sur le site de TV5 Monde, page informations

Pour le consulter, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/MLF-40-ans-feminisme-fevrier-2010

Et pour connaitre le programme spécial que TV5 Monde met en place pour célébrer les femmes, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/8mars-journee-internationale-droits-femmes-2010

  



France Culture

Le 19 octobre 2009, de  9 à10h

LA FABRIQUE DE L'HISTOIRE

d'Emmanuel Laurentin

Thème : CULTE DES GRANDS HOMMES

Invitée Cathy Bernheim 

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Pour écouter :

FCultureFabdelHistoire19-10-9

 

"Avant les grands hommes, les grandes femmes ! A l'occasion d'une série consacrée au culte des grands hommes, nous ouvrons la semaine en évoquant celles qui ont voulu rendre hommage à une anonyme : la femme du soldat inconnu.
C'était le 26 août 1970, une dizaine de militantes se réunissaient place de l'Etoile. Elle veulaient réaliser une action spectaculaire pour soutenir leurs consoeurs américaines qui avaient déclenché une grève. Ce sera la pose d'une gerbe à celle qui est encore "plus inconnue que son mari".
Cette action brève mais médiatisée lancera le mouvement féministe qui va rapidement se structurer.
Cathy Bernheim qui a déjà raconté cette histoire au début des années 1980 dans "Perturbation, ma sœur" (ed. Seuil) , revient sur l'ambiance de cet événement, quand les militantes féministes voulaient faire entrer les femmes dans l'histoire.

 



LIVRES :
Cliquer ici
• Livres et revues 2009/2010
ou • Livres et revues 2011/2012
Des livres que l'on peut trouver, disponibles ou sur commande, dans toutes les libraires de France et de Navarre.

 

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Nous contacter

re.belles@free.fr 

 

ECOUTER DE LA MUSIQUE

 

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Si la liberté était le cri de guerre des femmes des années 70, en ce début d'année 2015, elle est aussi le cri de rassemblement de millions de gens, audible au delà des frontières.

 

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Communiqué de presse

Pintemps 2014

solidarité avec

Najat Vallaud Belkacem
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Depuis sa nomination au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud Belkacem subit une volée d’attaques et d’injures sexistes, racistes, misogynes, émanant à la fois de certains membres du personnel politique, de certains medias, de certains sites internet, de certains individus ou groupes s’exprimant sur les réseaux sociaux.
Elle est attaquée et injuriée sous divers angles : pour ce qu’elle pense, pour ce qu’elle a fait en tant que ministre des droits des femmes, pour ce qu’elle est, une jeune femme française d’origine marocaine. Sont ainsi visés ses idées, son action, son parcours, sa personne.
Nous tenons à affirmer notre entière solidarité avec Najat Vallaud Belkacem, conscientes qu’à travers elle, est aussi gravement mis en cause ce que doit être l’égalité républicaine,  c’est-à-dire l’égalité entre les sexes, entre les origines, entre les personnes.

 

Associations signataires :
Féminisme et géopolitique
40 ans de MLF
Forum femmes méditerranée
Chiennes de garde
Collectif féministe contre le viol
Libres MarianneS
Réussir l’égalité femmes-hommes
Ligue du droit international des femmes
Réseau féministe Ruptures
Fit une femme un toit
Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
Coordination du lobby européen des femmes
Le monde à travers un regard
Femmes solidaires
Planning familial
Elles aussi
Association nationale des études féministes
Assemblée des femmes
Elues contre les violences faites aux femmes
Fédération nationale solidarité femmes
Du côté des femmes
Fédération nationale GAMS
Osez le féminisme
Féministes en mouvements

 

contact : http://www.martine-storti.fr/

 

 

 

« Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen », réclament Marie-Noëlle Bas (Chiennes de garde), Magali De Haas (Osez le féminisme), Sabine Salmon (Femmes Solidaires), Annie Sugier (Ligue du droit international des femmes)... après le récent rejet par le Parlement de l'Union d'un rapport sur l'égalité salariale. A quelques semaines des élections des députés de l'UE, elles proposent d'en faire « un enjeu significatif du vote ».

 

Pour la deuxième fois en quelques mois, le Parlement européen a rejeté un texte qui visait à faire avancer l’égalité femmes - hommes en Europe. Les conservateurs, une fois de plus, se sont mobilisés contre l’égalité salariale, la lutte contre les stéréotypes sexistes ou l’accès des femmes aux responsabilités. Comme à leur habitude et prenant modèle sur leurs collègues américains, ils mènent en Europe un combat systématique contre les femmes au détriment de leur liberté et de leur émancipation. Plus étonnant, ils ont pu compter sur des députés s’affirmant progressistes pour s’abstenir et ainsi permettre le rejet du texte.

 

Ce rejet n’est pas un épisode isolé, il s’inscrit dans une série de reculs et de remises en cause des droits des femmes en Europe. Que l’on aborde la question de la contraception et de l’avortement, que l’on parle de permettre aux femmes d’accéder aux responsabilités ou encore de l’égalité des salaires, on se heurte à un mur de conservatisme qui freine n’importe quelle avancée, même minime. Pendant que l’Europe stagne, l’Espagne, la Lituanie ou la Macédoine font reculer le droit à l’avortement, pourtant clé de voute de la liberté des femmes et de l’égalité entre les sexes.

 

Que se passe-t-il dans les têtes de ces parlementaires ? Sont-ils, hommes et femmes, satisfaits des 18% d’écarts de salaire ? Sont-ils contents de constater que les femmes européennes ne sont que 25% dans les parlements nationaux ? Que parmi les 27 gouverneurs des Banques centrales, on ne compte aucune femme et qu’elles représentent par ailleurs 70% des travailleurs pauvres ? Qu’elles assument 2/3 des heures de travail pour ne toucher que 10% des revenus ? Qu’elles soient 62 millions victimes de violences physiques et sexuelles ? Est-ce cette Europe à laquelle nous aspirons et que nous souhaitons laisser aux générations futures ?

 

La responsabilité de la droite dans ces reculs est majeure. Celle des partis progressistes, qui n’ont pas réussi à mobiliser suffisamment ou qui se sont divisés, doit également nous interroger. Les quelques féministes qui se battent depuis longtemps dans ces organisations politiques le savent : l’égalité femmes - hommes, tout le monde est pour… mais ce n’est jamais la priorité ni le bon moment.

 

Quand les dirigeants de l’UE comprendront-ils qu’il ne sera pas possible de construire l’Europe sans les femmes et sans faire de leurs droits un automatisme des politiques publiques ? Tant que la moitié de la population sera victime de discriminations, d’inégalités et de violences, il ne sera pas possible de construire une Europe de justice et une Europe de paix.

 

Il ne s’agit pas uniquement des femmes elles-mêmes ou de leurs droits : c’est une vision de l’Europe que nous voulons porter. Continuera-t-elle à se construire indépendamment des intérêts de celles et ceux qui la constituent ? Continuera-t-elle à être l’objet de quelques individus blancs, aisés, vieillissants et déconnectés de la réalité des peuples qui depuis Bruxelles décident de l’avenir de millions de personnes, créent des normes dans de multiples domaines, mais relèguent aux Etats le droit de régir les libertés des femmes ? 

 

Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen. Les élections européennes seront une occasion à saisir pour porter ce débat sur la scène européenne, d’en faire un enjeu significatif du vote et d’envoyer un signal clair aux institutions européennes : l’Europe ne se fera pas sans les femmes et ne se fera pas sans l’égalité.

