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  • : Re-Belles. 40 ans du mouvement de libération des femmes , MLF Appellation d'Origine Incontrôlée. Objectif : FÉMINISTES TANT QU'IL FAUDRA !
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livres, expos, dépêches...

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9h30 - 10h00 Introductions
Richard Conte, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de l’institut ACTE
(Arts-Créations-Théories-Esthétiques) UMR. Sorbonne / CNRS
Hélène Périvier, économiste, OFCE, coresponsable de PRESAGE, Programme de Recherche et d’Enseignement des
SAvoirs sur le GEnre
Françoise Gaill, directrice de recherche émérite au CNRS, ancienne directrice de l’Institut Ecologie et Environnement (INEE), conseillère scientifique à l’INEE
10h00 - 11h00 Dialogue
Jacques Rancière, professeur émérite à l’université Paris 8, département de Philosophie
Geneviève Fraisse, directrice de recherche émérite au CNRS (Philosophie), comité scientifique de PRESAGE
11h15 - 11h45 Excluding politics : For a history of muses and ruses
Penelope Deutscher, professeure au département de Philosophie, Northwestern University, Evanston, IL
11h45 - 12h15 Une histoire émancipatrice
Florence Rochefort, historienne, CNRS (GSRL), présidente de l’Institut Emilie du Châtelet (IEC)
12h15-12h45 Réponse de Geneviève Fraisse
12h45 - 14h15 Déjeuner
14h15 - 14h25 Ménage et remue-ménage dans les concepts
Margaret Maruani, directrice de recherche au CNRS, CERLIS/université Paris Descartes, directrice du Mage et de
Travail, genre et sociétés.
14h25 - 14h55 Les contretemps de la création
Stefania Ferrando, doctorante en Etudes politiques (EHESS/institut Marcel Mauss – LIER)
14h55 - 15h25 Identité, égalité et émancipation
Patrick Savidan, professeur des universités à l’université de Poitiers
15h30 – 15h55 Intermède musique
Artiste invitée: Joëlle Léandre
16h - 17h15 Table ronde l’émancipation créatrice
Présidée par Hélène Périvier
Laure Adler, écrivaine et productrice à Radio France
ORLAN, artiste
Sabine Prokhoris, psychanalyste et philosophe
17h15 - 17h45
Geneviève Fraisse
Intermède musique
Artiste invitée : Joëlle Léandre
Remerciements et pot de clôture

 

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FRANÇOISE HUGUIER

AU DOIGT ET À L'ŒIL

Autoportrait d'une photographe

Sabine Wespieser éditeur


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Mes princesses charmantes à moi sont des petites sorcières qui jetaient leurs poupées au feu dans la cour d'une école de religieuses, et incitaient leurs amies à en faire autant. Sans le savoir, elles rejouaient l'histoire de leurs lointaines ancêtres, les sorcières brûlées jadis par une tradition de part et d'autre du mur d'incompréhension que les religions dressent entre les gens de bonne volonté. Vous remarquerez que je n'emploie pas la formule (con)sacrée : « hommes de bonne volonté »… Car les hommes, parfois, semblent faire preuve d'une singulière mauvaise volonté quand il s'agit de se défaire de leurs habitudes, prérogatives et autres grigris destinés à masquer leur impuissance fondamentale.
Or, tout le monde le sait, seuls ceux qui se croient puissants craignent vraiment l'impuissance. Les autres s'en accommodent ou la contournent.


Ainsi, une petite sorcière de mes amies découvrit très vite la loi du plus fort, ayant crapahuté comme enfant otage dans la jungle vietnamienne (« J'avais huit ans », Actes Sud, 2005). Elle s'en accommoda le temps qu'il fallait et en garda singulièrement une curiosité extrême pour l'humanité dans son ensemble, et particulièrement celle qui vit sous d'autres latitudes que la nôtre.


Armée de sa seule générosité et de son œil curieux, on la vit donc arpenter presque tous les continents, du Japon au Mali et du Détroit de Behring (« En route pour Behring », Maeght, 1993) à St-Pétersbourg (« Kommounalki », Actes Sud, 2008), « Sur les traces de l'Afrique fantôme » (Maeght, 1990) ou dans les coulisses des femmes « Sublimes » (Actes Sud, 1999) de la mode. Car parfois, elle s'arrêtait à Paris* entre deux voyages et trouvait le moyen d'y découvrir des lieux, des histoires, des corps, des visages, le plus souvent de femmes, qu'en général on ne regarde pas de cette manière : avec tendresse et acuité.


Elle raconte ses reportages et bien d'autres choses dans son premier « autoportrait d'une photographe », paru récemment chez Sabine Wespieser. Son livre se lit comme un récit d'aventure, d'aventures au pluriel, dans une prose qui ne perd pas son temps à faire des circonvolutions, qui va droit au but, au plus près de son expérience et de ses rencontres.


C'est un beau livre d'une belle personne : mon amie la petite sorcière mais grande photographe.

 

Cathy Bernheim.


* Un exposition monographique

des œuvres

de Françoise Huguier

aura d'ailleurs lieu à Paris,

à la Maison Européenne de la photographie,

du 4 juin au 31 août 2014.

 

 

 

•  

 

 

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CENTRE AUDIOVISUEL

SIMONE DE BEAUVOIR

Projections

au Nouveau Latina :

20 rue du Temple, 75004 Paris, M°Hôtel de Ville 

Le programme :

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/agenda.html  

http://www.centre-simone-de-beauvoir.com/

   

 

ÉMISSION              

FEMMES LIBRES  

sur Radio Libertaire   

Les mercredis

18h30/20h30

Vous pouvez écouter et ou télécharger l'émission pendant 1 semaine sur: 

http://media.radio-libertaire.org/php/grille.php

et téléphoner pendant l’émission au 01 43 71 89 40

 

LIBRAIRIE           

VIOLETTE&CO   

102 rue de Charonne, 75011 Paris, M° Charonne ou Faidherbe-Chaligny 

Livres

- Rencontres

- Atelier d’écriture 

- Expositions  

http://www.violetteandco.com/librairie/ 


 

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 ÉDITIONS  iXe        

un nouveau titre aux Éditions iXe

http://www.editions-ixe.fr/    

 

 

 

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© Catherine Deudon 

 

 

 

 

 

 

 

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Eva Besnyö, 1910-2003 :

"Quand je me déplace avec mon appareil photo, je vois les choses.

Avec un sac à provisions, je passe à côté de tout."

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Eva Besnyö, sans titre, 1976 (Action menée par les Dolle Mina, “Terug naar de Breinaald” / “Retour à l’aiguille à tricoter »)

 

 

LIRE L'ARTICLE DE CATHERINE GONNARD http://lemagazine.jeudepaume.org/2012/07/catherine-gonnard-eva-besnyo-une-femme-de-son-siecle/


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Eva Besnyö, Autoportrait, Budapest, 1929 © Eva Besnyö / Maria Austria Instituut Amsterdam

 

 

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Brouiller les cartes. Masculin ? Féminin ? Mais ça dépend des cas. Neutre est le seul genre qui me convienne toujours.


  

Après le passage des footballeuses lesbiennes sud africaines en France le reportage vidéo de TV5 Monde

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Terriennes/Videos/Reportages/p-22210-Lesbiennes-et-footballeuses-en-Afrique-du-Sud-elles-temoignent.htm

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Encore Elles !

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Le DVD

Durée 52 min
Co-production France Télévision
Format PAL
Type Multi Zone DVD 5 Pal DVD-R
Disponible en Français
Prix : 15.00 €

Pour l'acheter et voir la bande annonce :

http://www.lahuit.com/article/fra/encore-elles

Ou 

 http://www.violetteandco.com/librairie/

 

 

26 août 2010

Place du Droit des Femmes et des Hommes…

Au Trocadéro

 

Merci Nelly pour tous ce travail photographique !

 

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26 août 1970/ 26 août 2010

 

Pour lire la suite : 

Place des Droits des Femmes et des Hommes

 

 

 

Sur RFI le 10 avril 2010

9h30-10h30

Valérie Nivelon évoque avec Martine Storti, Cathy Berneim et d'autres les premières années du MLF

ECOUTER :

RFI-10avril10-40-ans-mlf-quand-femmes-prennent-parole

 


Le dossier de TV5 MONDE
pour célébrer les 40 ans du MLF
 

Le dossier sur "Les 40 ans du MLF, Féministes d'hier et d'aujourd'hui"est désormais en ligne sur le site de TV5 Monde, page informations

Pour le consulter, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/MLF-40-ans-feminisme-fevrier-2010

Et pour connaitre le programme spécial que TV5 Monde met en place pour célébrer les femmes, voici le lien : 
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/8mars-journee-internationale-droits-femmes-2010

  



France Culture

Le 19 octobre 2009, de  9 à10h

LA FABRIQUE DE L'HISTOIRE

d'Emmanuel Laurentin

Thème : CULTE DES GRANDS HOMMES

Invitée Cathy Bernheim 

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Pour écouter :

FCultureFabdelHistoire19-10-9

 

"Avant les grands hommes, les grandes femmes ! A l'occasion d'une série consacrée au culte des grands hommes, nous ouvrons la semaine en évoquant celles qui ont voulu rendre hommage à une anonyme : la femme du soldat inconnu.
C'était le 26 août 1970, une dizaine de militantes se réunissaient place de l'Etoile. Elle veulaient réaliser une action spectaculaire pour soutenir leurs consoeurs américaines qui avaient déclenché une grève. Ce sera la pose d'une gerbe à celle qui est encore "plus inconnue que son mari".
Cette action brève mais médiatisée lancera le mouvement féministe qui va rapidement se structurer.
Cathy Bernheim qui a déjà raconté cette histoire au début des années 1980 dans "Perturbation, ma sœur" (ed. Seuil) , revient sur l'ambiance de cet événement, quand les militantes féministes voulaient faire entrer les femmes dans l'histoire.