 

Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de garde, Marie Cervetti, directrice du FIT, une femme, un toit, Caroline De Haas, militante féministe, Magali De Haas, Osez le féminisme, Monique Dental, réseau féministe Ruptures, Anne-Cécile Mailfert, Osez le féminisme, Françoise Morvan, Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes, Marie-Christine Lecomte, vice-présidente de Libres MarianneS, Françoise Picq, Association nationale des Etudes Féministes, Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires, Martine Storti, présidente de féminisme et géopolitique, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

 

 

 

 

LE BLOC-NOTES  

de Martine Storti 

(sur son site)

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/

 

Genre : osez la liberté !

… Pour en revenir à ces ABCD expérimentés dans quelques écoles françaises, ils auraient dû s’appeler « ABCD de l’égalité et la liberté ». De les avoir mal nommés n’a pas empêché les cris d’orfraie. Pour la suite, il faudra oser mettre la carte sur la table, c’est-à-dire la carte de l’émancipation réelle qu’il faut concevoir comme Pierre Mendès France concevait la  République, « éternellement révolutionnaire à l’encontre des inégalités, de l’oppression et de la misère, de la routine, des préjugés et éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir ».

… lire le début :

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/


http://blogs.mediapart.fr/blog/martinestorti/140214/propos-du-genre-osez-la-liberte

 

 

 

                                                 

 

 

 

 

Amina.

Portrait par Quentin GIRARD

Libération 5 septembre 2013

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/09/05/amina-un-nouveau-dessein_929693

 

Le blog

http://freeamina.blogspot.fr

 

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le 22 février 2014

Pinar Selek


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L'humanité du 22 février 2014
Pinar Selek: Mandat d'arrêt international annulé
Interpol a annulé le mandat d'arrêt par Ankara qui visait la sociologue turque Pinar Selek, condamnée à la prison à vie en Turquie et réfugiée en France. C'est ce qu'a annoncé le député français  Philippe Bies (PS), membre de son comité de soutien.
"La commission de contrôle d'Interpol a annulé le mandat d'arrêt international qui avait été émis par Ankara et supprimé Pinar Selek de ses fichiers", a indiqué le député PS du Bas-Rhin, Philippe Bies, à l'AFP, se référant à une information officielle du ministère de l'Intérieur. "La sociologue retrouve sa liberté de mouvement" au sein des quelque 190 pays membres d'Interpol, à l'exception de la Turquie où elle reste poursuivie, a relevé l'élu. "La suite du combat, c'est son acquittement en Turquie", a ajouté le député.
Pinar Selek a été condamnée en janvier 2013 à la prison à vie par la Cour pénale d'Istanbul, alors qu'elle avait été acquittée à trois reprises auparavant, en 2006, 2008 et 2011. La sociologue, qui réside à Strasbourg, a réagi avec satisfaction à la levée de son mandat d'arrêt. "C'est une bonne nouvelle", a-t-elle dit, jointe par téléphone. Mais "mon seul but est l'acquittement et de rentrer chez moi", a-t-elle ajouté.
Pinar Selek a été condamnée pour "participation à un attentat à l'explosif contre un site touristique d'Istanbul, qui avait fait sept morts en 1998." Incarcérée peu après, elle a été impliquée dans cette affaire pour avoir refusé de donner à la police les noms de rebelles kurdes qu'elle avait rencontrés dans le cadre de ses recherches.
Elle avait été libérée en 2000 à la suite de la publication d'un rapport attribuant l'explosion en question à une fuite de gaz. Elle a quitté la Turquie en 2009, et obtenu en février 2013 l'asile politique en France. 

 www.pinarselek.fr/

solidaritepinarselek.france@gmail.com  

 

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Éditions iXe 5€

http://www.editions-ixe.fr/

 

 

                                                          

ARCHIVES

 JOURNAUX DU MLF         

 

• le torchon brûle n°0 - intégralité.

• le torchon brûle spécial Fête des Mères
• Chroniques du MLF : premiers articles, premiers journaux


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  Histoire du MLF             

 

• Chronologie des années 1970, 1971, 1972.

• 8 mars, du mythe à la réalité.  

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010 - 26 août 1970 ARC DE TRIOMPHE - Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne  

 

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  Presse                              


• Le non-anniversaire d'octobre 2008 + presse 2008/2009  

DIALLO - DSK / OPINIONS DANS LA PRESSE

 

  Livres                               

 

• Livres et revues 2011/2012

• Livres et revues 2010

Rencontre avec deux libraires et une éditrice  

• Françoise Pasquier, éditions Tierce et Deuxtemps-Tierce, 1976-1993  

• Françoise Pasquier, éditrice

 

MernissiMod

 

  Programmes 2010             

  40 ans du MLF                   

 

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010

• LE CONGÈS INTERNATIONAL FÉMINISTE

• LES PROGRAMMES 2010 DÉTAILLÉS

• LE CALENDRIER 2010

• LES PROGRAMMES AUTOUR 


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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 19:28

Nous étions plus d'une centaine à la maison des associations du dixième arrondissement de Paris pour parler de nos projets pour les 40 ans du mlf en 2010.

Avant de publier tous les descriptifs des projets pour 2010, nous avons décrypté les introductions de cette réunion… À suivre, très vite.

 

DÉCRYPTAGE DE LA RÉUNION DU 19 NOVEMBRE 2009

Premier quart d'heure

 

MS* – Tout le monde sait qui est qui ?
CB – Ben non, mais… elles vont passer… on va passer la feuille.
-  … fermer la porte…
CB – Allez, on enregistre, alors attention à ce que vous dites.
FP – On enregistre. Il y a l’enregistrement qui a commencé, alors il faudrait qu’il n’y ait personne qui discute dans les coins parce que ça brouille.
CB – Et vous pouvez enregistrer, et puis seulement, signalez-nous après si vous avez enregistré quelque chose, qu’on puisse s’en servir plus tard.
PR – Parce qu’on n’arrivera pas à tout capter.
CB – Toutes ensemble(es) ou les unes et les autres, qu’on se coordonne, quoi, hein. (murmures) On est prêtes pour l’intro ?
PR – Attends, elles sont pas prêtes tout à fait.
CB – Là-bas derrière, on arrête de discuteeeer ?
MS – On ne s’embrasse plus.
CB – C’est fini, les bisous, c’est pour après.
PR – Ça fait du bruit.
CB – Ah, il faut que je crie plus fort que ça ?
- Non… vas-y !
CB – Bon. Bonjour ! Allez, vas-y Martine.
MS – Bonjour à toutes… Bonsoir, plutôt.
CB – Fort.


MS – Moi, je ne peux pas parler très fort. Alors comme pour l’instant on n’a pas encore la logistique des grandes assemblées (micros, caméras, internet, YouTube, Dailymotion etc.)… mais ne désespérons pas, en 2010, j’espère que nous serons mieux organisées. Donc, merci d’être venues, je m’appelle Martine Storti, je suis chargée de vous présenter très brièvement cette réunion, ou plutôt son historique. Ce qui fait que nous sommes ici ce soir. Je vais essayer d’être très brève et si je dis des bêtises, mes chères camarades et néanmoins amies me corrigeront ou me complèteront. Alors, en gros, les choses ont démarré (quoique pour moi, elles ont démarré un tout petit peu plus tard parce que je n’étais pas dans cette affaire au tout début)… il y a eu en mai 68, euh, en mai 68, que dis-je ? En mai 2008. En mai 68, il y a eu beaucoup de choses aussi, évidemment. Mais en mai 2008, il y a eu une réunion organisée à l’initiative du collectif Ruptures, qui s’est appelée « le Mai des féministes », (cela à l’occasion des célébrations du 40ème anniversaire de Mai 68), « le Mai des féministes », qui a donné lieu à un certain nombre de débats, de conférences, de réunions et auxquels un certain nombre d’entre vous, d’entre nous ici avons participé. Et quelques-unes d’entre elles se sont dit que, au fond, faire commencer le mouvement des femmes en mai 68, c’était peut-être une petite erreur historique. Même si en effet, un certain nombre de choses se sont passées ou ont débuté à ce moment-là… Mais que la vraie « date anniversaire », entre guillemets, de… du mouvement, du mouvement de libération des femmes… À chaque mouvement, une date fondatrice, tout le monde sait que la Révolution française n’a pas commencé le 14 juillet 89, mais néanmoins, on prend ça comme date de commencement. Et ces copines se sont dit qu’il y avait quelque chose qui s’était passé en 70, exactement le 26 août 70, les quelques femmes qui sont allées, très peu nombreuses, très minoritaires, faire cette chose absolument géniale, et qui était bien dans le sens de ce qu’était déjà, et surtout de ce qu’allait devenir le mouvement –à savoir une initiative à la fois très forte politiquement et en même temps pleine d’humour… Donc, dans ces quelques copines, dont l’une est à ma droite, Cathy, sont allées déposer une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu, donc, sous l’Arc de Triomphe à Paris, avec ce slogan : « Il y a plus inconnu que le soldat : sa femme ». Et donc, ce 26 août 70, si on en fait la date, comme ça, symbolique, du mouvement, faisait que 2010 allait être l’année des 40 ans du mouvement des femmes. Ça, c’est un petit peu le premier point de départ. Ensuite, il y a eu d’autres épisodes, qui éventuellement, si vous le souhaitez, pourront être racontés –projection de film au Latina, un certain nombre de rencontres plus ou moins informelles… Et tout ça a abouti à la création d’un groupe d’initiatives décidant que, en effet, il serait bien de… tout au long de l’année 2010 (et ce qui est déjà envisagé vous sera présenté tout à l’heure)… que tout au long de l’année 2010, un certain nombre d’initiatives soient prises pour à la fois être dans le rappel de ce qu’a été le mouvement et surtout pour être, donc, dans la transmission de cette histoire. Alors évidemment, ensuite, il y a eu d’autres épisodes qui ont contribué à ce que la décision de célébrer ça en 2010 soit confortée, soit renforcée, évidemment… Et d’ailleurs pour ma part, c’est un peu là-dessus que… c’est un peu ça qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est quand l’une, quand quelqu’une a expliqué en octobre 68 [2008] que le MLF avait été créé par elle le jour de son anniversaire dans un appartement très chic prêté par Marguerite Duras… évidemment, un certain nombre de femmes se sont dit que peut-être il fallait, en matière d’écriture, ou plutôt de réécriture de l’Histoire, s’affirmer et prendre un certain nombre de positions. Donc, encore une fois, il y a eu ce groupe d’initiative qui a tenu quasiment depuis un an. Oui, on est en novembre 2009, disons depuis la fin 2008, il y a eu des réunions périodiques qui se sont tenues essentiellement à la Maison des femmes, mais qui se sont déroulées dans un cercle plus ou moins restreint. Je dis  « plus ou moins » parce que si la participation à chacune des réunions n’était pas très importante, il est vrai aussi qu’à chaque réunion, qui avait lieu à peu près mensuellement, ce n’était pas les mêmes femmes qui venaient. Donc, on peut considérer que ces réunions ont déjà diffusé cette information auprès d’un certain nombre de femmes. Mais nous avons pensé qu’il serait bien que, dès fin 2009 et donc surtout dès le début 2010, et on en reparlera, beaucoup plus de femmes non seulement soient au courant de cette initiative, mais surtout y participent, s’inscrivent dans des projets qui sont déjà élaborés et qui vous seront présentés… Et surtout, aient envie de présenter et de mettre en mouvement, comme on disait il y a 40 ans ou encore il y a 35 ans, un certain nombre d’autres initiatives et d’autres projets. Alors, d’ores et déjà vous savez qu’il y a, en matière de diffusion, si je puis dire, de l’information, il y a un groupe de diffusion par Google –un Google Group. Il y a un site qui a été créé, et qui est donc mis… rendu vivant par le travail surtout de Cathy et de Michèle Revel. Ce site, ce blog qui s’appelle « Re-Belles », diffuse un certain nombre d’informations et fait aussi un travail de mémoire, etc. Mais évidemment, il faudra le développer. Et l’autre initiative, et je terminerai par là, donc, qui a été prise, avant que les projets vous soient présentés, c’est qu’on a commencé à essayer de trouver un petit peu de financements. Et pour trouver des financements, évidemment, il faut une association qui puisse « récolter », entre guillemets, ces financements si un jour ils arrivent. Donc, on a constitué une association qui s’appelle « 40 ans de mouvement »  dont la fonction, euh… dont je suis la présidente et qui a un bureau composé de personnes qui se présenteront tout à l’heure. Mais cette association a une fonction purement administrative, si vous voulez. Il fallait une structure formelle pour, par rapport à des interlocuteurs et des collectivités territoriales… On a déposé un dossier à la Mairie de Paris pour essayer d’obtenir une subvention de la Mairie de Paris. On va le faire aussi auprès du conseil régional Ile de France… Pour pouvoir « récolter » entre guillemets un certain nombre de financements, il faut une association porteuse qui permette d’avoir, administrativement… de porter un dossier. Voilà. Je vais m’arrêter là. Si tu souhaites, Cathy… Cathy va compléter, améliorer, bon…

 

CB – Je vais pas améliorer, je vais juste rappeler effectivement que ce qui… se JOUE, hum hum, c’est que bon, ben c’est bien, la libération des femmes, on en a parlé… Y en a qui ont réussi plus ou moins à se libérer, y en a d’autres qui ont été des femmes des années 80, d’autres des années 90, bref, que, hein ?…
– 2000 !
CB – …2000. Mais enfin, bon, là ça commence à piquer un peu du nez au niveau des femmes, à mon avis, mais bon, on ne sait pas. Et que du coup toute cette énergie qu’on a déployée pendant toutes ces années… ah ben oui, mais c’est très bien parce que pendant que je parle, là, y a mes copines qui causent à côté.
– Chuuut.
– C’est juste pour rappeler que cette énergie, on l’a, on l’a gardée, on sait qu’on peut la mobiliser si ça vaut la peine, et on le fait dans certaines associations les une et les autres. Je suis sûre que là, y a des tas de gens qui font des tas de choses dans tous les coins. Des tas de filles, des femmes. Et que du coup, notre idée, c’est de se remuer ensemble(es), de préférence au même rythme, de façon à pouvoir fêter ça vraiment dignement et avec joie, comme on était quand on a commencé. C’est à dire : c’est très bien tout le côté… toute ce qu’on a fait comme luttes jusqu’à présent. Mais ce qu’il faut qu’on fasse passer aux générations qui viennent, c’est pas seulement le plaisir qu’on avait autrefois, mais c’est le plaisir que nous donne, et la force que nous donne le mouvement tel qu’on l’a vécu toutes ces années. Voilà. Donc, en gros, c’était ça, je pense, ce qui nous a réunies pendant un an les unes et les autres. Et quand Martine disait que c’était pas toujours les mêmes qui venaient aux réunions, le fait est que derrière chaque personne qui venait, il y avait déjà des groupes, ou des petits groupes ou des grands groupes, et que chacune disait : « Il se passe ceci là-bas, et on va en parler », etc. Alors on va vous parler maintenant des projets, et… Je sais pas qui est-ce qui est censé parler des projets.
FP – Ben chacune, chacune.
CB – Alors donc…
– Les responsables de projets.
CB – Oui, c’est ça. 
PR – Non, y a Michèle qui doit… 
CB – Oui, c’est ça. 
MS – Michèle va présenter les grandes lignes. Et ensuite, par rapport aux projets déjà existants, chacune présentera ce qui est en cours d’élaboration et de préparation. Et puis ensuite, évidemment, les nouveaux… les autres auront la parole. Vas-y, Michèle.