 



LIVRES :
Cliquer ici
• Livres et revues 2009/2010
ou • Livres et revues 2011/2012
Des livres que l'on peut trouver, disponibles ou sur commande, dans toutes les libraires de France et de Navarre.

 

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Nous contacter

re.belles@free.fr 

 

ECOUTER DE LA MUSIQUE

 

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Si la liberté était le cri de guerre des femmes des années 70, en ce début d'année 2015, elle est aussi le cri de rassemblement de millions de gens, audible au delà des frontières.

 

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Communiqué de presse

Pintemps 2014

solidarité avec

Najat Vallaud Belkacem
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Depuis sa nomination au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud Belkacem subit une volée d’attaques et d’injures sexistes, racistes, misogynes, émanant à la fois de certains membres du personnel politique, de certains medias, de certains sites internet, de certains individus ou groupes s’exprimant sur les réseaux sociaux.
Elle est attaquée et injuriée sous divers angles : pour ce qu’elle pense, pour ce qu’elle a fait en tant que ministre des droits des femmes, pour ce qu’elle est, une jeune femme française d’origine marocaine. Sont ainsi visés ses idées, son action, son parcours, sa personne.
Nous tenons à affirmer notre entière solidarité avec Najat Vallaud Belkacem, conscientes qu’à travers elle, est aussi gravement mis en cause ce que doit être l’égalité républicaine,  c’est-à-dire l’égalité entre les sexes, entre les origines, entre les personnes.

 

Associations signataires :
Féminisme et géopolitique
40 ans de MLF
Forum femmes méditerranée
Chiennes de garde
Collectif féministe contre le viol
Libres MarianneS
Réussir l’égalité femmes-hommes
Ligue du droit international des femmes
Réseau féministe Ruptures
Fit une femme un toit
Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
Coordination du lobby européen des femmes
Le monde à travers un regard
Femmes solidaires
Planning familial
Elles aussi
Association nationale des études féministes
Assemblée des femmes
Elues contre les violences faites aux femmes
Fédération nationale solidarité femmes
Du côté des femmes
Fédération nationale GAMS
Osez le féminisme
Féministes en mouvements

 

contact : http://www.martine-storti.fr/

 

 

 

« Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen », réclament Marie-Noëlle Bas (Chiennes de garde), Magali De Haas (Osez le féminisme), Sabine Salmon (Femmes Solidaires), Annie Sugier (Ligue du droit international des femmes)... après le récent rejet par le Parlement de l'Union d'un rapport sur l'égalité salariale. A quelques semaines des élections des députés de l'UE, elles proposent d'en faire « un enjeu significatif du vote ».

 

Pour la deuxième fois en quelques mois, le Parlement européen a rejeté un texte qui visait à faire avancer l’égalité femmes - hommes en Europe. Les conservateurs, une fois de plus, se sont mobilisés contre l’égalité salariale, la lutte contre les stéréotypes sexistes ou l’accès des femmes aux responsabilités. Comme à leur habitude et prenant modèle sur leurs collègues américains, ils mènent en Europe un combat systématique contre les femmes au détriment de leur liberté et de leur émancipation. Plus étonnant, ils ont pu compter sur des députés s’affirmant progressistes pour s’abstenir et ainsi permettre le rejet du texte.

 

Ce rejet n’est pas un épisode isolé, il s’inscrit dans une série de reculs et de remises en cause des droits des femmes en Europe. Que l’on aborde la question de la contraception et de l’avortement, que l’on parle de permettre aux femmes d’accéder aux responsabilités ou encore de l’égalité des salaires, on se heurte à un mur de conservatisme qui freine n’importe quelle avancée, même minime. Pendant que l’Europe stagne, l’Espagne, la Lituanie ou la Macédoine font reculer le droit à l’avortement, pourtant clé de voute de la liberté des femmes et de l’égalité entre les sexes.

 

Que se passe-t-il dans les têtes de ces parlementaires ? Sont-ils, hommes et femmes, satisfaits des 18% d’écarts de salaire ? Sont-ils contents de constater que les femmes européennes ne sont que 25% dans les parlements nationaux ? Que parmi les 27 gouverneurs des Banques centrales, on ne compte aucune femme et qu’elles représentent par ailleurs 70% des travailleurs pauvres ? Qu’elles assument 2/3 des heures de travail pour ne toucher que 10% des revenus ? Qu’elles soient 62 millions victimes de violences physiques et sexuelles ? Est-ce cette Europe à laquelle nous aspirons et que nous souhaitons laisser aux générations futures ?

 

La responsabilité de la droite dans ces reculs est majeure. Celle des partis progressistes, qui n’ont pas réussi à mobiliser suffisamment ou qui se sont divisés, doit également nous interroger. Les quelques féministes qui se battent depuis longtemps dans ces organisations politiques le savent : l’égalité femmes - hommes, tout le monde est pour… mais ce n’est jamais la priorité ni le bon moment.

 

Quand les dirigeants de l’UE comprendront-ils qu’il ne sera pas possible de construire l’Europe sans les femmes et sans faire de leurs droits un automatisme des politiques publiques ? Tant que la moitié de la population sera victime de discriminations, d’inégalités et de violences, il ne sera pas possible de construire une Europe de justice et une Europe de paix.

 

Il ne s’agit pas uniquement des femmes elles-mêmes ou de leurs droits : c’est une vision de l’Europe que nous voulons porter. Continuera-t-elle à se construire indépendamment des intérêts de celles et ceux qui la constituent ? Continuera-t-elle à être l’objet de quelques individus blancs, aisés, vieillissants et déconnectés de la réalité des peuples qui depuis Bruxelles décident de l’avenir de millions de personnes, créent des normes dans de multiples domaines, mais relèguent aux Etats le droit de régir les libertés des femmes ? 

 

Les droits des femmes doivent être mis à l’agenda politique européen. Les élections européennes seront une occasion à saisir pour porter ce débat sur la scène européenne, d’en faire un enjeu significatif du vote et d’envoyer un signal clair aux institutions européennes : l’Europe ne se fera pas sans les femmes et ne se fera pas sans l’égalité.

 

Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de garde, Marie Cervetti, directrice du FIT, une femme, un toit, Caroline De Haas, militante féministe, Magali De Haas, Osez le féminisme, Monique Dental, réseau féministe Ruptures, Anne-Cécile Mailfert, Osez le féminisme, Françoise Morvan, Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes, Marie-Christine Lecomte, vice-présidente de Libres MarianneS, Françoise Picq, Association nationale des Etudes Féministes, Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires, Martine Storti, présidente de féminisme et géopolitique, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

 

 

 

 

LE BLOC-NOTES  

de Martine Storti 

(sur son site)

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/

 

Genre : osez la liberté !

… Pour en revenir à ces ABCD expérimentés dans quelques écoles françaises, ils auraient dû s’appeler « ABCD de l’égalité et la liberté ». De les avoir mal nommés n’a pas empêché les cris d’orfraie. Pour la suite, il faudra oser mettre la carte sur la table, c’est-à-dire la carte de l’émancipation réelle qu’il faut concevoir comme Pierre Mendès France concevait la  République, « éternellement révolutionnaire à l’encontre des inégalités, de l’oppression et de la misère, de la routine, des préjugés et éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir ».

… lire le début :

http://www.martine-storti.fr/bloc-notes/


http://blogs.mediapart.fr/blog/martinestorti/140214/propos-du-genre-osez-la-liberte

 

 

 

                                                 

 

 

 

 

Amina.

Portrait par Quentin GIRARD

Libération 5 septembre 2013

 

http://www.liberation.fr/monde/2013/09/05/amina-un-nouveau-dessein_929693

 

Le blog

http://freeamina.blogspot.fr

 

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le 22 février 2014

Pinar Selek


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L'humanité du 22 février 2014
Pinar Selek: Mandat d'arrêt international annulé
Interpol a annulé le mandat d'arrêt par Ankara qui visait la sociologue turque Pinar Selek, condamnée à la prison à vie en Turquie et réfugiée en France. C'est ce qu'a annoncé le député français  Philippe Bies (PS), membre de son comité de soutien.
"La commission de contrôle d'Interpol a annulé le mandat d'arrêt international qui avait été émis par Ankara et supprimé Pinar Selek de ses fichiers", a indiqué le député PS du Bas-Rhin, Philippe Bies, à l'AFP, se référant à une information officielle du ministère de l'Intérieur. "La sociologue retrouve sa liberté de mouvement" au sein des quelque 190 pays membres d'Interpol, à l'exception de la Turquie où elle reste poursuivie, a relevé l'élu. "La suite du combat, c'est son acquittement en Turquie", a ajouté le député.
Pinar Selek a été condamnée en janvier 2013 à la prison à vie par la Cour pénale d'Istanbul, alors qu'elle avait été acquittée à trois reprises auparavant, en 2006, 2008 et 2011. La sociologue, qui réside à Strasbourg, a réagi avec satisfaction à la levée de son mandat d'arrêt. "C'est une bonne nouvelle", a-t-elle dit, jointe par téléphone. Mais "mon seul but est l'acquittement et de rentrer chez moi", a-t-elle ajouté.
Pinar Selek a été condamnée pour "participation à un attentat à l'explosif contre un site touristique d'Istanbul, qui avait fait sept morts en 1998." Incarcérée peu après, elle a été impliquée dans cette affaire pour avoir refusé de donner à la police les noms de rebelles kurdes qu'elle avait rencontrés dans le cadre de ses recherches.
Elle avait été libérée en 2000 à la suite de la publication d'un rapport attribuant l'explosion en question à une fuite de gaz. Elle a quitté la Turquie en 2009, et obtenu en février 2013 l'asile politique en France. 

 www.pinarselek.fr/

solidaritepinarselek.france@gmail.com  

 

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Éditions iXe 5€

http://www.editions-ixe.fr/

 

 

                                                          

ARCHIVES

 JOURNAUX DU MLF         

 

• le torchon brûle n°0 - intégralité.

• le torchon brûle spécial Fête des Mères
• Chroniques du MLF : premiers articles, premiers journaux


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  Histoire du MLF             

 

• Chronologie des années 1970, 1971, 1972.

• 8 mars, du mythe à la réalité.  

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010 - 26 août 1970 ARC DE TRIOMPHE - Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne  

 

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  Presse                              


• Le non-anniversaire d'octobre 2008 + presse 2008/2009  

DIALLO - DSK / OPINIONS DANS LA PRESSE

 

  Livres                               

 

• Livres et revues 2011/2012

• Livres et revues 2010

Rencontre avec deux libraires et une éditrice  

• Françoise Pasquier, éditions Tierce et Deuxtemps-Tierce, 1976-1993  

• Françoise Pasquier, éditrice

 

MernissiMod

 

  Programmes 2010             

  40 ans du MLF                   

 

• PLACE DES DROITS DES FEMMES ET DES HOMMES, 26 août 2010

• LE CONGÈS INTERNATIONAL FÉMINISTE

• LES PROGRAMMES 2010 DÉTAILLÉS

• LE CALENDRIER 2010

• LES PROGRAMMES AUTOUR 


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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 16:47

Journée internationale des droits des femmes

L'histoire du 8 mars ici >>> 8 mars, du mythe à la réalité.

 

(Lire quelques

articles de presse

sur le 8 mars 2013  

tout en bas de la page v )

 

 

 

LES PROGRAMMES 2013 (non exhaustifs)


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(  

7 mars, retour de vacances…

Et si comme moi vous avez raté

le film de Nadia El Fani et Caroline Fourest "Nos Seins, Nos Armes !"

Diffusé sur France 2 mardi 5 mars à 22H45

(sur le mouvement des FEMEN qui, ce 8 mars 2013, se trouve incontestablement sur le devant de la scène féministe)

vous pouvez encore le visionner sur le site de l'émission en suivant ce lien  

>>>> http://www.france2.fr/emissions/infrarouge/videos?onglet=tous&video=78235436


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Un film coup de poing sur les nouveaux enjeux du féminisme

Elles sont provocantes et en colère.
Elles protestent seins nus et partent en guerre contre le patriarcat, les dictateurs, la prostitution, et les religions !
Ces guerrières sont le nouveau visage du féminisme, leurs corps sont devenus leurs armes.  Et elles sont prêtes à payer le prix de ce combat par la prison ou l’exil.De la fuite d’Inna Schevenko, 22ans, leader des FEMEN à celle d’Aliaa El Madhdy, 21 ans  menacée de mort pour avoir dénoncé le sexisme en Egypte en posant nue sur Internet, ce film raconte l’histoire réjouissante et parfois violente d’un mouvement désormais planétaire.
Ce documentaire — qui nous mène de Paris au Caire en passant par Kiev, Stockholm et Tunis — n'est pas seulement un film sur les FEMEN mais un plaidoyer... En faveur d'une internationale féministe qui secoue le monde et aspire à l'égalité universelle.

 

Vous pouvez aussi visionner tous les autres documentaires diffusés ce soir là sur france 2 jusqu'à l'aube, notamment : 

"Viol, elles se manifestent",

réalisé par Andrea Rawlins-Gaston et Stéphane Carrel, produit par Capa.

http://www.france2.fr/emissions/infrarouge/videos?onglet=tous&video=78235437


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Sans oublier que toutes les chaînes de France télévision ont réalisé un programme spécial 8 mars :

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http://www.francetv.fr/evenements/en-avant-toutes

extrait TéléObs :

 Du 2 et 8 mars, toutes les chaînes de France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô) célébreront la femme à travers des magazines, fictions, documentaires, évènements sportifs ou divertissements. Baptisée “En avant toutes!”, cette semaine spéciale est organisée à l’occasion de la journée de la femme du 8 mars. 

“Nous voulons rendre compte de la condition et de la place des femmes aujourd’hui et lutter contre les stéréotypes”, explique Rémy Pflimlin, PDG de France Télévisions, épinglé à plusieurs reprises par le collectif féministe La Barbe pour avoir nommé principalement des hommes pour diriger le groupe à ses côtés.

Au programme, des fictions sur Marthe Richard ou Louise Michel, des documentaires sur Simone Veil ou le collectif Femen. Une série (21 X 3 minutes) inédite à été produite à cette occasion, “Le bureau des affaires sexistes”. Isabelle Nanty y joue une juge qui s’amuse à casser les stéréotypes sur les femmes.

 

Infos reçues à moins d'une semaine, trop tard pour être annoncées à temps dans Re-Belles

Fin de la parenthèse)

 

 

 

Femmes et pouvoirs

Mercredi 6 mars 2013 à partir de 18h

 Avec Fatima Lalem et la Mairie de Paris

Soirée inaugurale à l'Hôtel de Ville

 Deux table-rondes portant sur le thème de la sous-représentation des femmes dans les instances décisionnelles, que ce soit dans le champ politique, celui des medias et de la culture, de l’entreprise, des syndicats et des associations…
Première table-ronde : enjeux de la représentation des femmes sur le plan international
Seconde table-ronde : enjeux de la représentation des femmes dans les instances décisionnelles en France

 

 

 

Village associatif

 Jeudi 7 mars 2013 de 9h à 19h

Avec Fatima Lalem et la Mairie de Paris

Place de la Bataille de Stalingrad, Paris 19ème.

 

 

 

Faire de l'égalité une réalité

Jeudi 7 mars 2013 de 18h30 à 21h

 Avec Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des Femmes

La soirée sera ouverte par le Président de la République. 

Palais des Congrès de  la Cité des Sciences - La Villette
30, av. Corentin Cariou Paris 19e - M. Porte de la Villette 
Najat Vallaud-Belkacem vous invite à participer à une soirée au cours de laquelle de nombreuses personnalités engagées pour l’égalité femmes – hommes rappelleront que cette dernière est une condition indispensable pour faire progresser notre société.

Le 8 mars c'est toute l'année !

Cet événement sera également l’occasion de rendre public le « Calendrier de l’égalité » dans lequel 365 personnalités, collectivités, entreprises, établissements scolaires ou associations s’engagent pour les droits des femmes.

La carte de France du 8 mars > http://carte-droits-des-femmes.fr/

S'inscrire pour le 7 mars  "obligatoire" > http://femmes.gouv.fr/invitation-le-8-mars-cest-toute-lannee/

http://femmes.gouv.fr/

 

 

 

 

Manifestation

Vendredi 8 mars 2013 à 18h30

 Départ de la place Stalingrad > Bastille

Toutes et tous ensemble !

L’ÉGALITÉ, inscrite dans la Constitution de 1946 tarde à se concrétiser : l'égalité salariale, l'égalité professionnelle et l’égalité politique ,entre autres, ont donné lieu à plusieurs lois qui ne sont toujours pas appliquées.

Lire la suite > http://www.collectifdroitsdesfemmes.org/spip.php?article379


 

 

 

Justice pour Pinar Selek

7- 8 mars 2013

L'art en action pour la justice »

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Manifestez votre soutien en postant des photos, des vidéos, des tableaux, des poèmes, des messages dédiés à Pinar Selek.