MR – Bon, alors, effectivement, quand on a participé aux premières réunions à la Maison des femmes, c’était en octobre-novembre 2008, on a été un certain nombre à se dire : quels que soient les projets qui seront mis en place, il faut assez rapidement leur donner, déjà, une visibilité. Donc, on a créé le blog Re-Belles. J’espère que vous avez l’adresse.
- Plus fort, Michèle. Plus fort.
MR – Et ensuite, on s’est dit, il faut que cet événement de 2010 [pim-pom] se conjugue [pim-pom, pim-pom]….
CB – Ah ouais ?
MR – Bon, y a les pompiers, à côté [pim-pom pim-pom]… Que les projets pour 2010 se conjuguent d’entrée à différentes échelles, [pim-pom, pim-pom] Bon, ils passent de l’autre côté du canal maintenant…
CB – C’est rien, ça va passer…

[MR – Suite à ce gros épisode "pompiers", je me permets de vous donner rétrospectivement la fin de la phrase ou de l’idée : … se conjuguent dans les différentes échelles de la ville, celle du quartier, celle plus institutionnelle des mairies d’arrondissement, celle des lieux qui marquent la ville comme espace culturel et enfin celles de la ville région puis “capitale“  et internationale. C’est ainsi que nous avons organisé les différents projets pour en faire ressortir la visibilité et les présenter non seulement à nos partenaires mais aussi aux institutions : Ville de Paris, Région Ile de France et État.]

MR – Donc, effectivement, euh, nous avons fait un projet dans le 10ème arrondissement, nous avons fait des projets dans la ville, d’autres avec les mairies d’arrondissement. La province, je pense qu’il y aura des choses qui se passent. Mais on est un petit peu moins informées. N’oubliez pas d’informer le blog ou le Google Group si vous avez des projets en province. Il peut aussi y avoir des “choses“ internationales. Mais moi, je pense que pour donner une visibilité générale, il faut vraiment essayer de conjuguer les échelles, et de pas rester trop autocentrées, voilà, sur des célébrations ponctuelles. Donc, dans le 10ème arrondissement, on va essayer de travailler avec les institutions et les associations qui existent et puis… que pourrais-je vous dire sur tous ces grands projets ? Je crois qu’il va falloir que chacune…
PR – Il faut aussi que tu te présentes.
MR – Bon, alors, je suis Michèle Revel. Mais on l’a dit plusieurs fois.
PR – Ah bon. J’ai pas entendu.

 

CB – Alors en gros, avant qu’on commence à présenter les projets, il faut savoir qu’ils sont… certains sont très développés, d’autres ne le sont pas encore énormément… Qu’il y a des projets qui ne demandent qu’à naître, à condition que vous vous y mettiez aussi. Et que la question va être de la coordination de tout ça ensemble(es) -et le mot coordination me gêne un peu mais j’en ai pas d’autre pour l’instant. C’est à dire de s’entendre un petit peu, toutes, les unes les autres, sur quel type de fonctionnement, de communication on peut avoir de façon a pouvoir faire vraiment un effort collectif. Et alors j’insiste là-dessus simplement parce qu’on a appris, il y a 15 jours… Je ne sais pas si vous aviez entendu parler des États généraux de Elle, à l’époque, qu’on était allées chahuter énormément, et qu’on avait doublement chahutés. On avait fait un contre-interrogatoire par rapport à ce que Elle avait mis dans ses pages… Moi, j’avais été à la conférence de presse, je m’étais fait traiter de « pas femme » parce que j’avais pas l’allure qu’il fallait, enfin, on m’avait dit : « T’es pas une femme », j’avais dit : « Ah bon, c’est nouveau »… Etc., etc. Et toute cette énergie-là, c’était les États généraux de Elle, qui on eu lieu je crois à Versailles à l’époque, et où il y a eu des interventions. Et récemment, j’ai vu dans la presse une photo d’une amie qui s’appelle Patricia, qui nous accompagnait au début du mouvement et qui devait peut-être venir ici, qui était en train de discuter contre les États généraux de Elle. Sauf que dans la presse aujourd’hui, c’est marqué : « Les États généraux de Elle »… Et je crois même que c’est dans Elle. C’est à dire que ça été extrêmement… récupéré n’est pas le mot : c’est carrément annexé. Et il se trouve que maintenant, Elle annonce des États généraux pour 2010. Parce que eux, elles, je ne sais pas comment on dit… ils ont senti venir le vent. Et depuis qu’on agite l’idée de créer des histoires… de recréer notre histoire et de la raconter, et de la faire à notre manière, j’entends partout des nouvelles célébration des femmes. Alors nous, on ne va pas célébrer les femmes. On va célébrer les femmes en mouvement, hein, ça va être autre chose. Mais quand je dis « femmes en mouvement », après, chacune l’interprète à sa manière. Donc, tout ce que je veux dire, c’est que c’est le moment de se réveiller. Et si on ne le fait pas, ils parleront, elles parleront, ça parlera pour nous. Voilà… Donc, les projets. Maintenant, c’est à vous, les projets.

 

* Avec par ordre d'apparition à l'écran : Martine Storti, Cathy Bernheim, Françoise Picq, Perrine Rouillon et Michèle Revel.

 

 


 

Réunion élargie du 19/11/2009 des «  40 ans du mouvement », 

Notes de réunion  (base pour un suivi et une réactualisation des  projets). Le 19 décembre 2009.

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Il convient de considérer le texte qui suit comme de simples notes de réunion, faisant un état à la mi-novembre, des différents projets dont nous avons eu connaissance (ainsi certains projets sur lesquels on dispose de très peu d’information sont simplement signalés pour mémoire sans autre précisions alors que d’autres sont plus détaillés). De nouveaux projets, des modifications aux projets tels que présentés ou des projets que nous aurions oublié de noter dans le présent compte rendu, feront l’objet d’une nouvelle note correspondant à une remise à jour de celle-ci en début d’année 2010.

Afin de simplifier le dialogue entre les participantes, nous avons numéroté les projets.

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Principaux points abordés lors de la réunion du 19 novembre :

       

INTRODUCTION DE LA REUNION :

 

 Martine Sorti présente la genèse de l’initiative des « 40 ans » et des outils mis en place ( Comité d’Initiative, Google Group, site « Re-Belles », dossier en appui des demandes de financement).

 

     B. PRESENTATION DES PROJETS :

 

 

 Expos photos recouvre plusieurs projets :

 

(1) Projet d’expo photos de  Catherine Deudon (photographe et militante du mouvement)  élaboré avec Marion Charpenel  et présenté par Nadja Ringart  « Photos en mouvement, 40 ans de Libération des Femmes au travers de l’œuvre de Catherine Deudon ».   Les projets autour des photos de l'histoire du mouvement sont multiples. De nombreuses photographes, professionnelles ou non,  nous permettent d'avoir une mémoire visuelle des années- mouvement, et cette mémoire nous est très précieuse. Parmi ces photographes il y a Catherine Deudon. A la fois militante et photographe depuis 1970, elle a constitué un fonds très riche, qui se compose de portraits  de femmes mais aussi de photos montrant la dimension collective du mouvement et son inscription dans l'espace public (actions, manifestations, réunions). Catherine Deudon a eu souvent l'occasion d'exposer ses photos, mais jamais plus d'une vingtaine  en même temps. Les 40 ans du mouvement devraient permettre d'en  présenter  une centaine dans un même lieu, de porter ainsi un regard rétrospectif sur l'histoire qui s'en dégage et de l'articuler aux nouveaux enjeux.