> En Turquie, une étudiante de l’université stambouliote où Pınar Selek était inscrite donnera une performance. Un artiste vivant dans une des îles d’Istanbul crée une exposition publique dédiée à Pınar en présentant des installations à ciel ouvert sur la route allant de son atelier au port, une autre diffusera le documentaire qu’elle a réalisé pour Pınar.
> En France, des poèmes, des photos sont d’ores et déjà publiés sur la page Facebook <7 et 8 mars – Justice pour Pınar Selek>, qui accueillera les actions dédiées à Pinar à l’occasion de la Journée internationale des femmes.
Tous les moyens d’expression artistique sont bons !

http://www.facebook.com/7Et8MarsJusticePourPinar

Le 24 janvier 2013, Pinar Selek, chercheuse en sciences sociales et militante féministe et antimilitariste turque, engagée auprès de multiples groupes marginalisés en Turquie, a été condamnée à perpétuité pour un attentat qui n’a jamais existé, après près de quinze ans d’acharnement politico-judiciaire… 

En juillet 1998, alors qu’elle préparait un projet de recherche sur le conflit armé entre l’Etat turc et les Kurdes, Pinar Selek a d’abord été arrêtée par la police turque et sommée de lui livrer les noms des militant.e.s kurdes qu’elle avait interviewé.e.s. Son refus lui a valu sept jours de détention arbitraire, pendant lesquels elle a été torturée. Quelques semaines plus tard, elle s’est trouvée accusée d’avoir organisé un attentat à la bombe sur le Marché aux épices d’Istanbul…

lire la suite >

http://collectiffeministe.wordpress.com/2013/02/18/solidarite-avec-pinar-selek/

http://www.pinarselek.fr

 

 

 

 

Cybertine

SPECIALE 8 MARS - JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

http://www.centre-hubertine-auclert.fr/cybertine-speciale-8-mars-journee-internationale-des-droits-des-femmes

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10ème parcours filles-femmes

Semaine du 4 mars au 10 mars (du 18 fév. au 24 mars)
> l'exposition "Des femmes dans la ville" au Centre des Amandiers (110 rue des Amandiers) jusqu'au 8 mars : venez découvrir ou redécouvrir les oeuvres de Marie Decraene, Lydie Pizzale, Anne Sarter, atelier Libres Terres des Femmes, atelier Genre et ville
> mardi 5 et mercredi 6 mars de 16h à 18h : "La peau des villes, la peau des filles", atelier photo participatif de Sylvaine Achernar (sylvaine-achernar.fr) Impasse de la Baleine à côté de la Maison des métallos rue JP Timbaud. A partir d'une série de photos de murs, Sylvaine nous propose un regard particulier sur la peau des filles et des femmes en prenant en photo des parties de corps devant des photos de murs.
> mercredi 6 mars 19h30 : Criée au Bar de la Fontaine, 33, rue Juliette Dodu dans le 10e (M° Colonel Fabien). Intervention interactive de crieurs et crieuses sur le thème des femmes dans la ville + buffet. Toutes les personnes qui désirent venir écrire et/ou crier leurs revendications, coups de gueule, poésie, déclarations, etc. sont les bienvenues
> vendredi 8 mars à 18h : "Même pas peur", atelier genre et ville (genre-et-ville.org) au Pavillon du Carré Baudoin, 121 rue de Ménilmontant (cf pièce jointe), l'espace public, lieu de conquête et de liberté pour les femmes.
Info/réservations : contact@genre-et-ville.org
>>> Attention inscription dès à présent  aux ateliers Sacadam : petits jardins ambulants sur roulettes, sacs de dame végétalisés  à la ressourcerie animé par Paule Kingleur – places limitées – tel :  06 84 90 72 16

 

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Dans tout Paris

 

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Un livre

 


 

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Festival
anti-sexisme en Mars à Paris 8
Projections, ateliers, forums, formations,
concerts, expositions
Danse, théâtre, cinéma...
E-mail: marsattaquep8@gmail.com
Le festival Moeurs Attaque est organisé par la collective féministe de l'Université Vincennes Saint-Denis, Paris 8.
C'est un envahissement spatiale de notre lieu d'étude quotidien autour des questions de genre et sexualité, luttes féministes et LGBT-I-Q, et convergences possibles des différentes formes de luttes. Pour militer et réfléchir à ces problématiques dans la joie, le festival prendra la forme de pièces de théâtres, danses, performances, tables rondes, forums, repas, ateliers (slam, dragking et auto-défenses), conne cours d'écriture, concerts et projections.

+ Re-Belles

La presse du 8 mars 2013
quelques papiers :

 

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La question posée par le journal l'Humanité :

Quelles mesures pour les  femmes contre l’austérité ?

 

Débats - le 8 Mars 2013

l'Humanité des débats Journée du 8 mars

 

C’est au féminin qu’il faut décliner le chômage, les emplois précaires, le temps partiel subi…

 Par Martine Storti, présidente de 40 ans de mouvement, et Cathy Bernheim, coresponsable du blog Re-Belles (1).

 

Merci à l’Humanité de nous offrir cette tribune. D’emblée, au-delà de la ministre des Droits des femmes, nous souhaitons nous adresser à l’ensemble du gouvernement qui mène telle ou telle politique. De plus, s’agissant du sujet traité, il conviendrait d’interpeller premier ministre et président de la République, histoire de les impliquer dans le “concret”, pour reprendre l‘adjectif utilisé.

 

Austérité. La question posée implique qu’il faut être contre par principe. À voir. Ainsi, d’austérité ne faudrait-il pas davantage, par exemple à l’égard des ex-présidents de la République - et l’un d’entre eux est ex depuis des décennies - qui ont de droit salaire, voiture, chauffeur, secrétaires, logement, voyages… aux frais de la si bonne fille qu’est la République.

 

Nous pourrions multiplier les exemples à tous les étages de ladite République. Des centaines d’exemples acceptés par la droite comme par la gauche, toutes tendances confondues, socialiste, radicale, communiste, Ècologiste… Donc l’austérité, dans certains lieux - à statut public ou à statut privé -, serait plutôt bienvenue.

 

Nous voilà avec l’une des questions collatérales : celle du partage des efforts, pour le dire autrement, celle des inégalités. Car même en période de crise, ou de rigueur, ou d’austérité, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne : il y a ceux et celles pour qui rien ne change, ou presque, et ceux et celles qui portent la plus grosse part du fardeau. Tel est le constat : le fardeau est inégalement réparti et les femmes en portent la plus grosse part. C’est au féminin - et c’est répété depuis pas mal d’années - qu’il faut décliner le chômage, les emplois précaires, le temps partiel subi, la pauvreté, l’enfermement dans les emplois dits féminins, les bas salaires, les faibles retraites, le plafond de verre, l’insuffisance de la protection sociale, la monoparentalité…

 

Sans oublier la tâche aveugle de toute la maintenance que les femmes effectuent sans partage par devoir ou amour, ou les deux à la fois tant parfois ils se confondent. Oui, on peut sans cesse brosser le tableau qui se noircit de lui-même. Mais après, quoi ?

 

Suffit-il de dire yaka, faut que ? Yaka augmenter les salaires, recruter des fonctionnaires, abaisser l’âge de la retraite, accroître le montant des pensions, ne pas couper dans les dépenses publiques, maintenir la protection sociale, yaka pénaliser les entreprises qui obligent au temps partiel, sanctionner financièrement celles qui ne respectent pas les lois, ou encore ne pas se soumettre aux marchés financiers, en finir avec les diktats de Merkel, tacler l’Union europèenne…

 

Eh bien non, ça ne suffit pas, dès lors qu’il n’est pas indiqué comment s’y prendre. Or le “comment faire” n’est pas aisé à trouver. Bizarre qu’après les yaka, il ne soit pas appelé à la grève générale illimitée, jusqu’ à ce que le capitalisme rende l’âme (au cas où il en aurait une); ou à la grève générale des femmes, jusqu’à ce que le patriarcat, le fratriarcat, la domination masculine (au choix) soient à terre !

 

Nous en sommes conscientes : nous ne savons pas répondre à la question posée. Cependant savoir qu’on ne sait pas, n’est-ce pas préférable à croire qu’on sait (cf. Socrate versus Platon) parce que ça oblige à commencer à réfléchir ?

 

Pour nous qui sommes des féministes de gauche, trois pistes : ne pas réduire le féminisme à un syndicalisme, à un cahier de revendications sans cesse repris, puisque c’est l’ordre social tout entier qui est construit sur les inégalités femmes-hommes. Faire advenir une Europe des peuples et une Europe politique est une absolue nécessité : irresponsable, en effet, de faire croire qu’un pays européen - et donc les femmes et les hommes qui l’habitent - pourrait exister aujourd’hui, seul et souverain, sur la scène internationale. Accepter le développement du monde, que la gauche a toujours voulu. Certes la “crise” et les politiques dites de rigueur renvoient aux dérives et exactions du néolibéralisme. Mais pas seulement. À l’évidence, la vieille Europe et même la nouvelle Amérique n’ont plus le reste du monde à leurs bottes. On ne doit pas le regretter.

 

(1) http://re-belles.over-blog.com/

 

Martine Storti Cathy Bernheim

 

D'autre réponses à la même question :

 

Par Henriette Zoughebi et Clara Domingues, Présidente et secrétaire générale de L’égalité, c’est pas sorcier !

http://www.humanite.fr/debats/impulser-une-politique-volontariste-contre-la-spir-516980

 

Par Magali de Hass et Clémence Helfter, membres d’Osez le féminisme!.

http://www.humanite.fr/debats/avec-la-politique-austeritaire-francois-hollande-n-516978

 

Par Suzy Rojtman, collectif national pour les droits des femmes.

http://www.humanite.fr/debats/madame-la-ministre-des-droits-des-femmes-interdise-516977

 

Par Christiane Marty, membre de la fondation Copernic et du conseil scientifique d’Attac.

http://www.humanite.fr/debats/ce-que-ferait-un-gouvernement-de-gauche-516976

 

Puis l'entretien avec Christine Bard :

l'Humanité des débats Journée du 8 mars 201

"La lutte des femmes et celles pour l'égalité et la justice ne font qu'une"

Dans Le Monde Société

Le féminisme à l'épreuve du sextrémisme

M le magazine du Monde | 08.03.2013 à 12h05 Par Stéphanie Marteau


Ces filles sont des kamikazes, elles veulent mourir ! Pour elles, on est des bourgeoises", lâche Loubna Méliane, du mouvement féministe des Insoumises, en avalant son chocolat chaud. Voilà quelques mois que la jeune mère de famille a pris ses distances avec le groupuscule "sextrémiste" hypermédiatisé Femen. L'assistante parlementaire du député PS Malek Boutih n'est pas la seule trentenaire à avoir déserté. A leur place, de nouvelles recrues, plus jeunes, sans passé militant, investissent chaque week-end le local des Femen, niché dans le quartier de la Goutte-d'Or, à Paris. Désormais, les activistes aux seins nus naviguent en marge, et même en rupture, du très institutionnalisé milieu féministe français. "On n'a pas vraiment de relation avec les autres associations", confirme l'Ukrainienne Inna Chevtchenko, 22 ans. Et pour cause. En dépit du soutien de quelques figures du MLF, peu de représentantes de la jeune garde du féminisme français adhèrent aux méthodes made in Ukraine...

 

Quand la blonde amazone a débarqué à Paris, à l'été 2012, l'atmosphère était pourtant à la curiosité et à la neutralité bienveillante. C'est même Safia Lebdi, la présidente des Insoumises, qui a guidé les premiers pas d'Inna Chevtchenko au pays de Simone de Beauvoir. Depuis l'entrée au gouvernement Fillon de Fadela Amara en 2007 et le crash de Ni Putes ni soumises, qu'elle avait co-fondé, la jeune femme de 39 ans, conseillère régionale EELV, était "à l'affût de mouvements sociaux d'envergure, comme les "indignés"". Les Femen, qui frappent dans toute l'Europe, entraînant dans leur sillage une nuée de caméras, la transportent. Pendant un an, elle multiplie les voyages à Kiev, rencontre la "bande des quatre" fondatrices, Anna, Sasha, Oksanna et Inna. Elle finance et organise leurs actions en France (contre la burqa, contre DSK), parle en leur nom. Elle dépose les statuts de l'association, prend en charge les démarches administratives, lance pour les Femen un projet de livre avec une éditrice parisienne... Un investissement total dont l'élue verte espère tirer profit, elle qui compte monter un "lieu militant et culturel", une "maison de la femme".

 

Tout se complique lorsque Inna Chevtchenko, poursuivie pour blasphème, doit quitter Kiev en août 2012. La jeune femme décide de s'établir à Paris pour piloter la branche française de Femen et découvre la tentative d'OPA des Insoumises sur son mouvement... Entre les deux militantes, c'est le début de la fin : "Tant que nous étions en Ukraine, Safia pouvait agir comme elle l'entendait, elle parlait aux médias au nom de notre association, raconte Inna dans Femen, un livre qui vient de paraître aux éditions Calmann Lévy (coécrit avec Galia Ackerman). Mais à notre installation à Paris, nous avons compris que nous avions des visions différentes de ce qu'étaient nos activités." Définitivement rétive à toute récupération politique, Chevtchenko accuse Lebdi d'avoir tenté de noyauter l'association et d'avoir fait fuir les militantes qui refusaient de se soumettre à son autorité... "J'ai voulu faire un coup, j'ai échoué !", lâche aujourd'hui, bonne joueuse, l'élue écolo. Désormais seule aux manettes, Inna Chevtchenko anime chaque samedi un camp d'entraînement destiné à lever une armée de "soldates", d'activistes capables d'aller défier, slogans peints à même le corps, les "trois principaux visages du patriarcat" : dictature, industrie du sexe et Eglise. "Un vrai challenge", convient-elle, même dans la patrie de Derrida ou Foucault.

 

"VOCABULAIRE LOIN DE NOTRE CULTURE"

 

L'"armée" Femen ne compterait pour l'instant qu'une vingtaine de membres actifs. Attaquer l'ennemi physiquement, essuyer des coups... Peu de militantes françaises sont prêtes à aller aussi loin. Inna Chevtchenko reste souvent perplexe face aux jeunes Parisiennes qui, peu rompues aux méthodes "commando", lui proposent "des choses absurdes, comme des enquêtes sociologiques. Nous sommes des praticiennes, et non des théoriciennes". En témoigne la dent cassée par les intégristes de Civitas, que la guerrière en talons aiguilles n'a toujours pas fait remplacer... Or, quand les Françaises doivent hurler un slogan en regardant les autres dans les yeux, note-t-elle, "la plupart ricanent ou détournent le regard. Cela veut dire qu'elles ne sont pas sûres de ce qu'elles font, qu'elles n'ont pas cette charge d'agressivité et de haine pour nos ennemis comme nous l'avons en Ukraine". Pour Clémentine Autain, fondatrice du mouvement Mix-Cité, le problème est ailleurs : "Le vocabulaire guerrier, militaire, est loin de notre culture. On n'a pas l'habitude de reprendre les modèles virils pour s'organiser", explique la jeune femme.

 

Au fil des mois, entre les féministes françaises et les jeunes activistes ukrainiennes, le choc des cultures s'est avéré brutal. Car en décidant de "combattre" seins nus, en assumant une féminité de gravures de mode, érigée – vernis à ongles compris – en nouvelle esthétique de la révolution féminine, les Femen ont ouvert un autre front. "On a été choqué par la déclaration très offensive d'Inna quand elle est arrivée en France, lorsqu'elle a dit qu'on étaient jalouses, ringardes parce que certaines n'étaient pas d'accord pour se déshabiller", s'emporte ainsi une représentante d'Osez le féminisme. Ex-porte-parole du Front de gauche, Clémentine Autain rappelle pourtant que "les Femen n'ont pas "rien à voir" avec les féministes françaises. Le happening, c'est dans notre culture ! De la suffragette Hubertine Auclert, qui renversait les urnes lors des élections municipales de 1910 pour que les journaux de la IIIe République puissent avoir leurs photos "trash" à la "une" aux militantes du MLF qui balançaient du mou de veau dans les meetings des anti-avortement dans les années 1970, on sait aussi monter des coups !".

 

Mais c'est justement parce qu'elle n'assumait plus certaines actions que Charlotte Saliou, clown et actrice d'une trentaine d'années, a fini par quitter les Femen. Elle a "trop souvent eu l'impression de mener des actions gratuites. Or, j'ai besoin que ça ait du sens. Je ne peux pas être, comme elles, juste dans la réaction", explique la jeune femme. Beaucoup de féministes françaises ont ainsi jugé qu'en se déshabillant dans la nef de Notre-Dame pour fêter le départ de Benoît XVI, le 17 février, les Femen se sont trompées de "lieu de subversion"... "S'en prendre à l'Eglise dans un pays laïc, ça n'a pas vraiment de sens, développe la journaliste Galia Ackerman. En France, l'Eglise est certes conservatrice, mais n'impose rien à l'Etat. Elles n'ont pas encore beaucoup d'expérience et de réflexion sur les sociétés occidentales." Conscientes de l'enjeu théorique sur lequel repose l'avenir du mouvement, les Femen viennent de publier leur manifeste.

 

"UN CONCEPT ARTISTIQUE"

 

S'opposent désormais des mouvements français qui assument une filiation politique et développent une stratégie d'influence – comme Osez le féminisme, dont la fondatrice, Caroline de Haas, a intégré le cabinet de Najet-Vallaud Belkacem, ministre du droit des femmes – à une organisation qui pratique la rupture et mise tout sur la communication et l'image. Ainsi, avant de systématiquement virer au combat de catch, chaque action est minutieusement préparée, comme un spectacle, et validée par l'équipe restée à Kiev. "Femen, c'est avant tout un concept artistique, visuel, un truc étrange entre la flash-mob et le happening politique et artistique", tente de résumer Charlotte. La raison pour laquelle le mouvement, en France, agrège essentiellement des réalisatrices, photographes, maquilleuses et intermittentes... "Chaque fois, nous tenons à créer une action qui soit inédite. On dirait même que parfois, pour nous, la forme prime", admettent les fondatrices du mouvement dans le livre Femen. Après chaque action, nous analysions les photos et les vidéos : voilà, tel geste est réussi, on l'adopte..."