Le lieu souhaité pour l'exposition serait une mairie d’arrondissement de Paris -  avec, peut-être, la circulation de l'exposition entre différentes mairies d'arrondissements, lieux ouverts et facilement accessibles. 

L’exposition serait  présentée aux Parisien-ne-s, à partir de  mars  2010.

Tout au long de ces expositions, chaque personne recevrait une invitation pour la soirée de clôture, où elle pourrait venir poser à Catherine Deudon, mais aussi à d'autres actrices des événements retracés par l'exposition, les questions que la visite aura soulevées.

 

Voilà le projet résumé. Il faut cependant préciser qu'à ce jour il  n'a encore reçu de confirmation formelle d'aucune mairie et que nous ne savons pas encore exactement comment ce projet serait financé.

(2) Autre projet photos faisant appel à des productions d’amateurs en France et à l’étranger  (Catherine Deudon et le groupe “Yes we scan“).

(3) Expositions,  projections  et débats au FIAP Jean Monnet. Le projet au FIAP Jean Monnet se déroulera de septembre à décembre 2010. La programmation culturelle du FIAP Jean Monnet sera marquée par différentes manifestations autour du mouvement de libération des femmes : expositions,  projections, débats, soirées thématiques viendront  rythmer ces quatre mois…

Le FIAP Jean Monnet, centre international de séjours situé dans le 14e  arrondissement de Paris, reçoit chaque année plus de 135 000 visiteurs venus de plus de 100 pays différents. Il permet aussi l’organisation de séminaires, de congrès ou de réunions et propose régulièrement des événements culturels, expositions, et spectacles vivants.

Le FIAP Jean Monnet s'est donné une mission de lutte contre toutes les discriminations et, c'est dans cette optique qu'il  s’associe au programme mis en place pour les 40 ans du Mouvement de Libération des Femmes.

Trois axes ont été choisis pour aborder cette manifestation :

- un regard rétrospectif sur les quarante années passées, notamment à travers des photographies témoignant des différentes actions menées

- une thématique internationale, visant à mettre en parallèle les mouvements de femmes partout dans le monde

- un axe tourné vers le futur, avec des photos et des débats autour de  nouvelles générations, leurs aspirations et  leurs initiatives.

Parmi les projets en cours d’élaboration qui trouveront leur place dans cette programmation, on peut citer une exposition sur le journal Histoire d’Elles, à partir de portraits faits par Dominique Dohan et de  la présentation de la collection des journaux.

En ce qui concerne les projections, ce sont les animatrices des actions culturelles du FIAP Jean Monnet qui choisiront prochainement  les films,  mais un certain nombre de pistes leur ont été proposées, parmi les films qui se trouvent dans le Fond du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir, ou qui y sont consultables, tous privilégiant  une dimension internationale. 

 

 

Les colloques (ensemble de projets présenté par Françoise Picq) :il s’agit d’un ensemble qui devrait donner à voir la variété des démarches militantes, historiques, culturelles…issues du mouvement féministe des années soixante-dix. Chacun sera accompagné d’événements festifs, célébrant des décennies de mobilisations issues du féminisme, avec des expositions, stables ou itinérantes, vivantes ou virtuelles. 

 

(4) Volet universitaire, Histoire : « les féministes d’une vague à l’autre » (archives du féminisme,) : 20-22 mai à Angers. Christine Bard et les Archives du féminisme (qui célébrera son dixième anniversaire), avec Musea, l’Observatoire de la Parité, les Bibliothèques Marguerite Durand, BUAngers,  BDIC de Nanterre, EFIGIES… Proposera une réflexion sur les actrices (et acteurs) des luttes pour l’égalité des sexes en France, au XX° siècle, avec la question de l’articulation entre les militantismes et les affiliations. La « radioscopie des féministes » tentera d’établir la singularité de l’identité féministe.

 

(5) Aspect cosmopolite et international du mouvement des femmes en France au début des années soixante-dix, (Claudie Lesselier) mettra l’accent sur l’influence réciproque entre les différents pays (exemple les brésiliennes réfugiées en France et l’essaimage dans leur pays au retour : individuel/collectif). Italie, Allemagne, Belgique, USA, Maghreb, Afrique. Il visera à articuler les singularités biographiques avec les dimensions collectives.

 

(6) «Histoire du mouvement féministe et lesbien », Archives féministes et lesbiennes (Rencontres organisées Michèle Larrouy autour du livre et de l’expo des Archives féministes et lesbiennes, qui vient d’être publié et peut être utilisé en CD (scannés), affiches français et internationales. Collaboration avec les Archives lesbiennes qui ont 20 ans. Autour du projet des débats, weekends  et une exposition légère représentant les couvertures de revues.

 

(7) « Où en est le féminisme ? ». Bilan des thèmes d’action du mouvement (Suzy Rojtman) : mettre en perspective la situation d’il y a 40 ans et identifier les régressions.

 

(8) Dans le programme des "Lundis de la BDIC", une séance sera consacrée, en mai 2010, à la présentation des archives du mouvement de libération des femmes conservées à la BDIC (Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine), à l'Université de Paris 10 Nanterre : fonds Liliane Kandel et Françoise Picq, dossier du MLAC Paris 14e, documents sur les "crèches sauvages" mises en place par les étudiantes et les personnels dans certaines universités, dossiers sur les luttes de femmes dans les entreprises, nombreux tracts de différents groupes féministes des années 1970 (notamment quelques tracts du  groupe MLF Nanterre et du groupe MLAC Nanterre), ainsi que des photos de Catherine Deudon, d'Elie Kaplan, des archives audiovisuelles, etc.
Cette séance, ouverte à toutes les personnes intéressées, aura lieu un lundi après-midi de mai 2010, la date précise sera indiquée ultérieurement (Anne-Marie Pavillard)

 

(9) « Histoire croisée des mouvements étudiants et du mouvement féministe » : ce thème sera l’un des thèmes de l’exposition virtuelle sur « Les années 68 » que la BDIC organise, en septembre-octobre 2010, en collaboration avec le CODHOS (Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale).

 

(10) « Genre, féminisme et société ». Le collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes « Ruptures » (Monique Dental) qui a été à l’initiative des trois tables rondes « le mai des Féministes (2008), se propose d’organiser diverses initiatives pour contribuer à la mémoire des luttes féministes pour une transmission générationnelle. Ouverture de leur centre d’archives et de documentation, publication des actes des  tables rondes, forum débat atelier mensuel dans le cadre de l’université citoyenne et populaire de St Denis.

 

(11 ) « Etats généraux de la recherche féministe » (Françoise Picq). Dans la foulée du mouvement féministe des années soixante-dix un nouveau champ d’études s’est développé (recherche et enseignement, Revues et associations professionnelles), dans un processus où la reconnaissance institutionnelle est plus difficile en France qu’ailleurs. Il se construit néanmoins dans la variété des manifestations et des structures : 1982, Colloque de Toulouse, 1989 création de l’ANEF (Association nationale des études féministes). Depuis lors ont été créés des Centres de recherche universitaires (CEDREF, Simone-Sagesse, Centre Louise Labbé), des associations (Archives du féminisme, Mnémosyne), des revues (NQF, TGS, Clio… , des réseaux (RING,  réseau interuniversitaire sur le genre), enfin une association de jeunes chercheur-e-s EFiGiES. 2010 sera l’occasion symbolique de tenir des Etats généraux de la recherche féministe/ sur le genre, avec l’objectif, notamment de faire un état des lieux de l’enseignement, de la recherche, de l’institutionnalisation du champ, et de renforcer sa structuration en affermissant des partenariats en France et à l’International.