 

Etre dans le système pour mieux le pervertir. Telle semble être la ligne d'Anna Houtsol, la leader, petite rousse de 27 ans. Elle a travaillé dans le show-bizz et le groupe profite des conseils de pros de l'image. Ainsi, le logo des Femen a-t-il été conçu dans l'atelier de l'un des plus célèbres designers de l'espace post-soviétique, Artemi Lebedev... Loin d'être un détail. Car les Femen sont aussi un support à merchandising, qu'elles fabriquent et vendent elles-mêmes sur Internet. C'est grâce à la vente de tee-shirts ou de tableaux qu'elles s'autofinancent et se versent un salaire de 600 euros chacune. Le soutien de quelques mécènes, comme Jed Sunden, un magnat des médias ukrainien d'origine américaine, ou le compositeur allemand Helmut Josef Geier, allias DJ Hell, a aussi amélioré leur quotidien.

 

Pour les ex-compagnes de route françaises des Femen, rien de choquant à ce que des sponsors privés assurent l'indépendance financière du mouvement. En revanche, elles se sont souvent parfois senties instrumentalisées. "Il n'y a pas de ligne politique débattue collectivement, les ordres viennent d'Ukraine", a constaté Loubna Méliane. Au bureau des Femen, Anna Houtsol, la théoricienne du groupe, est épaulée par son meilleur ami, un publicitaire d'à peine 30 ans, Viktor, présenté comme le mentor marxisant des Femen. Dans l'ombre, jour et nuit, c'est lui qui joue, via Skype, le "conseiller politique". Le mouvement s'est construit sur les désillusions qui ont suivi la "révolution orange". Les Femen sont hostiles au régime de Viktor Ianoukovitch, "elles souhaitent rompre l'alliance avec la Russie et amarrer l'Ukraine à l'Europe", décrypte Safia Lebdi, qui a fait plusieurs séjours à Kiev. Pour le documentariste suisse Alain Margot, dont le film (Notre dieu est une femme) sortira en salles cette année, il ne fait pas de doute que l'ambition de cette "sexe machine" redoutée par le pouvoir "est d'entrer au Parlement ukrainien", la Rada.

 

"DÉVOILER LES FEMMES COURAGEUSES"

 

En attendant les élections de 2017, Inna Chevtchenko déploie en France les bases d'un féminisme radicalement anticlérical. Elle "nourrit une haine féroce envers les machos islamistes" et imagine finir ses jours "quelque part en Irak ou en Iran, dépecée par une foule fanatique". Un combat que soutient la journaliste Caroline Fourest, militante féministe et laïque. Elle leur a consacré un documentaire (Nos seins, nos armes, coréalisé avec Nadia El Fani et diffusé le 5 mars par France 2) et s'apprête à entamer la rédaction d'un livre avec Inna Chevtchenko. Bien sûr, cette dernière n'ignore pas que l'essayiste, spécialiste de la communication de crise, est notoirement proche du PS. C'est d'ailleurs elle que Manuel Valls a appelée pour faire part de sa colère suite à l'intrusion des Femen dans la nef de Notre-Dame. Or, malgré l'ire affichée du ministre, aucune des huit activistes n'a été inquiétée par la police ce jour-là.

 

"Peu soutenues par les autres féministes, les Femen peuvent compter sur la bienveillance des autorités françaises", décrypte une habituée des cercles du pouvoir. Et en particulier de François Zimeray, l'ambassadeur des droits de l'homme. Pour ce dernier, qui a toujours considéré que "le rôle de la France est de dévoiler les femmes courageuses, de les soutenir", les Femen sont "traitées avec mansuétude par les autorités françaises". Confirmation d'une proche d'Inna Chevtchenko : "En juin 2012, Inna a obtenu son visa long séjour en une semaine." Les amis de la jeune femme se démènent désormais afin que sa demande d'asile politique soit favorablement accueillie. Elle sera bientôt rejointe par une autre fondatrice de Femen, Oksana Shachko. Et Paris deviendra officiellement la base arrière des nouvelles amazones venues de l'Est.

Stéphanie Marteau 

 

 


LE MONDE | 09.03.2013 à 17h00

Un féminisme islamique ?

Par Chahla Chafiq, écrivain et sociologue

 

Après le 8 mars, le féminisme islamique fait encore parler de lui et couler de l'encre. Des colloques sont organisés pour le promouvoir ; des tribunes sont écrites pour le faire découvrir. Une réflexion critique doit cependant être menée, tant ce sujet semble facilement conquérir les esprits, cherchant à sortir des images stéréotypées de l'islam et des musulman(e)s.

 

Des questions souvent posées à ce propos traduisent cet espoir. Le féminisme islamique présente-t-il une voie authentique de la lutte des femmes musulmanes pour l'accès aux droits ? Elève-t-il un double étendard contre les visions racistes qui propagent la haine de l'islam et celles qui répandent des interprétations misogynes et rétrogrades ? Ou bien au contraire va-t-il dans le sens de l'idéologisation de l'islam et rentre par ce biais dans la même voie que l'islamisme ? Ne propage-t-il pas les mêmes leurres que l'islamisme ?

 

Les théorisations sur le féminisme islamique apparaissent dans le champ académique des recherches sur le genre, au milieu des années 1990, en Occident. L'expérience iranienne a fortement inspiré ces théorisations. Déjà, à la fin de l'année 1980, la révolution iranienne contre la dictature du chah avait introduit sur la scène internationale des notions inédites telles que révolution islamique ou république islamique qui avaient enchanté les intellectuels du monde entier par l'articulation innovante entre la tradition religieuse et la modernité. La figure des femmes islamistes révolutionnaires cristallisait les rêves de l'islamisme émancipateur.

 

DES FEMMES LEADERS ISLAMISTES

 

Ces femmes voilées n'étaient pas enfermées dans les foyers et soumises au silence. Au contraire, elles se présentaient comme des actrices de la construction de la société juste et saine promise par l'islamisme. Elles étaient des soldates du Hezbollah (Parti de Dieu), titre par lequel Khomeyni labélisait les activités des groupes et organisations islamistes qui contribuaient efficacement à la répression de l'opposition séculière et de la société civile et constituaient un des piliers de la consolidation du régime islamiste.

 

La figure de ces femmes inspira à Halleh Afshar, professeure en studies of women, gender and sexuality, en Angleterre, le concept de féminisme fondamentaliste. Sans se soucier des issues politiques et socioculturelles de ce fameux fondamentalisme qui animait ces femmes, la chercheuse leur attribua le titre de féminisme parce qu'elles disaient haut et fort leurs désirs et quittaient les foyers pour devenir des actrices sociopolitiques. Des femmes leaders islamistes se voyaient ainsi appelées féministes alors même qu'elles portaient des critiques virulentes à l'encontre du féminisme en tant que modèle occidental qui, par la défense de l'autonomie des femmes, disloquerait les liens familiaux et sociaux et contribuerait à l'aliénation des êtres humains et à la détérioration de la société.

 

Plus tard, à la fin des années 1980, une partie considérable de ces femmes islamistes, confrontées aux conséquences néfastes des discriminations sacralisées par la charia (dont la polygamie, la répudiation, les droits inférieurs des femmes dans la garde des enfants et l'héritage, etc.) élevèrent la voix pour réclamer des réformes.

 

Elles inspirèrent cette fois la fabrication du concept de féminisme islamique aux chercheurs universitaires, dont l'historienne Margot Badran et l'anthropologue Ziba Mirhosseini. Cette notion n'eut aucune difficulté à se propager dans le milieu des études sur le genre, alors que, sur le terrain, les revendications de réformes de la charia au sein du régime islamiste iranien se trouvaient déjà dans une impasse tout à fait visible.

 

Aussi, de nouvelles générations de féministes iraniennes lancèrent, en 2006, la campagne "Changement pour l'égalité" visant à recueillir 1 million de signatures pour l'abrogation de toutes les lois discriminatoires envers les femmes en référence aux conventions internationales fondées sur les valeurs universelles (l'Iran reste parmi les signataires).

 

La leçon de l'expérience iranienne se cristallise clairement dans cette campagne féministe dont les membres ont subi, comme tous les défenseurs des droits humains en Iran, une répression implacable : les droits des femmes, comme les droits humains, s'enracinent dans les valeurs universelles. Leur ethnicisation, sous prétexte d'une identité nationale, ethnique et religieuse, ne peut que les restreindre au détriment de l'accès des femmes à l'autonomie.

 

LES REVENDICATIONS DE RÉFORME DE LA CHARIA

 

Pourtant, le concept de féminisme islamique continue à animer les milieux de la recherche et engendre même des perspectives d'une mobilisation internationale en profitant du soutien des universités et de divers organismes qui s'enthousiasment dans le soutien de ce qu'ils pensent être une nouvelle voie de libération des musulmans. A cette fin, les intéressés regroupent toutes les luttes des femmes musulmanes et toutes les revendications de réforme de la charia (notamment en ce qui concerne l'homosexualité) sous l'étiquette de féminisme islamique.

 

Cela alors qu'un simple regard sur l'histoire des luttes pour l'accès aux droits démocratiques dans les pays islamiques montre que des démarches de relecture des enseignements islamiques ont toujours existé, mais que les féministes ne se sont jamais cantonnées à ces démarches ni n'en ont élaboré une doctrine populiste afin de trouver une voie de libération qui serait adaptée aux souhaits du peuple musulman. Rappelons par exemple que les réformes d'Habib Bourguiba (1903-2000) en Tunisie en matière de droits des femmes étaient fondées sur une interprétation progressiste de l'islam.

 

Les féministes tunisiennes avaient salué ces réformes, tout en soulignant leurs limites (notamment en matière d'égalité dans l'héritage) qui se justifiaient en référence à l'identité islamique, alors que la loi constitutionnelle du pays affirmait l'égalité des citoyens.

 

Cette contradiction traverse, et souvent de manière plus importante que sous la Tunisie de Bourguiba, un nombre important de pays islamiques qui connaissent un processus de modernisation sans que l'Etat modernisateur assume la modernité politique et ses principes démocratiques.

 

En instrumentalisant la religion comme le ciment de l'identité collective, l'autoritarisme refuse les valeurs démocratiques (en prétextant qu'elles viennent de l'Occident). Il soutient ainsi une modernité mutilée qui bloque les réformes et renforce de manière explosive les crises culturelles dues au passage de la tradition à la modernité.

 

Dans ce contexte aggravé par une corruption générée par la dictature et les injustices, l'islamisme se présente comme une alternative politique capable de mobiliser, et ce d'autant plus qu'il profite des moyens que la légitimité de l'institution religieuse lui offre. Il prône ainsi un retour à l'islam pour la construction d'une société idéale qui offrirait aux hommes et aux femmes une place digne dans une société juste et saine.

 

Présenté comme une identité globale et globalisante, l'islam détermine alors à la fois le passé, le présent et l'avenir de la communauté fantasmée comme une oumma unifiée. L'autonomie individuelle est soumise aux diktats islamistes (qui se disent les garants de l'oumma) et les principes d'égalité et de liberté sont niés au nom du sacré.

 

La théorie du féminisme islamique, en faisant de l'islam la source et l'horizon de la praxis féministe, projette, au-delà de la volonté de ses concepteurs et de ses défenseurs, un islam essentialisé qui croise parfaitement les objectifs de l'islamisme et va à l'encontre de l'autonomie créatrice projetée par le féminisme. En créant une étiquette identitaire, il renvoie les féministes qui agissent depuis des décennies dans des pays islamiques dans la case des non-authentiques.

 

Là où l'avenir des droits démocratiques dépend du rapport de forces entre les islamistes et les défenseurs de la démocratie séculière, ces aspects agissent en défaveur des causes féministes.

 

Et, dans le contexte français où la séparation entre l'Eglise et l'Etat présente une garantie majeure des droits démocratiques, il est grand temps de réfléchir sérieusement à une articulation entre la laïcité, le féminisme et les droits des homosexuels. Les débats sur le mariage pour tous nous le rappellent vivement.

 

Etudiante et militante de gauche lors de la révolution iranienne de 1979, Chahla Chafiq s'exile en France après trois ans de pouvoir islamiste. Elle est écrivain et sociologue.

Elle a notamment publié :

"Islam politique, sexe et genre. A la lumière de l'expérience iranienne" (PUF, 2011),

"Chemins et brouillard" (Métropolis, 2005),

"Le Nouvel Homme islamiste-Les prisons politiques en Iran" (Ed. Le Félin, 2002),

"Femmes sous le voile face à la loi islamique" (Ed. Le Félin, 1995)

 

Chahla Chafiq, écrivain et sociologue 

MASO ET MISO vont en bateau (*) une fois encore.

Lettre ouverte à Raphael Cuir, président de l'association internationale des critiques d'art/section France.

Cher Raphael Cuir,
En tant que membre de l'AICA, je veux ici exprimer ma fureur à l'endroit d'un événement que vous organisez, au nom de l'association internationale des critiques d'art, Section France.  Il s'agit du "Pecha Kucha de la critique d'art", prévu au Palais de Tokyo pour le 8 mars. Le 8 mars, pour ceux ou celles qui auraient oublié, c'est "la journée de "la "femme. 
On lit dans le programme du Palais de Tokyo: "PECHA KUCHA de la critique d’art, organisé par AICA France en partenariat avec AICA International, 8 mars 2013, Journée Internationale de la Femme. Dix critiques d’art présentent l’oeuvre de dix femmes artistes. Un jury international désignera la présentation gagnante qui fera l’objet d’une publication dans le magazine Art Press et bénéficiera d’une exposition au Cabinet des dessins du Musée d’Art Moderne de Saint Etienne... "
Déjà le Palais de Tokyo s'est fait remarquer pour la sous-sous-sous-représentation des femmes dans ses expositions depuis sa réouverture. Or, le moins qu’on puisse dire, c’est que le Pecha Kucha** est un dispositif expéditif  : 6’40 par prestation.  En japonais, d’où ce mot est tiré, cela veut dire « bruit dans la conversation », ce qui nous mène assez rapidement au cliché sexiste qui reproche aux femmes d’être des  « parleuses" et leur coupe ainsi le sifflet. En plus, ça permet de sous-payer, ou de ne pas payer du tout les intervenantes consentantes- pour si peu de temps n’est-ce pas !
6'40 par prestation, ça réduit "la" journée de "la" femme à une heure. Mais le plus dégueu n'est pas encore là : c'est le fait de ce jury qui va évaluer les présentations, et désigner la gagnante. En d'autres termes, la journée de la femme se transforme ici en un concours d'éloquence critique, redoublé d'une compétition où dix femmes sont opposées les unes aux autres.  Il y a beaucoup de choses moches qu'on peut faire pendant "la" journée de " la" femme. Mais là, on atteint des sommets.
Pas en mon nom.
Je demande que l’association internationale des critiques d’art/section France retire son patronage à ce « Pecha Kucha de la critique d’art » du 8 mars au Palais de Tokyo

Premières signataires (membres de l'Aica,  sympathisant(e)s, et autres ):
Elisabeth Lebovici, Marie Muracciole, Natasa Petresin-Bachelez, Patricia Falguières, Marjorie Micucci, Giovanna Zapperi, Chiara Gallerani, Dean Daderko (Houston), Victoire Dubruel,  Agustin Perez Rubio (Barcelone), Elvan Zabunyan,  Elisabeth Wetterwald, Alejandra Riera, Jasmina Cibic (Londres), Christine Eyene (Londres), Aneta Szylak (Gdansk), Julieta Aranda, Stéphane Querrec (Berlin), Anu Pennanen (Berlin), Ida Soulard, Fabien Giraud, Fabienne Bideaud, Rasha Salti, Leja Jurisic, Katerina Gregos, Matteo Lucchetti, Lisa Mazza, Luisa Ziaja, Julien Duc-Mauge, Julie Crenn, Emilie Noteris,  Lenio Kaklea, Catherine Facerias, Erwan Venn, Emil Sennewald, Nora Sternfeld, Silvia Guerra, Elitza Dulguerova, Camila Bechelany (Paris), Eric Alliez(Paris-Londres), Valerie Urrea, Eszter Salamon, Sophie Boursat, Fabienne Brugère, Guadalupe Echevarria, Juan Vicente Aliaga (Valencia), Caroline Hancock, Anne Frémy, Nicole Brenez, Madeleine Aktypi, Paul Sztulman,Yolande van der Heide, Binna Choi, Eve Zheim, Catherine Pomparat, Stephanie Moisdon, Sophie Viero (Bruxelles),Sanja Ivekovic, Victor Burgin (U.K.), Vanessa Desclaux, Pierre Leguillon, Annie Abrahams, Louise Deltrieux, Catarina de Oliveira, Elisabeth Ballet, Christophe Domino, Beatriz Preciado (Paris, Barcelone), Allison Somers, Abigail Solomon-Godeau, Elodie Royer,  Christophe Lemaître, Sylvie Fanchon, Marcella Lista, Jean-Pierre Criqui, Lili Reynaud-Dewar, Sandra Patron, Karina Bisch, Renaud Helena, Angela Lampe, Valérie Jouve, Pauline Fondevilla, Lina Jabbour, François Aubart. Patrick Perry, camila oliveira fairclough, Yves Benoist, Pierre Laporte, Oliver Kersmaeker,  Lætitia Paviani , Edwige Fontaine, Eleonore Cheneau, Nicolas Chardon, Lina Jabbour, Florence Lazar, Catherine Fraixe, Camille Pageard, Alessandra Bellavita, Frédérique Villemur, Cyril Thomas, Christelle Familiari, Catherine de Smet, Vincent Honoré, Yves Aupetitallot, Régis Michel, Christophe Berdaguer et Marie Péjus, Valerie da Costa, Marie Lusa (Zurich), Claire Chevrier, Franck Lamy, Mathilde Monnier, Catherine Perret, Bouchra Khalili, Malala Andrialavidrazana, Claire Burrus , Remi Parcollet, Charlotte Potot, Sabrina Silamo, Manon Tricoire, Societé Réaliste, Anne-Laure Sacriste, Annie Claustres, Katia Feltrin, Chrystelle Desbordes, Patrick Javault, Jean-Marc Adolphe, Jimmy Robert, Anthoni Dominguez (AICA - section Belgique), Stéphanie Cherpin, Julia Seguier, Shannon d'Avout, Gaëlle Jaunay-Desroches, Alain Berland, Janig Begoc, Nadine Gandy (Bratislava-Paris), Corine Pencenat, Johanna Wistrom, Eleanor Jones, Nathalie Talec


UNE EMAIL A ÉTÉ CRÉÉE POUR AJOUTER VOS SIGNATURES À CETTE LETTRE OUVERTE: pecha.kucha.pas.en.notre.nom@gmail.com


(*) cf. Maso et Miso vont en bateau, 1975 de Nadja Ringart, Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig Ioana Wieder.
(**) selon les organisateurs, cette édifiante définition ": Le Pecha Kucha (en japonais : bruit de la conversation ou rumeur) est une forme de présentation "rapide et dynamique". Le format de chaque intervention est de 20 images, chaque image étant commentée pendant 20 secondes, pour une durée totale de 400 secondes soit 6 minutes et 40 secondes. "Il s’agit de renouveler les formes d’expression publiques de la critique d’art sans recourir aux modèles traditionnels de la table-ronde, de la conférence ou du débat".