 

(12 ) « Pratiques féministes, innovations et continuités de 1970 à 2010 ».Un projet d’intervention, par Françoise Flamant et Anne Zelensky avec l’Institut Emilie du Châtelet qui se proposent de faire mieux connaître le foisonnement d’expériences et de pratiques suscitées par le MLF, dans les années 70. … Expériences autonomes, manifestations culturelles, journaux et revues, expériences de vie… Des actrices et témoins viendront en parler ; ainsi que de leurs prolongements dans plusieurs domaines clés de la vie sociale et culturelle. Il conviendra aussi de s’interroger sur les échecs, les tentatives sans lendemain, les difficultés rencontrées. Et sur la praxis à inventer face aux nouveaux périls qui menacent la liberté des femmes.

Plus de détails : Le Mouvement de Libération des femmes a engendré de nombreuses activités et ouvert des espaces de liberté où de nombreuses femmes ont pu donner libre cours à leurs désirs et à leurs créativités.Un colloque d’une journée sera consacrée à l’évocation de ces diverses praxis, les replacera dans leur contexte, avec la participation de militantes des années 70, et examinera la pérennité ou la version contemporaine de ces pratiques, posant ainsi la question de la transmission générationnelle. Quatre tables-rondes sont prévues sur les thèmes de :

                  - l’information, la veille féministe, l’édition, la mémoire.

                  - les actions sociales et politiques.

                  - les manifestations culturelles.

                  - Les lieux  de protection, de formation et de rencontre.

La date a été fixée au  5 juin 2010.

(13) Deux projet arts plastiques  (présenté par Michèle Larrouy) : (1) espace Belleville sur plus de deux mois, le lieu qui comporte plus de 500 M2 est offert (CFDT + Mairie de Paris) ; (2) CGT maison du métallo en mars : parcours de filles/femmes à Belleville. Rapport au corps, dénonciation des corps dans la publicité.

(14) Réseaux des Maisons des Femmes (présenté  par Michèle Larrouy ) : des maisons des femmes se créent de plus en plus ( Creuse, Toulouse, etc avec le nouvelle génération). Maison de Montreuil s’associe aussi. Commence en janvier avec la Creuse à Paris, et finit ( ?) en septembre par  une journée sur la rencontre à la RMF « comment tiennent-elles ? ». Restent sur la non mixité politique.

(15) Projet sur le souvenir du GLIF, ouverture de l’association Flora Tristan, association des 3F.

(16) Lancer des Débats/rencontres sur l’apport du débat lesbien politique au mouvement des femmes.

(17) Limoges : « le torchon brûle, attisons-le. Merci de nous préciser

(18) Formation  et veille féministe : le Torchon brûle en écho blogs et face book, librairie Carabosse, Violette and co.

(19) Actions politiques et sociales : modes d’actions en parallèle avec la barbe. Vivre ensemble, communautés et lieux de rencontre.

Manifestations culturelles : arts plastiques et gros plan sur la musique, etc .

(20) Projets audio-visuels (Hélène Fleckinger  au nom de l'antenne audiovisuelle).

             - Forum des images les 11-12-13-14 mars : 10 séances de films et un colloque. 

              - Du  2 au 11 avril : festival de Créteil ;

              - Un weekend à partir de septembre : Cinéma le Latina / Centre   Audiovisuel Simone de Beauvoir

               - Cinéma l'Archipel (date ?)

               - Septembre décembre le FIAP Jean Monnet  (cf. projets photos ci-dessus)

 

Au Forum des Images.

     - Programmation non encore établie : 2 séances en fin de journée (18h30 et 20h30) les jeudis, vendredi et samedi et 4 séances le dimanche à partir de 14 h. Cette programmation propose de redécouvrir des films vidéo (fictions, documentaires militants, films expérimentaux) de la décennie 70 et de montrer leurs   prolongements aujourd’hui dans les pratiques et les réflexions.  

     - Colloque «  Quand les femmes s’emparent de la caméra : histoire,                      pratiques et théories ». Quatre axes ont été retenus : 1) Formation  et                     accès des femmes aux métiers du cinéma : 2) Pratiques, production                      et diffusion ; 3) Théories féministes sur le cinéma et les médias ; 4)                     Période contemporaine et croisement des arts.

 

Festival du film de femmes (Jacky Buet ) à Créteil du 2 au 11 avril avec 6 séances (1) historique, suffragettes, femmes tondues, (2) deux programmes en collaboration avec INA archives travail et corps, femmes artistes (Louise Bourgeois,…) (3) deux programmes Africains, luttes en Guinée, Cameroun ; film lesbien Afrique du Sud ; hommage à Carole Roussopoulos.

 

Centre Simone de Beauvoir (Nicole Fernandez-Ferrer) octobre. Archives années 70, films expérimentaux, vie en communauté, vacances, films lesbiens. Travail avec l’INA, émission qui ne se disaient pas féministes.

 

(21) Journée spécifique sur les manifestations de femmes entre 71 et 77 ( Nadja Ringart ) : Les manifestations féministes  à  l'écran : histoire et actrices

A l'occasion  de la fête des 40 ans,  nous pourrions projeter dans  un espace  spécifique les  films   montrant les manifestations de 1971 à 1977.  A l'exception de celles qui sont reprises par Carole Roussopoulos dans Debout !   Ces images sont largement  ignorées.  Ce sont des images d'archives inestimables et  pourtant peu de gens savent même qu'elles existent.

 

Nous pensons à  5 films précis, par ordre chronologique :

-Y'a qu'à pas baiser (Images de la manifestation du 20 novembre 1971)

-8 mars 1975

-La marche des femmes à Hendaye (5 octobre 1975)

-Où est-ce qu'on se mai ? (1er mai 1976)

-Manifestation contre la répression de l'homosexualité (juin 1977)

Ces images montrent des jalons  importants de l'histoire du mouvement féministe, elles montrent  surtout  la forme très particulière et ludique des manifestations des premières années. Elles montrent aussi  les visages de nombre de celles  qui ont fait le mouvement, qui ont marché, chanté, protesté ensemble et que bien souvent, nous ne savons plus nommer.

 

Il s'agit  de montrer ces images, pour les enseignements historiques qu'elles apportent, pour l'atmosphère qu'elles restituent mieux que de nombreux discours et pour permettre de mettre un nom sur certains visages.  Il s'agirait de faire une  sorte de projection à la fois ludique et utile.  Il suffirait de passer  ces films presque en boucle, en version si possible "time codée"  et de demander à chacune, si elle reconnait une amie, de nous indiquer son nom pour la prévenir du déroulement de l'ensemble des événements de cette année 2010. Une  sorte de lancement des festivités, une manière de montrer les manifestations  et  de prévenir le plus grand nombre des événements programmés.

 

Faute de savoir dans quel espace auraient lieu ces projections, il est difficile d'en fixer la date. Mais compte tenu du potentiel de mobilisation qu'elles représentent, il parait judicieux de les prévoir en début d'année.

 

-(22) La fête au BATACLAN par Cathy Bernheim, Michèle Revel , Corinne Happe, Farida Hamak, Anne-Marie Faure-Fraisse, Nicole Fernandez-Ferrer, Agnès Propeck, Danielle Prévôt et le blog Re-Belles :

Liberté(e) Égalité(e) Sororité(e). Fête fédérative “du mouvement des 40 ans en 2010“. Dimanche 30 mai ou dimanche 6 juin de 14h à 2h du matin. Pique-nique, bourse d’échanges, stands d’informations, interventions, projections, exposition, sketches, concerts, DJ(es).