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Discussions, Rencontres, Colloques

 

 

 

/ séminaire

« VIDÉO DES PREMIERS TEMPS »

dont l'Association Carole Roussopoulos est partenaire et qui s'intéressera cette année aux

« Politiques de la vidéo : revendication d'autonomie et inscription institutionnelle ».    

Le séminaire aura lieu un lundi par mois, entre 17h30 et 20h, à la BnF, site Richelieu, en salle des commissions (5 rue Vivienne, 75002 Paris – Rez-de-chaussée – Métro : Bourse, Pyramides ou Palais-Royal).

 

 

/ séminaire

TRAVELLING FEMINISTE 

"PENSÉES ET USAGES CRITIQUES DES IMAGES"

Travelling Féministe est un laboratoire de recherche et d'expérimentation sur les usages féministes, queer, postcoloniaux des archives audiovisuelles, travaillant autour des ressources du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, fondé en 1982 par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder.

programme en attente 

 

IEC-coll-pratiques-5juin-prog

 

 

http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

 

/ Cycle de conférences : « Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre »

 

/ Séminaire Sexe et Genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines 

 

/ Le Café de l’Institut Émilie du Châtelet

18h30 à 20h30 : Jardin des Plantes, Restaurant La Baleine, 47 rue Cuvier 75005 Paris

    

/ Conférence 

 

/ Assises de l'IEC 2012  


/ Colloque 

 

/ Journée Jeune recherche
de l’Institut Émilie du Châtelet

 

http://www.institutemilieduchatelet.org/

 

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Le Centre Hubertine Auclert

Centre francilien de ressources pour l'égalité femmes-hommes
7 impasse Milord, 75018 Paris

Centre de ressources

Causeries

Séminaires

Agendas/Actualités…

http://www.centre-hubertine-auclert.fr/

 

 

 

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MANIFS / ACTIONS         

 

Le 8 mars c'est toute l'année!


 

 

 

 

 

 

 

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Figaro, ici, Figaro, là, Figaro en haut, et Figaro en bas !

 

Ce n’est pas le fameux air du Barbier de Séville,  mais la présentation tout aussi virile de la saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris, que 10 activistes de la Barbe ont brièvement interrompue aujourd’hui.
Pour ne prendre que les opéras, sur 19 oeuvres programmées, 19 compositeurs, 19 virils librettistes, 19 metteurs en scène, et, 18 chefs d'orchestre masculins sur 19.
Depuis là scène où elles avaient rejoint Mr Christophe Ghristi directeur de la dramaturgie et la directrice du Ballet sortante Mme  Brigitte Lefevre (bientôt remplacée par Mr Benjamin Millepied), les barbues se sont félicitées de la bonne tenue virile du programme:
« Comme Rodolphe sut sacrifier Mimi à son art, de même vous savez faire place nette et ne laisser que le mâle talent s’exprimer et s’épanouir lorsqu’il s’agit de diriger.  A la baguette comme à la tête de votre noble établissement. "Riez" donc Messieurs – à l’instar de  la Marguerite de Faust - "de vous voir si beaux en ce miroir" que vous tend La Barbe".
 "à part Werther, les femmes sont pourtant à l 'honneur dans le répertoire" a bravement tenté Mr Ghristi alors que les barbues regagnaient les coulisses guidées par le service d'ordre.

Quelques chiffres :
 
Saison 2013-2014 de l’Opéra de Paris
    •    Opéras (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 19 hommes librettistes / 19 hommes metteurs en scène / 18 hommes chefs d'orchestre
    •    Ballets (sur 19) : 19 hommes compositeurs / 15 hommes chorégraphes
    •    Concerts symphoniques (sur 8) : 8 hommes compositeurs / 8 chefs d’orchestre
 
Chiffres Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques, 2012 :
    •    96% des opéras sont dirigés par des hommes
    •    70% des centres chorégraphiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    85% des centres dramatiques nationaux sont dirigés par des hommes
    •    95% des concerts sont dirigés par des hommes 

 

www.labarbelabarbe.org

 

labarbelabarbe@gmail.com


fb : groupe d’action féministe la barbe
tw : @labarbelabarbe

 

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DR-Simone de Beauvoir et Alice Schwarzer

 

 

OPINIONS                         

L'écho des actes

Dans le feu de l’action, il arrive que les actes dépassent la pensée. Évaluer la portée des événements et des actions entreprises pour leur répondre, prendre son temps, préciser son opinion. : autant de moyens de sortir de l’urgence de l’actualité pour s’éclaircir les idées.

+ ici > • Ne pas aller place des Vosges !  

 

INTERNATIONAL              

Yabiladies le magazine des maghrébines

  ici > http://www.yabiladies.com/articles/details/9448/femmes-arabes-annees-lumieres-liberte.html

 http://www.yabiladies.com/

Le plus.Nouvelobs

Révolutions arabes : la démocratie, incompatible avec le droit des femmes ?

Réminiscence de notre propre histoire, les révolutions arabes ?

Geneviève Fraisse nous livre son analyse :

 ici > http://leplus.nouvelobs.com/contribution/210393;revolutions-arabes-la-democratie-incompatible-avec-le-droit-des-femmes.html

Sur Radio Canada 

 ici > le-feminisme-musulman-nexiste-pas-Wassyla Tamzali 

  Toutes les vidéos du Congrès du 2, 3 et 4 déc 2010

 ici >  Le congrès international féministe 2010

 

MÉDIAS                                

> EGALITÉ-info

les femmes et les hommes font l'info

> Un nouveau blog

Feministes en tous genres

qui publie des entretiens et des articles sur le genre et la sexualité 

http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/

 > Une nouvelle émission

sur France Inter consacrée aux femmes

Désormais tous les vendredi à 9h

Les femmes, toute une histoire-F-Inter-dim16h-17h

 Présentée par Stéphanie Duncan

LES NOUVELLES news • , l'autre genre d'info

 

En marge du 6 octobre 1979

Le mouvement féministe d’après 68 en France est une histoire atypique et houleuse qui a laissé des traces… Pour moi, encore aujourd’hui, écrire en majuscules “MLF“ est une épreuve, une émotion et une interrogation. 

Pour comprendre, il faut revenir à la journée du 6 octobre 1979. Une Marche des Femmes est prévue pour que la loi Veil de 75, légalisant provisoirement l’avortement, soit confirmée lors de sa révision, prévue à la session parlementaire de l’automne 79. 

Boulevard Raspail (?), à l’heure dite, la foule des femmes est impressionnante et quand la manifestation a démarré nous sommes 40 à 50.000. Nous n’avions jamais vu ça. Je savais que des collègues à moi, instits. en Seine-Saint-Denis, avaient prévu de venir… Mais là, ces milliers de femmes de tous horizons, c’était le bonheur d’un aboutissement : “toutes les femmes“, sans drapeaux ni signes distinctifs. Elles sont dans la rue pour leur Liberté.

Mais voilà que des galopades bizarres se font sur les côtés. Un petit groupe habillé en vert et blanc. Certaines portent d’immenses lettres M, L, F, vertes aussi, d’autres distribuent des tracts, elles tentent de prendre la tête de la manifestation sans y parvenir, ouf ! C’est Psyképo pour les initiées ; le groupe psychanalyse et politique, librairie des femmes, éditions des femmes, Antoinette et ses groupies, on a l’habitude… Si ce n’est que… 

...Quelques jours plus tard nous apprenons que “Mouvement de Libération des Femmes – MLF“ a été déposé comme marque commerciale à l’Institut National de la Propriété Industrielle. 

Les tentatives d’Antoinette Fouque pour s’approprier le mouvement des "femmes" et du même coup de "les" déposséder de ce qu'"elles" viennent de conquérir ont commencé bien avant l’automne 1979 et continuent encore aujourd’hui. La dernière offensive était en octobre dernier. Pour en connaître les détails, les méthodes et les déjouer, vous pouvez lire les articles parus dans la presse nationale du mois d’octobre 2008.