 

 23)  Projets  Chansons, Nicole a indiqué que les Voix Rebelles ont l’intention avec Josy Thibaut d'écrire "l'histoire "des chansons du MLF et de quelques unes de leurs chansons, sinon d'en faire une pour les 40 ans

 

Théâtre :

 

(24) Top Girls (Nelly  Diaz) : Cette pièce est proposée par la jeune compagnie Bricole désireuse de l’intégrer au mouvement des 40 ans. Ce projet a été sélectionné pour faire partie du « dispositif Carte Blanche à la jeune création » de l’Espace Icare à Issy les Moulineaux. Ce dernier met œuvre les moyens matériels, pédagogiques et une programmation de 8 dates en janvier février 2010 pour créer Top Grils. il s’agit d’une pièce exceptionnelle tant au niveau du fond que de la forme dont l’auteure est Caryl Churchill. La pièce se situe dans l’Angleterre de Margaret Thatcher, et présente des femmes aux prises avec leurs schizophrénies et leurs désirs, qui tentent d’exister dans la société moderne façonnée par des années de clichés. Cette pièce a connu un succès international. La compagnie  Bricole conçoit son travail avec des apports des spectateurs (conception d’un projet artistique de terrain  où l’on propose au spectateur un parcours autour de l’œuvre construit à l’image de la pièce, comme un puzzle, avant de venir voir la représentation). 

 

(25) Les philosophes et les femmes (Annie Sugier avec Patricia) : à élaborer sur la base des écrits misogynes de 5 philosophes  et des réponses que leur apportent les féministes.

Plus de détails : il y a dans la pensée philosophique un point aveugle : la question des sexes et particulièrement la mise hors-jeu des femmes posées non pas comme sujets mais comme « objets d’analyse ». Le sujet philosophant est sujet masculin. Faire entendre l’invisible, montrer l’inaudible de la question des sexes dans la pensée philosophique, c’est le but de la pièce projetée sous la forme d’une lecture mise en espace (des philosophes  sont réunis pour faire un colloque sur les femmes, cinq comédiens les représentent, un président de séance leur donne la parole à tour de rôle, cinq femmes se tiennent derrière eux, dans un premier temps muettes, pendant qu'ils donnent leur opinion sur les femmes. Ce sont ensuite les femmes qui s’exprimeront  pour donner la version féministe de la réponse aux philosophes).sans tenir compte de la présence de celles qui les servent. L’objectif est de faire connaître ces textes et montrer où s'enracine le mouvement de libération des femmes, d'où nous sommes parties, pourquoi ce n'était pas seulement une lutte sociale (misère des ouvrières) mais aussi une lutte contre les idées de l'élite intellectuelle toute entière, que la banalisation de la répression des femmes était partout, même chez les  philosophes ce qui prouve qu'ils ne sont que de leur temps, qu’ils n'ont pas pensé l'humain mais eux-mêmes et leurs intérêts immédiats. Puis comment grâce aux mouvements féministes, les femmes ont pris la parole en tant que sujets de leur propre devenir (temps : trois quart d'heure ou 1 heure)

 

(26) X éme arrondissement  Intervention dans  un quartier.pour aller avec le public à la rencontre d’un féminisme actuel et partagé. Avec le Jemmapes-CRL10, la galerie IMMIX, la Mairie du Xe, le cinéma l’Archipel, l’association canal.Projet  Michèle Revel, Cathy Bernheim, le blog Re-Belles et leurs amis-es

 

• du 8 au 16 mars :  

Une semaine musique et chansons au Jemmapes.

Deux soirées cinéma/débat à l’Archipel, rencontre avec deux cinéastes habitantes du Xe

Intervention sur le canal (piétonnier le dimanche) , art contemporain (date non déterminée.)

• du 15 septembre à fin octobre

Au Jemmapes : théâtre, art contemporain, projections vidéo.

Galerie IMMIX : art contemporain (photographies).

Au cinéma l’Archipel : Art de la mémoire, le cinéma révèle la trace du chemin parcouru par les femmes au cours de ces 40 dernières années. Nous espérons rendre leur évolution visible à travers la projection d'un certain nombre de films-clefs et la programmation d’une ou plusieurs salles. La dynamique de cette approche se fera en 3 temps :

          1) AVANT-HIER : Échapper au modèle

2) HIER : Démolir les carcans

3) AUJOURD'HUI : Être… ailleurs

Les projections seront suivies de discussions auxquelles seront conviées réalisatrices, actrices, scénaristes,  journalistes, et autres participantes actives aux débats du mouvement des femmes.

 

• A la Mairie du Xe, exposition photographique  et archives “histoire du mouvement“. Date à préciser.

 

 

(27) Faire connaître les productions de femmes (Cathy Bernheim): éditions de femmes : ed Tierce , les chansons ( ressortir les CD, voix Re-belles avec Josy (« patriarcat ») et Balagny ( Hymne des Femmes) ; les livres qui vont sortir ( compilations des premiers textes « impertinentes ».

 

 

(28) Marche mondiale des femmes ( c’est tous les 5 ans, la prochaine en 2010) : du 8 mars au 17 octobre , des actions collectives, en France, en Europe seront organisées sur les quatre thèmes de la 3ème marche mondiale des femmes 2010 : (1) biens communs, biens publics (2) paix et démilitarisation (3) travail des femmes, autonomie financière (4) violences envers les femmes. Pour ce qui est du rassemblement mondial il aura lieu du 13 au 17 octobre 2010 au Congo dans la région du Sud-Kivu. Le nombre de manifestant-es est limité, le rassemblement ne pourra dépasser les 600 personnes. La France aura droit à 6 déléguées. La rencontre européenne  aura lieu aura lieu à Istanbul le 30 juin 2010, à la veille du Forum social européen initiatives sur le passage associer aux 40 ans avec manifestation. Pour ce qui est de la France, la proposition est deux jours d’actions et d’initiatives à Paris les 12 et 13 juin ( extrait du CR de la Marche).

 

(39) Lien avec la situation actuelle et ne pas oublier tout ce qui s’est fait au cours des 40 ans et pas seulement au début de la période (réaction de Maya)

 

 

(30) Radio Libertaire ( Nelly Trumel) : en 1986 émission « femmes libres » et prévoir un programme d’émissions

 

(31) Femmes Africaines ( Niamo) Luttes menées et solidarités. Elles sont là et l’ont toujours été. Ecologie et Féminisme avec F. D’Aubonne (dans le même ensemble ??)

 

(32) Cinéfable  ( qui ?): Festival international féministe à Paris, 22 ème édition au Trianon. Succession de débats : fin octobre début novembre.

 

(33) Osez le Féminisme : thème de la transmission (les jeunes femmes ont l’impression que tout est gagné). A partir de 2010 il y aura une rubrique sur les 40 ans. L’équipe est disponible pour faire de l’info et les contacts médias et participer aux demandes de financement.

 

(34) NPNS : vont s’y associer. Les locaux de la maison de la mixité pourront être utilisés.

 

 

 

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Autres questions

Nécessité de :

 

établir une organisation et faire appel aux forces des volontaires.

Mieux préparer les demandes de financement  (notamment auprès des collectivités et des sponsors). Il faut constituer un « pôle financier ». Etablir un compte.

faire un travail auprès des médias.

Il faut trouver une idée d’action de lancement.

 

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Discussions, Rencontres, Colloques

 

 

 

/ séminaire

« VIDÉO DES PREMIERS TEMPS »

dont l'Association Carole Roussopoulos est partenaire et qui s'intéressera cette année aux

« Politiques de la vidéo : revendication d'autonomie et inscription institutionnelle ».    

Le séminaire aura lieu un lundi par mois, entre 17h30 et 20h, à la BnF, site Richelieu, en salle des commissions (5 rue Vivienne, 75002 Paris – Rez-de-chaussée – Métro : Bourse, Pyramides ou Palais-Royal).

 

 

/ séminaire

TRAVELLING FEMINISTE 

"PENSÉES ET USAGES CRITIQUES DES IMAGES"

Travelling Féministe est un laboratoire de recherche et d'expérimentation sur les usages féministes, queer, postcoloniaux des archives audiovisuelles, travaillant autour des ressources du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, fondé en 1982 par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder.

programme en attente 

 

IEC-coll-pratiques-5juin-prog

 

 

http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

 

/ Cycle de conférences : « Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre »

 

/ Séminaire Sexe et Genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines 

 

/ Le Café de l’Institut Émilie du Châtelet

18h30 à 20h30 : Jardin des Plantes, Restaurant La Baleine, 47 rue Cuvier 75005 Paris

    

/ Conférence 

 

/ Assises de l'IEC 2012  


/ Colloque 

 

/ Journée Jeune recherche
de l’Institut Émilie du Châtelet

 

http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

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les-causeries-presidentielles-copie-1.jpg

 

Le Centre Hubertine Auclert

Centre francilien de ressources pour l'égalité femmes-hommes
7 impasse Milord, 75018 Paris

Centre de ressources

Causeries

Séminaires

Agendas/Actualités…

http://www.centre-hubertine-auclert.fr/

 

 

 

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Catégories

/ ACTUS / OPINIONS /

 

MANIFS / ACTIONS         

 

Le 8 mars c'est toute l'année!


 

 

 

 

 

 

 

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Figaro, ici, Figaro, là, Figaro en haut, et Figaro en bas !

 

Ce n’est pas le fameux air du Barbier de Séville,  mais la présentation tout aussi virile de la saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris, que 10 activistes de la Barbe ont brièvement interrompue aujourd’hui.
Pour ne prendre que les opéras, sur 19 oeuvres programmées, 19 compositeurs, 19 virils librettistes, 19 metteurs en scène, et, 18 chefs d'orchestre masculins sur 19.
Depuis là scène où elles avaient rejoint Mr Christophe Ghristi directeur de la dramaturgie et la directrice du Ballet sortante Mme  Brigitte Lefevre (bientôt remplacée par Mr Benjamin Millepied), les barbues se sont félicitées de la bonne tenue virile du programme:
« Comme Rodolphe sut sacrifier Mimi à son art, de même vous savez faire place nette et ne laisser que le mâle talent s’exprimer et s’épanouir lorsqu’il s’agit de diriger.  A la baguette comme à la tête de votre noble établissement. "Riez" donc Messieurs – à l’instar de  la Marguerite de Faust - "de vous voir si beaux en ce miroir" que vous tend La Barbe".
 "à part Werther, les femmes sont pourtant à l 'honneur dans le répertoire" a bravement tenté Mr Ghristi alors que les barbues regagnaient les coulisses guidées par le service d'ordre.

Quelques chiffres :
 
Saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris
    •    Opéras (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 19 hommes librettistes / 19 hommes metteurs en scène / 18 hommes chefs d'orchestre
    •    Ballets (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 15 hommes chorégraphes
    •    Concerts symphoniques (sur 8) : 8 hommes compositeurs / 8 chefs d’orchestre
 
Chiffres Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, 2012 :
    •    96% des opéras sont dirigés par des hommes
    •    70% des centres chorégraphiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    85% des centres dramatiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    95% des concerts sont dirigés par des hommes 

 

www.labarbelabarbe.org

 

labarbelabarbe@gmail.com


fb : groupe d’action féministe la barbe
tw : @labarbelabarbe

 

3f632f4ae2.jpg

DR-Simone de Beauvoir et Alice Schwarzer

 

 

OPINIONS                         

L'écho des actes

Dans le feu de l’action, il arrive que les actes dépassent la pensée. Évaluer la portée des événements et des actions entreprises pour leur répondre, prendre son temps, préciser son opinion. : autant de moyens de sortir de l’urgence de l’actualité pour s’éclaircir les idées.

+ ici > • Ne pas aller place des Vosges !  

 

INTERNATIONAL              

Yabiladies le magazine des maghrébines

  ici > http://www.yabiladies.com/articles/details/9448/femmes-arabes-annees-lumieres-liberte.html

 http://www.yabiladies.com/

Le plus.Nouvelobs

Révolutions arabes : la démocratie, incompatible avec le droit des femmes ?

Réminiscence de notre propre histoire, les révolutions arabes ?

Geneviève Fraisse nous livre son analyse :

 ici > http://leplus.nouvelobs.com/contribution/210393;revolutions-arabes-la-democratie-incompatible-avec-le-droit-des-femmes.html

Sur Radio Canada 

 ici > le-feminisme-musulman-nexiste-pas-Wassyla Tamzali 

  Toutes les vidéos du Congrès du 2, 3 et 4 déc 2010

 ici >  Le congrès international féministe 2010

 

MÉDIAS                                

> EGALITÉ-info

les femmes et les hommes font l'info

> Un nouveau blog

Feministes en tous genres

qui publie des entretiens et des articles sur le genre et la sexualité 

http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/

 > Une nouvelle émission

sur France Inter consacrée aux femmes

Désormais tous les vendredi à 9h

Les femmes, toute une histoire-F-Inter-dim16h-17h

 Présentée par Stéphanie Duncan

LES NOUVELLES news • , l'autre genre d'info

 

En marge du 6 octobre 1979

Le mouvement féministe d’après 68 en France est une histoire atypique et houleuse qui a laissé des traces… Pour moi, encore aujourd’hui, écrire en majuscules “MLF“ est une épreuve, une émotion et une interrogation. 

Pour comprendre, il faut revenir à la journée du 6 octobre 1979. Une Marche des Femmes est prévue pour que la loi Veil de 75, légalisant provisoirement l’avortement, soit confirmée lors de sa révision, prévue à la session parlementaire de l’automne 79. 

Boulevard Raspail (?), à l’heure dite, la foule des femmes est impressionnante et quand la manifestation a démarré nous sommes 40 à 50.000. Nous n’avions jamais vu ça. Je savais que des collègues à moi, instits. en Seine-Saint-Denis, avaient prévu de venir… Mais là, ces milliers de femmes de tous horizons, c’était le bonheur d’un aboutissement : “toutes les femmes“, sans drapeaux ni signes distinctifs. Elles sont dans la rue pour leur Liberté.

Mais voilà que des galopades bizarres se font sur les côtés. Un petit groupe habillé en vert et blanc. Certaines portent d’immenses lettres M, L, F, vertes aussi, d’autres distribuent des tracts, elles tentent de prendre la tête de la manifestation sans y parvenir, ouf ! C’est Psyképo pour les initiées ; le groupe psychanalyse et politique, librairie des femmes, éditions des femmes, Antoinette et ses groupies, on a l’habitude… Si ce n’est que… 

...Quelques jours plus tard nous apprenons que “Mouvement de Libération des Femmes – MLF“ a été déposé comme marque commerciale à l’Institut National de la Propriété Industrielle. 

Les tentatives d’Antoinette Fouque pour s’approprier le mouvement des "femmes" et du même coup de "les" déposséder de ce qu'"elles" viennent de conquérir ont commencé bien avant l’automne 1979 et continuent encore aujourd’hui. La dernière offensive était en octobre dernier. Pour en connaître les détails, les méthodes et les déjouer, vous pouvez lire les articles parus dans la presse nationale du mois d’octobre 2008.